Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

une foi sans don et sans gratuité est incomplète

«une foi sans don et sans gratuité est incomplète»

Méditant sur l’Évangile de Marc, où l’homme bon demande à Jésus ce qu’il faut faire pour obtenir la vie éternelle, le Pape François a invité les fidèles à se demander quelle était leur véritable relation à Dieu et comment leur foi était nourrie.
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PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 3 octobre 2021

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Chers frères et sœurs, bonjour !

La liturgie d’aujourd’hui nous propose la rencontre entre Jésus et un homme qui « possédait beaucoup de biens » (Mc 10, 22) et qui est entré dans l’histoire comme « le jeune homme riche » (cf. Mt 19, 20-22).

Nous n’en connaissons pas le nom. L’Évangile de Marc, en réalité, parle de lui comme « tel », sans mentionner son âge et son nom, suggérant que dans cet homme nous pouvons tous nous voir, comme dans un miroir. Sa rencontre avec Jésus, en effet, nous permet de faire un test de foi. Je teste ma foi en lisant ceci.

Cet homme commence par une question : « Que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? (v. 17). On note les verbes qu’il utilise : avoir à faire – avoir. Voici sa religiosité : un devoir, un faire pour avoir ; « Je fais quelque chose pour obtenir ce dont j’ai besoin ». Mais c’est une relation commerciale avec Dieu, un « do ut des ». La foi, en revanche, n’est pas un rite froid et mécanique, un « je dois faire je reçois ».

C’est une question de liberté et d’amour. La foi est une question de liberté, c’est une question d’amour. Voici un premier test : qu’est-ce que la foi pour moi ? S’il s’agit avant tout d’un devoir ou d’une monnaie d’échange, on se trompe, car le salut est un don et non un devoir, il est gratuit et ne s’achète pas.

La première chose à faire est de se débarrasser d’une foi commerciale et mécanique, qui insinue la fausse image d’un Dieu comptable, d’un Dieu contrôleur, pas d’un père. Et bien des fois dans la vie on peut vivre cette relation de foi « commerciale » : je fais ça pour que Dieu me donne ça.

Jésus – deuxième passage – aide cet homme en lui offrant le vrai visage de Dieu. En effet – dit le texte – « il fixa son regard sur lui » et « l’aimait » (v. 21) : c’est Dieu ! C’est là que la foi naît et renaît : non d’un devoir, non pas d’une chose à faire ou à payer, mais d’un regard d’amour à accueillir. Ainsi la vie chrétienne devient belle, si elle n’est pas basée sur nos capacités et nos projets, mais est basée sur le regard de Dieu.

Votre foi, ma foi est-elle fatiguée ? Vous souhaitez la dynamiser ? Cherchez le regard de Dieu : mettez-vous en adoration, laissez-vous pardonner dans la Confession, placez-vous devant le Crucifix. Bref, laissez-vous aimer par lui, c’est le commencement de la foi : laissez-vous aimer par celui qui est père.

Après la question et le regard, il y a – troisième et dernier passage – une invitation de Jésus, qui dit : « Il ne te manque qu’une chose ». Que manquait-il à cet homme riche ? Le don, la gratuité : « Va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres » (v. 21). C’est peut-être ce qui nous manque aussi. Souvent nous faisons le strict minimum, alors que Jésus nous invite autant que possible.

Que de fois nous nous contentons de devoirs – des préceptes, quelques prières et tant de choses comme ça – alors que Dieu, qui nous donne la vie, nous demande des sauts de vie !

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, nous voyons clairement ce passage du devoir au don ; Jésus commence par rappeler les commandements : « Ne tuez pas, ne commettez pas d’adultère, ne volez pas… » et ainsi de suite (v. 19), et arrive à la proposition positive : « Allez, vendez, donnez, suivez-moi !  » (voir v. 21). La foi ne peut se limiter au non, car la vie chrétienne est un oui, un oui d’amour.

