Le Fils de Dieu est aussi le fils de Marie

Notre intimité avec Jésus, aussi profonde soit-elle, ne peut être comparée à l’intimité de la Mère avec le Fils de Dieu. Le Saint-Esprit a opéré en elle le chef-d’œuvre de la Sagesse et de l’Amour de Dieu. Et toute sa vie durant, elle est restée intime de cette action de l’Esprit habitant en elle.
Qu’elle daigne nous obtenir d’avoir part aux opérations de la Très Sainte Trinité en qui nous habitons par la grâce : enfants de Dieu engendrés de lui par notre incorporation à Jésus, sous l’action et la vertu de l’Esprit qui nous a été donné.
L’attitude de Marie fut toute sa vie, comme le prolongement de son Fiat qu’elle prononça au moment de l’Incarnation, Fiat sans réserve, sans limite. Et même si son adhésion fut totale, puisqu’elle le fut depuis le premier instant, son attitude d’abandon s’accrut toujours, et toujours profondément aimante, tout comme
notre existence doit être tout entière un Ecce ancilla Domini, un Fiat, un Amen prolongé, sans recherche propre.
Souvent on cherche au fond de son cœur un Fiat que l’on ne trouve pas, mais Dieu, pour qui un simple désir est un fait accompli, l’y découvre, cela suffit. A nous d’être dans la paix et dans une tendre confiance.
Et à l’imitation de Marie, « soyons joyeux dans l’espérance, patients dans la souffrance, persévérants dans la prière. » (Romains 12, 12).
Aimons à demeurer près de notre Mère ; comme d’instinct nous imiterons ses vertus si simples parce que
totales. Nous recevrons par elle les grâces pour les pratiquer, celles notamment qui nous ont été promises au Sanctuaire de la rue du Bac à Paris. ■
Bernard Schoepfer c.m.