Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS QUINZIÈME JOUR

Quatrième désir du Cœur de Jésus : LE SOULAGEMENT DES ÂMES DU PURGATOIRE.

 

LE Cœur de Jésus ne saurait être insensible aux souffrances de ces pauvres âmes ; carce sont ses élus, ses enfants chéris, les héritiers de sa gloire, appelés à le bénir éternellement dans le Ciel, ses épouses qu’il aime tendrement.

le tartare, image de la Parousie au tympan de Conques
le tartare, image de la Parousie au tympan de Conques

S’il pouvait souffrir, il mourrait encore pour leur ouvrir le paradis et pour retenir la force de son amour, il faut toute la sagesse et toute la miséricordieuse justice d’un Dieu qui a horreur de la moindre tache. Il ne peut plus souffrir, il ne peut plus mourir ; mais du Tabernacle où l’amour le rend présent, il excite tous les fidèles de la terre à penser aux âmes du Purgatoire, à faire descendre par leurs prières et leurs sacrifices le rafraîchissement et la paix.

Un jour, il dit à sainte Gertrude : « Toutes les fois que tu délivreras une âme par l’offrande du saint Sacrifice, cela m’est aussi agréable que si tu me rachetais moi-même de la captivité, et je saurai bien t’ en récompenser ».

— De l’autel où il s’immole, Jésus prie lui-même, il ne veut pas que son sacrifice soit offert une seule fois, sans que son Église souffrante n’en ressente les effets : c’est le Memenlo des morts. Bien plus, et admirons ici les façons du Cœur de Jésus, il réunit en un seul trésor tous ses mérites, tous ceux de sa divine Mère et des Saints et il veut que les fidèles puissent y puiser à pleines mains, afin d’acquitter les dettes des âmes captives.

Sitôt qu’elles sont délivrées, il vient lui-même les chercher, il accourt au-devant d’elles, il les introduit dans la Jérusalem .céleste et les inonde d’un torrent de délices. Alors, revêtues de la robe nuptiale, elles peuvent suivre l’Agneau et s’unir au chœur des élus pour chanter : « A Celui qui est assis sur le trône, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles. »

Et maintenant, notre cœur restera- t-il insensible aux souffrances des âmes du Purgatoire ? Pourra-t-il se fermer aux supplications de ces captives qui demandent la liberté, de ces pauvres exilées qui réclament leur patrie ? Du fond de leur abîme, elles crient vers nous : Ayez pitié de nous, vous du moins qui êtes nos amis ! Ne l’oublions pas, c’est un père, c’est une mère qui souffrent.

C’est un frère, c’est une sœur que nous avions juré de n’oublier jamais. C’est un ami qui nous a beaucoup aimés et qui n’a plus d’espoir qu’en nous. Hâtons-nous de satisfaire pour eux à la justice divine par nos prières, par nos bonnes œuvres, par l’offrande du saint Sacrifice, par la communion, par les indulgences. Introduits dans le ciel par nos suffrages, ils deviendront nos plus puissants intercesseurs. Que c’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts !

Cœur de Jésus, donne-leur le repos éternel !

PRIÈRE

O Seigneur Jésus ! ces pauvres âmes sont à toi et toiaiement encore dans les flammes du Purgatoire, délivre-les par les mérites de votre croix et de ton divin Cœur. Délivre surtout les âmes de mes parents, de mes amis, de mes bienfaiteurs. Unies aux concerts des Anges, elles te loueront durant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS QUATORZIÈME JOUR

Troisième désir du Cœur de Jésus : LE SALUT DES ÂMES

 

le salut des âmes
le salut des âmes

CONSIDÉREZ que le Cœur de Jésus I brûle d’un immense désir de sauver nos âmes et de les rendre éternellement heureuses. Oui, sauver nos âmes, tel est l’objet de sa mission divine, la fin de son Incarnation ; c’est pour cela qu’il descend du Ciel, prend la forme d’un serviteur et choisit le nom de Sauveur. Dieu, dit saint Jean, n’a pas envoyé son Fils pour juger le monde, mais pour le sauver.

C’est en lui et par lui, ajoute saint Paul, que tout doit être restauré dans le ciel et sur la terre. Il n’y a de salut qu’en Jésus-Christ. — Sauver nos âmes, telle a été sa fonction, sa grande occupation durant trente-trois ans. Exemples, leçons, miracles, sacrements, souffrances, sa vie et sa mort, il a tout rapporté à notre salut.

Sauver nos âmes, c’est encore l’objet de son sacrifice : Jésus-Christ nous a aimés et il s’est livré pour nous, s’offrant à Dieu comme une hostie d’agréable odeur. Il achève sa vie au milieu des plus horribles tourments en déclarant qu’il a toujours soif du salut des hommes !

— Enfin, c’est pour nous sauver que Jésus nous donne son corps eucharistique, gage d’immortalité ; et son cœur divin, arche sainte où nous pouvons tous pénétrer et trouver protection et salut.

