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Saint Symmaque, Pape

Saint Symmaque, Pape

Saint Symmaque, Pape
Saint Symmaque, Pape

Les menaces du roi ostrogoth Théodoric et l’opposition de l’antipape Laurent, sont les défis qu’il doit relever au moment de son élection en 498. Il ne se décourage pas et trouve le temps pour racheter les esclaves en les rendant libres. On lui attribue la construction du premier palais au Vatican.

Il connut le schisme de Laurent, qui s’était fait élire pape en même temps que lui par une partie du clergé. Il lui reprochait d’être dans la lignée de son prédécesseur Anastase, trop favorable à l’Église de Constantinople. C’est le roi Théodoric, pourtant arien, qui lui donna raison. Saint Symmaque réunit un concile, avec ses opposants et Laurent lui-même, ramenant la paix pour un temps.

Sa décision de fixer Pâques au 25 mars fait renaître le schisme et les partisans de Laurent profitent d’un voyage à Ravenne pour l’accuser de simonie et de bien d’autres crimes. Ils prennent possession des églises de Rome et veulent convoquer un nouveau concile, mais le roi Théodoric se déclare incompétent pour juger du pape légitime. La situation s’apaisera peu à peu.

A partir de ce moment, saint Symmaque consacre ses énergies à restaurer les églises de Rome, en particulier saint Paul hors les Murs, bâtit des petites habitations pour les pauvres, ouvre des lieux d’accueil pour les pèlerins et construit une résidence sur la colline vaticane qui sera ainsi la première résidence pontificale en ce lieu.

Le saint pape Léon IV

Le saint pape Léon IV

Saint Léon IV, Basilique de Saint Paul hors les murs

À Rome, près de saint Pierre, en 865, saint Léon IV, pape, défenseur de la cité et restaurateur du primat de Pierre.
Martyrologe romain

Pasteur, diplomate, stratège, le pape Léon IV doit tout faire, en huit ans d’un pontificat caractérisé par la “défense”: des Sarrasins, en mer et sur terre, mais aussi des incendies, des tremblements de terre, de la mollesse du clergé et des désaccords avec l’empereur. Il mourut en juillet 855.

Né à Rome vers 790, mais d’origine lombarde, curieusement on connaît le nom de son père, Ridolfo, mais pas son nom de baptême. Homme d’une pureté et d’une intégrité intérieure confirmées, il est “prélevé” littéralement du monastère bénédictin de Saint-Martin où il est moine par le pape Grégoire IV qui le veut à côté de soi dans le clergé romain. Ainsi, il deviendra le cent-troisième pape en 847 par acclamation du peuple.

Catastrophes naturelles et calamités humaines

A son accession au pontificat, la situation de Rome est assez dramatique: l’année précédente, il y avait eu une incursion plutôt douloureuse des sarrasins. C’est pourquoi son élection se fait rapidement, sans attendre l’approbation impériale. L’empereur ne le prend pas mal, se sentant probablement coupable de ne pas soutenir la ville contre les Arabes.

En ce temps, se succède une série de catastrophes naturelles qui inquiètent Léon IV: d’abord un tremblement de terre qui met Rome à genoux (et provoque même l’effondrement d’un pan du Colisée), puis un incendie qui ravage la zone du Borgo, mais épargne le voisinage de Saint-Pierre grâce à une bénédiction donnée par le Pape. Cet événement a été immortalisé par Raphaël dans une fresque connue sous le nom de “L’incendie du Bourg” et qui est conservée dans les musées du Vatican.

L’expérience de la Ligue contre les Sarrazins

Bientôt repart la menace des sarrasins. Léon IV, cependant, ne se laisse pas surprendre: sans se soucier de la relation étroite avec l’empereur, il établit des accords avec les souverains des duchés voisins tels que Amalfi, Gaeta, Naples et Sorrente, soutenant une ligue navale dirigée par le napolitain Cesario Console, en charge de la défense des côtes de Campanie-Lazio.

La menace se concrétise à l’été 849, dans la bataille passée à l’histoire comme la bataille d’Ostie, où les Sarrasins furent vaincus. Encore cette fois, l’événement est célébré dans une fresque du même nom, toujours signée par Raphaël et conservée dans les salles du Vatican.

