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sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

LE MOIS DES FIDÈLES DÉFUNTS 2 novembre.

LE MOIS DES FIDÈLES DÉFUNTS 2 novembre.

Selon LE MOIS DE NOVEMBRE CONSACRÉ AU SOUVENIR DES ÂMES DU PURGATOIRE
par des considérations sur les peines qu’elles y souffrent, les motifs et les moyens de les soulager et sur l’utilité de la pensée du purgatoire L. Grandmont Liège 1841

LE JOUR DES MORTS.

Sur les souffrances du Purgatoire en général.

jugement dernier - abbatiale de Conques
jugement dernier – abbatiale de Conques
PRÉPARATION.

1° Faites un acte de foi sur la présence de Dieu, qui vous voit ; adorez-le, consacrez-vous à lui.
2° Demandez pardon de vos péchés, qui sont le plus grand obstacle aux fruits de l’oraison ; insistez sur quelques-uns en particulier.
3° Invoquez les lumières de l’Esprit-Saint, le secours de la sainte Vierge, de votre bon Ange et de quelque Saint auquel vous avez plus de dévotion.

CORPS DE L’ORAISON.

I

Hier, ô mon Dieu ! j’ai médité sur le bonheur du ciel. Oh ! qu’il m’en coûte de quitter la contemplation de ce séjour de gloire, de consolation et de bonheur, dont le souvenir est si propre à nous encourager ; mais je dois obéir à votre Église qui veut que je m’occupe aujourd’hui des âmes souffrantes au purgatoire.

Je vous bénis, ô Jésus! chef adorable de l’Église, et vous remercie d’avoir établi, entre les membres qui la composent dans le ciel, dans le purgatoire et sur la terre, ces liens de charité que la mort ne saurait détruire.

Nous nous réjouissons du bonheur de nos frères qui sont dans la gloire ; ils vous présentent nos vœux et nos prières, et demandent, pour nous et avec nous, les grâces dont nous avons besoin pour les imiter et pour obtenir la même récompense qu’eux.

Vous voulez aussi que nous nous attendrissions sur le sort de ceux de nos frères qui n’ont point encore acquitté leurs dettes envers votre justice, et que nous méditions sur la rigueur de leurs souffrances, pour nous exciter à les soulager et à éviter nous-mêmes de semblables malheurs.

J’entre, ô mon Sauveur! dans les vues de votre miséricorde, et je viens d’abord méditer, en votre adorable présence, sur la rigueur des souffrances qu’on endure dans le purgatoire.

*

Les souffrances qu’on endure en purgatoire doivent être proportionnées à la grandeur de Dieu que le pécheur a offensé, à l’énormité et au nombre des péchés dont il s’est rendu coupable. Cette règle de justice est dans ma conscience, ô mon Dieu! et c’est vous-même qui l’y avez gravée pour me servir de guide et de juge…

Or, à ce titre, qu’elles doivent être redoutables les souffrances du purgatoire, puisque vous êtes infiniment grand, infiniment parfait, et que toute désobéissance envers vous, ô bonté suprême ! – renferme un caractère de révolte, de désordre et d’ingratitude qui mérite châtiment !

Qui oserait dire, ô mon Dieu ! qu’on n’est pas plus coupable, quand on outrage son bienfaiteur on son père, que lorsqu’on désobéit à un inférieur, à un étranger, ou à un inconnu dont les droits sont nuls, incertains? Mais n’êtes-vous pas, Seigneur, le plus grand, le plus généreux de tous les bienfaiteurs, le plus tendre de tous les pères ?

Il n’est donc point de désobéissance, point de révolte, point d’outrage dont l’énormité puisse être comparée au crime dont le pécheur se rend coupable envers votre infinie majesté. Oui, il est infiniment coupable, et c’est pour cela sans doute que les peines de l’enfer sont éternelles; car, si elles ne l’étaient pas, elles ne seraient pas proportionnées à l’injure que vous avez reçue….

Les peines du purgatoire n’étant pas infinies dans leur durée, je dois craindre qu’elles ne soient infiniment plus rigoureuses dans leur intensité, même quand vous avez pardonné au pécheur, même quand vous ne punissez en lui que des fautes légères.