« Mon cœur, dit-il ; désire se manifester aux hommes, afin qu’ils s’enrichissent de ce précieux trésor que je leur découvre, et qui renferme des grâces sanctifiantes capables de les arracher à la perdition et de les sauver tous ». Oh ! que de mystères dans ce brûlant amour de Jésus pour nos âmes ! Quel immense désir de nous sauver tous ! Pourrons-nous jamais l’en remercier assez ?

Aidez le Cœur de Jésus à satisfaire cette soif ardente qui le dévore ! Les âmes se perdent par milliers, tandis que vous êtes enrichie avec profusion de toutes sortes de biens spirituels. Travaillez à les ramener à Dieu par vos prières, vos bonnes paroles, vos bons exemples. C’est ce qu’ont fait tous les Saints avec un zèle admirable.

Il fut manifesté à sainte Thérèse que ses prières avaient ramené plusieurs milliers d’indiens. Et l’histoire ecclésiastique nous montre, au quatrième siècle, un simple esclave convertissant toute la nation ibérienne. Un moyen bien facile de contribuer au salut des âmes c’est de s’associer à l’œuvre admirable de la Propagation de la Foi, qui arrache tant de victimes à l’enfer et leur ouvre le Ciel.

Aimons- la, cette œuvre si belle, propageons-la autour de nous, et nous sauverons nos frères.

De mon cœur, ô Jésus, fais un cœur d’apôtre ; Dévore-le du feu qui consuma le tien !

PRIÈRE

O Jésus, j’ai soif aussi du salut de mes frères. Que ne m’est-il donné de pouvoir les embrasser tous dans l’étreinte de ta charité, pour les unir à la mienne et t’en faire une seule oblation. Oh ! supplée à mon impuissance, Cœur divin ; fais-toi connaître et aimer de toutes les âmes pour lesquelles tu as versé ton sang et sacrifié ta vie. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS TREIZIÈME JOUR

Deuxième désir du cœur de Jésus : L’HONNEUR DE SA MÈRE

 

Cœurs de Jésus et de Marie
Cœurs de Jésus et de Marie

Qui nous dira l’amour du Cœur de Jésus pour sa Mère ? En tant que Dieu, il l’a aimée comme la plus pure, la plus parfaite des créatures; il l’a préservée de tous péchés et ornée de toutes les grâces, de toutes les vertus.

En tant qu’homme, il l’a aimée comme sait aimer l’enfant le plus respectueux, le plus docile, le plus soumis, le plus affectueux. Quelles faveurs, quelle sainteté le Cœur du Fils ne dut-il pas communiquer au Cœur de la Mère, pendant les neuf mois qu’il reposa dans son sein virginal, et pendant les trente ans de vie intime qu’il passa avec elle à Nazareth !

Dans , le cours de sa vie publique, ce fut souvent à la prière de sa Mère que Jésus opérait ses miracles, comme à Cana de Galilée, au point que les femmes d’Israël s’écriaient : « Heureuse celle qui t’a nourri ! »

— Au ciel, il veut que sa mère soit la dispensatrice de ses trésors, le canal par lequel ses grâces descendent sur la terre. Il se plaît à exaucer les prières qu’on lui adresse et à confirmer par des prodiges la confiance que ses serviteurs lui témoignent.

Il veut que son Église ait pour elle le respect le plus profond, l’amour le plus tendre, la confiance la plus entière ; il aime à voir son nom toujours uni au sien, et lorsqu’un temple s’élève à sa gloire, il faut, pour qu’il lui plaise, que ses voûtes abritent l’humble autel de Marie. Enfin, il veut que partout où l’on adore le Fils, la Mère aussi soit honorée.

Si nous voulons plaire à Jésus, aimons, respectons Marie ; aimons-la comme des enfants bien nés aiment leur mère ; elle en a pour nous la tendresse, le dévouement. Son cœur, comme celui de son Fils, est un abîme d’amour et de miséricorde. Ne séparons donc jamais, dans notre dévotion, le cœur de Marie de celui de Jésus ; honorons-les, aimons-les tous deux de toute l’effusion de notre âme.

Ils furent toujours étroitement unis, ne les séparons pas dans notre affection. Adressons nos demandes à Dieu le Père par le Cœur de Jésus ; supplions Jésus par le cœur de Marie ! nous obtiendrons tout du Père par le Cœur du Fils, et tout du Fils par le Cœur de la Mère. Aimons à répéter cette touchante invocation :

Jésus doux et humble de cœur, aie pitié de nous ! Cœur immaculé de Marie, cœur semblable au Cœur de Jésus, priez pour nous !

PRIÈRE

O Cœur de Jésus, fais que je sois l’enfant chéri de la très sainte Vierge ! Inspire-moi pour elle la plus tendre, la plus filiale confiance. Donne-moi la grâce de l’invoquer sans cesse. Fais que son nom béni, uni au tien, soit toujours sur mes lèvres ; et qu’ainsi vivant ici-bas avec Jésus et Marie, j’aille un jour dans le Ciel, voir Jésus et Marie. Ainsi soit-il !

+P. Martin BERLIOUX