Le “restaurateur de Rome”

Les entreprises qui, cependant, valent à Léon IV le surnom de “restaurateur de Rome”, sont tout autres. En tirant parti de sa propre dimension spirituelle mais aussi du sentiment de culpabilité de l’empereur, il réussit à obtenir de Lothaire une grosse somme d’argent qu’il dépense pour diverses rénovations. Le premier et le plus important de tous est la construction d’un mur plus grand que celui érigé à l’époque par Aurélien et qui comprend finalement aussi la Colline du Vatican.

S’ensuivent les restaurations des basiliques de Saint-Pierre et Saint-Paul, la fortification de l’escale maritime de Porto et la reconstruction de l’antique Centumcellae dans l’actuelle Civitavecchia, ainsi qu’à Tarquinia, Orte et Amelia. Mais le “restaurateur” ne s’arrête pas là: il s’occupe aussi de l’assistance directe à la population vulnérable, avec la distribution de nourriture.

Conciles et contours

Mais Léon IV est avant tout un pasteur et consacre en tant que tel son Pontificat au renforcement de la discipline du clergé. Pour cela il établit deux conseils spéciaux : celui de Pavie en 850 et celui de Rome en 853 ; à ce dernier, en particulier, il travaille à rétablir la pureté de la foi et des coutumes du peuple.

Pendant ce temps, dans le même objectif, les synodes se multiplient dans toute l’Europe : à Mayence, Limoges, Lyon, Paris et en Angleterre. Pendant les conseils, est également résolu la question disciplinaire liée à l’excommunication d’Anastase, le cardinal de S. Marcello qui avec des velléités d’antipape, sourd aux appels du pape, avait quitté son diocèse s’installer ailleurs.

La relation avec les souverains chrétiens

Les relations entre Léon IV et l’Empire ne sont pas mauvaises, à tel point que le jour de Pâques de 850 Lothaire obtient de lui qu’il couronne empereur son fils Ludwig. Cinq ans plus tard, cependant, quelque chose risque de compromettre sérieusement la sérénité de la relation: Daniel, l’officier supérieur de l’armée de l’Empire à Rome, accuse Gracian, commandant de la milice très proche du pape, de comploter pour un rapprochement entre la papauté et l’Empire d’Orient.

C’est Ludwig lui-même, alors, qui se précipite à Rome, où la confrontation a lieu, et les accusations contre Léon IV sont infondées. A partir de ce moment, de nombreux souverains des royaumes chrétiens européens demanderont à être couronnés par le Pape, dans l’intention d’obtenir ainsi la reconnaissance de leur souveraineté “par grâce divine”.


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Audience avec les participants au Forum des Peuples Autochtones

Audience avec les participants
au Forum des Peuples Autochtones

Le Pape François a reçu ce vendredi 10 février au Vatican les participants de la 6e réunion mondiale du Forum des peuples indigènes promu par le Fond international de développement agricole (FIDA). Dans son discours, le Saint-Père a estimé que les peuples indigènes constituaient un exemple à suivre pour lutter contre les changements climatiques et à trouver la vraie harmonie avec la nature.

Nous publions, traduit de l’espagnol par nous ci-dessous, le discours que le Pape a adressé aux personnes présentes à l’Audience :

Discours du Saint-Père

Chers frères et sœurs :

Je suis reconnaissant de cette visite, au milieu des travaux du Forum des peuples autochtones, qui se déroulent ces jours-ci au siège du Fonds international de développement agricole (FIDA).

Le thème de cette année – « Le leadership des peuples autochtones sur les questions climatiques : des solutions communautaires pour améliorer la résilience et la biodiversité » – est l’occasion de reconnaître le rôle essentiel que jouent les peuples autochtones dans la protection de l’environnement et de souligner leur sagesse pour trouver des solutions globales à les défis immenses que le changement climatique pose à l’humanité au quotidien.

Malheureusement, nous assistons à une crise sociale et environnementale sans précédent. Si nous voulons vraiment prendre soin de notre maison commune et améliorer la planète sur laquelle nous vivons, des changements profonds des modes de vie sont indispensables, des modèles de production et de consommation sont indispensables.

Nous devrions écouter davantage les peuples autochtones et apprendre de leur mode de vie afin de bien comprendre que nous ne pouvons pas continuer à dévorer avidement les ressources naturelles, car «la terre nous a été confiée afin qu’elle puisse être pour nous mère, mère terre, capable de donner ce dont chacun a besoin pour vivre » (cf. Message vidéo à la Conférence des 500 représentants nationaux et internationaux : « Les Idées de l’Expo 2015 – Vers la Charte de Milan », 7 février 2015).