Mais ici je ne suis pas livré à de simples conjectures, j’ouvre les annales du monde, et je vois la femme de Loth changée en statue pour un simple regard de curiosité ; je vois Moïse privé d’entrer dans la terre promise, pour une faute d’impatience et de défiance ; je vois David obligé de choisir entre trois fléaux terribles, en punition d’un mouvement de vanité; je vois Ananie et Saphire punis de mort pour un simple mensonge.

Si vous punissez aussi sévèrement sous l’empire de la miséricorde, ô mon Sauveur! que sera-ce donc quand nous n’aurons plus, à notre disposition, les mérites infinis de votre précieux sang, quand nous serons dans cette prison, où il faudra payer jusqu’à la dernière obole?…

Dissipez, ô mon Dieu ! l’aveuglement dans lequel nous sommes plongés ; faites-nous comprendre combien il est injuste et cruel envers lui-même, celui qui s’épargne dans cette vie, qui refuse de faire pénitence et qui s’expose à subir de pareils tourments….

II

La raison éclairée par la foi suffit déjà pour m’inspirer des craintes ; le langage des Prophètes, des Apôtres et des Docteurs de l’Église est-il propre à me rassurer sur la rigueur des souffrances qu’éprouvent les âmes du purgatoire? Non, sans doute : tous m’annoncent qu’il faut faire pénitence dans les larmes, le jeûne, la cendre, le cilice.

Le saint précurseur de Jésus-Christ et Jésus- Christ lui-même, ont tenu le même langage ; tous nous exhortent à faire des sacrifices d’expiation, de renoncement à nous-mêmes, de mortification des sens, sous peine de tomber entre les mains du Dieu vivant, selon la menace de l’Apôtre, et de n’être sauvé qu’en passant par ce feu purifiant dont parle le même Apôtre, et qui doit distinguer, dans nos œuvres, celles qui ont été faites au nom de Jésus-Christ, ou celles qui n’ont été fondées que sur des motifs frivoles, que le vent dissipe comme la poussière, ou que le feu consume comme la paille.

J’interroge saint Cyprien, et il me dit : « Il vaut bien mieux expier ses péchés ici-bas, même par le martyre, que de remettre à le faire dans l’autre vie, dans cette prison terrible où l’on paye à Dieu jusqu’aux plus petites fautes. »

J’interroge saint Césaire d’Arles, et il me répond : « Que personne ne dise : Qu’importe le temps que je resterai dans le purgatoire, pourvu que je parvienne à la gloire éternelle.

Car, mes frères, le feu du purgatoire sera plus insupportable que tous les tourments que l’on peut souffrir, ou même imaginer dans cette vie vous, qui trembleriez s’il fallait mettre un moment le bout du doigt sur des brasiers ardents, comment supporterez-vous celui du purgatoire pendant plusieurs jours, mois, années peut-être ? »

J’interroge saint Augustin, et il m’assure que les souffrances du purgatoire sont aussi cruelles qu’inouïes ; il me dit que les tourments des Martyrs ne sont rien en comparaison de ceux du purgatoire. Saint Jérôme, saint Grégoire, pape, tous les Saints me tiennent le même langage.

Saint Thomas, le théologien par excellence, l’oracle de son siècle et de tous les siècles, saint Thomas ne craint pas de dire que les peines du purgatoire sont les mêmes que celles de l’enfer, et qu’elles n’en diffèrent que par la durée.

*

Quelle serait donc, ô mon Dieu, la disposition d’une âme qui aurait la possibilité d’échapper un instant à votre justice? avec quel empressement elle viendrait faire pénitence dans cette vie ! Il n’est aucune austérité qu’elle ne fut disposée à embrasser, aucun sacrifice qu’elle ne fût prête à faire, pour se délivrer de la pénitence redoutable qui lui est imposée dans le purgatoire.

