Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

TOUSSAINT 2020

Voici la fête de la Toussaint suivie du jour des Morts. Ces deux fêtes sont tout naturellement réunies, car souvent la Toussaint est le jour attendu des visites au cimetière.

« «La solennité de la Toussaint nous rappelle que nous sommes tous appelés à la sainteté. Les saints de tous les temps, que nous célébrons tous ensemble aujourd’hui, ne sont pas simplement des symboles, des êtres humains distants et inaccessibles. Au contraire, ce sont des gens qui ont vécu les pieds sur terre ; ils ont fait l’expérience du labeur quotidien de l’existence avec ses succès et ses échecs, trouvant dans le Seigneur la force de ressusciter encore et encore et de continuer sur le chemin.» » (Pape François – Angélus du 1er novembre 2019)

Toussaint
Toussaint

Cette fête est l’une des plus solennelles de l’année. Elle a été instituée pour remercier Dieu d’avoir sanctifié ses serviteurs sur la terre et de les avoir couronnés de gloire dans le ciel; pour honorer les saints qui n’ont pas une fête particulière dans l’année ; pour multiplier nos intercesseurs ; pour réparer les négligences commises dans les fêtes particulières des saints ; pour nous rappeler que nous sommes tous appelés à être saints, et que nous pouvons y réussir en correspondant à la grâce de Dieu.

Nous avons, en ce jour, à méditer le bonheur dont les élus jouissent dans le ciel, comme la Vierge Marie par excellence, et nous dire que le même bonheur nous attend, mais à condition de les imiter et de vivre comme eux, car rien de souillé n’entrera dans la Jérusalem céleste.

Méditons, pendant cette octave (huit jours), les huit Béatitudes, comme les voies qui conduisent au ciel. À la Toussaint, nous nous retrouvons en l’Église. Nos saints nous aiment ; ils nous attendent. Tous ces saints parents rendus de l’autre bord nous appellent au souvenir.

Le 2 novembre, jour des Morts, l’emporte aussi en émotion et en dévotion. Le lendemain de la Toussaint, l’Église fait la commémoration des morts. Elle fait des prières pour le soulagement et le repos de ceux qui sont décédés mais qui n’ont pas pu encore pleinement rencontrer Dieu.

Souvenons-nous d’offrir pour eux des prières, des aumônes et surtout le saint sacrifice de la MESSE. Nos parents et nos amis s’adressent à nous dans leurs souffrances et nous disent : « Ayez pitié de nous, vous au moins qui êtes nos amis. » (Job, 19, 21) Soyons sensibles à leur état, soyons touchés de leurs peines, et procurons-leur les secours qu’ils attendent de nous.

Entrons dans le cimetière pour y réfléchir sérieusement sur la brièveté de la vie, sur la vanité des choses du monde et sur la mort. Les ossements de ceux qui y reposent nous avertiront de penser à notre dernier jour. Préparons-nous-y déjà !

LES MORTS, où sont-ils?

Savez-vous où sont les morts? Que devient quelqu’un quand il meurt? Y a-t-il un espoir pour nos disparus?

La seule manière de trouver la réponse à ces questions consiste à consulter la plus grande autorité en la matière. Il est bien plus qu’un savant, un médecin, un chef de laboratoire. Certainement, car ces gens-là sont aussi mortels. Seul le Créateur de l’homme, le Dieu qui vit éternellement, a qualité pour nous renseigner.

La Parole de Dieu déclare clairement : « Les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts ne savent  rien, ( … ) car il n’y a ni œuvre, ni pensée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas. » (Ecclésiaste 9, 5.10). Cette Parole dit aussi au sujet de ceux qui meurent : « Leur souffle s’en va, ils rentrent dans la terre, et ce même jour leurs projets périssent. » (Psaume 146, 4). Ainsi, quand quelqu’un meurt, il n’a plus aucune conscience; apparemment, il n’existe plus, sous quelque forme que ce soit.

Mais il y a néanmoins une espérance merveilleuse pour les morts. Dieu peut soutenir tous ceux qui ont vécu et sont morts, car il a fait cette promesse : « Il y aura une résurrection des justes et des injustes. » (Actes 24, 15). Où donc?

Dans le nouvel ordre établi par lui, Dieu peut faire revenir les morts à la vie. L’occasion de vivre éternellement dans son paradis leur est offerte (Apocalypse 21, 4), comme ce le fut au compagnon crucifié sur la croix au Golghota disant à Jésus : « Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. »  – « Je te le dis en vérité, lui répondit Jésus, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23, 42-43)

les saints témoins de l’espérance chrétienne

Ce dimanche, le Pape François, lors de l’angélus, place Saint-Pierre, a parlé sur deux béatitudes qui sont la voie vers la sainteté. Il a expliqué que les suivre comme les saints et les bienheureux, qui sont les témoins les plus légitimes de l’espérance chrétienne, c’est aller à contre-courant d’une mentalité mondaine.

SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint Pierre
Dimanche, 1 novembre 2020


Chers frères et sœurs bonjour!

En cette fête solennelle de la Toussaint, l’Église nous invite à réfléchir sur la grande espérance, qui se fonde sur la résurrection du Christ: le Christ est ressuscité et nous serons aussi avec lui.

Les Saints et les Bienheureux sont les témoins les plus autorisés de l’espérance chrétienne, parce qu’ils l’ont vécue pleinement dans leur existence, au milieu des joies et des souffrances, réalisant les béatitudes que Jésus a prêchées et qui résonnent aujourd’hui dans la liturgie (cf. Mt 5, 1-12a).

Les Béatitudes évangéliques, en effet, sont le chemin de la sainteté. Je m’attarde maintenant sur deux Béatitudes, la deuxième et la troisième. La seconde est celle-ci: « Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » (v. 4).

Ces mots semblent contradictoires, car pleurer n’est pas un signe de joie et de bonheur. Les raisons de pleurer et de souffrir sont la mort, la maladie, l’adversité morale, le péché et les erreurs: simplement la vie quotidienne, fragile, faible et marquée par les difficultés.

Une vie parfois blessée et éprouvée par des ingratitudes et des malentendus. Jésus proclame bienheureux ceux qui pleurent ces réalités et, malgré tout, font confiance au Seigneur et se placent sous son ombre. Ils ne sont pas indifférents, ils ne s’endurcissent pas le cœur dans la douleur, mais ils espèrent patiemment la consolation de Dieu et ils éprouvent déjà cette consolation dans cette vie.

Dans la troisième Béatitude, Jésus dit: « Heureux les doux, car ils hériteront de la terre » (v. 5). Frères et sœurs, douceur! La douceur est caractéristique de Jésus, qui dit de lui-même: « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 29).

Les mythes sont ceux qui savent se dominer, qui laissent place à l’autre, l’écoutent et le respectent dans son mode de vie, dans ses besoins et dans ses demandes. Ils n’ont pas l’intention de le submerger ou de le diminuer, ils ne veulent pas tout dominer et tout dominer, ni imposer leurs idées et leurs intérêts au détriment des autres.

Ces gens, que la mentalité mondaine n’apprécie pas, sont au contraire précieux aux yeux de Dieu, qui leur donne en héritage la terre promise, c’est-à-dire la vie éternelle. Cette béatitude commence aussi ici-bas et s’accomplira au Ciel, en Christ.

La douceur. Dans ce moment de la vie mondiale, aussi, où il y a tant d’agressivité …; et même dans la vie de tous les jours, la première chose qui sort de nous est l’agression, la défense… Nous avons besoin de douceur pour avancer sur le chemin de la sainteté. Écouter, respecter, ne pas attaquer: la douceur.

Chers frères et sœurs, choisissez la pureté, la douceur et la miséricorde; choisir de se confier au Seigneur dans la pauvreté de l’esprit et dans l’affliction; s’engager pour la justice et la paix, tout cela signifie aller à contre-courant de la mentalité de ce monde, de la culture de la possession, du plaisir insensé, de l’arrogance envers les plus faibles.

Ce chemin évangélique a été parcouru par les saints et les bienheureux. La solennité d’aujourd’hui, qui célèbre la Toussaint, nous rappelle la vocation personnelle et universelle à la sainteté, et nous offre des modèles sûrs pour ce chemin, que chacun parcourt de manière unique, de manière irremplaçable.

Il suffit de penser à la variété inépuisable de dons et d’histoires concrètes qui existent entre saints et saints: ils ne sont pas les mêmes, chacun a sa propre personnalité et a développé sa vie dans la sainteté selon sa propre personnalité. Chacun de nous peut le faire, emprunter cette voie. La douceur, la douceur s’il vous plaît et nous irons à la sainteté.

Cette immense famille de fidèles disciples du Christ a une Mère, la Vierge Marie. Nous la vénérons avec le titre de Reine de tous les Saints, mais elle est avant tout la Mère, qui apprend à chacun à accueillir et à suivre son Fils. Puisse-t-elle nous aider à nourrir le désir de sainteté en marchant sur le chemin des Béatitudes.

Après l’angélus

Chers frères et sœurs! Hier, à Hartford, aux États-Unis d’Amérique, Michael McGivney, prêtre diocésain, fondateur des Chevaliers de Colomb, a été proclamé bienheureux. Engagé dans l’évangélisation, il a fait tout son possible pour répondre aux besoins des nécessiteux, en promouvant l’entraide. Puisse son exemple nous inciter tous à témoigner de plus en plus de l’Évangile de la charité. Une salve d’applaudissements au nouveau bienheureux!

En ce jour de fête, n’oublions pas ce qui se passe au Haut-Karabakh, où les affrontements armés se succèdent dans des trêves fragiles, avec une augmentation tragique du nombre de victimes, la destruction de maisons, d’infrastructures et de lieux de culte, une implication de plus en plus massive des populations civiles. C’est tragique!

Je voudrais renouveler mon appel sincère aux dirigeants des parties en conflit, afin qu ‘ »ils interviennent le plus rapidement possible, pour arrêter l’effusion de sang innocent » (Enc. Fratelli tutti, 192): qu’ils  pensent non pas à résoudre la polémique qui les oppose par la violence, mais à s’engager dans des négociations sincères, avec l’aide de la communauté internationale.

Pour ma part, je suis proche de tous ceux qui souffrent et je vous invite à demander l’intercession des saints pour une paix stable dans chaque partie du monde.


© Copyright – Libreria Editrice Vaticana

Catéchèse – 12. Jésus homme de prière

Lors de l’audience générale, le Pape François a poursuivi ce mercredi matin son cycle de catéchèses sur la prière, salle Paul VI, au Vatican. Il s’est exprimé sur la première prière de Jésus sur les bords du Jourdain lors de son baptême par Jean-Baptiste. Au milieu des pécheurs, il reçoit la bénédiction de Dieu le Père qu’il étendra ensuite à tout le peuple.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 28 octobre 2020


Catéchèse – 12. Jésus homme de prière

Résumé

Frères et sœurs, nous poursuivons notre parcours sur la prière par le récit du Baptême du Seigneur. Bien que sans péché, Jésus se fait solidaire de notre condition humaine et il prie avec les pécheurs du peuple de Dieu.

Il ne reste pas à distance mais se plonge dans les mêmes eaux de purification. Inaugurant sa mission, il se met à la tête d’un peuple de pénitents, se chargeant d’ouvrir une brèche à travers laquelle tous devront avoir le courage de passer après lui. L’évangéliste met en évidence le climat de prière dans lequel le baptême de Jésus se déroule.

C’est en priant que Jésus ouvre la porte des cieux, que descend l’Esprit Saint, et que le Père déclare qu’il est le Fils bien aimé. Cette prière de Jésus, qui, à ce moment, lui est personnelle, deviendra par grâce la prière de tous les baptisés dans le Christ.

Ainsi, dans les moments sombres de la vie nous devons supplier pour que la prière de Jésus devienne aussi la nôtre. Nous entendrons alors une voix du ciel nous dire avec tendresse : « Tu es aimé de Dieu, tu es fils du Père, tu es sa joie ».

***

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui, dans cette audience, comme nous l’avons fait lors d’audiences précédentes, je resterai ici. J’aimerais descendre, dire bonjour à tout le monde, mais il faut garder nos distances, car si je descends tout de suite il y a un rassemblement pour dire bonjour, et c’est contre les traitements, les précautions qu’il faut avoir devant cette « dame » qui s’appelle Covid et cela nous fait tellement mal.

Pour cela, excusez-moi si je ne descends pas vous saluer: je vous salue d’ici mais je vous porte tous dans mon cœur. Et vous, portez-moi dans votre cœur et priez pour moi. De loin, on peut prier les uns pour les autres; Merci de votre compréhension.

Dans notre itinéraire de catéchèse sur la prière, après avoir parcouru l’Ancien Testament, nous arrivons maintenant à Jésus, et Jésus a prié. Le début de sa mission publique a lieu avec le baptême dans le Jourdain.

Les évangélistes sont d’accord pour attribuer une importance fondamentale à cet épisode. Ils racontent comment tous les gens se sont réunis dans la prière, et ils précisent en quoi ce rassemblement avait un caractère pénitentiel clair (cf. Mc 1,5; Mt 3,8). Les gens sont allés vers Jean pour se faire baptiser pour le pardon des péchés: il y a un caractère pénitentiel, de conversion.

Le premier acte public de Jésus est donc la participation à une prière chorale du peuple, une prière du peuple qui va se faire baptiser, une prière pénitentielle, où chacun se reconnaît comme pécheur. Pour cette raison, le Baptiste voudrait s’opposer et dit: « Est-ce moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi? » (Mt 3, 14).

