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Editorial de la lettre aux associés de la Médaille miraculeuse

Le sang de Jésus

Le sang de Jésus

la Cène Juan de Juanès musée du Prado Madrid
la Cène Juan de Juanès musée du Prado Madrid

Le sang de Jésus, c’est celui qu’il a versé lors de sa crucifixion et de sa mort. La parole du Lévitique nous interpelle toujours : « Car la vie d’un être de chair est dans le sang, et moi, je vous le donne afin d’accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour vos vies ; en effet, c’est le sang, comme principe de vie, qui fait expiation. » (Lévitique 17, 11).

La mort de Jésus vient au Golgotha. C’est déjà accompli avec le repas de la Pâque, dans le moment mystique de l’institution de l’Eucharistie. Sa célébration est un mémorial : Jésus fait manger son corps et boire son sang « qui sont livrés ». Les évangiles synoptiques redisent que cette mort scelle la nouvelle alliance. L’alliance ancienne, celle de Moïse et de Dieu, s’était réalisée dans le sang : « Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : ‘Voici le sang de l’Alliance’. » (Exode 24, 8)

Pour la nouvelle alliance, il ne pouvait qu’en aller de même. L’une remplace l’autre, et la seconde a lieu au jour anniversaire de la première. C’est avec du sang que la première alliance fut inaugurée. Jésus ensanglanté est mort, pour que le testament soit valable le jour de la Pâque, la Cène est la répétition anticipée de la mort de Jésus, c’est le sacrifice de la messe sur l’autel quand le prêtre consacre le pain et le vin.

« À la fin du repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant ‘Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi.’ » (Prières eucharistiques)

Sacrifice sanglant  et amour divin, comme on le sent avec le cœur de Jésus, couronné d’épines, sur la
médaille miraculeuse. ■

P. JDP

C’EST LE MOIS DE MARIE

C’EST LE MOIS DE MARIE

Sculpture bois polychrome Yves Le Pape | DR
Sculpture bois polychrome Yves Le Pape | DR

Dans le village de mon enfance, on chantait :

Cest le MOIS DE MARIE, c’est le mois le plus beau ;
à la Vierge chérie, disons un chant nouveau.

Il s’agit du joli mois de mai où la nature s’épanouit, verdoyante et toujours fleurie.

Ornons le sanctuaire de nos plus belles fleurs ;
offrons à notre Mère et nos chants et nos cœurs.

Pensons à ces statues ou à ces tableaux de Marie, environnés de fleurs dont nous désirons sentir le parfum.

Au vallon solitaire, le lis, par sa blancheur,
de cette Vierge Mère nous redit la candeur.

Cette approche poétiquement naïve n’est pas forcément en contradiction avec l’air de notre temps.

De la saison nouvelle, on vante les attraits :
Marie est bien plus belle, plus brillants sont ses traits.

Et nous pouvons rappeler, je crois, combien le monde de Dieu fait appel à nos sens.

Marie s’adresse aux humbles, à Catherine Labouré, à Bernadette Soubirous, à Estelle Faguette, aux enfants de La Salette, de Pontmain, de Fatima…

L’aimable violette, cherchant l’obscurité,
de la Vierge reflète la douce humilité.

Sa douce voix se fait entendre, comme une main qui caresse, qui protège et qui soulage.

Vierge, que ta main sème et fasse croître en nous
les vertus dont l’emblème à tes yeux est si doux.

Tout l’Amour est concentré au bout des doigts, comme l’évoquent les rayons de grâces sur la médaille miraculeuse : Amour à bout de sens, dans l’accompagnement du seuil de la vie jusqu’au seuil de la mort, dans la délicatesse du geste le plus simple, soutenu par la force du regard maternel qui pénètre, qui émeut et qui transporte.

La rose épanouie aux premiers feux du jour
nous rappelle, ô Marie, ton maternel amour.

Cette expérience, il faut la vivre et en témoigner encore et encore, comme le fait l’Église, et jusqu’à la fin des temps.

Fais que dans la Patrie nous chantions à jamais,
Sainte Vierge Marie, ta gloire et tes bienfaits.

Cette expérience fait partie de notre quête du sens, spirituel celui-là, dont nous sommes tous mendiants, tout autant du côté du cœur que du côté de l’intelligence. ■

Jean-Daniel Planchot

Le Fils de Dieu est aussi le fils de Marie

Le Fils de Dieu est aussi le fils de Marie

Vitrail Sainte Trinité
Vitrail Sainte Trinité

Notre intimité avec Jésus, aussi profonde soit-elle, ne peut être comparée à l’intimité de la Mère avec le Fils de Dieu. Le Saint-Esprit a opéré en elle le chef-d’œuvre de la Sagesse et de l’Amour de Dieu. Et toute sa vie durant, elle est restée intime de cette action de l’Esprit habitant en elle.

Qu’elle daigne nous obtenir d’avoir part aux opérations de la Très Sainte Trinité en qui nous habitons par la grâce : enfants de Dieu engendrés de lui par notre incorporation à Jésus, sous l’action et la vertu de l’Esprit qui nous a été donné.

L’attitude de Marie fut toute sa vie, comme le prolongement de son Fiat qu’elle prononça au moment de l’Incarnation, Fiat sans réserve, sans limite. Et même si son adhésion fut totale, puisqu’elle le fut depuis le premier instant, son attitude d’abandon s’accrut toujours, et toujours profondément aimante, tout comme
notre existence doit être tout entière un Ecce ancilla Domini, un Fiat, un Amen prolongé, sans recherche propre.

Souvent on cherche au fond de son cœur un Fiat que l’on ne trouve pas, mais Dieu, pour qui un simple désir est un fait accompli, l’y découvre, cela suffit. A nous d’être dans la paix et dans une tendre confiance.
Et à l’imitation de Marie, « soyons joyeux dans l’espérance, patients dans la souffrance, persévérants dans la prière. » (Romains 12, 12).

Aimons à demeurer près de notre Mère ; comme d’instinct nous imiterons ses vertus si simples parce que
totales. Nous recevrons par elle les grâces pour les pratiquer, celles notamment qui nous ont été promises au Sanctuaire de la rue du Bac à Paris. ■

Bernard Schoepfer c.m.