Chers frères et sœurs, une foi sans don, une foi sans gratuité est une foi incomplète, c’est une foi faible, une foi malade. On pourrait le comparer à un aliment riche et nutritif qui manque pourtant de saveur, ou à un jeu plus ou moins bien joué mais sans but : non, ça ne marche pas, il n’y a pas de « sel ».

La foi sans don, sans gratuité, sans œuvres de charité finit par nous rendre triste : comme cet homme qui, bien que regardé avec amour par Jésus lui-même, rentra chez lui « attristé » et « le visage noir » (v. 22) .

Aujourd’hui, nous pouvons nous demander : « Où en est ma foi ? Est-ce que je l’éprouve comme une chose mécanique, comme une relation de devoir ou d’intérêt avec Dieu ? Est-ce que je me souviens de l’avoir nourri en laissant Jésus me voir et m’aimer ? ».

Laissez-vous regarder et aimer par Jésus ; que Jésus nous regarde, et nous aime. « Et, attiré par lui, est-ce que je correspond avec gratuité, avec générosité, de tout mon cœur ? ».

Que la Vierge Marie, qui a dit un oui total à Dieu, un oui sans mais – il n’est pas facile de dire oui sans mais : la Vierge l’a fait, un oui sans mais – savourons la beauté de faire de la vie un cadeau.

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

aujourd’hui encore j’ai la joie d’annoncer l’annonce de nouveaux bienheureux. Hier, à Naples, Maria Lorenza Longo, épouse et mère d’une famille du XVIe siècle, a été béatifiée. Veuve, elle fonda l’Hôpital des Incurables et des Clarisses Capucines à Naples. Femme d’une grande foi et d’une intense vie de prière, elle s’est efforcée de répondre aux besoins des pauvres et des souffrants.

Aujourd’hui, à Tropea, en Calabre, a été béatifié don Francesco Mottola, fondateur des Oblats et des Oblats du Sacré-Cœur, décédé en 1969. Pasteur zélé et annonceur infatigable de l’Évangile, il fut un témoin exemplaire d’un sacerdoce vécu dans la charité et la contemplation. Une salve d’applaudissements pour ces nouveaux bienheureux !

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, je voudrais rendre hommage aux frères et sœurs souffrant de troubles mentaux et aussi aux victimes, souvent jeunes, de suicide. Prions pour eux et leurs familles, afin qu’ils ne soient pas laissés seuls ou discriminés, mais accueillis et soutenus.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins de divers pays : familles, groupes, associations et fidèles individuels. Je salue en particulier les fidèles de Bussolengo et ceux de Novoli ; les confirmands de la paroisse de la Résurrection à Rome et la Coopérative du Soleil de Corbetta. Je vois aussi qu’elles sont de Montella, et je les salue… A l’effigie de Sœur Bernadette. Nous prions pour la canonisation rapide.

Je souhaite à tous un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !


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Traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

La véritable liberté jaillit du Christ crucifié

La véritable liberté jaillit du Christ crucifié

Lors de l’audience générale de ce mercredi 6 octobre 2021, le Pape a réfléchi sur le sens chrétien de la liberté, suivant l’enseignement de saint Paul. Le Christ ayant libéré tous les hommes par le sacrifice de sa croix, son nom ne peut être utilisé pour asservir ou réduire en esclavage.
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PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 6 octobre 2021

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Catéchèse sur la Lettre aux Galates – 10. Le Christ nous a libérés

Résumé :

Frères et sœurs, saint Paul, dans la Lettre aux Galates, est jaloux de la liberté que les chrétiens ont acquise dans le Christ. On ne peut pas passer de la présence de Jésus qui libère à l’esclavage du péché et du légalisme. Une prédication qui entraverait la liberté dans le Christ n’est pas évangélique. On ne peut jamais contraindre quelqu’un, ni le rendre esclave au nom de Jésus qui nous libère.

La liberté chrétienne se fonde sur deux piliers fondamentaux : la grâce du Seigneur Jésus et la vérité révélée dans le Christ. D’une part, la liberté est un don du Seigneur. Elle est le fruit de la mort et de la résurrection de Jésus. La véritable liberté est née de la Croix du Christ. D’autre part, la liberté se fonde sur la vérité.