Le Baptiste comprend qui était Jésus, mais Jésus insiste: c’est un acte qui obéit à la volonté du Père (v. 15), un acte de solidarité avec notre condition humaine. Il prie avec les pécheurs du peuple de Dieu, gardons ceci à l’esprit: Jésus est le juste, il n’est pas un pécheur.

Mais Il voulait descendre vers nous, pécheurs, et Il prie avec nous, et quand nous prions, Il est avec nous en train de prier; Il est avec nous parce qu’il est au ciel en train de prier pour nous. Jésus prie toujours avec son peuple, il prie toujours avec nous toujours.

Nous ne prions jamais seuls, nous prions toujours avec Jésus. Il ne reste pas sur la rive opposée du fleuve – «Je suis juste, vous les pécheurs» – pour marquer sa diversité et sa distance par rapport aux désobéissants, mais il plonge ses pieds dans les mêmes eaux de purification. Il agit comme un pécheur. Et c’est la grandeur de Dieu qui a envoyé son Fils qui s’est anéanti et est apparu comme un pécheur.

Jésus n’est pas un Dieu lointain, et il ne peut pas l’être. L’incarnation l’a révélé d’une manière complète et humainement impensable. Ainsi, en inaugurant sa mission, Jésus se met à la tête d’un peuple de pénitents, comme s’il se chargeait d’ouvrir une brèche par laquelle nous devons tous, après lui, avoir le courage de passer. Mais le chemin, le chemin est difficile; mais Il s’en va, ouvrant la voie.

Le Catéchisme de l’Église catholique explique que c’est là la nouveauté de la plénitude des temps. Il dit: «La prière filiale, que le Père attendait de ses enfants, est finalement vécue par le Fils unique lui-même dans son humanité, avec les hommes et pour les hommes» (n. 2599). Jésus prie avec nous. Mettons ceci dans nos têtes et nos cœurs: Jésus prie avec nous.

Ce jour-là, sur les rives du Jourdain, il y a donc toute l’humanité, avec ses aspirations tacites à la prière. Il y a surtout le peuple des pécheurs: ceux qui pensaient ne pas pouvoir être aimés de Dieu, ceux qui n’osaient pas dépasser le seuil du temple, ceux qui ne priaient pas parce qu’ils ne se sentaient pas dignes. Jésus est venu pour tout le monde, même pour eux, et il commence précisément par les rejoindre.

Surtout, l’Évangile de Luc met en évidence le climat de prière dans lequel le baptême de Jésus a eu lieu: «Pendant que tout le peuple se faisait baptiser et que Jésus, ayant également reçu le baptême, se tenait dans la prière, le ciel s’est ouvert» (3.21 ). En priant, Jésus ouvre la porte du ciel et le Saint-Esprit descend de cette brèche.

Et d’en haut une voix proclame la prodigieuse vérité: « Tu es mon Fils, le bien-aimé: en toi je me suis plu » (v. 22). Cette simple phrase contient un immense trésor: elle nous fait comprendre quelque chose du mystère de Jésus et de son cœur toujours tourné vers le Père.

Dans le tourbillon de la vie et du monde qui viendra le condamner, même dans les expériences les plus dures et les plus tristes qu’il devra endurer, même lorsqu’il éprouve qu’il n’a nulle part où reposer sa tête (cf.Mt 8, 20), même lorsque se déchaîne autour de lui haine et persécution, Jésus n’est jamais sans le refuge d’une demeure: il demeure éternellement dans le Père.

Cette prière de Jésus, qui sur les rives du Jourdain est totalement personnelle – et il en sera ainsi tout au long de sa vie terrestre – à la Pentecôte elle deviendra par grâce la prière de tous ceux qui sont baptisés dans le Christ. Il a lui-même obtenu ce don pour nous et nous invite à prier en priant.

Pour cette raison, si dans une soirée de prière nous nous sentons faibles et vides, s’il nous semble que la vie a été complètement inutile, nous devons à ce moment implorer que la prière de Jésus devienne aussi la nôtre. «Je ne peux pas prier aujourd’hui, je ne sais pas quoi faire: je n’en ai pas envie, je suis indigne, indigne». A ce moment, il faut se confier à lui pour prier pour nous.

Il est en ce moment devant le Père priant pour nous, il est l’intercesseur; que le Père voit les blessures pour nous. Nous avons confiance en cela! Si nous avons la foi, alors nous entendrons une voix du ciel, plus forte que celle qui monte des bidonvilles de nous-mêmes, et nous entendrons cette voix murmurer des paroles de tendresse: «Tu es le bien-aimé de Dieu, tu es le fils, tu es la joie du Père du Ciel .»