Comment après cela, ô mon Dieu ! ne suis-je pas résolu à secourir ces pauvres âmes ? Me fussent-elles inconnues, un sentiment de commisération devrait me toucher, hélas ! je me pique d’avoir le cœur sensible et compatissant pour ceux qui souffrent ; quelle compassion ne dois-je pas avoir pour des âmes aussi souffrantes ?

Quand mes parents et mes amis sont plongés dans la tristesse et la douleur, mon intérêt redouble, et il n’est rien que je ne fasse pour leur procurer du soulagement ; mais c’est souvent en vain que je m’agite et que je m’afflige ; votre justice et quelquefois votre miséricorde ne veulent pas que nos vœux soient exaucés : vous faites souffrir le corps pour sauver l’âme.

Il n’en est pas ainsi des personnes qui souffrent dans le purgatoire : je suis assuré de les secourir efficacement, et je veux le faire, ô mon Dieu ! par tous les moyens que vous mettez à ma disposition, par la prière, par le saint sacrifice de la messe, la sainte communion, l’aumône, le jeûne, les indulgences, etc. Je le ferai souvent, mais plus particulièrement pendant ce mois.

CONCLUSION.

1° Remerciez Dieu des grâces qu’il vous a faites, des bonnes pensées qu’il vous a inspirées.
2° Demandez-lui pardon des négligences que vous avez eues.
3° Renouvelez les résolutions prises.

Indulgence applicable aux morts.

— Le chemin de la Croix est de toutes les pratiques de piété celle à laquelle est attachée l’indulgence. On obtient en faisant celle pratique l’indulgence toujours applicable aux âmes du purgatoire.

Il faut sans doute purifier sa conscience par un acte de contrition pour faire cette pratique d’une manière plus fructueuse et plus agréable à Dieu, mais la confession et la communion sont recommandées; les infirmes, les voyageurs, ou autres personnes qui ne peuvent pas aller à l’église obtiennent la même indulgence en se procurant un Crucifix bénit à cet effet par un prêtre qui en ait reçu l’autorisation.

*

Très-sainte Vierge Marie à qui sont chères les âmes du purgatoire, et pour la délivrance desquelles vous employez chaque jour votre crédit et votre protection devant Dieu, souffrez qu’humblement je me prosterne à vos pieds ; daignez me bénir, et obtenez que votre cher Fils me bénisse, et qu’en faveur de ces âmes infortunées puisse se hâter leur délivrance. Ainsi soit-il.

defunts
defunts

LE MOIS DES  FIDÈLES TRÉPASSÉS – 1er NOVEMBRE

LE MOIS DES  FIDÈLES TRÉPASSÉS – 1er NOVEMBRE

Jésus et les âmes du purgatoire
Jésus et les âmes du purgatoire

Le mois de novembre est dédié aux Saintes Âmes du Purgatoire. L’Église commémore tous ses enfants fidèles qui ont quitté cette vie, mais qui n’ont pas encore atteint les joies du ciel. St Paul nous avertit que nous ne devons pas être ignorants au sujet des morts, ni être tristes, « comme d’autres qui n’ont aucune espérance… Car le Seigneur lui-même descendra du ciel… et les morts qui sont en Christ ressusciteront.»

L’Église nous a toujours appris à prier pour ceux qui sont allés dans l’éternité. Même dans l’Ancien Testament, des prières et des aumônes étaient offertes pour les âmes des morts par ceux qui pensaient « bien et religieusement à la résurrection ».

On croyait que « ceux qui s’étaient endormis avec piété avaient une grande grâce réservée pour eux » et que « c’est donc une pensée sainte et saine de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés des péchés ». Nous savons qu’une âme souillée ne peut pas entrer au ciel.

*

Ce qui suit est d’après le Père ENFANTIN, Vicaire-Général de Valence (1853)

L’existence du Purgatoire.

Point de doctrine. — Il est de foi qu’il y a un purgatoire; l’Église l’a décidé en concile général (concile de Trente), en décidant un autre point de foi, qui est que la peine n’est pas remise avec le péché par la grâce de la justification ; d’où avant d’entrer au ciel, où rien de souillé ne peut entrer, il faut expier son péché, en subissant la peine qui lui est due, ou dans ce monde ou dans l’autre.