La vérité de la foi n’est pas une théorie abstraite, mais la réalité du Christ vivant qui touche directement toute la vie personnelle au quotidien. La vérité rend libre en transformant la vie d’une personne et en l’orientant vers le bien. Dans le cheminement difficile de la vie, l’Amour qui vient de la Croix nous révèle la vérité et nous donne la liberté.

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Catéchèse

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, nous reprenons notre réflexion sur la Lettre aux Galates. Dans celui-ci, saint Paul a écrit des paroles immortelles sur la liberté chrétienne. Qu’est-ce que la liberté chrétienne ? Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur ce thème : la liberté chrétienne.

La liberté est un trésor qui n’est vraiment apprécié que lorsqu’il est perdu. Pour beaucoup d’entre nous, habitués à vivre en liberté, elle apparaît souvent plus comme un droit acquis que comme un don et un héritage à préserver. Que de malentendus autour du thème de la liberté, et que de visions différentes se sont affrontées au fil des siècles !

Dans le cas des Galates, l’Apôtre ne pouvait supporter que ces chrétiens, après avoir connu et accepté la vérité du Christ, se laissent attirer par des propositions trompeuses, passant de la liberté à l’esclavage : de la présence libératrice de Jésus à l’esclavage de péché, du légalisme et ainsi de suite.

Aujourd’hui encore le légalisme est notre problème, de beaucoup de chrétiens qui se réfugient dans le légalisme, dans la casuistique. Paul invite donc les chrétiens à rester fermes dans la liberté qu’ils ont reçue dans le baptême, sans se laisser remettre sous le « joug de l’esclavage » (Ga 5, 1). Il est à juste titre jaloux de la liberté.

Il est conscient que certains « faux frères » – comme il les appelle – se sont glissés dans la communauté pour « espionner – écrit-il – notre liberté que nous avons en Jésus-Christ, afin de nous asservir » (Ga 2, 4), revenir en arrière, et Paul ne peut pas tolérer cela.

Une prédication qui exclurait la liberté dans le Christ ne serait jamais évangélique : elle serait peut-être pélagienne ou janséniste ou quelque chose comme ça, mais pas évangélique. Nous ne pouvons jamais forcer au nom de Jésus, nous ne pouvons faire de personne un esclave au nom de Jésus qui nous rend libres. La liberté est un don qui nous est donné lors du baptême.

Mais l’enseignement de saint Paul sur la liberté est avant tout positif. L’Apôtre propose l’enseignement de Jésus, que l’on retrouve aussi dans l’Évangile de Jean : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; tu connaîtras la vérité et la vérité te rendra libre » (8,31-32).

L’appel est donc avant tout de rester en Jésus, source de la vérité qui nous libère. La liberté chrétienne est donc fondée sur deux piliers fondamentaux : d’abord, la grâce du Seigneur Jésus ; deuxièmement, la vérité que le Christ nous révèle et qui est lui-même.

C’est avant tout un don du Seigneur. La liberté que les Galates ont reçue – et nous les aimons avec le baptême – est le fruit de la mort et de la résurrection de Jésus. L’Apôtre concentre toute sa prédication sur le Christ, qui l’a libéré des liens de sa vie passée : seulement d’Il enfante les fruits d’une vie nouvelle selon l’Esprit.

En fait, la plus vraie liberté, celle de l’esclavage du péché, découlait de la Croix du Christ. Nous sommes libérés de l’esclavage du péché par la croix de Christ. Là où Jésus s’est laissé clouer, s’est fait esclave, Dieu a placé la source de la libération de l’homme.

Cela ne cesse de nous étonner : que le lieu où nous sommes dépouillés de toute liberté, c’est-à-dire la mort, puisse devenir la source de la liberté. Mais c’est le mystère de l’amour de Dieu : il ne se comprend pas facilement, il se vit. Jésus lui-même l’avait annoncé en disant : « C’est pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, et puis je la reprends.

