Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Seul l’Esprit Saint rend notre cœur docile…

… à Dieu et sa liberté

09-01-2015 source : Radio Vatican

Seul l’Esprit Saint rend notre cœur docile à Dieu et à la liberté. C’est en résumé le thème développé par le Pape François dans son homélie de la messe célébrée ce vendredi matin en la chapelle de la Maison Saint Marthe au Vatican. Les douleurs de la vie peuvent enfermer une personne, alors que l’amour la rend libre. Une séance de yoga ne pourra jamais enseigner à un cœur de « ressentir » que nous sommes fils de Dieu, ni un cours de spiritualité zen rendre plus libre d’aimer. Ce pouvoir n’appartient qu’à l’Esprit Saint.

Le Pape François a pris l’Évangile du jour, selon Saint Marc, celui qui vient après la multiplication des pains et dans lequel les Disciples sont épouvantés de voir Jésus marcher vers eux sur l’eau, et qui se termine par une considération sur le pourquoi de tant de frayeur : les apôtres n’avaient pas compris le miracle de la multiplication des pains parce que « leur cœur était endurci ». Et un cœur peut être de pierre pour de nombreuses raisons, notamment à cause d’expériences douloureuses. « Et un autre motif qui durcit le cœur, c’est la fermeture sur soi-même. » « Créer un monde en soi-même, fermé. En soi-même, dans sa communauté ou dans sa paroisse, mais toujours une fermeture. Et la fermeture peut venir de tant de choses : l’orgueil, la suffisance, penser que je suis meilleur que les autres, la vanité. Nous avons l’homme miroir et la femme miroir qui sont enfermés sur eux-mêmes pour sans cesse se regarder eux-mêmes. Des narcissiques religieux, non ? mais qui ont le cœur dur, parce qu’ils sont fermés sur eux, ils ne sont pas ouverts. Et ils cherchent à se défendre avec ces murs qu’ils construisent autour d’eux. »

« Il y a aussi ceux qui se barricadent derrière la loi, en s’agrippant à la lettre à ce qu’établissent les commandements. Et là, ce qui endurcit le cœur c’est un problème de manque d’assurance. Et celui qui cherche la solidité dans l’article pur et dure de la loi, certes qu’il se sent en sécurité, mais comme un homme ou une femme dans la cellule d’une prison derrière les barreaux : il s’agit d’une sécurité sans liberté ». C’est-à-dire l’opposé de ce que Jésus est venu nous apporter, la liberté. Alors « qui nous enseigne à aimer ? Qui nous libère de cette dureté ?» « Seulement l’Esprit Saint. » « Seul l’Esprit Saint est capable d’écraser, de rompre cette dureté du cœur et de rendre ce cœur… tendre ? Non, ce mot ne me plaît pas, mais docile, docile au Seigneur. Docile à la liberté de l’amour. »

Que le Seigneur change le cœur…

… des personnes cruelles

08-01-2015 source : L’Osservatore Romano

C’est à l’intention des victimes du cruel attentat terroriste qui a eu lieu à Paris que le Pape François a célébré, dans la matinée du jeudi 8 janvier, la Messe dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Il l’a dit lui-même au début de la célébration, manifestant toute sa douleur pour cet acte vil et féroce, exprimant une proximité particulière aux familles des personnes qui ont été tuées ou blessées, afin que le cœur de ceux qui ont commis l’attentat puisse changer. «L’attentat d’hier à Paris nous fait penser à tant de cruauté, de cruauté humaine; à tant de terrorisme, aussi bien au terrorisme isolé, qu’au terrorisme d’État. Mais de quelle cruauté l’homme est-il capable! Prions au cours de cette Messe pour les victimes de cette cruauté. Si nombreuses! Et demandons aussi pour les personnes cruelles, afin que le Seigneur change leur cœur».

Ces jours-ci, a ensuite fait remarquer le Pape dans son homélie, «la parole clé dans la liturgie est “manifestation”: le Fils de Dieu s’est manifesté en la fête de l’Épiphanie aux païens, quand l’Esprit Saint descend sur Lui; pendant les noces de Cana, quand il accomplit le miracle de l’eau en vin».

«Ce sont les trois signes que la liturgie apporte en ces jours pour nous parler de la manifestation de Dieu: Dieu se fait connaître». Mais «la question est la suivante: comment pouvons-nous connaître Dieu?». Et ainsi, nous nous trouvons immédiatement devant cette question — a affirmé le Pape François en se référant à la première lecture d’aujourd’hui (1 Jean 4, 7-10).

A cette question, «une première réponse serait: «je peux connaître Dieu avec la raison». En effet, «avec mon intelligence, en raisonnant, en regardant les choses du monde, on peut d’abord comprendre qu’il y a un Dieu et on peut comprendre l’existence de Dieu dans certaines traces de la personnalité de Dieu». Mais «cela est insuffisant pour connaître Dieu», dans la mesure où «Dieu ne se connaît complètement que dans la rencontre avec Lui et, pour cette rencontre, l’intelligence seule ne suffit pas, il faut quelque chose de plus: la raison t’aide à aller jusqu’à un certain point, ensuite elle t’accompagne plus avant».

Dans sa lettre, «Jean dit clairement ce qu’est Dieu: Dieu est amour». Donc «ce n’est que sur la route de l’amour que tu peux connaitre Dieu». Assurément, «un amour raisonnable, accompagné par la raison, mais de l’amour». A ce point, peut-être pourrait-on se demander : «Mais comment puis-je aimer ce que je connais pas?». La réponse est claire: «Aime ceux qui sont proches de toi». Telle «est précisément la doctrine de deux commandements: le plus important est aimer Dieu, car Il est amour». Le deuxième, en revanche, «est aimer son prochain mais, pour arriver au premier, nous devons monter par les escaliers du second». En un mot, «à travers l’amour du prochain nous arrivons à connaître Dieu, qui est amour» et «ce n’est qu’en aimant raisonnablement, mais en aimant, que nous pouvons arriver à cet amour».

«En faisant ce que Jésus nous a enseigné sur l’amour pour notre prochain, nous arrivons, — degré après degré — à l’amour de Dieu, à la connaissance de Dieu qui est amour».

L’apôtre Jean, dans sa lettre, «va un peu plus loin» quand il affirme «en cela se trouve l’amour», c’est-à-dire que «ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais Lui qui nous a aimés le premier: Dieu nous précède dans l’amour». En effet, «quand je rencontre Dieu dans la prière, je sens que Dieu m’aimait avant que je ne commence à la chercher». Oui, «Il est toujours le premier, Il nous attend, Il nous appelle». Et «quand nous arrivons, Il est là!».

C’est dans le même sillage que se situe également l’épisode présenté par le passage de l’Évangile de Marc (6, 34-44 ) proposé par la liturgie. Aujourd’hui aussi il y a «beaucoup de personnes désorientées dans nos villes, dans nos pays: tant de personnes». Quand «Jésus a vu ces personnes désorientées, il s’est ému: il a commencé à leur enseigner la doctrine, les choses de Dieu et les gens l’entendaient, l’écoutaient bien, car le Seigneur parlait bien, parlait au cœur».

Ensuite, raconte Marc dans son Évangile, Jésus s’étant rendu compte que ces cinq mille personnes n’avaient même pas mangé, demanda à ses disciples de s’en occuper. C’est donc le Christ qui, «le premier, va à la rencontre des personnes». «Pour connaître ce Dieu qui est amour nous devons monter par l’escalier de l’amour pour notre prochain, par les œuvres de charité, par les œuvres de miséricorde que le Seigneur nous a enseignées».

Le Pape a précisément conclu par la prière «que le Seigneur, en ces jours où l’Église nous fait penser à la manifestation de Dieu, nous donne la grâce de Le connaître par la voie de l’amour».

Une société sans mères…

… serait une société inhumaine

Pour sa première audience générale de l’année 2015, ce mercredi en la Salle Paul VI au Vatican, le Pape François a fait un véritable éloge des mamans, déclarant ainsi «qu’une société sans mères serait une société inhumaine » : « les mères font preuve même dans les pires moments, de tendresse, de dévouement, de force morale ». Pensons par exemple à la Sainte Mère de Jésus, Marie !


PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 7 janvier 2015

 Frères et sœurs, nous continuons la catéchèse sur la famille. Il arrive souvent que les mères de famille soient peu considérées pour leur rôle central dans la société. Même dans l’Église les mères devraient trouver davantage d’écoute, elles qui sont prêtes aux sacrifices pour leurs enfants. « Que choisit une mère ? Quel est le choix de vie d’une mère ? C’est le choix de donner la vie, voilà ce qui est grand et beau ». Les mères sont le remède le plus efficace à l’individualisme : elles accueillent leurs enfants pour les donner au monde. La maternité est une sorte de martyr.

Ce sont les mères qui témoignent de la beauté de la vie, et qui haïssent le plus les guerres qui tuent leurs enfants.  « La guerre tue les fils, et je pense à ces mères, quand elles ont reçu la lettre qui leur disait que leur fils est mort en défendant la patrie, pauvres femmes.  Comme une mère peut souffrir ! » « Les mères sont l’antidote le plus puissant contre la progression de l’individualisme égocentrique : individu veut dire que l’on ne peut diviser, alors que les mères par contre se divisent, dès l’instant où elles accueillent un enfant ».

Tant dans la société que dans l’Église, « même si elle est exaltée d’un point de vue symbolique, – tellement de poésies parlent si bien des femmes-, la femme est peu aidée et écoutée dans la vie quotidienne, et l’on fait peu de cas de son rôle qui est pourtant central. Pire, on profite de la disponibilité des mères à se sacrifier pour les enfants afin de faire des économies sur les dépenses sociales ».

Les mères sont les témoins de la tendresse, du dévouement et de la force morale. Souvent, ce sont elles qui transmettent au plus profond les germes de la foi dans la vie d’un être humain, par les premières prières et les premiers gestes, moments irremplaçables et très précieux. Merci, chères mamans, de ce que vous êtes dans vos familles, et ce que vous donnez à l’Église et au monde.

Je salue cordialement les pèlerins francophones, en particulier la délégation d’imams français engagés dans les relations islamo-chrétiennes, ainsi que le groupe venant de divers médias français. En ce temps de Noël, je souhaite à tous de poursuivre avec courage votre engagement au service de la paix, de la fraternité et de la vérité.

Que Dieu vous bénisse.


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