Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

La paix, premier signe d’espérance

La paix, premier signe d’espérance

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Le premier signe d’espérance doit se traduire par la paix pour le monde plongé, une fois encore, dans la tragédie de la guerre. Oublieuse des drames du passé, l’humanité est soumise à une nouvelle et difficile épreuve qui voit nombre de populations opprimées par la brutalité de la violence.

Que ces peuples n’ont-ils pas enduré ? Comment est-il possible que leur appel désespéré à l’aide ne pousse pas les responsables des nations à vouloir mettre fin aux trop nombreux conflits régionaux, conscients des conséquences qui peuvent en découler au niveau mondial ? Est-ce trop rêver que les armes se taisent et cessent d’apporter mort et destruction ?

Le Jubilé doit rappeler que ceux qui se font « artisans de paix » pourront être « appelés fils de Dieu » (Mt5,9). L’exigence de la paix interpelle tout le monde et impose de poursuivre des projets concrets. La diplomatie doit continuer à s’engager à créer, avec courage et créativité, des espaces de négociation visant à une paix durable.

Pape François – Bulle d’indiction au Jubilé 2025

La force de s’en remettre à Dieu

En ces temps d’incroyance, le croyant qui se tient aux côtés de Marie retrempe sa vertu d’espérance dans les eaux de son baptême par lequel il est ressuscité avec le Christ. Il n’est plus question ici de psychologique, de stage de remise en forme spirituelle ou de méditation.

C’est d’abord à Dieu, à Celui qui ne change pas, qui ne devient pas, qui ne fluctue pas mais qui demeure à jamais, que la Vierge nous conseille d’en appeler. Les hommes d’aujourd’hui sont titillés par la tentation de tout attendre de leurs efforts, de leurs projets, de leur ingéniosité.

La plupart d’entre nous trouvent très difficile de désirer le « Paradis », sauf dans la mesure où « Paradis » signifie retrouver nos amis disparus. L’une des raisons de cette difficulté est que nous n’avons pas été préparés : toute notre éducation tend à fixer notre esprit sur ce monde. Une autre raison est que, lorsque le véritable désir du Paradis est présent en nous, nous ne le reconnaissons pas.

La plupart des gens, s’ils avaient vraiment appris à sonder leur propre cœur, sauraient qu’ils désirent, et désirent ardemment, quelque chose qui ne peut être obtenu en ce monde. Il y a toutes sortes de choses dans ce monde qui vous le proposent, mais qui ne tiennent jamais vraiment leurs promesses.

Les désirs qui naissent en nous lorsque nous tombons amoureux, que nous pensons à un pays étranger ou que nous abordons un sujet qui nous passionne, sont des désirs qu’aucun mariage, aucun voyage, aucune étude ne peuvent réellement satisfaire.

Je ne parle pas ici de ce que l’on appellerait ordinairement des mariages ratés, des vacances ou des carrières instruites. Je parle des meilleurs possibles. Il y avait quelque chose que nous avons saisi, dans ce premier instant de désir, et qui s’estompe avec la réalité. (C.S. Lewis)

Tenir ferme dans l’espérance

Comme il est écrit ( Hébreux 11, 6) qu’il est impossible de plaire à Dieu sans la foi ; il est aussi écrit (Ecclésiastique 2, 15.16) : Malheur à ceux qui manquent de cœur , qui ne se confient point en Dieu, qui ont perdu l’attente et la fermeté de leur espérance, et que Dieu pour cette raison ne protège pas. Et il est encore écrit (1 Jean 3, 14) que quiconque n’aime pas, demeure dans la mort (1 Cor. 16, 22).

Malheur à quiconque n’aime pas notre Seigneur Jésus-Christ. Toute la Loi et les Prophètes, tout le culte de notre Religion consiste dans l’exercice de ces trois vertus. « C’est par la foi, l’espérance, et la charité qu’il faut honorer Dieu », dit Saint Augustin.

