Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Saint Joseph, le « gardien des vocations »

saint Joseph, le « gardien des vocations »

Avec la Lettre Apostolique « Patris corde » (avec un cœur de père), Le Pape François a rappelé le 150e anniversaire de la proclamation de saint Joseph comme Patron de l’Église universelle. À cette occasion, une «année spéciale saint Joseph» se poursuit du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021.

Saint Joseph - Oratoire Saint Joseph Montréal
Saint Joseph – Oratoire Saint Joseph Montréal

Sur la «figure extraordinaire» de saint Joseph, fêté ce 19 mars en cette année spéciale qui lui est consacrée, le Pape François a centré son message pour la Journée mondiale de prière pour les vocations, fixée au 25 avril prochain (4e dimanche de Pâques). Le père nourricier de Jésus, «gardien des vocations», suggère trois paroles-clés pour l’appel adressé à chacun: rêve, service et fidélité. Le Saint-Père les explore dans ce message publié ce vendredi.

Les vocations tendent à «susciter et régénérer des vies chaque jour»; le Seigneur cherche à «modeler des cœurs de pères et de mères», et c’est ce qu’il a décelé en Joseph, l’humble charpentier de Nazareth qui, «à travers sa vie ordinaire a réalisé quelque chose d’extraordinaire aux yeux de Dieu». Le témoignage de l’époux de la Vierge Marie peut ainsi nous orienter sur le chemin de nos vocations respectives, au travers de trois mots-clés.

Accueillir le rêve de Dieu pour nous

Le rêve de se réaliser habite le cœur de chacun, et il peut se résumer en une seule parole: «amour» car «c’est l’amour qui donne sens à la vie, qui en révèle le mystère». Joseph est celui qui a fait de sa vie un don, en suivant notamment les songes que Dieu lui a inspirés. Les Évangiles en rapportent quatre, et à chaque fois, Joseph a dû remettre en cause ses plans, les sacrifier pour se conformer à ceux de Dieu, en lui faisant confiance jusqu’au bout.

Ces épisodes montrent que Joseph a prêté son «oreille intérieure» à la voix de Dieu, qui «n’aime pas se révéler de manière spectaculaire, en forçant notre liberté», mais en s’adressant à l’intériorité des hommes «avec délicatesse», en parlant à travers leurs pensées et sentiments, et ce faisant, il leur propose «des objectifs élevés et surprenants».

«Les songes, en effet, ont conduit Joseph dans des aventures qu’il n’aurait jamais imaginées. Le premier déstabilisa ses fiançailles, mais le rendit père du Messie ; le second le fit fuir en Égypte, mais il sauva la vie de sa famille. Après le troisième, qui annonçait le retour dans sa patrie, le quatrième lui fit encore changer ses plans, le ramenant à Nazareth, là même où Jésus allait commencer l’annonce du Règne de Dieu. Dans tous ces bouleversements, le courage de suivre la volonté de Dieu se révéla donc vainqueur. Il en est ainsi de la vocation : l’appel divin pousse toujours à sortir, à se donner, à aller plus loin.»

Car, insiste le Pape, «il n’y a pas de foi sans risque» et le vrai «oui» à Dieu se vit dans l’abandon, dans la confiance qui s’agrège à un dessein plus grand, connu de «l’artiste divin» seul. Par son obéissance confiante et non passive, saint Joseph «représente une icône exemplaire de l’accueil actif des projets de Dieu».

Le service, signe d’une vocation réussie

Le «très chaste époux de Marie» et patron de la bonne mort incarne «le sens oblatif de la vie.» «Son service et ses sacrifices ont été possibles, mais seulement parce qu’ils étaient soutenus par un amour plus grand.»

«De Nazareth à Bethléem pour le recensement, puis en Égypte et encore à Nazareth, et chaque année à Jérusalem, bien disposé chaque fois à aller à la rencontre de circonstances nouvelles, sans se plaindre de ce qui arrivait, prêt à aider pour régler les situations. On peut dire qu’il a été la main tendue du Père céleste à son Fils sur la terre. Il ne peut donc qu’être un modèle pour toutes les vocations, qui sont appelées à ceci : être les mains laborieuses du Père pour ses fils et ses filles.»