Personne ne me l’enlève : je le donne de moi-même. J’ai le pouvoir de le donner et le pouvoir de le reprendre » (Jn 10 : 17-18). Jésus réalise sa pleine liberté en s’abandonnant à la mort ; Il sait que ce n’est qu’ainsi qu’il pourra obtenir la vie pour tous.

Nous savons que Paul avait personnellement expérimenté ce mystère d’amour. C’est pourquoi il dit aux Galates, avec une expression extrêmement hardie : « J’ai été crucifié avec le Christ » (Ga 2,19). Dans cet acte d’union suprême avec le Seigneur, il sait qu’il a reçu le plus beau cadeau de sa vie : la liberté. Sur la Croix, en effet, il a cloué « la chair avec ses passions et ses désirs » (5, 24).

Nous comprenons combien la foi animait l’Apôtre, combien était grande son intimité avec Jésus et si, d’une part, nous sentons qu’elle nous manque, d’autre part, le témoignage de l’Apôtre nous encourage à avancer dans cette vie libre. Le chrétien est libre, il doit être libre et est appelé à ne pas redevenir esclave de préceptes, de choses étranges.

Le deuxième pilier de la liberté est la vérité. Dans ce cas également, il faut se rappeler que la vérité de la foi n’est pas une théorie abstraite, mais la réalité du Christ vivant, qui touche directement le sens quotidien et global de la vie personnelle. Combien de personnes qui n’ont pas étudié, ne savent même pas lire et écrire mais ont bien compris le message du Christ, ont cette sagesse qui les libère.

C’est la sagesse de Christ qui est entrée par le Saint-Esprit avec le baptême. Combien de personnes trouvons-nous vivre la vie du Christ plus que les grands théologiens par exemple, offrant un grand témoignage de la liberté de l’Évangile. La liberté rend libre dans la mesure où elle transforme la vie d’une personne et l’oriente vers le bien.

Pour être vraiment libre, nous avons besoin non seulement de nous connaître, à un niveau psychologique, mais surtout de faire la vérité en nous-mêmes, à un niveau plus profond. Et là, dans le cœur, s’ouvrir à la grâce du Christ. La vérité doit nous inquiéter – revenons à ce mot très chrétien : agitation. Nous savons qu’il y a des chrétiens qui ne sont jamais inquiets : ils vivent toujours de la même manière,

il n’y a pas de mouvement dans leur cœur, il n’y a pas d’inquiétude. Pourquoi? Car l’agitation est le signal que le Saint-Esprit travaille en nous et la liberté est une liberté active, suscitée par la grâce du Saint-Esprit. C’est pourquoi je dis que la liberté doit nous déranger, elle doit sans cesse nous poser des questions, afin que nous puissions aller de plus en plus profondément dans ce que nous sommes vraiment.

De cette façon, nous découvrons que le chemin de la vérité et de la liberté est un voyage fatigant qui dure toute une vie. C’est fatiguant de rester libre, c’est fatiguant ; Mais ce n’est pas impossible. Allez, allons-y, ça nous fera du bien.

C’est un chemin dans lequel l’Amour qui vient de la Croix nous guide et nous soutient : l’Amour qui nous révèle la vérité et nous donne la liberté. Et c’est le chemin du bonheur. La liberté nous rend libres, nous rend joyeux, nous rend heureux.

APPEL

Sœurs et frères,

hier, la Conférence Épiscopale et la Conférence des religieux et des religieuses de France ont reçu le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église, chargée d’évaluer l’ampleur du phénomène des agressions et des violences sexuelles commises sur les mineurs à partir de 1950.

Malheureusement, le nombre en est considérable. Je désire exprimer aux victimes ma tristesse et ma douleur pour les traumatismes qu’elles ont subis et ma honte, notre honte, ma honte, pour la très longue incapacité de l’Église à les mettre au centre de ses préoccupations, et je les assure de ma prière. Et je prie et prions tous ensemble : “A toi Seigneur la gloire, à nous la honte” : c’est le moment de la honte.