Dieu a voulu former sur la terre un peuple qui lui fût tout consacré, une race choisie, une nation sainte, une société d’hommes séparés de tous les autres ;
d’hommes qui vivant en ce monde eussent l’esprit et le cœur élevés au- dessus de tout ce monde visible ; d’hommes qui comptent pour rien les choses visibles, parce qu’elles passent avec le temps; et qui ne considèrent que les invisibles, parce qu’elles sont éternelles ;
d’hommes qui, regardant tous les biens et les maux de cette vie comme indignes de les arrêter et de les occuper, fassent profession de croire des biens et des maux infinis qui ne se voient point des yeux du corps ; d’espérer et d’aimer un bonheur que l’œil n’a jamais vu, ni l’oreille entendu, et que le cœur de l’homme n’a jamais compris (1 Corinthiens 2, 9) ;
des hommes enfin qui ne soient point de ce monde, mais qui habitent dans l’éternité (Jean 17, 16) ;qui soient déjà par leur foi, leur espérance et leur amour, « les citoyens de la même cité que les Saints et les serviteurs de Dieu. »

Il est d’une extrême importance de faire bien comprendre à tous que l’espérance est d’une nécessité indispensable comme la foi ; et que sans espérance il n’y a pas de salut. Il y a peu de chrétiens qui n’aient horreur de tout ce qui peut blesser la foi, ou même les vertus qu’on appelle morales. Mais il y en a beaucoup qui n’ont pas la même horreur de tout ce qui peut blesser l’espérance.

Ils auraient grand scrupule de former le moindre doute contre la foi, de s’arrête volontairement à des pensées contraires à la chasteté : et par un étrange abus ils ne craignent point non-seulement d’affaiblir, mais de détruire presque en eux-mêmes l’espérance, en livrant leur esprit à des inquiétudes et des défiances continuelles de la bonté de Dieu, sans considérer que la foi sans espérance leur deviendra inutile, et qu’il leur est commandé, non-seulement d’entretenir, mais même de fortifier et de faire croitre de plus en plus leur espérance.

Car ce n’est pas un simple conseil, mais un commandement imposé à tous, de tendre toujours a l’accroissement de la foi, de l’espérance et de la charité. S’il nous est commandé d’aimer Dieu de tout notre cœur, sans nous borner volontairement à aucun degré d’amour ; il nous est de même commandé (Proverbes 3. 5) d’avoir confiance en Dieu de tout notre cœur, sans nous borner volontairement à aucun degré de confiance. L’Église a grand soin de demander pour chacun de ses enfants cet accroissement.

(P. Gaud)

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la messe du jour

J’en suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants. Attends le Seigneur, sois fort et garde courage, attends le Seigneur ! (Ps 26, 13-14)

Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta volonté; afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Par Jésus Christ.

Nous t’offrons, Seigneur, le sacrifice de paix, et nous en attendons la grâce: délivre-nous de nos fautes et dirige toi-même nos cœurs incertains. Par Jésus-Christ.

« Quand j’aurai été élevé de terre, dit le Seigneur, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12, 32)

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, d’être toujours fidèles è ces mystères, afin de progresser de jour en jour vers les biens de ton royaume. Par Jésus-Christ.

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

 

Signes d’espérance

Signes d’espérance

logo du Jubilé
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Outre le fait de puiser l’espérance dans la grâce de Dieu, nous sommes appelés à la redécouvrir également dans les signes des temps que le Seigneur nous offre.

Comme l’affirme le Concile Vatican II, « l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques » (1 Corinthiens 16, 22).

Il faut donc prêter attention à tout le bien qui est présent dans le monde pour ne pas tomber dans la tentation de se considérer dépassé par le mal et par la violence. Mais les signes des temps, qui renferment l’aspiration du cœur humain, ayant besoin de la présence salvifique de Dieu, demandent à être transformés en signes d’espérance.

Pape François – Bulle d’indiction du Jubilé 2025

La force de s’en remettre à Dieu

En ces temps d’incroyance, le croyant qui se tient aux côtés de Marie retrempe sa vertu d’espérance dans les eaux de son baptême par lequel il est ressuscité avec le Christ. Il n’est plus question ici de psychologique, de stage de remise en forme spirituelle ou de méditation.

C’est d’abord à Dieu, à Celui qui ne change pas, qui ne devient pas, qui ne fluctue pas mais qui demeure à jamais, que la Vierge nous conseille d’en appeler. Les hommes d’aujourd’hui sont titillés par la tentation de tout attendre de leurs efforts, de leurs projets, de leur ingéniosité.

Jean-Michel Castaing

L’espérance du ciel

L’espérance est l’une des vertus théologales. Cela signifie qu’une attente constante du monde éternel n’est pas (comme le pensent certains modernes) une forme d’évasion ou de vœu pieux, mais une des qualités d’un chrétien. Cela ne signifie pas que nous devons laisser le monde présent tel qu’il est.

Si vous étudiez l’histoire, vous constaterez que les chrétiens qui ont le plus œuvré pour le monde présent étaient simplement ceux qui pensaient le plus au monde à venir. Les apôtres eux-mêmes, qui ont initié la conversion de l’Empire romain, les grands hommes qui ont bâti le Moyen Âge,… tous ont laissé leur empreinte sur la Terre, précisément parce que leur esprit était préoccupé par le Ciel.