De cette disponibilité totale, provient «le soin dans la garde», qui devient le signe d’une «vocation réussie», le «témoignage d’une vie touchée par l’amour de Dieu». «Quel bel exemple de vie chrétienne nous offrons lorsque nous ne poursuivons pas obstinément nos ambitions et que nous ne nous laissons pas paralyser par nos nostalgies, mais que nous prenons soin de ce que le Seigneur, à travers l’Église, nous confie !»

La fidélité, secret de la joie

Un autre aspect de la vie de saint Joseph est la fidélité. Dans le silence actif de chaque jour, le père adoptif de Jésus «persévère dans l’adhésion à Dieu et à ses plans», il médite, «cultive tout dans la patience», sachant que «l’existence ne s’édifie que sur une adhésion continue aux grands choix». Cette constance et cette douceur de Joseph a inspiré «le quotidien de chaque père, chaque travailleur, de chaque chrétien au cours des siècles». Car«la vocation mûrit seulement à travers la fidélité de chaque jour.»

«Ne crains pas: ce sont les paroles que le Seigneur t’adresse aussi, chère sœur, et cher frère, quand, malgré les incertitudes et les hésitations, tu ressens comme ne pouvant plus être différé le désir de lui donner ta vie. Ce sont les mots qu’il te répète quand, là où tu te trouves, peut-être au milieu d’épreuves et d’incompréhensions, tu luttes pour suivre chaque jour sa volonté. Ce sont les paroles que tu redécouvres lorsque, sur le chemin de l’appel, tu retournes au premier amour. Ce sont les paroles qui, comme un refrain, accompagnent celui qui dit oui à Dieu par sa vie comme saint Joseph : dans la fidélité de chaque jour.»

Cette fidélité est le secret de la joie, «quotidienne et transparente», celle-là même qui habitait la maison de Nazareth. «Comme il serait beau si la même atmosphère simple et radieuse, sobre et pleine d’espérance, imprégnait nos séminaires, nos instituts religieux, nos maisons paroissiales !»

Souhaitons la joie à tous ceux et celles ayant choisi de faire de Dieu le rêve de leur vie, «pour le servir dans les frères et sœurs» qui leur sont confiés, à travers la fidélité «dans une époque marquée par des choix passagers et des émotions qui disparaissent sans laisser la joie.»

prière du Pape à Saint Joseph
prière du Pape à Saint Joseph

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

l’Esprit Saint « écrit l’histoire de l’Église et du monde »

l’Esprit Saint « écrit l’histoire de l’Église et du monde »

Lors de l’audience générale tenue dans la bibliothèque du palais apostolique, le Pape a exploré la prière comme relation avec la Sainte Trinité, en particulier avec l’Esprit Saint, sans qui il n’y a pas de relation avec le Père ou le Fils. Sa présence vivifie le croyant, appelé à maintenir son feu d’amour sur la terre.

Résumé de la catéchèse  :

Chers frères et sœurs,

Poursuivant notre catéchèse, nous pouvons dire que la prière est relation avec la Sainte Trinité, en particulier avec le Saint Esprit, qui est le premier don de toute existence chrétienne. Le Saint Esprit ouvre notre cœur à la présence de Dieu et l’attire dans son tourbillon d’amour. Il fait de nous des hôtes et des pèlerins dans le mystère de la Trinité.

Nous sommes comme Abraham qui, un jour, en accueillant dans sa tente trois voyageurs, a rencontré Dieu. L’Esprit Saint nous fait aussi expérimenter la joie d’être aimés de Dieu comme de vrais fils. C’est pourquoi l’Église nous invite à l’invoquer chaque jour ; car il nous rend Jésus présent, tout en donnant la possibilité aux chrétiens de tous temps et de tous lieux de le rencontrer.

C’est l’expérience qu’ont vécu tant de priants : hommes et femmes que le Saint Esprit a formés selon la mesure du Christ, dans la miséricorde, le service et la prière. Le premier devoir des chrétiens est donc de maintenir vivant le feu que Jésus a apporté sur la terre, c’est-à-dire l’amour de Dieu, le Saint Esprit.

Le Catéchisme nous rappelle que l’Esprit Saint est le Maître intérieur de la prière chrétienne et c’est lui qui fait qu’elle est prière dans l’Église. C’est aussi le Saint Esprit qui écrit l’histoire de l’Église et du monde. Nous sommes des pages ouvertes, disponibles à recevoir sa calligraphie.