J’encourage les évêques et vous, chers frères, qui êtes venus ici partager ce moment, j’encourage les évêques et les Supérieurs religieux à continuer à faire des efforts afin que de semblables drames ne se reproduisent pas.

’exprime aux prêtres de France ma proximité et mon soutien paternel devant cette épreuve, qui est dure mais salutaire, et j’invite les catholiques français à assumer leur responsabilité pour garantir que l’Église soit une maison sûre pour tous. Merci.

SALUTATIONS

Je suis heureux de saluer les pèlerins venus des pays francophones, particulièrement du diocèse d’Autun et de La Vie ! Le 9 octobre prochain s’ouvre le Synode sur la synodalité. Je vous invite à prier afin que les réflexions et les échanges de cette Assemblée puissent nous aider à redécouvrir la joie d’être Peuple de Dieu qui marche ensemble à l’écoute de tous. À tous, ma bénédiction !

Je salue les pèlerins et les visiteurs anglophones qui participent à l’audience d’aujourd’hui, en particulier les groupes des États-Unis d’Amérique. Sur vous tous et vos familles, j’invoque la joie et la paix du Seigneur. Que Dieu vous bénisse!

Je salue les fidèles germanophones, en particulier les participants à la semaine d’information de la Garde suisse pontificale. Demain, l’Église célèbre la fête de Notre-Dame du Rosaire. En ce mois d’octobre je vous invite à réciter cette prière, en laissant Marie vous conduire à son fils Jésus. Que Dieu vous bénisse et vous protège !

Je salue cordialement les pèlerins hispanophones qui participent à cette Audience. Demandons au Seigneur de nous accorder d’ouvrir nos cœurs à sa grâce afin que nous puissions connaître notre vérité la plus profonde en lui. Ainsi notre vie sera transformée et nous marcherons vers le bien en toute liberté. Que Dieu vous bénisse. Merci beaucoup.

Aux fidèles lusophones, mon salut cordial et mes remerciements pour votre présence, avec un rappel à Dieu de votre vie et de celles qui vous sont confiées. Dans les épreuves de la vie, restez sentinelles et témoins fidèles des signes de Dieu dans l’histoire : rapprochez le Ciel des hommes ! Soyez la bénédiction de Dieu pour vos frères ! Merci.

Je salue les fidèles arabophones. Pour être vraiment libres, nous avons besoin non seulement de nous connaître, à un niveau psychologique, mais surtout de faire la vérité en nous-mêmes, à un niveau profond, là où se trouve la vérité du Christ vivant. Et là, dans le cœur, s’ouvrir à sa grâce. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal !Je salue cordialement les pèlerins polonais.

Demain est la mémoire de la Madone du Rosaire. Je confie à votre intercession et à vos prières la visite « ad limina apostolorum » des évêques de votre pays, qui a commencé lundi. Que le pèlerinage des bergers au tombeau de l’apôtre Pierre porte d’abondants fruits évangéliques au service du bien spirituel de l’Église en Pologne. En récitant le Rosaire, vous confiez votre « aujourd’hui » et votre « demain » à la Très Sainte Reine. Je vous bénis de tout cœur.

Je salue et bénis tous les pèlerins croates, avec une joie particulière les jeunes de l’archidiocèse de Split-Makarska, ainsi que leurs parents. Je vous remercie de votre présence. A Marie, Mère de tendresse, je vous confie tous et ceux qui sont engagés dans la prise en charge et l’assistance des personnes en difficulté, afin que la lumière de la foi inspire à tous des actions concrètes de solidarité.

En vous confiant tous à l’intercession de Marie, Mère de Dieu, qui dans votre ville est particulièrement vénérée comme Notre-Dame de la Santé, je vous donne à tous de tout cœur ma Bénédiction Apostolique. Loué soient Jésus et Marie !

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Je souhaite la bienvenue affectueuse aux pèlerins de langue italienne. En particulier, je salue les fidèles des paroisses de la Madonna dell’Olmo, à Olmobello di Cisterna di Latina, et de Sant’Anna, à Foggia, le deuxième régiment d’aviation de l’armée « Sirio », de Lamezia Terme, et la Représentation d’employés Atac, Cotral, Ferrovie dello Stato, Ama et Alitalia.