C’est depuis que les chrétiens ont largement cessé de penser à l’autre monde qu’ils sont devenus si inefficaces dans ce domaine. Visez le Ciel et vous obtiendrez la Terre en retour ; visez la Terre et vous n’obtiendrez ni l’un ni l’autre. (CS Lewis)

Nécessité de la Foi, de l’Espérance et de la Charité.

Maintenant demeurent ces trois vertus, la foi, l’espérance et la charité (1 Corinthiens 13, 13).

Saint Paul en cet endroit nous enseigne qu’il y a une grande différence entre ces trois vertus, et entre les dons de Prophétie, le don des langues ou des miracles, le don de gouverner les autres, le don du discernement des esprits, le don d’assister ses frères, le don de parler dans une haute sagesse, de parler avec science, et les autres dons spirituels dont il venait de parler aux Corinthiens.

Tous ces dons ne sont pas nécessaires à chacun des fidèles. On peut arriver au salut éternel sans y avoir eu aucune part. Ces dons regardent plutôt l’utilité des autres, que l’avantage particulier de ceux à qui Dieu les distribue. Mais il n’en est pas ainsi de la foi, de l’espérance et de la charité.

Maintenant, dit l’Apôtre, c’est-à-dire dans l’état présent de l’Église sur la terre, ces trois vertus, la foi, l’espérance et la charité, demeurent et subsisteront jusqu’à la fin des siècles. Elles sont essentielles à toute L’Église en général, et d’une nécessité indispensable à chacun des membres de l’Église en particulier ; sans elles personne n’a jamais pu et ne pourra jamais arriver au salut. (P. Gaud)

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la Messe du jour

Pitié, mon Dieu: tout le jour on m’attaque, on me harcèle; mais je compte sur toi. (Ps 55, 2.4)

Dieu qui nous combles de bénédiction par la richesse infinie de ta grâce, fais-nous quitter ce qui ne peut que vieillir, fais-nous entrer dans ce qui est nouveau, et nous serons préparés à la gloire du Royaume.
Par Jésus Christ.

Accorde-nous, Seigneur, cette grâce: qu’au moment de célébrer l’eucharistie, les renoncements imposés à notre corps nous permettent de nous présenter devant toi avec un cœur purifié.
Par Jésus-Christ

« Femme, dit Jésus, personne ne t’a condamnée ? – Personne, Seigneur.
– Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. » (Jn 8, 10-11)

«Je suis la lumière du monde, dit le Seigneur, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie.» (Jn 8, 12)

Déjà fortifiés par cette eucharistie, nous te prions encore, Seigneur: que ta grâce nous purifie de nos penchants mauvais, et nous aide à marcher vers toi en suivant joyeusement le Christ.
Lui qui vit et règne avec Toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. Amen

La grâce de Dieu fait persévérer dans l’espérance

La grâce de Dieu fait persévérer dans l’espérance

logo du Jubilé
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L’Année Sainte 2025 s’inscrit dans la continuité des événements de grâce précédents. Lors du dernier Jubilé ordinaire, le seuil du deuxième millénaire de la naissance de Jésus-Christ a été franchi. Ensuite, le 13 mars 2015, j’ai proclamé un Jubilé extraordinaire dans le but de manifester et de permettre à tous de rencontrer le “visage de la miséricorde” de Dieu, annonce centrale de l’Évangile pour toute personne de toute époque.

Le temps est venu d’un nouveau Jubilé au cours duquel la Porte Sainte est à nouveau grande ouverte pour offrir l’expérience vivante de l’amour de Dieu qui suscite dans le cœur l’espérance certaine du salut dans le Christ. En même temps, cette Année Sainte guide la marche vers un autre anniversaire fondamental pour tous les chrétiens.

En 2033 seront célébrés les deux mille ans de la Rédemption accomplie par la passion, la mort et la résurrection du Seigneur Jésus. Nous sommes ainsi devant un parcours marqué par de grandes étapes dans lesquelles la grâce de Dieu précède et accompagne le peuple qui marche avec zèle dans la foi, œuvre dans la charité et persévère dans l’espérance (cf. 1 Th 1, 3).

Fort de cette longue tradition et convaincu que cette Année Jubilaire est pour toute l’Église une expérience intense de grâce et d’espérance, j’ai décidé que la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre du Vatican soit ouverte le 24 décembre de cette année 2024, marquant ainsi le début du Jubilé ordinaire.