Précisément pour nous, pour chacun de nous la parole du Père résonne: même si nous avons été rejetés de tous, pécheurs de la pire espèce. Jésus n’est pas descendu dans les eaux du Jourdain pour lui-même, mais pour nous tous. C’était tout le peuple de Dieu qui s’est approché du Jourdain pour prier, demander pardon, faire ce baptême de pénitence. Et comme le dit ce théologien, ils se sont approchés du Jourdain « âmes nues et pieds nus ».

L’humilité aussi. Il faut de l’humilité pour prier. Il a ouvert les cieux, comme Moïse avait ouvert les eaux de la mer Rouge, pour que nous puissions tous passer derrière lui, Jésus nous a donné sa propre prière, qui est son dialogue d’amour avec le Père. Il nous l’a donné comme semence de la Trinité, qui veut s’enraciner dans nos cœurs. Accueillons-le! Accueillons ce don, le don de la prière. Toujours avec lui et nous n’irons pas mal.

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Salutations

Salut Je salue cordialement les personnes de langue française. Jésus nous propose sa prière, son dialogue d’amour avec le Père. Puissions-nous la faire nôtre, surtout dans les moments difficultés, afin de les traverser dans la foi, avec le secours de sa tendresse. Que Dieu vous bénisse.

Je salue cordialement les pèlerins anglophones. Sur vous et vos familles, j’invoque la joie et la paix du Christ. Que Dieu vous bénisse!

Je salue cordialement les fidèles germanophones. Nous remercions le Seigneur pour le don du baptême, par lequel nous sommes devenus enfants de Dieu et membres du Corps mystique du Christ qu’est l’Église. Vivons et partageons cette grâce ineffable avec une joie spirituelle, en restant toujours profondément enracinés dans l’amour paternel de Dieu.

Je salue cordialement les pèlerins hispanophones.Que le Seigneur Jésus nous accorde la grâce de faire de sa prière, qui est un dialogue d’amour avec le Père, devenir aussi la nôtre, avec l’assurance que Dieu nous aime, nous pardonne et nous invite à vivre comme ses fils et ses filles, en intimité avec Lui. Que Dieu vous bénisse tous.

Chers pèlerins de langue portugaise, je vous salue cordialement. Rien ne peut vous empêcher de vivre et de grandir dans l’amitié du Père céleste et de témoigner de toute sa bonté et de sa miséricorde! J’invoque sa bénédiction sur vous et vos familles.

Je salue les fidèles arabophones. La prière chrétienne est une invocation faite avec foi, espérance et charité qui implique la confiance en la volonté de Dieu. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal!

Je salue cordialement les pèlerins polonais. Le 22 octobre, nous avons célébré le mémorial liturgique de Saint Jean-Paul II, en cette année centenaire de sa naissance. Il a toujours exhorté un amour privilégié pour le plus petit et sans défense et pour la protection de chaque être humain, de la conception à la mort naturelle.

Par l’intercession de Marie Très Sainte et du Saint Pontife polonais, je demande à Dieu d’éveiller dans le cœur de tous le respect pour la vie de nos frères, en particulier les plus fragiles et sans défense, et de donner de la force à ceux qui les accueillent et prennent soin d’eux. , même quand il faut un amour héroïque. Que Dieu vous bénisse!

Appel

Je me joins à la douleur des familles des jeunes étudiants brutalement tués samedi dernier à Kumba, au Cameroun. Je suis très déconcerté par un acte aussi cruel et insensé, qui a arraché les petits innocents à la vie alors qu’ils prenaient des cours à l’école. Que Dieu illumine les cœurs, pour que des gestes similaires ne se répètent jamais et pour que les régions tourmentées du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays puissent enfin trouver la paix!

J’espère que les armes soient silencieuses et que la sécurité de tous et le droit de chaque jeune à l’éducation et à l’avenir puisseent être garantis. J’exprime mon affection aux familles, à la ville de Kumba et à tout le Cameroun et j’invoque le réconfort que seul Dieu peut donner.

* * *

J’adresse un salut cordial aux fidèles italophones. Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête des saints apôtres Simon et Judas Thaddée. Je vous exhorte à suivre leur exemple en mettant toujours le Christ au centre de votre vie, pour être de vrais témoins de son Évangile dans notre société.

Enfin, mes pensées vont, comme d’habitude, aux personnes âgées, aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. Je souhaite que chacun grandisse chaque jour dans la contemplation de la bonté et de la tendresse qui rayonnent de la personne du Christ. Merci.