Enfin, comme d’habitude, mes pensées vont aux personnes âgées, aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. Demain, l’Église célébrera la fête de Notre-Dame du Rosaire. Je vous invite à valoriser cette prière si chère à la tradition du peuple chrétien.

Ma Bénédiction à tous.


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Texte traduit et proposé par l »Association de la Médaille Miraculeuse


 

servir les petits et se reconnaître petit

servir les petits et se reconnaître petit

Ne pas seulement servir les plus petits, mais se reconnaître soi-même un petit : le Pape François a parlé, lors de l’angélus de ce dimanche place Saint, sur l’enseignement que Jésus donne à ses disciples qui écartent des enfants de Lui. Cet extrait de l’Évangile complète celui d’il y a deux semaines, dans lequel le Seigneur s’indignait des insultes faites aux plus petits.

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 3 octobre 2021

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Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans l’évangile de la liturgie d’aujourd’hui, nous voyons une réaction assez inhabituelle de Jésus : il s’indigne. Et ce qui est le plus surprenant, c’est que son indignation n’est pas provoquée par les pharisiens qui l’ont mis à l’épreuve avec des questions sur la légalité du divorce, mais par ses disciples qui, pour le protéger de la foule, grondent certains enfants qui sont amenés à Jésus.

Autrement dit, le Seigneur ne s’indigne pas contre ceux qui se disputent avec lui, mais contre ceux qui, pour le soulager de la fatigue, lui enlèvent des enfants. Pourquoi? C’est une bonne question : pourquoi le Seigneur fait-il cela ?

On se souvient – c’était l’Évangile d’il y a deux dimanches – que Jésus, faisant le geste d’embrasser un enfant, s’était identifié aux petits : il avait enseigné que ce sont précisément les petits, c’est-à-dire ceux qui dépendent des autres , qui ont besoin et ne peuvent pas rendre. , il faut d’abord les servir (cf. Mc 9, 35-37).

Ceux qui cherchent Dieu le trouvent là, dans les petits, dans les nécessiteux : ayant besoin non seulement de biens, mais de soins et de réconfort, comme les malades, les humiliés, les prisonniers, les immigrés, les prisonniers. Il est là : dans les petits. C’est pourquoi Jésus s’indigne : tout affront fait à un petit, à un pauvre, à un enfant, à un sans défense, lui est fait.

Aujourd’hui, le Seigneur reprend cet enseignement et le complète. Il ajoute en effet : « Quiconque ne reçoit pas le royaume de Dieu comme un enfant l’accueille n’y entrera pas » (Mc 10,15). Voici la nouveauté : le disciple doit non seulement servir les petits, mais se reconnaître comme petit. Et chacun de nous se reconnaît-il petit devant Dieu ? Réfléchissons-y, cela nous aidera.

Savoir que nous sommes petits, savoir que nous avons besoin de salut, est indispensable pour accueillir le Seigneur. C’est le premier pas pour s’ouvrir à lui, mais souvent on l’oublie. Dans la prospérité, dans le bien-être, nous avons l’illusion d’être autosuffisants, d’être autosuffisants, de ne pas avoir besoin de Dieu.

Frères et sœurs, c’est une tromperie, car chacun de nous est un être nécessiteux, un petit . Nous devons chercher notre propre petitesse et la reconnaître. Et là, nous trouverons Jésus.

Dans la vie, se reconnaître petit est un point de départ pour grandir. Si nous y réfléchissons, nous grandissons non pas tant en fonction des succès et des choses que nous avons, mais surtout dans les moments de lutte et de fragilité. Là, dans le besoin, on mûrit ; là, nous ouvrons notre cœur à Dieu, aux autres, au sens de la vie. Nous ouvrons les yeux aux autres.

Nous ouvrons les yeux, quand nous sommes petits, sur le vrai sens de la vie. Quand on se sent petit devant un problème, petit devant une croix, une maladie, quand on ressent de la fatigue et de la solitude, ne nous décourageons pas.

