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le père Jacques Hamel, un martyr pour le Pape

26/07/2018

Père-Jacques-Hamel-sur-lautel-aujourdhui-maison-Sainte-Marthe-au-Vatican
Père-Jacques-Hamel-sur-l’autel-aujourdhui-maison-Sainte-Marthe-au-Vatican

Déjà deux ans jour pour jour, le père Jacques Hamel était tué par deux terroristes islamistes alors qu’il célébrait la messe à Saint-Étienne-du-Rouvray, en Normandie, dans l’ouest de la France. Le Pape, bouleversé, avait immédiatement réagi à son assassinat.

 

Au Vatican, le Pape n’a pas oublié l’abbé Jacques. Il y a deux ans, il avait immédiatement réagi à son assassinat. Un prêtre âgé égorgé en pleine messe, «une action liturgique qui implore de Dieu sa paix pour le monde», à la veille de son départ pour les JMJ de Cracovie :  le Pape se disait bouleversé par cet acte de violence dans une église.

Dans un communiqué envoyé à Mgr Lebrun, l’archevêque de Rouen, le Pape François invoquait Dieu «afin qu’il accueille l’abbé Jacques Hamel dans la paix de sa lumière» ; le Pape assurait sa famille, ses paroissiens et son diocèse de sa proximité spirituelle, s’associant à leur souffrance par la prière. Le Saint-Père ne les a pas oubliés.

Il y a deux ans, le martyre du père Jacques Hamel

Le 14 septembre 2016, un mois et demi après l’assassinat du père Hamel, le Pape François accueille en effet au Vatican, dans la chapelle de sa maison, la résidence Sainte- Marthe, 80 pèlerins du diocèse de Rouen. Parmi eux, deux sœurs du père Hamel et un neveu.

Le Pape a revêtu sa chasuble rouge pour cette messe de suffrage, en la Fête de la Croix glorieuse. L’Église compte aujourd’hui plus de martyrs qu’aux premiers temps, tués parce qu’ils ont refusé de nier le Christ. Le père Jacques Hamel est l’un d’eux.

« Le Père Jacques Hamel a été égorgé sur la Croix. Homme doux, bon, fraternel, qui cherchait toujours à faire la paix, il a été assassiné comme s’il était un criminel, Au moment même où il célébrait le sacrifice du Christ sur la Croix. C’est un martyr et les martyrs sont des bienheureux. Nous devons le prier qu’il nous donne la douceur, la fraternité, la paix. Aussi le courage de dire la vérité : Tuer au nom de Dieu est satanique. »

Le Pape notait alors la lucidité du prêtre de 85 ans, lui qui au milieu de ses souffrances aurait lancé à ses bourreaux « Va-t’en, Satan !», nommant ainsi son véritable assassin.

Sept mois plus tard, le Pape François rendait de nouveau hommage au père Hamel, ainsi qu’à tous les martyrs de l’ère moderne. Il présidait une liturgie de la parole à la basilique Saint-Barthélemy, sur l’île Tibérine, à Rome, sanctuaire des Nouveaux martyrs des 20e et 21e siècles auquel a été confié par sa famille le bréviaire du père Hamel.

Une commémoration en France pour les deux ans de l’assassinat du père Hamel

Ce jeudi, une cérémonie d’hommage a été rendue au père Jacques Hamel : une marche silencieuse, suivie d’une messe présidée par l’archevêque de Rouen.

Mgr Dominique Lebrun a insisté sur la vie de pasteur du père Hamel qui transmettait par son exemple : celui «d’un serviteur fidèle et discret au milieu de sa famille, de sa paroisse et de sa ville», mais aussi par son ministère de prêtres et ses plus de 500 homélies, aujourd’hui au cœur de son procès en béatification, lancé le 13 avril 2017.

Avant même que ce procès ne soit achevé, l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray semble être devenue un lieu de pèlerinage. À l’issue de la messe, lors d’une cérémonie républicaine «pour la paix et la fraternité », l’archevêque de Rouen a rappelé combien « le père Jaques est plus vivant que jamais».

Vingt groupes sont annoncés d’ici octobre dans sa paroisse normande. «Les visiteurs anonymes font un détour. D’autres s’intitulent déjà pèlerins», a noté Mgr Lebrun.

 

condoléances du Pape pour les victimes des incendies en Grèce

Le Pape François adresse ses condoléances au peuple grec, affecté par de tragiques incendies de forêt qui ont fait au moins 74 morts et des centaines de blessés.

 

Alors que les feux font encore rage près de la capitale grecque Athènes, le Pape François a adressé un message aux autorités civiles et ecclésiastiques locales. Dans ce télégramme signé, comme c’est l’usage, par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, le Pape François se dit «profondément attristé» par ces évènements, et exprime sa solidarité avec «ceux qui sont affectés par cette tragédie».

Il recommande l’âme des personnes décédées à l’amour miséricordieux de Dieu Tout-Puissant, et exprime aussi ses «encouragements pour les autorités civiles et le personnel d’urgence, qui poursuivent leurs efforts de secours». Le Pape invoque la consolation du Seigneur sur tous ceux qui sont dans le deuil.

Les condoléances du Patriarche Bartholomée

Dans une déclaration publiée ce matin, le Patriarche Bartholomée de Constantinople, qui compte la Grèce dans son territoire de juridiction, s’est dit lui aussi «effaré» par ces «développements dramatiques dans la région de l’Attique à cause des grands incendies qui détruisent des vies humaines, les propriétés des habitants et brûlent la richesse vitale des forêts».

«Nos prières s’intensifient (…) afin que Dieu aide à arrêter cet énorme désastre humain et écologique, qui a indubitablement des conséquences incalculables», et «donne la force aux proches des victimes et aux blessés».

Il exprime «la profonde solidarité et le soutien de l’Église Mère» aussi pour «les habitants de la Crète et d’autres régions de la Grèce qui souffrent pour les incendies».

L’Église a quatre nouveaux Vénérables

La Congrégation pour les Causes des Saints promulgue les décrets pour quatre nouveaux Servants de Dieu qui deviennent Vénérables : une Espagnole et trois Italiens dont un maire de Florence dans les années 50 et 60. Gorgio La Pira était un homme politique humble, engagé pour la justice sociale et pour la paix.

Le Pape François a reçu en audience le cardinal Angelo Amato, le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints. Il a autorisé la promulgation de décret reconnaissant les vertus héroïque des Servants de Dieu, Pietro Di Vitale, Giorgio La Pira, Alessia González-Barros y González et Carlo Acutis. Tous les quatre sont  récemment décédés. Deux d’entre eux sont morts à seulement 14 et 15 ans.

Giorgio La Pira

Giorgio La Pira surnommé «le saint maire» est né à Pozzallo, en Sicile, le 9 janvier 1904, mais il se fit connaitre à Florence, ville toscane dont il fut maire entre 1951 et 1957 puis entre 1961 et 1965. Il était fondamental pour lui d’apporter «du pain et la grâce» aux gens, en répondant tant à leurs demandes sur la foi qu’à leurs besoins matériels. Il se donna beaucoup de mal pour fournir un toit et un travail à ses concitoyens.

Giorgio La Pira fut également professeur universitaire et député du parti Démocratie chrétienne. Ce fut un homme politique et un homme de foi et de prière, un artisan de paix. En 1951, il intervient auprès de Joseph Staline pour la paix en Corée. En 1964, il se rend aux Etats-Unis pour soutenir la loi sur les droits civils. En 1965, il va à Hanoi pour rencontrer le fondateur de la République du Vietnam, Hô Chi Minh.

Tous furent frappés de son amour pour les pauvres et de son humilité. Giorgio La Pira, qui était en relation avec les dirigeants du monde, dormait sur un lit de fer dans une simple cellule au monastère des dominicains de San Marco à Florence. Il meurt le 5 novembre 1977.

Carlo Acutis

Carlo Acutis s’est éteint à 15 ans seulement. Il nait le 3 mai 1991 à Londres où vit sa famille pour des motifs professionnels. A Milan, dès l’école élémentaire, il commence à consolider sa foi.  Fan d’internet, il en fait un moyen d’évangélisation comme en témoigne l’exposition virtuelle sur les miracles eucharistique qu’il réalise à 14 ans.

Pour lui, l’Eucharistie est centrale, « son autoroute pour le ciel », ainsi que la prière du chapelet et son amour pour les autres. Il vit comme les autres de son âge mais amoureux du Christ jusqu’à ce qu’il soit frappé par une leucémie foudroyante. Il en succombe le 12 octobre 2006.

Alessia González-Barros y González

Alessia González-Barros y González est Espagnole, née à Madrid le 7 mars 1971. Elle décède le 5 décembre 1985 à Pampelune, à 14 ans, d’une tumeur maligne après de nombreuses opérations. Elle a offert sa souffrance à l’Église, au Pape et aux autres.

Pietro Di Vitale

Pietro Di Vitale est lui aussi décédé très jeune, à l’âge de 23 ans en raison d’une maladie à l’estomac qui le consuma lentement dès ses années de lycée. Il naît le 14 décembre 1916 à Castronovo di Sicilia où il meurt le 29 janvier 1940.

Il passe sa vie entre son pays d’origine et le séminaire diocésain de Palerme. Il est inscrit à l’Action catholique et membre du troisième ordre franciscain. Il est très dévoué au Saint Sacrement et à la Vierge. Étudiant rigoureux, il n’oublia jamais les œuvres de charité et l’amour de son prochain.