Frères et sœurs, lorsque nous célébrons l’eucharistie nous sommes nourris du Christ qui se donne dans sa Parole et dans le Sacrement de l’autel. Après la fraction du pain consacré, le prêtre invite les fidèles au banquet Eucharistique pour faire l’expérience de l’union intime avec le Seigneur, source de joie et de sainteté.
Il est vrai que nous sommes très loin de la sainteté du Christ, mais nous croyons que son Sang a été versé pour la rémission des péchés et nous le prions : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ».
Dans la Communion eucharistique, même sous une seule des deux espèces, nous recevons le Christ tout entier. En nous unissant à lui, la Communion nous arrache à nos égoïsmes et nous unit à tous ceux qui ne font qu’un avec lui.
Nous devenons ce que nous recevons : le Corps du Christ, et, par notre Amen, nous reconnaissons l’engagement que cela implique. Dans l’oraison après la Communion le prêtre remercie Dieu d’avoir fait de nous ses hôtes et il demande que le don reçu transforme notre vie.
Alors que la fête de Pâques se fait plus proche, je vous invite à redoubler de ferveur, notamment par une participation active à la messe et par les œuvres de charité, afin que la grâce de la résurrection transforme vraiment toute notre vie. Que Dieu vous bénisse !
A l’occasion de la prochaine rencontre mondiale des familles, j’ai l’intention d’aller à Dublin les 25 et 26 août prochains.Je remercie les autorités civiles, les évêques, l’évêque de Dublin et tous ceux qui travaillent ensemble pour préparer ce voyage.Merci!
Le Pape François a exhorté à regarder le crucifix, spécialement dans les moments difficiles de la vie, et à ne pas s’envenimer l’âme en parlant mal de Dieu, lors de l’homélie de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, ce mardi 20 mars 2018.
Regarder le crucifix dans les moments difficiles, quand on a le cœur déprimé et que l’on se fatigue du voyage de la vie. Dans la Première Lecture du jour, tirée du livre des Nombres est rappelée la désolation vécue par le peuple d’Israël dans le désert, et l’épisode des serpents. Le peuple avait eu faim et Dieu avait répondu avec la manne, il avait eu soif et Dieu lui avait donné l’eau.
Ensuite, à l’approche de la terre promise, certains d’entre eux avaient manifesté du scepticisme parce que les explorateurs envoyés par Moïse avaient dit qu’elle était riche de fruit et d’animaux, mais habitée par un peuple grand et fier, bien armée : ils avaient peur d’être tués. Ils exprimaient les raisons du péril d’y aller. «Ils regardaient leur propre force et ils avaient oublié la force du Seigneur qui les avait libérés de l’esclavage depuis 40 ans.»
La mémoire malade : quand on regrette l’esclavage
En substance, «le peuple n’a pas supporté le voyage», comme quand les personnes initient «une voie pour suivre le Seigneur, pour être proche du Seigneur», mais qu’à un certain point les épreuves les découragent. Ce moment de la vie quand on dit «Assez !, je m’arrête et je retourne en arrière.» Et l’on pense avec regret au passé : «Combien de viande, combien d’oignons, combien de belles choses nous mangions là !»
On doit regarder la partialité de cette «mémoire malade», de cette nostalgie déformée, parce qu’il s’agissait en réalité de la table de l’esclavage, quand ils étaient justement esclaves en Égypte.
«Ce sont les illusions que porte le diable : il te fait voir la beauté d’une chose que tu as laissé, de laquelle tu t’es converti dans le moment de la désolation du chemin, quand tu n’es pas encore arrivé à la promesse du Seigneur. C’est un peu le chemin du Carême, nous pouvons penser comme cela, ou concevoir la vie comme un Carême : il a toujours les épreuves et les consolations du Seigneur, il y a la manne, il y a l’eau, il y les oiseaux qui nous donnent à manger… « Mais ce plat était meilleur! » Mais n’oublie pas que tu le mangeais à la table de l’esclavage !»
Médire de Dieu, c’est s’envenimer l’âme
Cette expérience nous arrive à tous quand nous voulons suivre le Seigneur mais que nous nous fatiguons. Mais le pire, c’est quand le peuple en vient à médire de Dieu et à «s’envenimer l’âme». Certains, en se disant que Dieu ne les aide pas et qu’il y a beaucoup d’épreuves, ont «le cœur déprimé, envenimé».
Et les serpents, qui mordent le peuple comme dans la Première Lecture, sont justement «le symbole de l’empoisonnement», du manque de constance sur le chemin du Seigneur.
Regarder le crucifix et la gloire du Christ
Moïse, alors, sur l’invitation du Seigneur, fait un serpent de bronze et le met sur un bâton. Ce serpent, qui guérissait tous ceux qui étaient attaqués par les serpents pour avoir médit de Dieu, «était prophétique : c’était la figure du Christ sur la croix».