Réflexions sur le sujet.

II y a un purgatoire, ou lieu d’expiation et de souffrances, où sont détenues les âmes des fidèles défunts, jusqu’à ce qu’elles aient entièrement satisfait à la justice divine, et qu’elles se soient purifiées de toutes les souillures du péché.

Là ces âmes infortunées, principalement au jour qui leur est consacré, réclament notre assistance par la voix de l’Église, ne pouvant plus se faire entendre elles-mêmes ; et chacune d’entre elles nous dit, dans les accents de la plus vive douleur : Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, ô vous du moins qui êtes mes amis ! parce que la redoutable justice du Dieu vivant s’est appesantie sur moi ( Job XIX, 21 ).

Le pieux et savant Gerson les fait parler ainsi : « membres de l’Église militante, enfants de la foi, vous tous nos frères, prenez pitié de nous ! Priez pour nous, qui sommes dans l’impossibilité de nous secourir nous-mêmes ! le secours que nous réclamons, il nous est permis de l’attendre de vous ; ne nous le refusez pas !

Vous qui nous avez connus sur la terre, qui avez été dans notre intimité, qui nous avez aimés, pourriez-vous consentir à nous oublier dans le triste état où nous sommes réduits ? n’est-il pas écrit que c’est au jour de l’affliction que se fait connaître le véritable ami ? Et quelle affliction est comparable à la nôtre ?

Laissez-vous donc toucher de compassion, et craignez, si vous restiez insensibles à nos maux, de provoquer sur vous ce redoutable anathème consigné dans les livres saints : Que le cœur dur sera accablé de maux au dernier jour. »( Siracide 11, 27-28) . » (Gerson, de Querela defunct ., t. 3, p. 103, édit. Dupin)

Résolutions.

Que ferai-je, entendant les gémissements, les prières et les cris de ces âmes infortunées ? Fermerai-je l’oreille pour ne pas entendre, et me dispenser par-là de remplir un devoir de charité ou nierai -je l’existence d’un purgatoire ? Je ne ferai ni l’un ni l’autre ; mais je me lèverai, et j’irai à la rencontre de ces âmes souffrantes qui réclament mon secours, afin de les assister. (St. Jérôme)

Prières:

— «Seigneur mon Dieu ces âmes qui vous sont chères, puisqu’elle ont quitté la vie dans votre grâce, ne peuvent plus mériter, et je le puis étant encore sur la terre des miséricordes; je viens donc vous offrir en leur nom mes prières, mes sacrifices « et mes faibles mérites, en union et par les mérites de notre Seigneur Jésus, de la très sainte Vierge Marie, des saints Anges et de tous les Saints, afin que vous daigniez, dans votre infinie miséricorde, adoucir leurs peines et les délivrer au plus tôt des tourments qu’elles endurent, pour les recevoir devant votre face, dans le sein de votre gloire, éternelle. Ainsi soit-il. »

Prier avec le De Profundis (psaume 129)  et l’Oraison Fidelium Deus : Dieu, créateur et rédempteur de tous les fidèles, accorde aux âmes de tes serviteurs le pardon de leurs péchés, afin qu’ils obtiennent l’indulgence qu’ils ont toujours obtenue par de pieuses supplications.

Très sainte Vierge Marie à qui sont chères les âmes du purgatoire, et pour la délivrance desquelles vous employez chaque jour votre crédit et votre protection devant Dieu, souffrez qu’humblement je me prosterne à vos pieds ; daignez me bénir, et obtenez que votre cher Fils me bénisse, afin qu’en faveur de ces âmes infortunées puisse se hâter leur délivrance. Ainsi soit-il.

PSaume 129
De profúndis clamávi ad te Dómine : *
Dómine, exáudi vocem meam.
Des profondeurs, j’ai crié vers toi, Seigneur,
Seigneur écoute ma voix.
Fiant aures tuæ intendéntes *
in vocem deprecatiónis meæ.
Que tes oreilles soient attentives à la voix de
ma prière.
Si iniquitátes observáveris Dómine : *
Dómine, quis sutinébit ?
Si tu tiens compte des iniquités, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Quia apud te propitiátio est : *
et propter legem tuam sustínui te Dómine.
Car près de toi est le pardon, et à cause de ta
loi j’ai espéré en toi Seigneur.
Sustínuit ánima mea in verbo ejus : *
sperávit ánima mea in Dómino.
Mon âme a espéré en ses paroles, mon âme a
espéré en le Seigneur.
A custódia matutína usque ad noctem, *
speret Israël in Dómino.
Depuis la garde du matin jusqu’à la nuit,
Qu’Israël espère en le Seigneur.
Quia apud Dóminum misericórdia : *
et copiósa apud eum redémptio.
Car auprès du Seigneur est la miséricorde, et
abonde chez lui la rédemption.
Et ipse rédimet Israël *
ex ómnibus iniquitátibus ejus.
Et c’est lui qui rachètera Israël de toutes ses
iniquités.
Requiem ætérnam : *
dona eis Dómine.
Donne-leur Seigneur le repos éternel.
Et lux perpétua *
lúceat eis.
Et que la lumière perpétuelle brille sur eux.

Oremus
– Fidélium, Deus, ómnium cónditor
et redémptor : animábus
famulórum, famularúmque tuárum
remissiónem cunctórum tríbue
peccatórum ; ut indulgéntiam, quam
semper optavérunt, piis supplicatiónibus
consequántur. Qui vivis et regnas cum
Deo Patre in unitáte Spíritus Sancti
Deus, per ómnia sæcula sæculórum.
Prions. – Dieu, Créateur & Rédempteur de
tous les fidèles, accorde aux âmes de tes
serviteurs & de tes servantes une rémission
abondante de tous leurs péchés, afin
qu’elles obtiennent par ces pieuses
supplications la miséricorde en laquelle
elles ont toujours espéré. Toi qui vis et
règnes avec le Père en l’unité du Saint
Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.
R/. Amen.
V/. Réquiem ætérnam dona eis, Dómine.
R/. Et lux perpetua luceat eis.
V/. Requiescant in pace.
R/. Amen.
V/. Donne-leur, Seigneur, le repos éternel.
R/. Et que la lumière perpétuelle brille sur
eux.
V/. Qu’ils reposent dans la paix.
R/. Amen.

MOIS DU ROSAIRE – jour 31 – Les cinq Mystères Glorieux

MOIS DU ROSAIRE – jour 31 – Les cinq Mystères Glorieux

(Nous les célébrons habituellement le mercredi et le dimanche)

mystères glorieux
mystères glorieux

1  La Résurrection de Jésus :

La Foi (en l’Amour de Dieu) (Mt 28, 5-8 et //)

Représentez-vous Jésus ressuscitant par sa propre vertu, le troisième jour après sa mort, et sortant du tombeau tout rayonnant de gloire, pour nous associer à Son triomphe.

Fruit : Le changement de vie, c’est-à-dire, la résurrection spirituelle.

Élévation à Jésus : O Divin Rédempteur, dans un Mystère où tu triomphes de tout, triomphe aussi de mon cœur, et ne permets pas que je demeure dans le tombeau du péché. Sauveur adorable, fais un dernier effort de Bonté et de Miséricorde; fend le rocher de mon cœur; les pierres mêmes ne te résistent pas.

Parle, Seigneur, et ta voix pénétrera au fond du tombeau, et m’élèvera, avec toi, au-dessus de la corruption de mes défauts, pour être un nouveau trophée de ta Victoire.

Élévation à Marie : O Marie, la plus heureuse des mères, à la vue de Votre Divin Fils ressuscité, l’amertume de Votre Douleur a été changée en un sentiment de joie ineffable. A Dieu ne plaise que je veuille changer Votre joie en deuil et en tristesse !

Mais j’ai besoin de Votre secours, pour m’affermir dans les plus saintes résolutions; daignez donc m’obtenir la grâce de manifester en moi la vie glorieuse de Jésus-Christ, afin que ma conduite soit, aux yeux de tous, une image vivante et un témoignage solennel de Sa Résurrection.

Réciter ensuite la dizaine d’Ave terminée par le Gloire au Père.

2 L’Ascension :

L’Espérance chrétienne, le désir du Ciel (Mc 16, 19-20 et //)

Représentez-vous Jésus-Christ accompagné de Ses disciples sur le Mont des Oliviers, les bénissant et s’élevant au Ciel en leur présence, porté sur une nuée qui le dérobe à leurs yeux, et après leur avoir dit: « Voici que Je suis avec vous jusqu’à la consommation des siècles ».

Fruit: Le désir du ciel et le mépris dit monde.

Élévation à Jésus : O Divin Jésus, toi qui es monté au ciel pour m’y préparer les grâces que tu me réserves ; accorde-les-moi et répand sur moi avec profusion toute sorte de bénédictions spirituelles, afin qu’après avoir été ici-bas pur et saint en ta présence, je puisse entrer aussi un jour dans les demeures éternelles.

Élévation à Marie : O Marie, je suis votre enfant adoptif, et, en vertu de cette adoption, Votre Divin Fils est monté au Ciel pour m’y préparer une place; obtenez-moi la grâce de la mériter par l’ardeur de mes désirs, par la ferveur de mes prières et par l’innocence de ma vie, afin que je puisse un jour entrer en possession de ce céleste héritage.

Réciter ensuite la dizaine d’Ave terminée par le Gloire au Père.

3 La Pentecôte :

La descente du Saint-Esprit en nos âmes (Ac 2, 1-13)

Représentez-vous Jésus-Christ assis à la droite de son Père et envoyant, selon sa promesse, son Esprit-Saint qui descend et s’arrête sur chacun de ses Apôtres sous la forme de langue de feu. Rappelez-vous les effets que cette descente du Saint-Esprit produisit.

Fruit: Le recueillement et la pureté.

Élévation à Jésus : O Divin Sauveur, aimable Jésus, qui, pour mettre le dernier sceau à l’œuvre de notre rédemption, as envoyé ton Esprit-Saint pour éclairer, purifier et embraser nos âmes; fais-Le descendre au fond de mon cœur, avec toute la plénitude de ses dons et l’abondance de ses grâces.

O Esprit consolateur, Don du Très-Haut, Doigt de Dieu, Source de Lumière, renouvelle en moi les effets que tu as produis dans les Apôtres.

Élévation à Marie : O Marie qui avez été remplie du Saint-Esprit avec les Apôtres et qui avez été digne de devenir Son plus beau sanctuaire, obtenez de Votre Divin Fils que je sois toujours docile aux inspirations de la grâce, afin de conserver toujours, comme un dépôt précieux, les dons et les fruits du Divin Esprit.

Réciter ensuite la dizaine d’Ave terminée par le Gloire au Père.

4 La Dormition et l’Assomption de la Vierge Marie :

Un pur amour de Jésus et de Marie, la grâce d’une bonne mort (Ap 12, 14-16)

Représentez-vous la Sainte Vierge dans la maison du Disciple bien-aimé où Elle termina une vie céleste dans un transport du plus tendre amour divin, et fut retirée du tombeau par les Anges qui la portèrent dans les cieux.

Fruit: L’union avec Dieu.

Élévation à Jésus : O Jésus qui as comblé de gloire ta Sainte Mère lors de son Assomption, préserve-moi de la corruption des vices, afin que mon âme épurée par ta grâce, s’élève dans le Ciel après ma mort et te glorifie éternellement.

Élévation à Marie : O Mère de Dieu, Chef-d’œuvre de la grâce, ornée des plus sublimes vertus pour être le Temple vivant de la divinité, le terme de Votre exil est arrivé. Votre Amour, comprimé par une si longue attente, a brisé, par un dernier effort, les liens du corps ; et Votre âme affranchie s’est envolée dans les joies éternelles pour s’y reposer au sein de la Divinité.

Obtenez-moi la grâce de me détacher des choses de la terre, et de n’avoir plus d’autre désir ici-bas que d’être réuni, dans le ciel, avec Vous, pendant toute l’éternité.

Réciter ensuite la dizaine d’Ave terminée par le Gloire au Père.

5 Le Couronnement de Sainte Marie dans le Ciel :

La Persévérance (une grande dévotion à Marie) (Ap. 12, 1-3)

Contemplez Marie élevée au-dessus de tous les Anges et de tous les Saints, sur un trône de gloire, et couronnée par Son Divin Fils comme Reine du Ciel et de la terre.

Fruit: La confiance en la sainte Vierge.

Élévation à Jésus : O Jésus, je t’adore dans cette gloire ineffable à laquelle tu as associé Marie, et dont tu as mesuré la communication et l’étendue sur ta puissance et ta tendresse. La gloire dont tu l’as couronnée, comme Reine du Ciel et de la terre, était tout à la fois la récompense de Ses mérites, et le glorieux apanage de Sa Maternité Divine.

O mon aimable Sauveur, rends-moi digne d’entrer aussi en participation de la béatitude des cieux. Tu veux des âmes de foi, livrées entièrement aux opérations de ta grâce, et fidèles à correspondre à ses divines impulsions. Je m’abandonne donc à toi sans réserve, afin que mon cœur détaché de tout, devienne l’image du tien.

Élévation à Marie : O Reine des Anges et des hommes, Vous êtes dans les cieux, au-dessus des Archanges et des Séraphins; Vous êtes supérieure en gloire à tous les Saints, comme Vous l’êtes en vertus et en mérites; Votre pouvoir auprès de Votre Fils égale Votre Amour pour Lui et Votre tendresse pour nous.

O Marie, Médiatrice des Chrétiens, canal de toutes les grâces, refuge des pécheurs, consolation des affligés et protectrice de tous les peuples et de tous les empires, nous nous jetons avec confiance dans le sein de Votre Miséricorde; montrez que Vous êtes notre Mère.

Réciter ensuite la dizaine d’Ave terminée par le Gloire au Père.

Consécration à la Très Sainte Vierge

O Reine du Ciel, je me prosterne devant Vous pour vous adresser les profonds hommages que je Vous dois, comme à la Mère de mon Dieu. Pénétré d’une reconnaissance toute filiale, je Vous rends de solennelles actions de grâces pour tous les bienfaits que Vous m’avez obtenus du Ciel, et me consacre, ô Vierge Sainte, à votre service.

A cet effet, je prends la résolution de dire tous les jours, en Votre honneur, au moins une dizaine du Saint rosaire qui nous rappelle les Mystères de Votre Divin Fils, Vos grandeurs et Vos vertus. Par combien de faveurs signalées n’avez-Vous pas en tout temps récompensé Vos serviteurs fidèles à réciter le rosaire !

Je me propose de Vous honorer par mon zèle pour Votre gloire, par mes prières, mon assiduité aux offices, et par la sainte et fréquente réception des Sacrements, avec le secours de Votre Sainte protection, que je réclame.

O Marie ! Je veux imiter Vos vertus, Votre amour pour le recueillement; je ne m’écarterai jamais des règles saintes de la modestie et de cette vertu qui Vous est si agréable; c’est par la pratique de cette belle vertu, qui nous rend semblables aux Anges, que je Vous montrerai que je suis Votre enfant, comme j’éprouverai, ô Marie, par les effets sensibles de Votre généreuse tendresse, que Vous êtes ma Mère. Ainsi soit-il.

Fin du Mois du Rosaire

D’après le manuel de Liège 1847

REINE DE TOUS LES SAINTS

« Tu es bénie entre toutes les femmes! » (Le 1, 42). « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Le l, 35). En toi nous désirons adorer, au plus haut degré, Dieu pour le don de la sainteté offerte aux hommes en Jésus-Christ.

Daigne toi aussi présider notre prière pour les défunts, par laquelle l’Église couronne, en un certain sens, la joie de la solennité de tous les Saints.
Jean-Paul II, Osservatore Romano 45, 0611-1984

CONSÉCRATION À NOTRE-DAME DU SAINT ROSAIRE.

Les Associés pourront répéter de temps à autre cette formule de consécration, spécialement le samedi et les jours de fête de la sainte Vierge, aux pieds de ses autels.

Permettez-moi, ô Vierge immaculée, Reine du saint Rosaire, de vous prendre aujourd’hui pour ma mère, ma pa­tronne, mon asile, mon refuge et ma protection ; je yeux vous donner mon cœur, mon corps, mon âme, tont mon être, et après Dieu, vous aimer par-des­sus tonte chose. Heureux celui qui vous consacre son amour ! N’êtes-vous pas, ô Vierge bénie ! plus belle que les Anges, plus belle que l’astre des nuits, plus bril­lante que le soleil ?

Ne surpassez-vous pas le lis en splendeur ? N’êtes-vous pas , comme un jardin de délices, la mère bien-aimée et sans tache de Jésus, la fille chérie du Père, réponse choisie entre mille ? qui pourrait donc vous refuser son cœur ? Je vous donne le mien, car vous êtes belle, enri­chie de toutes les grâces, comblée de toutes les perfections. Je vous le donne encore, ô Marie ! parce que la recon­naissance m’en impose le pressant de­voir.

Vierge sainte, le monde vous doit la vie de la grâce ; vous êtes la nouvelle Ève ; en vous le genre humain trouve sa joie, sa paix, sa réparation, son salut, sa consolation, son espoir. Il voit juste­ment en vous le rappel des exilés, le retour des bannis, la mère des orphelins, la lumière de ceux qui sont plongés dans les ténèbres, le port très sûr de ceux qui sont battus par la tempête.

Et moi spécialement, ô Mère de bonté ! j’ai con­tracté à votre égard une dette d’amour que toute l’ardeur des Séraphins serait incapable d’acquitter.

Vous avez toujours eu votre cœur ouvert pour moi ; vous m’a­vez retiré de l’abîme : vous m’avez défendu constamment contre les attaques réité­rées de l’enfer; vous ayez été ma force, mon courage, mon guide, mon soutien dans le désert de la vie, mon étoile parmi les écueils de cette mer orageuse du monde, si fertile en naufrages

N’est-il pas juste, aimable Reine du saint Ro­saire, de vous aimer, de vous bénir et d’être vos chevaliers pour vous glorifier sans cesse ?

Je me dévoue donc à votre service, et vous promets une fidélité inviolable. Mourir, et mille fois mourir plutôt que de trahir la foi de mon serment. O Reine du saint Rosaire, prenez possession de tout mon être, et commandez-y en sou­veraine! Bannissez de mon corps et de mon âme tout ce qui vous déplaît ; sanc­tifiez mon cœur, redressez ses inclina­tions perverses et purifiez ses intentions !

Oui, désormais je veux suivre vos inspirations, vivre sous votre regard ma­ternel, et n’agir que pour vous plaire ; vos désirs seront mes désirs, vos joies seront mes joies, vos douleurs seront mes douleurs, car vous êtes toute mienne, et je suis tout vôtre pour l’éternité !

O Mère bien-aimée ! veuillez me per­mettre de vous demander en ce moment spécialement trois choses :

1° Un cœur bien pur, pour bien vous aimer et bien aimer Jésus ;

2° Un jour qui vous soit consacré pour mourir entre vos bras, en prononçant des actes parfaits d’amour ;

3° La grâce de faire partie du Chœur privilégié, qui dans le ciel, aux pieds de votre trône, doit à jamais chanter vos louanges.

Je demande plus que je ne donne ; mais, Vierge sainte, n’êtes-vous pas infi­niment riche et puissante ? Les pécheurs convertis par vous ne forment-ils pas dans le ciel votre plus belle couronne ? Sauver mon âme sera donc un nouveau diamant ajouté à votre diadème ?

Et puis,  Reine du saint Rosaire, la place d’un chevalier de votre garde n’est-elle pas à vos pieds, dans le ciel comme sur la terre ? Vous me protègerez donc durant cette vie, vous m’assis­terez à l’heure de ma mort, vous recueil­lerez mon âme au dernier soupir, et vous l’introduirez dans les tabernacles éternels, où elle vous aimera et vous louera à tout jamais, en union avec les Anges et les Saints. Ainsi soit-il.