Ainsi dans le champ étendu de la sainteté, Dieu qui est Trinité d’amour fait fleurir la diversité des témoins, tous égaux en dignité mais uniques par la beauté que le Saint Esprit a voulu libérer en chacun de ceux que sa miséricorde a rendu ses enfants

Catéchèse – 26. La prière et la Trinité. 2

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PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Bibliothèque du palais apostolique
Mercredi 17 mars 2021

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui, nous poursuivons la catéchèse sur la prière comme relation avec la Très Sainte Trinité, en particulier avec l’Esprit Saint.

Le premier don de chaque existence chrétienne est l’Esprit Saint. Ce n’est pas l’un des nombreux dons, mais le Don fondamental. L’Esprit est le don que Jésus avait promis de nous envoyer. Sans l’Esprit, il n’y a pas de relation avec le Christ et avec le Père. Car l’Esprit ouvre notre cœur à la présence de Dieu et l’attire dans ce “tourbillon” d’amour qui est le cœur même de Dieu.

Nous ne sommes pas seulement des hôtes et des pèlerins en chemin sur cette terre, nous sommes également des hôtes et des pèlerins dans le mystère de la Trinité. Nous sommes comme Abraham qui, un jour, en accueillant dans sa propre tente trois voyageurs, rencontra Dieu.

En vérité, si nous pouvons invoquer Dieu en l’appelant “Abbà – Père”, c’est parce que l’Esprit Saint habite en nous; c’est Lui qui nous transforme en profondeur et nous fait expérimenter la joie émouvante d’être aimés par Dieu comme de vrais enfants. Tout le travail spirituel en nous à l’égard de Dieu est fait par l’Esprit Saint, ce don. Il travaille en nous pour faire avancer notre vie chrétienne vers le Père, avec Jésus.

A cet égard, le Catéchisme dit: «Chaque fois que nous commençons à prier Jésus, c’est l’Esprit Saint qui, par sa grâce prévenante, nous attire sur le Chemin de la prière. Puisqu’il nous apprend à prier en nous rappelant le Christ, comment ne pas le prier lui-même ? C’est pourquoi l’Église nous invite à implorer chaque jour le Saint Esprit, spécialement au commencement et au terme de toute action importante» (n. 2670).

Voilà quelle est l’œuvre de l’Esprit en nous. Il nous “rappelle” Jésus et nous le rend présent – nous pouvons dire qu’il est notre mémoire trinitaire, il est la mémoire de Dieu en nous –, et il rend Jésus présent, pour qu’il ne se réduise pas à un personnage du passé : c’est-à-dire que l’Esprit apporte Jésus au présent dans notre conscience.

Si le Christ était seulement éloigné dans le temps, nous serions seuls et égarés dans le monde. Certes, nous nous rappellerions Jésus, là-bas, éloigné, mais c’est l’Esprit qui l’amène aujourd’hui, maintenant, en ce moment dans notre cœur. Mais tout est vivifié dans l’Esprit: aux chrétiens de chaque temps et de chaque lieu est ouverte la possibilité de rencontrer le Christ.

Il existe la possibilité de rencontrer Jésus, mais pas seulement comme un personnage historique. Non: Lui attire Jésus dans nos cœurs, c’est l’Esprit qui nous fait rencontrer le Christ. Il n’est pas éloigné, l’Esprit est avec nous: Jésus éduque encore ses disciples en transformant leur cœur, comme il fit avec Pierre, avec Paul, avec Marie de Magdala, avec tous les apôtres. Mais pourquoi Jésus est-il présent? Parce que c’est l’Esprit qui l’amène en nous.

C’est l’expérience qu’ont vécue tant d’orants: des hommes et des femmes que l’Esprit a formés selon la “mesure” du Christ, dans la miséricorde, dans le service, dans la prière, dans la catéchèse… C’est une grâce de pouvoir rencontrer de telles personnes: on s’aperçoit qu’en elles palpite une vie différente, leur regard voit “au-delà”.