«C’est ici la clé de notre salut, la clé de notre patience dans le chemin de la vie, la clé pour surmonter nos déserts : regarder le crucifix. Regarder le Christ crucifié. « Et qu’est-ce que je dois faire, mon Père ? » “regarde-le. Regarde les plaies. Entre dans les plaies”. Par ces plaies, nous sommes tous guéris. Tu te sens empoisonné, tu te sens triste, tu sens que ta vie ne va pas, qu’elle est pleine de difficultés et aussi de maladie? Regarde là.»
Dans ces moments, il faut regarder «le crucifix brut, c’est-à-dire le vrai», parce que «les artistes ont fait de beaux crucifix artistiques», certains en or, en pierres précieuses, ce qui d’ailleurs «n’est pas toujours de la mondanité» parce que cela veut signifier «la gloire de la croix, la gloire de la Résurrection». «Mais quand tu te sens comme cela, regarder ceci, avant la gloire.»
Le pape François a évoqué ses souvenirs d’enfance, quand il suivait le chemin de Croix du Vendredi Saint avec sa grand-mère. Quand le Christ arrivait, sa grand-mère lui disait : «Regarde-le bien ! Mais demain il ressuscitera !» Et quand on entendait les cloches de la Résurrection, la grand-mère faisait laver les yeux avec de l’eau, pour voir la gloire du Christ.
«Apprenez à vos enfants à regarder le crucifix et la gloire du Christ. Mais nous, dans les mauvais moments, dans les moments difficiles, un peu envenimés d’avoir exprimé dans notre cœur quelque désillusion contre Dieu, regardons les plaies. Le Christ élevé comme le serpent : parce que lui, il s’est fait serpent, il s’est annihilé pour vaincre le serpent malin. Que la Parole de Dieu aujourd’hui nous enseigne ce chemin : regarder le crucifix. Surtout dans le moment dans lequel, comme le peuple de Dieu, nous nous fatiguons du voyage de la vie.»
L’Église ne sépare jamais Saint Joseph de Marie et de Jésus. L’évangile habituel du 19 mars rapproche leurs trois noms. Époux de Marie et père nourricier de l’Enfant Jésus, Saint Joseph nous est présenté par la Sainte Écriture comme un « homme juste », celui qui met tout son cœur à observer la Loi de Dieu, qui vit sa fidélité à l’appel de Dieu et se conforme à sa Parole qu’il écoute avec foi et accomplit en silence. Le rôle qu’il est appelé à tenir nous aide à entrevoir la hauteur de cette justice, c’est-à-dire de cette sainteté dont Dieu l’a marqué.
Époux de la Vierge Marie, il a un amour assez limpide pour la choisir et pour être aimée d’elle, alors qu’elle avait résolu d’être toute à Dieu. En aimant l’Enfant, Joseph aime son Dieu et la tendresse dont il entoure son épouse s’adresse à la mère de son Dieu. Son âme est toute entière orientée vers Dieu et comblée de ses bénédictions.
Ainsi collabore-t-il au dessein de Dieu : il transmet à Jésus le titre messianique de « fils de David » ; il le sauve de la mort dont le menace la jalousie d’Hérode ; il l’éduque et lui communique son expérience d’homme et son habileté d’artisan, en un mot sa sagesse. Marie, en parlant de Joseph à Jésus adolescent, dans le Temple même de Jérusalem, dit sans hésiter « ton père », car elle sait bien que Joseph a été appelé à être le signe sur terre du Père des Cieux, l’image terrestre à laquelle Jésus a pu toujours se référer, pour nous révéler avec tant de vérité humaine le cœur du Père qui est aux Cieux.
Fidèle à remplir dans l’humilité la délicate mission de veiller sur la Sainte Famille de Nazareth, Saint Joseph est devenu le modèle des vertus familiales et des simples tâches quotidiennes, le gardien et le protecteur des foyers chrétiens jusqu’au bout de leur existence. An cours des siècles, la confiance de l’Église envers Saint Joseph n’a fait que croître. Protecteur providentiel du Christ, il continue à être celui de son Corps mystique qu’est l’Église. Il porte spécialement sur les pauvres la sollicitude qu’il avait pour Jésus lui-même.
En la fête liturgique de Saint-Joseph, le Pape François téléphonait à son prédécesseur pour lui présenter ses vœux. Comme on le sait, Benoît XVI s’appelait Joseph Ratzinger. Le Pape émérite en profitait pour présenter ses vœux au Pape François puisque c’est le 19 mars 2013 que celui-ci a entamé officiellement son pontificat.