Le Pape François a rédigé une lettre à l’occasion de la 67e Semaine liturgique nationale, organisée par l’épiscopat italien cette année à Gubbio, ville connue pour l’histoire du loup apprivoisé par saint François d’Assise. Dans son message, le Pape revient sur le thème de cette rencontre : « La liturgie comme lieu de la Miséricorde ».
Ce message du Pape s’inscrit dans l’Année Jubilaire, mais aussi dans l’histoire de l’Église. Il y a 1600 ans, dans une lettre à l’évêque de Gubbio, le Pape Innocent 1er avait précisé certains aspects de la célébration des sacrements : notamment «la réconciliation des pénitents en vue de Pâques», un aspect important pour le Pape François, qui insiste régulièrement sur l’importance de la confession individuelle.
Les sacrements sont une médiation de la Miséricorde divine. Le Pape le rappelait dans « Misericordiae Vultus », la Bulle d’indiction du Jubilé : chaque évènement liturgique doit être vécu «avec le regard fixé sur Jésus et sur son visage miséricordieux». Saint Léon le Grand, le grand Pape de la fin de l’Antiquité, avait affirmé dans une homélie que «ce qui était visible et tangible dans notre rédempteur est passé dans les sacrements». La liturgie est «le lieu de la miséricorde rencontrée et accueillie pour être donnée, le lieu où le grand mystère de la réconciliation est rendu présent, annoncé, célébré et communiqué».
Le sacrement de la pénitence ne doit pas être reçu de façon trop intimiste mais doit être perçu comme l’expression d’une «Église en sortie», comme «un seuil ouvert vers les diverses périphéries d’une humanité qui a toujours plus besoin de compassion». C’est dans ce sacrement que «s’accomplit la rencontre avec la miséricorde recréatrice de Dieu, de laquelle sortent des femmes et des hommes nouveaux pour annoncer la vie bonne de l’Évangile à travers une existence réconciliée et réconciliatrice».
Alors que des centaines de milliers de jeunes du monde entier convergent vers la Pologne, où ils participeront, du 26 au 31 juillet, aux 31e Journées Mondiales de la Jeunesse, le Pape François leur a adressé un message-vidéo ; il y redit son désir de les retrouver dans quelques jours, à Cracovie.
Au cœur de l’été, redisons-nous la joie que nous avions tous avant-hier et hier: 18-19 juillet en faisant mémoire de la première apparition de la Vierge Marie à Sœur Catherine Labouré. Un long temps durant lequel Marie lui demandera de mettre en route le mouvement des Enfants de Marie : aujourd’hui Jeunesses Mariales Vincentiennes. Nous nous associons à leur joie pour ce temps fort de notre histoire en France.