Ne pensons pas seulement aux moines, aux ermites; on les trouve également parmi les personnes communes, des gens qui ont tissé une longue histoire de dialogue avec Dieu, parfois de lutte intérieure, qui purifie la foi. Ces témoins humbles ont cherché Dieu dans l’Évangile, dans l’Eucharistie reçue et adorée, sur le visage de leur frère en difficulté, et ils conservent sa présence comme un feu secret.

La première tâche des chrétiens est précisément de maintenir vivant ce feu que Jésus a apporté sur la terre (cf. Lc 12, 49), et quel est ce feu ? C’est l’Amour, l’Amour de Dieu, l’Esprit Saint. Sans le feu de l’Esprit, les prophéties s’éteignent, la tristesse l’emporte sur la joie, l’habitude remplace l’amour, le service se transforme en esclavage.

L’image de la lampe allumée à côté du tabernacle, où l’on conserve l’Eucharistie, vient à l’esprit. Même quand l’église se vide et que le soir descend, également quand l’église est fermée, cette lampe reste allumée, elle continue à brûler: personne ne la voit, pourtant elle brûle devant le Seigneur. Ainsi, l’Esprit est toujours présent dans notre cœur, comme cette lampe.

Nous trouvons encore écrit dans le Catéchisme: «L’Esprit Saint, dont l’Onction imprègne tout notre être, est le Maître intérieur de la prière chrétienne. Il est l’artisan de la tradition vivante de la prière. Certes, il y a autant de cheminements dans la prière que de priants, mais c’est le même Esprit qui agit en tous et avec tous. C’est dans la communion de l’Esprit Saint que la prière chrétienne est prière dans l’Église» (n. 2672).

Il arrive souvent que nous ne prions pas, nous n’avons pas envie de prier, ou bien souvent, nous prions comme des perroquets avec la bouche, mais notre cœur est loin. C’est le moment de dire à l’Esprit: «Viens, viens Esprit Saint, réchauffe mon cœur.

Viens et enseigne-moi à prier, enseigne-moi à regarder le Père, à regarder le Fils. Enseigne-moi quelle est le chemin de la foi. Enseigne-moi comment aimer et surtout enseigne-moi à avoir une attitude d’espérance ». Il s’agit d’appeler sans cesse l’Esprit, pour qu’il soit présent dans nos vies.

C’est donc l’Esprit qui écrit l’histoire de l’Église et du monde. Nous sommes des pages ouvertes, disponibles à recevoir sa calligraphie. Et en chacun de nous l’Esprit compose des œuvres originales, car il n’y a jamais un chrétien complètement identique à un autre.

Dans le domaine infini de la sainteté, l’unique Dieu, Trinité d’Amour, fait fleurir la variété des témoins: tous égaux en dignité, mais également uniques par la beauté que l’Esprit a voulu libérer en chacun de ceux que la miséricorde de Dieu a rendu ses enfants. N’oublions pas, l’Esprit est présent, il est présent en nous.

Écoutons l’Esprit, appelons l’Esprit – c’est le don, le cadeau que Dieu nous a fait – et disons-lui: «Esprit Saint, je ne sais pas quel est ton visage – nous ne le connaissons pas – mais je sais que tu es la force, que tu es la lumière, que tu es capable de me faire avancer et de m’enseigner à prier. Viens Esprit Saint». Voilà une belle prière: «Viens, Esprit Saint».

Je salue cordialement les personnes de langue française. Frères et sœurs, apprenons en ce temps de carême à nous laisser former par le Saint Esprit, afin que notre prière devienne un témoignage vivant de la tendresse de Dieu pour toute personne en difficulté. Que Dieu vous bénisse !

Je salue cordialement les fidèles anglophones. J’espère à tous que le chemin du Carême nous conduira à la joie de Pâques avec des cœurs purifiés et renouvelés par la grâce de l’Esprit Saint. Sur vous et vos familles, j’invoque la joie et la paix du Christ. Que Dieu vous bénisse!

Chers frères et sœurs germanophones! Nous demandons chaque jour le Saint-Esprit, un don de Dieu, qui nous rappelle ce que Jésus a dit et accompli et nous aide à penser, parler et agir selon les plans divins. Je vous souhaite une bonne continuation du chemin de Carême.

