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LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE : la pureté et l’humilité

18 MAI

LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE Suite

La pureté et l’humilité

La Vierge Marie exige de sa Messagère les vertus que Dieu a voulu trouver en elle pour y accomplir son œuvre : pureté et humilité à un degré peu ordinaire. Une âme pure a quelque chose de la beauté divine. Dieu la regarde avec amour, car elle reflète en quelque sorte la splendeur du ciel.

simplicité, pureté, humilité
simplicité, pureté, humilité

Dès sa première Communion, premier contact avec Dieu, Sœur Catherine comprend le prix de sa pureté. Des partis se présentent ; elle les refuse tous : elle est fiancée à Jésus. On essayera de tout, on la fera venir à Paris pour la tourner vers d’autres horizons ; tout est inutile ; bien plus, cette épreuve affermit sa vertu et elle en sort plus décidée que jamais à se confier sans retard à son divin maître.

Plus tard, bien plus tard, lorsqu’elle sert les pauvres à l’hospice d’Enghien, ses vieillards « ne sont pas toujours sages », selon son expression, mais devant elle ils ne se permettent pas la plus légère infraction et montrent, au contraire, une extrême réserve.

La pureté est un trésor précieux que-nous gardons dans un vase fragile. Sœur Catherine le savait ; aussi s’entourait-elle de modestie, de vigilance, de mortification. Elle a réalisé le mot de saint Vincent à ses filles : « Soyez comme le rayon de soleil qui éclaire le cloaque sans rien perdre de son éclat. » Elle a toujours gardé l’éclat de la pureté.

Si la pureté est l’ornement du cœur, l’humilité est l’ornement de l’esprit ; rien ne le souille comme l’orgueil ; la pureté plaît à Dieu, l’humilité l’attire. Marie a plu à Dieu par son humilité et c’est pourquoi elle est devenue sa Mère. Dans l’ordre surnaturel, la première vertu de la volonté est l’humilité. Notre-Seigneur rejette la prière orgueilleuse du Pharisien.

Il dit à sainte Catherine de Sienne : « Ma fille, je suis Tout et toi, tu n’es rien. » La Vierge Marie avait dû, depuis longtemps, apprendre cette leçon à Catherine Labouré, son enfant prédestinée, afin qu’elle devînt bien humble pour ne pas entraver dans son âme l’action de la grâce.

Elle avait un sens extraordinaire de l’humilité, celui qui consiste à mettre Dieu à sa place, et nous à la nôtre. Elle disparaît pour laisser paraître sa Mère et, par elle, le Seigneur Jésus. Sa dernière Supérieure ne lui ménagea pas les humiliations ; elle les acceptait avec respect et soumission. Une telle attitude suppose un degré héroïque dans l’humilité.

PRIÈRE

Sainte Marie, mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant pur et transparent comme une source ; obtenez-moi un cœur simple qui ne savoure pas les tristesses, un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion ; un cœur fidèle et généreux qui n’oublie aucun bien et ne tienne rancune d’aucun mal.

Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, un cœur grand et indomptable qu’aucune ingratitude ne ferme, qu’aucune indifférence ne lasse ; un cœur touché de l’amour de Jésus-Christ et tourmenté de sa gloire ! Ainsi soit-il !

Ô MARIE CONÇUE SANS PÉCHÉ, PRIEZ POUR NOUS QUI AVONS RECOURS A VOUS !

+P.  BAETEMAN

LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE : L’esprit surnaturel

17 MAI LES LEÇONS QUE NOUS DONNE SAINTE CATHERINE

L’esprit surnaturel

Quand les hommes veulent mener à bien une entreprise importante, ils s’ingénient à réunir toutes les forces qui les rendront aptes à réussir : talents, alliance, argent, recommandations, protections. Mais ces forces elles-mêmes risquent de se rompre quand ceux qui les emploient ne tiennent pas compte d’une autre force qui ne doit jamais être laissée de côté : la foi au surnaturel.

L'Esprit Saint souffle où il veut
L’Esprit Saint souffle où il veut

Or, Dieu emploie des instruments très faibles pour l’accomplissement de ses desseins ; dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, les exemples abondent… Évidemment, la Vierge Marie ayant des communications importantes à faire à la terre, va adopter la méthode divine.

En 1830, elle choisit le sanctuaire le plus modeste, la messagère la plus effacée. Elle ne s’arrêtera pas à une cathédrale, elle n’apparaîtra ni à un théologien, ni à un prêtre, quoique la mission ait un caractère doctrinal ; elle choisira une toute petite novice, récemment arrivée de son village, qui sait à peine lire et écrire.

Et cependant, la Sainte Vierge voudra s’en servir pour répandre ses grâces dans le monde ; Sœur Catherine accomplira sa mission en se taisant…

Il est certain que les événements de 1830 sont bien déconcertants pour quiconque en chercherait les secrets avec les seules lumières de la raison. Il y a un tel contraste entre l’obscurité des origines et les conséquences merveilleuses qui s’ensuivent !

Le bon sens et l’humilité de Sœur Catherine ne s’y sont pas trompés : « Moi, favorisée ? dira-t-elle, je n’ai été que l’instrument. Ce n’est pas pour moi que la Sainte Vierge m’a choisie. Tout ce que je sais, c’est dans la Communauté que je l’ai appris. J’ai été choisie pour qu’on ne puisse pas douter. »

Si Dieu veut des intermédiaires, il les veut privés de moyens humains. Mais il les veut vertueux aussi : il faut que leur vertu dépasse une vertu ordinaire : « Dieu veut son spectacle, dit Bossuet, et ce spectacle, c’est la pureté du corps et l’humilité de l’esprit. » « Marie a plu à Dieu par sa pureté, nous dit Saint Bernard, et elle est devenue mère par son humilité. » C’est aussi en cela que Catherine Labouré a été agréable à Dieu et à la Vierge Immaculée.

PRIÈRE

Seigneur, ce ne sont pas les talents naturels des hommes qui attirent ton regard divin. Pour faire tes œuvres, il faut des instruments souples et dociles, abandonnés à ta sainte volonté. C’est la leçon que nous donne sainte Catherine Labouré. Donne-nous cet esprit filial qui te permettra de te servir de nos faibles moyens pour faire du bien aux âmes qui nous entourent. Sainte Catherine Labouré, aidez-nous à obtenir cette grâce. Ainsi soit-il !

Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !

+P. BAETEMAN

neuvaine à Saint Joseph, neuvième jour

19 MARS, NEUVIÈME JOUR:
SAINT JOSEPH, PATRON DE LA BONNE MORT ET DES ÂMES DU PURGATOIRE

la mort de Saint Joseph - église de la Jarrie - 86 Vouneuil sous Biard France
la mort de Saint Joseph – église de la Jarrie – 86 Vouneuil sous Biard France

– Je crois en Dieu…

Que l’aspect du Christ Jésus vous soit au moment de la mort, une douceur et une fête ! (Prière pour les agonisants)

La sainte Écriture ne nous dit rien de la mort de saint Joseph, mais la tradition de toute l’Église nous le montre expirant entre les bras de Jésus et de Marie. Si le cœur d’un fils se révèle tout entier au moment de la mort d’un père bien aimé, quelle part dut prendre le cœur de Jésus à cette douloureuse séparation ?

Joseph n’a cessé, à la crèche, en Égypte, à Nazareth, d’assister Jésus de son amour. Jésus qui est la reconnaissance même, assiste à la mort de Joseph en répandant sur lui les meilleures bénédictions de son cœur. Voilà pourquoi saint Joseph peut nous tendre la main au moment de notre mort physique. Il peut intercéder pour nous quand nous prions pour nos fidèles défunts.

Saint Joseph est le protecteur des âmes du purgatoire, car il veut augmenter la gloire du Sacré Cœur de Jésus, en les lui amenant. Saint Joseph les voit, connaît leurs douleurs, accueille leurs soupirs, plaide leur cause et hâte de ses prières le moment de leur heureuse délivrance.

Prions :

O Saint Joseph, patron de la bonne mort, votre mort fut un doux passage entre les bras de Jésus et de Marie, je vous recommande ma dernière heure ici-bas. Au moment de mon trépas, augmentez en moi le désir du Ciel, que ma mort soit sereine et douce comme la vôtre.

Jésus, Marie, Joseph, priez pour moi et tous les membres de ma familles au moment de la mort. Je vous confie spécialement tous ceux et toutes celles qui me sont chers, surtout mes défunts. Que le Seigneur les accueille dans son paradis où tous ensemble ils jouissent de la béatitude éternelle.

Marie et Joseph, offerts sur la terre d’Israël, Marie et Joseph morts à eux-mêmes, source du blé nouveau, source de l’Amour divin sur terre, engendrez-moi à la sainteté dans votre trinité formée sur terre avec Jésus. Faites que je puisse me revêtir des vêtements blancs de la naissance et de la Résurrection. Délivrez toutes les âmes du purgatoire de leur douloureux exil.

– Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen

– Notre Père – 10 Je vous salue Marie – Gloire au Père…

Prière finale :

O Joseph, père virginal de Jésus, très pur époux de la Vierge Marie, chaque jour, priez pour nous Jésus lui-même, le Fils de Dieu, afin que, fortifié par sa grâce, nous puissions lutter comme il convient dans la vie, et être couronnés par lui dans la mort.

Jésus, Marie, Joseph, je vous confie mon cœur et mon âme !

Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi jusqu’à mon dernier soupir !

Jésus, Marie, Joseph, que mon âme puisse partir en paix vers vous !

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse