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sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

contemplation quotidienne de l’Évangile

03-02-2015 source : Radio Vatican

OTHER1060794_LancioGrandeLa contemplation quotidienne de l’Évangile nous aide à avoir la véritable espérance: telle est l’idée centrale de l’homélie du Pape François ce mardi matin lors de la messe dans la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Le Pape a exhorté une nouvelle fois les fidèles à prendre l’Évangile chaque jour, ne serait-ce qu’une dizaine de minutes, pour dialoguer avec le Seigneur, « plutôt que de perdre du temps à regarder la télévision ou écouter les bavardages du voisin

Le souverain pontife a centré son homélie sur l’espérance, dont parle la lettre aux Hébreux. Cette espérance consiste à garder son regard fixé sur Jésus. Le Pape a souligné que sans écouter le Seigneur, nous pouvons peut-être « avoir de l’optimisme ou être positifs », mais l’espérance s’apprend en regardant Jésus. Il a ainsi expliqué qu’il était bon de parler le chapelet tous les jours, de parler avec le Seigneur, quand on a une difficulté, ou avec la Vierge ou les Saints. Mais ce qui est important est la « prière de contemplation », une prière qui peut se faire l’Évangile à la main.

L’Évangile à la main

Le Saint-Père est donc revenu sur l’Évangile du jour qui reprend l’épisode de la résurrection de la fille de Jaïre. Dans cet extrait de Saint-Marc, il est question plusieurs fois de la « foule« , importante. Jésus a passé la majeure partie de sa vie sur la route, au milieu de la foule. Jésus se laisse toucher par la foule, comme la femme malade qui a touché son manteau. « Il sent battre le cœur de chacun d’entre nous, a expliqué le Pape, il prend soin de tous et de chacun, toujours! ». En arrivant à la maison de Jaïre, il voit les gens pleurer parce que l’enfant est morte. Mais Jésus leur répond de rester tranquille car l’enfant dort. On voit ici la « patience de Jésus », avant que celui-ci ne lui rende la vie à l’enfant.

« Prendre l’Évangile, le lire en imaginant les scènes, ce qui se passe, et parler avec Jésus, avec ce qui me vient dans le cœur, c’est comme cela que nous faisons grandir l’espérance, en tenant le regard fixé sur le Christ ». Le Pape a ainsi invité à prendre l’Évangile, en lire un extrait, quotidiennement, même un petit quart d’heure, en imaginant ce qui s’y est passé et en parler avec Jésus. La prière de contemplation est donc « vivre la substance de l’Évangile, prier toujours! » C’est en regardant le Seigneur qui est unique que nous avons l’espérance. Pour le regarder, prenons l’Évangile et faisons cette prière de contemplation. Ainsi notre connaissance de Jésus sera plus grande, tout comme notre espérance.

s’abaisser dans le service…

… pour un religieux, c’est progresser

Le Pape François a présidé ce lundi après-midi la messe dans la basilique Saint-Pierre à l’occasion de la journée mondiale de la vie consacrée. Une célébration qui s’est ouverte par une bénédiction des cierges. La cérémonie a débuté par une procession de cinquante religieux, 25 hommes et 25 femmes, parmi lesquelles des religieuses engagées dans la lutte contre la traite des personnes mais aussi des sœurs qui œuvrent auprès des migrants ou des prisonniers.

Au cours de son homélie, le Pape est revenu sur la présentation de Jésus au temple, dont la liturgie fait mémoire le 2 février. « Devant nous se tient l’icône de Marie qui chemine avec l’enfant Jésus dans les bras. » Le Pape a ainsi développé la dynamique de Jésus, celui qui est descendu vers les hommes pour ensuite monter vers le Père. De ce double mouvement nous pouvons tirer des enseignements pour la vie consacrée.

Une nouvelle vigueur pour la vie consacrée

« Jésus a emprunté le même chemin que nous pour nous indiquer le « chemin nouveau et vivant » (Lettre aux Hébreux) qui est lui-même, et pour nous, consacrés, il s’agit de l’unique chemin que concrètement et sans alternative nous devons parcourir avec joie et espérance ». Pour un religieux, progresser sur ce chemin signifie s’abaisser dans le service, « c’est à dire faire le même chemin que Jésus. » Derrière la « règle » que suit toute personne consacrée, subsiste la « règle véritable » qui est celle de l’Évangile.

Lors de la présentation de Jésus au temple, les figures de Siméon et d’Anne, qui accueillent Jésus, sont des personnes dociles à l’Esprit Saint, une incarnation de la sagesse. Cette sagesse est aussi l’une des vertus de la personne consacrée. Marie et Joseph suivent la loi du Seigneur sur la voie de l’obéissance, tandis que Siméon et Anne voient dans l’enfant Jésus l’accomplissement de la loi et des promesses de Dieu. Ils sont « capables de se réjouir ». Mais cette sagesse est parfois donnée aussi aux plus jeunes, à condition qu’ils soient disponibles à parcourir la voie de l’obéissance à l’Esprit.

Le Saint-Père a ainsi plaidé pour un renouvellement et une nouvelle vigueur de la vie consacrée, à travers un « grand amour de la règle », mais aussi à travers la « capacité de contempler et d’écouter les plus âgés de la congrégation ». Cette vie consacrée ne doit être ni « light » ni « désincarnée ». « Guidons le peuple à Jésus comme nous nous laissons guider par Lui, voilà ce que nous devons être : des guides accompagnés. »

l’Évangile est la force qui nous transforme…

… qui change la vie et le cœur

Lors de la prière de l’angélus, en ce Quatrième dimanche du temps ordinaire, le Pape François s’appuyant sur l’Évangile du jour, lorsque Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm, s’est attardé sur le sens profond de l’enseignement de Jésus proclamé avec autorité. Le Saint-Père a une nouvelle fois insisté sur la force de l’Évangile qui « peut changer la vie ».  Comme associés de la Médaille Miraculeuse, n’hésitons pas à méditer cet enseignement qui se termine par l’invitation à invoquer « l’intercession maternelle de la Vierge Marie ».

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PAPE FRANÇOIS

ANGELUS

Place Saint Pierre
Dimanche, 1er février 2015

Chers frères et sœurs, bonjour,

Le passage de l’Évangile de ce dimanche (cf. Mc 1,21-28) présente Jésus qui, avec sa petite communauté de disciples, vient à Capharnaüm, la ville où vivait Pierre et qui, en ce temps-là, était la plus grande de Galilée. Et Jésus entre dans cette ville.

L’évangéliste Marc nous raconte qu’aussitôt arrivé à Capharnaüm, un samedi, le jour du sabbat, Jésus se rendit directement à la synagogue, et il se mit à enseigner. Il ne pensa pas dans un premier temps aux questions logistiques, à l’organisation pourtant nécessaires à sa petite communauté. Sa préoccupation principale fut celle de transmettre la parole de Dieu avec la force de l’Esprit Saint. Et les personnes présentes dans la synagogue furent frappées de stupeur parce que Jésus « enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes » (V.22).

Mais que signifie « avec autorité » ? Cela signifie que dans les paroles humaines de Jésus, on sentait toute la force de la parole de Dieu, l’autorité même de Dieu inspirée des Saintes Écritures. Une des caractéristiques de la Parole de Dieu est qu’elle réalise ce qu’elle dit. Parce que la parole de Dieu correspond à sa volonté. En revanche, nous prononçons souvent des paroles vide de sens, sans racines ou des paroles superflues, des paroles qui ne correspondent pas à la vérité. La parole de Dieu, elle, correspond à la vérité, elle est unie avec sa volonté et réalise ce qu’elle dit. En fait, Jésus, après avoir prêché, a immédiatement montré son autorité en libérant un homme présent dans la synagogue, qui était possédé par le diable (cf. Mc 1,23 à 26). La juste autorité divine du Christ a suscité la réaction de Satan, caché dans l’homme; Jésus, à son tour, a immédiatement reconnu la voix du mal et « ordonné sévèrement: » Tais-toi! Sors de cet homme! »(V. 25). Avec la puissance de sa parole, Jésus libère la personne du mal. Et encore une fois ceux qui étaient présents sont étonnés: «Il commande même aux esprits impurs et ils lui obéissent» (v 27.). La Parole de Dieu crée en nous l’émerveillement. Elle a le pouvoir de nous étonner.

L’Évangile, est parole de vie : il n’opprime pas les personnes, au contraire il les libère quand elles sont esclaves de tant d’esprits malins présents en ce monde : l’esprit de vanité, l’amour de l’argent, l’orgueil, la sensualité … L’Évangile change le cœur , change la vie, transforme les inclinations au mal en de bonnes résolutions. L’Évangile est capable de changer les gens ! Par conséquent, il est du devoir des chrétiens de répandre partout la force rédemptrice, de devenir missionnaires et prédicateurs de la Parole de Dieu. C’est également suggéré dans le même passage qui se termine aujourd’hui avec une ouverture missionnaire, et qui dit : «Sa renommée – la renommée de Jésus – se répand soudain partout, dans toute la région de Galilée « (v. 28). La nouvelle doctrine enseignée avec autorité par Jésus est celle que porte l’Église au monde, avec les signes efficaces de sa présence: l’enseignement autorisé et l’action libératrice du Fils de Dieu deviennent les mots de salut et les gestes de l’amour de l’Église missionnaire. Rappelez-vous toujours que l’Évangile a le pouvoir de changer des vies! Ne l’oubliez pas. C’est la Bonne Nouvelle qui nous transforme seulement quand nous nous laissons transformer par elle. C’est pourquoi je vous ai toujours demandé d’avoir un contact quotidien avec l’Évangile, de le lire tous les jours, un morceau, un passage, à méditer et même à l’emporter avec vous partout: dans votre poche, dans votre sac à main … C’est pour se nourrir tous les jours à partir de cette source inépuisable de salut . Ne l’oubliez pas ! Lisez un passage de l’Évangile chaque jour. Elle est la force qui nous change, nous transforme : elle change la vie, elle change le cœur.

Invoquons l’intercession maternelle de la Vierge Marie, Celle qui a accueilli la Parole et l’a engendrée pour le monde, pour tous les hommes. Elle nous enseigne à être des auditeurs assidus et des annonciateurs autorisés de l’Évangile de Jésus.


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