Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

l’étoile du matin

Comme l’étoile du matin, en même temps que l’aurore, précède le lever du soleil, de même Marie, dès sa conception immaculée, a précédé la venue du Sauveur, le lever du « Soleil de justice » dans l’histoire du genre humain.

Jean Paul II, Encyclique « Redemptoris Mater » § 3

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Ceux qui ne découvrirent dans la chaste Reine des anges que des mystères d’obscurité sont bien à plaindre. II nous semble qu’on pourrait dire quelque chose d’assez touchant sur cette femme mortelle, devenue une mère immortelle d’un Dieu rédempteur, sur cette Marie à la fois vierge et mère, les deux états les plus divins de la femme, sur cette jeune fille de l’antique Jacob, qui vient au secours des misères humaines et sacrifie un fils pour sauver la race de ses pères. Cette tendre médiatrice entre nous et l’Éternel ouvre avec la douce vertu de son sexe un cœur plein de pitié à nos tristes confidences, … en interposant la beauté entre notre néant et la majesté divine !

Les cantiques de l’Église nous peignent la bienheureuse Marie assise sur un trône de candeur, plus éclatant que la neige ; elle brille sur ce trône comme une rose mystérieuse, ou comme l’étoile du matin, précurseur du soleil de la grâce ; les plus beaux anges la servent, les harpes et les voix célestes forment un concert autour d’elle ; on reconnaît dans cette fille des hommes le refuge des pécheurs, la consolation des affligés ; elle ignore les saintes colères du Seigneur, elle est toute bonté, toute compassion, toute indulgence.

La foule dans nos églises se compose de pauvres matelots qu’elle a sauvés du naufrage, de vieux invalides qu’elle a arrachés à la mort, de jeunes femmes dont elle a calmé les douleurs. Celles-ci apportent leurs nourrissons devant son image, et le cœur du nouveau-né, qui ne comprend pas encore le Dieu du ciel, comprend déjà cette divine mère qui tient son enfant dans ses bras.

D’après Chateaubriand – le Génie du Christianisme

 Voir aussi Bienheureux Jean XXIII – Discours II, p. 53
– Marie, étoile du matin, porte du ciel –> Lire la suite →

Révolutionnaires selon les Béatitudes

30-06-2014 source : Radio Vatican

Le Pape François demande aux jeunes catholiques hollandais d’être des révolutionnaires selon le modèle des Béatitudes qui offrent un programme de vie nouveau, pur et intense. Il l’exprime dans un message au Festival national de la jeunesse catholique des Pays-Bas. Pas question de vivoter, il faut savoir viser loin, prendre de la hauteur, recommande le Saint-Père. Citant le bienheureux Piergiorgio Frassati*, étudiant italien intrépide et généreux mort à 24 ans, le Pape François affirme que vivre sans la foi, sans aucun patrimoine à défendre, sans une vérité à soutenir par une lutte de tous les instants, ce n’est plus vivre mais gâcher sa vie !

Les Béatitudes, qui sont au cœur des préparatifs des prochaines JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) de Cracovie, proposent un modèle de bonheur contraire à la logique du monde. Ceux que Jésus appelle bienheureux sont pour le monde des perdants, des êtres inutiles. Le monde glorifie le succès coûte que coûte, la richesse, le pouvoir, l’affirmation de soi au détriment des autres. Au contraire, quand nous contemplons Jésus dans sa pauvreté, la pureté de son cœur, sa miséricorde, nous comprenons la beauté de notre vocation chrétienne et nous n’hésitons pas à prendre le chemin qui conduit au bonheur authentique.

Dans son message, le Souverain Pontife exhorte donc les jeunes des Pays-Bas à ne pas avoir peur du Christ, à prendre au sérieux ses paroles, à dire non à une culture éphémère et superficielle, non à la culture du déchet qui les considère, à tort, incapables d’affronter les grands défis de leur vie.

* Piergiorgio Frassati était membre des conférences de Saint Vincent de Paul

Privilégions des choix de vie définitifs

29-06-2014 source : Radio Vatican

« Un chrétien sans Marie est un orphelin. Mais un chrétien sans l’Église est également un orphelin. Un chrétien a besoin de ces deux femmes, de ces deux mères, de ces deux vierges : l’Église et Marie ». « Pour faire le ‘test’ d’une vocation chrétienne juste, il faut se demander : ‘Où en est mon rapport avec ces deux Mères ? L’Église et Marie. Ce n’est pas une pensée de pitié, non, mais bien théologie pure. C’est de la théologie. Où en est mon rapport avec l’Église, avec ma mère l’Église, avec la sainte mère Église hiérarchique ? Et où en est mon rapport avec Marie, qui est ma maman, ma Mère? »

« Pour nous c’est important, parce que nous vivons dans une culture du provisoire. Oui pour ceci ou pour cela, mais pour un moment seulement. Tu te maries ? Oui, oui, mais tant que dure l’amour, après chacun chez soi à nouveau…Un jeune homme, me racontait un évêque, m’a un jour dit :’Je voudrais devenir prêtre, mais seulement pour dix ans.’ Le règne du provisoire donc. Nous avons peur des choses définitives. » « Et pour choisir une vocation, que ce soit le mariage, la vie consacrée, le sacerdoce, on doit choisir dans une perspective du ‘définitif’, alors que nous vivons dans une culture du provisoire. C’est un aspect de la culture de notre époque que nous devons vivre et vaincre ».

Du Pape François samedi soir vers 19 heures, près de la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican,
à un groupe de jeunes du diocèse de Rome en recherche vocationnelle.