Par conséquent, la contribution des peuples autochtones est essentielle dans la lutte contre le changement climatique. Et cela est scientifiquement prouvé.

Aujourd’hui plus que jamais, nombreux sont ceux qui exigent un processus de reconversion des structures de pouvoir consolidées qui régissent la société, dans la culture occidentale et, en même temps, transforment les relations historiques marquées par le colonialisme, l’exclusion et la discrimination, donnant lieu à un dialogue renouvelé sur la manière dont nous construisons notre avenir sur la planète.

Nous avons un besoin urgent d’actions communes, fruit d’une collaboration loyale et constante, car le défi environnemental que nous vivons et ses racines humaines ont un impact sur chacun de nous. Un impact non seulement physique, mais psychologique et culturel.

Pour cette raison, je demande aux gouvernements de reconnaître les peuples autochtones du monde entier, avec leurs cultures, leurs langues, leurs traditions et leurs spiritualités, et de respecter leur dignité et leurs droits, avec la conscience que la richesse de notre grande famille humaine consiste précisément dans sa diversité. J’y reviendrai plus tard.

Ignorer les communautés d’origine dans la sauvegarde de la terre est une grave erreur, c’est du fonctionnalisme extra activiste, non ?, pour ne pas dire une grande injustice. D’autre part, valoriser leur patrimoine culturel et leurs techniques ancestrales contribuera à s’engager sur des voies de meilleure gestion de l’environnement.

En ce sens, l’action du FIDA pour accompagner les communautés autochtones dans un processus de développement autonome est louable, notamment grâce au Fonds d’Appui aux Peuples Autochtones, même si ces efforts doivent être encore multipliés et accompagnés d’une prise de décision plus décisive et clairvoyante, en une transition juste.

Je veux m’attarder sur deux mots qui en sont la clé : bien vivre — ou vivre bien  — et harmonie.

Bien vivre n’est pas la « dolce farniente », la « dolce vita » de la bourgeoisie distillée. Non non. C’est vivre en harmonie avec la nature, savoir rechercher, non pas tant l’équilibre, mais plutôt l’harmonie, qui est supérieure à l’équilibre. L’équilibre peut être fonctionnel ; l’harmonie n’est jamais fonctionnelle, elle est souveraine en soi.

Savoir bouger en harmonie, c’est ce qui nous donne la sagesse que nous appelons bien vivre : Harmonie entre une personne et sa communauté ; l’harmonie entre une personne et l’environnement; l’harmonie entre une personne et toute la création.

Les blessures contre cette harmonie sont celles que nous voyons évidemment qui détruisent les villes. Extra-activisme, dans le cas de l’Amazonie, par exemple ; la déforestation ou, dans d’autres endroits, l’extra-activisme minier.

Alors, cherchez toujours l’harmonie. Quand les peuples ne respectent pas le bien du sol, le bien de l’environnement, le bien du temps, le bien de la végétation ou le bien de la faune, ce bien général, quand ils ne respectent pas cela, ils tombent dans des positions non humaines, parce qu’ils perdent ce contact avec — je vais dire le mot — mère terre. Pas dans un sens superstitieux, mais dans un sens que la culture nous donne et que nous donne cette harmonie.

Les cultures autochtones ne doivent pas être converties en une culture moderne; elles sont à respecter. [Il y a] deux choses à considérer : marcher sur leur chemin de développement et, deuxièmement, écouter les messages de sagesse qu’elles nous donnent. Parce que c’est une sagesse non encyclopédique. C’est la sagesse du voir, de l’écouter et du toucher au quotidien.

Continuez à vous battre pour proclamer cette harmonie, que cette politique fonctionnaliste, cette politique d’extra-activisme la détruit. Et que nous pouvons tous apprendre en vivant bien dans ce sens harmonieux des peuples autochtones.

Je vous accompagne de ma proximité, je vous accompagne de ma prière. Que Dieu vous bénisse, bénisse vos familles, bénisse vos communautés et vous éclaire dans le travail que vous faites, en faveur de toute la création. Et je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi. Et si quelqu’un ne prie pas, envoyez-moi de bonnes ondes, nous en avons besoin ici. Merci beaucoup.


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Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse