Archives de catégorie : Editorial

Editorial de la lettre aux associés de la Médaille miraculeuse

Portée de la Sainte Croix

Portée de la Sainte Croix

Saint-Jean-Damascène-icône-grecque-Trypticon-fragment-Sinaï-14e-siècle.jpg
Saint-Jean-Damascène-icône-grecque-Trypticon-fragment-Sinaï-14e-siècle.jpg

Que nul n’ait honte des signes sacrés et vénérables de notre salut, de la Croix qui est le sommet et la somme de nos biens, par laquelle nous vivons et sommes ce que nous sommes. Portons partout la Croix du Christ, comme une couronne…

La Croix est le signe de notre salut et de la liberté commune du genre humain, elle est le signe de la miséricorde du Seigneur qui, par amour pour nous, s’est laissé mener comme une brebis à l’abattoir.» (Saint Jean Chrysostome – Photo DR).

Jésus, même crucifié, dans la souffrance et l’abandon, n’a jamais cessé de se donner avec confiance à Dieu le Père, devenant ainsi un modèle pour tout disciple, pour tout chrétien, dont Marie, sa Mère qui comprend les souffrances.

Il est pierre angulaire de l’espérance, proche des affligés et des démunis, présence vivante qui accompagne l’humanité aujourd’hui encore.

L’Église est appelée à être une communauté engagée, proche des pauvres, des exclus et des désespérés. Même face aux obstacles et aux échecs, c’est l’amour du Christ qui la fait avancer. Elle a pour mission d’écouter le cri de l’humanité, qui avance malgré ses imperfections et ses faiblesses et qui marche avec le Seigneur.

D’où l’urgence d’agir concrètement, en particulier auprès des pauvres, des malades, des personnes âgées et des marginalisés, d’agir à la manière de Dieu : avec proximité, compassion et tendresse.

Dans ces rencontres, ce sont souvent les plus démunis qui nous apprennent ce que signifie vivre dans l’espérance. Et ainsi, l’Évangile, vécu en communauté, peut faire de nous une humanité entière, saine, rachetée et reconnaissante. Rappelons-nous ainsi de la parole de Jésus au crucifié près de lui manifestant sa compassion : « aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis. » (Luc 23, 43).■

JDP

 

 

Portée

LE SOLEIL DE DIEU

LE SOLEIL DE DIEU

Présent au rendez-vous cet été, le soleil éclaire nos visages. Le 6 août, nous  célébrons le Christ rayonnant en sa Transfiguration devant Pierre, Jacques et Jean.

Nous aussi nous avons besoin de ce soleil de Dieu, qui réchauffe et qui éclaire, aujourd’hui comme dans la bienheureuse éternité où à la suite de son Fils la Vierge Marie nous précède en son Assomption, célébrée le 15 août.

Contemplons donc le 6 août, avec Pierre, Jacques et Jean, apôtres du Seigneur, contemplons le Christ transfiguré, qui revêt sur son visage d’homme la gloire de Dieu.

Cette gloire, il va n’y entrer vraiment qu’après sa résurrection et son ascension, et nous y sommes tous appelés. En témoigne la présence d’Élie et de Moïse qui représentent la Loi et les Prophètes.

Le couronnement de la Vierge - Raphaël - Pinacothèque Vaticane
Le couronnement de la Vierge – Raphaël – Pinacothèque Vaticane

Et c’est le début de quarante jours en été qui correspondent aux quarante jours du carême en hiver. II s’agit du temps entre la Transfiguration et l’exaltation de la Sainte Croix du 14 septembre. Cette dernière fête nous invite à retrouver le sens du signe de la croix dont nous avons été marqué le jour de notre baptême.

Le lendemain, inséparable de cette fête, dans l’été finissant, la fête de Notre-Dame des Douleurs. Cette Piéta nous la retrouvons sur la Médaille Miraculeuse avec le M de Marie surmonté de la Croix. Mais, un mois avant jour pour jour, au centre de ce petit carême d’été culmine au mois d’août son Assomption.

Réjouissons-nous avec l’Église entière de ce que Dieu a pleinement assumé la vie de Marie, entrée dans la gloire du ciel avec son corps, à la suite de son Fils.

Et nous, comme elle,
si nous le désirons profondément,
si nous le vivons déjà intensément,
nous sommes appelés à ressusciter
et à entrer par la puissance de l’Esprit de Jésus
dans cette gloire sans fin du Père des cieux,
celle de ses véritables enfants. ■

Jean-Daniel Planchot, cm

Le sang de Jésus

Le sang de Jésus

la Cène Juan de Juanès musée du Prado Madrid
la Cène Juan de Juanès musée du Prado Madrid

Le sang de Jésus, c’est celui qu’il a versé lors de sa crucifixion et de sa mort. La parole du Lévitique nous interpelle toujours : « Car la vie d’un être de chair est dans le sang, et moi, je vous le donne afin d’accomplir sur l’autel le rite d’expiation pour vos vies ; en effet, c’est le sang, comme principe de vie, qui fait expiation. » (Lévitique 17, 11).

La mort de Jésus vient au Golgotha. C’est déjà accompli avec le repas de la Pâque, dans le moment mystique de l’institution de l’Eucharistie. Sa célébration est un mémorial : Jésus fait manger son corps et boire son sang « qui sont livrés ». Les évangiles synoptiques redisent que cette mort scelle la nouvelle alliance. L’alliance ancienne, celle de Moïse et de Dieu, s’était réalisée dans le sang : « Moïse prit le sang, en aspergea le peuple, et dit : ‘Voici le sang de l’Alliance’. » (Exode 24, 8)

Pour la nouvelle alliance, il ne pouvait qu’en aller de même. L’une remplace l’autre, et la seconde a lieu au jour anniversaire de la première. C’est avec du sang que la première alliance fut inaugurée. Jésus ensanglanté est mort, pour que le testament soit valable le jour de la Pâque, la Cène est la répétition anticipée de la mort de Jésus, c’est le sacrifice de la messe sur l’autel quand le prêtre consacre le pain et le vin.

« À la fin du repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant ‘Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi.’ » (Prières eucharistiques)

Sacrifice sanglant  et amour divin, comme on le sent avec le cœur de Jésus, couronné d’épines, sur la
médaille miraculeuse. ■

P. JDP