Le dimanche suivant, le 29 décembre 2024, j’ai ouvert la Porte Sainte de ma cathédrale Saint-Jean-de-Latran qui a fêté le 1700ème anniversaire de sa dédicace, le 9 novembre de cette même année.

Puis, le 1er janvier 2025, en la Solennité de Marie Mère de Dieu, a été ouverte la Porte Sainte de la Basilique papale Sainte-Marie-Majeure. Enfin, le dimanche 5 janvier, la porte sainte de la Basilique papale Saint-Paul-hors-les-murs a été ouverte. Ces trois dernières portes saintes seront fermées au plus tard le dimanche 28 décembre de la même année.

En outre, j’ai établi que le dimanche 29 décembre 2024, dans toutes les cathédrales et co-cathédrales, les évêques diocésains célèbrent la Sainte Eucharistie pour l’ouverture solennelle de l’Année Jubilaire, selon le Rituel préparé pour l’occasion. Pour la célébration dans l’église co-cathédrale, l’évêque peut se faire remplacer par un Délégué spécialement désigné.

Un pèlerinage, partant d’une église choisie pour la collectio vers la cathédrale, sera le signe du chemin d’espérance qui, illuminé par la Parole de Dieu, rapproche les croyants. Au cours de ce pèlerinage, des passages du présent document sont lus, et l’Indulgence jubilaire annoncée au peuple, indulgence qui peut être obtenue selon les prescriptions contenues dans le même Rituel pour la célébration du Jubilé dans les Églises particulières.

Au cours de l’Année Sainte, qui s’achèvera le dimanche 28 décembre 2025 dans les Églises particulières, on veillera à ce que le Peuple de Dieu accueille avec une pleine participation tant l’annonce d’espérance de la grâce de Dieu que les signes qui en attestent l’efficacité.

Le Jubilé ordinaire se terminera par la fermeture de la Porte Sainte de la Basilique papale de Saint-Pierre-du-Vatican, le 6 janvier 2026, Épiphanie du Seigneur. Puisse la lumière de l’espérance chrétienne atteindre chacun comme message de l’amour de Dieu adressé à tous ! Puisse l’Église être un témoin fidèle de cette annonce dans toutes les parties du monde !

Benoît XVI aux millions de jeunes des Journées Mondiales de la Jeunesse : « L’espérance est la vertu par laquelle nous désirons fermement et durablement ce pour quoi nous sommes sur la terre : louer Dieu, Le servir et trouver notre accomplissement en Dieu, ce en quoi consiste notre vrai bonheur. Car c’est en Dieu qu’est notre demeure finale. »

Pape François – Bulle d’indiction au Jubilé 2025

L’espérance inébranlable de la Vierge Marie

Le Christ, homme parfait, était le seul à pouvoir justifier le monde et les hommes qui le peuplent. La Vierge connaissait son fils et avait reconnu en lui le Sauveur universel. Aussi Dieu ne pouvait-Il pas ne pas répondre à l’importance incommensurable de sa mort par un mystère qui ne le céderait en rien à la dimension vertigineuse de celle-ci : ce sera la Résurrection. La portée de celle-ci enveloppe toute l’histoire humaine parce qu’elle est la réponse à l’événement inouï du Calvaire. Le Samedi saint, la Vierge a l’intuition de cette vérité. Voilà pourquoi elle confie toute son espérance à Dieu.

Le danger du peu de confiance en Dieu

Le peu de confiance en Dieu est une source de tentations dangereuses, parce que cela ravit à l’âme la paix, la remplit de troubles, fortifie l’opposition naturelle aux vertus chrétiennes.

1 Le royaume de Dieu, dès à présent, est au dedans de vous, dit Jésus-Christ (Luc 17, 21). Et ce royaume ou ce règne de Dieu consiste, dit Saint Paul(Rom.14.17), dans la justice, dans la paix et dans la joie du Saint-Esprit.

Cette paix et cette joie intérieure sont le fruit de la justice et de la piété chrétienne, et n’en doivent pas être séparées, suivant ces paroles d’Isaïe (Isaïe 32,17.18) : La paix sera l’ouvrage de la justice, et mon peuple se reposera dans la beauté de la paix.

Les Apôtres ont cru que cette paix de l’âme était si liée avec la grâce ou la justice chrétienne, que toutes leurs épîtres, hors deux ou trois, portent à la tête cette bénédiction qu’ils adressent à tous les fidèles. La grâce et la paix, la miséricorde et la paix, la charité et la paix.