Le masque de la superficialité tombe et notre fragilité radicale ressurgit : elle est notre socle commun, notre trésor, car avec Dieu, les faiblesses ne sont pas des obstacles, mais des opportunités. Une belle prière serait celle-ci : « Seigneur, regarde mes faiblesses… » et énumère-les devant Lui. C’est une bonne attitude devant Dieu.

En effet, c’est précisément dans la fragilité que nous découvrons combien Dieu prend soin de nous. L’Évangile d’aujourd’hui dit que Jésus est très tendre avec les petits : « les prenant dans ses bras, il les bénit, leur imposant les mains » (v. 16). Les déboires, les situations qui révèlent notre fragilité sont des occasions privilégiées de vivre son amour.

Ceux qui prient avec persévérance le savent bien : dans les moments d’obscurité ou de solitude, la tendresse de Dieu envers nous devient – pour ainsi dire – encore plus présente. Quand nous sommes petits, nous ressentons davantage la tendresse de Dieu. Cette tendresse nous donne la paix, cette tendresse nous fait grandir, car Dieu s’approche à sa manière, qui est proximité, compassion et tendresse.

Et quand nous nous sentons petits, c’est-à-dire petits, pour une raison quelconque, le Seigneur se rapproche, nous le sentons plus près. Il nous donne la paix, il nous fait grandir. Dans la prière, le Seigneur nous serre dans ses bras, comme un père avec son enfant.

Ainsi nous devenons grands : non pas dans la prétention illusoire de notre autosuffisance – cela ne rend personne grand – mais dans la force de placer toute espérance dans le Père. Tout comme le font les petits, ils le font.

Aujourd’hui, nous demandons à la Vierge Marie une grande grâce, celle de la petitesse : être des enfants qui se confient au Père, certains qu’il ne manque pas de prendre soin de nous.

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Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

J’ai été très attristé par ce qui s’est passé ces derniers jours dans la prison de Guayaquil, en Équateur. Une terrible flambée de violence entre détenus appartenant à des gangs rivaux a fait plus de 100 morts et de nombreux blessés. Je prie pour eux et leurs familles.

Dieu nous aide à panser les plaies du crime qui asservissent les plus pauvres. Et aider ceux qui travaillent chaque jour à rendre la vie en prison plus humaine.

Je souhaite une fois de plus implorer Dieu pour le don de la paix pour la terre bien-aimée du Myanmar : afin que les mains de ceux qui y vivent n’aient plus à sécher les larmes de douleur et de mort, mais puissent s’accrocher pour surmonter les difficultés et travailler ensemble pour le avènement de la paix.

Aujourd’hui, à Catanzaro, Maria Antonia Samà et Gaetana Tolomeo, deux femmes contraintes à l’immobilité physique pendant toute leur existence, sont béatifiées. Soutenus par la grâce divine, ils embrassèrent la croix de leur infirmité, transformant la douleur en louange au Seigneur.

Leur lit est devenu un point de référence spirituel et un lieu de prière et de croissance chrétienne pour tant de personnes qui y ont trouvé réconfort et espérance. Une salve d’applaudissements à la nouvelle Bienheureuse !

En ce premier dimanche d’octobre, nos pensées vont aux fidèles réunis au Sanctuaire de Pompéi pour la récitation de la Supplication à la Vierge Marie. En ce mois, nous renouvelons ensemble l’engagement de prier le Saint Rosaire.

Je vous adresse mon salut, chers Romains et pèlerins ! En particulier, les fidèles de Wépion, diocèse de Namur, en Belgique ; les jeunes d’Uzzano, dans le diocèse de Pescia ; et les enfants handicapés venus de Modène, accompagnés des Petites Sœurs de Jésus Travailleur et des volontaires.

À cet égard, aujourd’hui en Italie, c’est la Journée pour l’élimination des barrières architecturales : tout le monde peut aider pour une société où personne ne se sent exclu. Merci pour votre travail.

Je souhaite à tous un bon dimanche. Même aux enfants de l’Immaculée Conception ! Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir !


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