Je salue cordialement les fidèles hispanophones. Demandons au Seigneur d’enflammer nos cœurs avec le feu du Saint-Esprit. Que notre vie soit comme la lampe allumée à côté du tabernacle, qui se consume à louer Dieu et à servir nos frères, témoins joyeux de sa présence au milieu du monde. Que le Seigneur vous bénisse

J’adresse un salut cordial aux fidèles lusophones. Chers frères, demandons au Seigneur de répandre en nous l’abondance des dons de son Esprit, afin que nous puissions, toujours plus unis au Christ dans la prière, devenir des témoins de Jésus jusqu’aux extrémités de la terre. Que Dieu vous bénisse.

Je salue les fidèles arabophones. La prière est un dialogue avec Dieu auquel nous pouvons dire tout ce que nous avons dans nos cœurs. Mais l’entretien doit être sincère, confiant, plein d’amour, d’espoir et de gratitude. Le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal!

Je salue cordialement les Polonais. Demain, avec l’Appel Marial spécial et avec l’Eucharistie célébrée à Jasna Gòra en la fête de Saint Joseph, vous commencerez les célébrations de l’Année de la Famille Amoris Laetitia. Que Marie, Reine de Pologne obtienne la vision évangélique du mariage pour les familles, dans la compréhension mutuelle et le respect de la vie humaine. Je vous bénis tous cordialement ainsi que ceux qui prendront part aux initiatives prises à l’occasion des célébrations de l’Année mentionnée ci dessus.

APPELS

A cours de cette semaine, j’ai été préoccupé par les nouvelles qui arrivent du Paraguay.

Par l’intercession de Notre-Dame des Miracles de Caacupé, je demande au Seigneur Jésus, Prince de la Paix, que l’on puisse trouver un chemin de dialogue sincère, pour parvenir à des solutions adaptées aux difficultés actuelles, et ainsi construire ensemble la paix tant désirée. Rappelons-nous que la violence est toujours autodestructrice. Avec elle on ne gagne rien, mais on perd beaucoup, parfois tout.

Encore une fois, et avec une grande tristesse, je ressens l’urgence d’évoquer la situation dramatique au Myanmar, où tant de personnes, en particulier des jeunes, perdent leur vie pour offrir l’espérance à leur pays. Je m’agenouille moi aussi dans les rues du Myanmar et je dis: que la violence cesse! Moi aussi, j’ouvre les bras et je dis: que prévale le dialogue! Le sang ne résout rien. Que prévale le dialogue.


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Le choix de la lumière au lieu des ténèbres

Le choix de la lumière au lieu des ténèbres

«Trois aspects du Christ qui se donne à l’humanité faible et pécheresse», c’est ce sur quoi a médité le Saint-Père en ce quatrième dimanche de Carême, lors de l’angélus de ce dimanche 14 mars 2021.

 

Le Christ et Nicodeme
Le Christ et Nicodeme – CRIJN HENDRICKSZ. VOLMARIJN – 1739

«Quelle est la raison de cette joie?» l‘Évangile de la rencontre de Jésus et de Nicodème dit: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais ait la vie éternelle» (Jn 3,16).

«Jésus a été élevé sur la croix et ceux qui croient en lui sont guéris du péché et vivent.»

«La finalité du don de Dieu est la vie éternelle des hommes: en effet, Dieu envoie son Fils dans le monde non pas pour le condamner, mais pour que le monde soit sauvé par Jésus. La mission de Jésus est une mission de Salut, pour tous.»

«La lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière» (v. 19).

«Celui qui choisit les ténèbres sera confronté à un jugement de condamnation, celui qui choisit la lumière aura un jugement de salut. Le jugement est la conséquence du libre choix de chacun: celui qui pratique le mal cherche les ténèbres, celui qui pratique la vérité, c’est-à-dire le bien, vient à la lumière. Celui qui marche dans la lumière, celui qui s’approche de la lumière, fait de bonnes œuvres».

«Accueillir la lumière dans notre conscience, ouvrir notre cœur à l’amour infini de Dieu, à sa miséricorde pleine de tendresse et de bonté, c’est ainsi que nous trouverons la vraie joie et que nous pourrons nous réjouir du pardon de Dieu qui régénère et donne la vie.»

«Que Marie Très Sainte nous aide à ne pas avoir peur de nous laisser « mettre en crise » par Jésus. Il s’agit d’une crise saine, pour notre guérison, afin que notre joie soit pleine.»

Méditation complète du Saint Père : (page 2)