C’est cette paix, laquelle surpasse tout autre sentiment et tout autre plaisir, qui conserve nos cœurs et nos esprits en J. C., qui affaiblit et surmonte toutes les tentations (Philippiens 4, 7). C’est cette paix, cette joie du S. Esprit qui fait toute notre force contre toutes les attaques des ennemis de notre salut, suivant ces paroles de l’Écriture : La joie du Seigneur est notre force (2 Esdras 2. 10).

2 Or la défiance affaiblit ou ruine cette joie et cette paix de l’âme qui fait toute sa force, la remplit de scrupules, de crainte, de trouble, d’inquiétude, de tristesse ; et après lui avoir ôté presque toute sa force, la laisse exposée à une infinité de tentations très dangereuses, auxquelles cette défiance ouvre la porte. « La source et le commencement des plus funestes tentations, dit l’auteur du livre de l’Imitation (Lib. 1. ch. 13. n.4), c’est l’inconstance de l’âme et le peu de confiance en Dieu. »

3 La véritable piété doit être simple humble et tranquille : tout ce qui rend la vertu pleine de scrupules, d’anxiétés, de retours, de raisonnements, devient une tentation dangereuse qui porte insensiblement à quitter le parti de la piété. L’homme n’a déjà que trop de peine à vaincre l’opposition continuelle qu’il trouve dans la corruption de sa nature à la pratique des vertus chrétiennes.

Cette tentation toute seule en a renversé plusieurs qui avaient bien commencé ; mais qui n’ont pas eu la force de soutenir un combat si long et si pénible.

Mais lorsqu’au lieu de la force qu’une âme tirait des exercices de piété pour soutenir ce combat, et vaincre son opposition naturelle à la vertu, elle ne trouve plus dans les pratiques de piété que des peines, des amertumes et des difficultés toujours nouvelles, la tentation devient alors tout autrement forte et violente, et infiniment plus capable de la renverser et de lui faire abandonner au moins une partie de ses devoirs.

4 Notre cœur cherche naturellement et nécessairement le bonheur. L’amour du bonheur est, selon saint Augustin, le principe de toutes ses actions. S’il n’en trouve plus aucun dans la piété, il en cherchera hors de la vertu : tout ce qui se fait avec une grande répugnance et contre toutes les inclinations du cœur, lasse, dégoûte, et ne saurait être de longue durée.

Rien n’est donc plus dangereux que de se laisser enlever, par les artifices du tentateur, la joie et la paix chrétiennes sous quelque prétexte que ce soit. Une crainte et une défiance excessive ne sont pas moins contraires au salut, que la paix et le repos léthargique des méchants.

Prière du Jubilé

Père céleste,
En ton fils Jésus-Christ, notre frère,
Tu nous as donné la foi,
Et tu as répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint, la flamme de la charité
Qu’elles réveillent en nous la bienheureuse espérance de l’avènement de ton Royaume.

Que ta grâce nous transforme,
Pour que nous puissions faire fructifier les semences de l’Évangile,
Qui feront grandir l’humanité et la création tout entière,
Dans l’attente confiante des cieux nouveaux et de la terre nouvelle,
Lorsque les puissances du mal seront vaincues,
Et ta gloire manifestée pour toujours.

Que la grâce du Jubilé,
Qui fait de nous des Pèlerins d’Espérance,
Ravive en nous l’aspiration aux biens célestes
Et répande sur le monde entier la joie et la paix
De notre Rédempteur.
A toi, Dieu béni dans l’éternité,
La louange et la gloire pour les siècles des siècles.
Amen !

Prières de la messe du jour

Rends-moi justice, ô mon Dieu, soutiens ma cause contre un peuple sans foi ; de l’homme qui ruse et qui trahit, libère-moi, Dieu qui es mon secours. (Ps 42, 1-2)

Que ta grâce nous obtienne, Seigneur, d’imiter avec joie la charité du Christ qui a donné sa vie par amour pour le monde. Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.

Exauce tes serviteurs, Dieu tout-puissant: tu les as initiés à la foi chrétienne, qu’ils soient purifiés par ce sacrifice. Par le Christ Notre-Seigneur.

Femme, dis Jésus, personne ne t’a condamnée ?
– Personne, Seigneur.
– Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus.

« Vraiment, dit le Seigneur, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ;
mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. » (Jn 12, 24-25)

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, d’être toujours comptés parmi les membres du Christ, nous qui communions à son corps et à son sang.  Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.

Seigneur, bénis ton peuple qui attend le bienfait de ta compassion,
accorde-lui, dans ta largesse, de voir exaucés les désirs que toi-même lui inspires. Par le Christ Notre-Seigneur.