Le Cœur de Jésus refuge assuré

Voici encore  un texte d’un Chartreux ancien, pour le mois du Sacré-Cœur

Seigneur, je cherche refuge en toi: que jamais je ne sois déçu!
Dans ta justice, secours-moi et délivre-moi, tends ton oreille vers moi et sauve-moi!
Sois pour moi un rocher où je trouve un refuge, où je puisse toujours me retirer!
Tu as décidé de me sauver, car tu es mon rocher et ma forteresse. un lieu de refuge. Ps. LXXI, 1-3

La blessure du cœur de Jésus est pour chacun un refuge assuré dans toutes les peines. Dans toutes les adversités et les angoisses, recourez à ce cœur blessé. Si le plaisir vous attire, si la tristesse vous écrase, ne craignez point, vous avez un endroit où vous pouvez être en sureté, c’est le cœur entr’ouvert de Jésus. Allez vous y réfugier, entrez y : le tentateur ne pourra pénétrer jusque là et le mal ne pourra s’approcher cette demeure sacrée ; dans cet asile inviolable vous reposerez en paix. Jetez dans cette blessure tous vos péchés, détruits par la bonté de Jésus-Christ, cachez y toutes vos bonnes œuvres, afin que la sainteté de Jésus les garde et les protège ; apportez dans ce divin Cœur tous les dons que vous avez reçu de Dieu, afin que, sous la protection de Jésus, ils deviennent plus considérables encore.

Apprenez à habiter dans cette blessure du Côté, du Cœur de Jésus. Si votre âme est son amie, son épouse mystique, où trouvera-t-elle une couche plus noble, plus salutaire, plus douce que le Cœur de Jésus ? Si votre âme est une colombe, voici l’endroit où elle doit poser son nid. Si vous avez choisi d’être un passereau solitaire, quelle retraite pour mener une vie solitaire et éloignée de tout, vous conviendra mieux que le Cœur de Jésus ? Si votre âme est une tourterelle, si vous soupirez vers Dieu par vos chastes gémissements, le Cœur entr’ouvert de Jésus, voilà bien le lieu de votre repos. Si vous avez faim, c’est là que vous trouverez la manne pour vous nourrir ; si vous avez soif, c’est là que vous trouverez la fontaine du Sauveur à laquelle vous pourrez boire abondamment ; oui, le cœur de Jésus est cette source qui sortait du milieu du Paradis terrestre, elle se répand dans les cœurs qui lui sont dévoués, elle arrose, elle féconde toute la terre. Le cœur de Jésus est la porte de l’arche par laquelle entrent ceux qui doivent échapper au déluge. Placez vous donc, habitez dans cette blessure et méditez, comme une colombe, la Passion de Jésus-Christ, les bienfaits de Jésus-Christ, l’amour de Jésus-Christ.

Lansperge, chartreux de Cologne
Né en 1489, mort en 1539

former un peuple béni par l’amour de Dieu

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 18 juin 2014

Chers frères et sœurs, aujourd’hui commence un cycle de catéchèse sur l’Église. L’Église est un peuple dont la préparation a commencé bien avant le Christ. Dieu choisit Abraham et il lui demande de partir vers une autre terre, lui promettant une descendance nombreuse. À partir de lui, Dieu forme un peuple pour porter sa bénédiction à toutes les familles de la terre. Et c’est Dieu lui-même qui prend l’initiative, car son amour précède tout. Il y a, cependant, des résistances. L’histoire du salut est l’histoire de la fidélité de Dieu et de l’infidélité de son peuple. Mais Dieu est patient, et il continue à l’éduquer comme fait un père avec son fils. C’est ainsi que grandit l’Église aujourd’hui encore : non pas par la force de nos mérites, mais quand nous nous reconnaissons pécheurs, et que Dieu nous remplit de sa miséricorde et de son amour.

Je suis heureux de saluer les pèlerins de langue française, en particulier l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale, avec le Cardinal Jean-Pierre Ricard. Chers amis, le projet de Dieu est de former un peuple béni par son amour, qui porte cette bénédiction à tous les peuples de la terre. Je vous invite à demeurer fidèles à l’Église, pour devenir signe de l’amour de Dieu pour tous les hommes. Bon pèlerinage !


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Le corrompu irrite Dieu et scandalise

2014-06-17 Radio Vatican

Ahab_rex«Le corrompu irrite Dieu et fait pécher le peuple». C’est ce qu’a souligné le Pape François lors de la messe célébrée en la chapelle de la maison Sainte-Marthe et il s’est à nouveau attardé sur le martyre de Nabot, raconté dans le Premier Livre des Rois. Le Pape a répété que pour les corrompus, il n’y a qu’une seule voie de sortie: «demander pardon», car autrement, ils rencontreront la malédiction de Dieu.

Lorsque quelqu’un «entre» dans «la voie de la corruption», «il enlève la vie, usurpe et se vend». Le Pape François revient sur une vibrante dénonciation de la corruption. La Première Lecture du jour se concentre sur le meurtre de Nabot décrété sur ordre du roi Achab qui s’est emparé de sa vigne. Le prophète Élie déclare qu’Achab le corrompu s’est «vendu». C’est comme s’il «arrêtait d’être une personne et devenait une marchandise», «à vendre et acheter».

«C’est la définition: une marchandise! Que fera ensuite le Seigneur avec les corrompus, quelque soit la corruption ?…Hier, nous avons dit qu’il en existait trois types, trois groupes : les corrompus de la politique, du monde des affaires et de la vie ecclésiastique. Tous les trois font du mal aux innocents, aux pauvres car ce sont les pauvres qui paient la fête des corrompus ! C’est à leur compte. Le Seigneur dit clairement ce qu’il fera : « Je vais faire venir le malheur sur toi et je te balaierai. J’exterminerai quiconque appartient à Achab, celui qui est esclave et celui qui est libre en Israël».

Les oiseaux du ciel te dévoreront !

«Le corrompu irrite Dieu et fait pécher le peuple!» Jésus l’a clairement dit : celui «qui crée un scandale fait mieux de se jeter à la mer», le corrompu «scandalise la société, scandalise le peuple de Dieu». Le Seigneur pré-annonce donc le châtiment pour les corrompus «car ils scandalisent et exploitent ceux qui ne peuvent pas se défendre, ils les rendent esclaves» : «Les oiseaux du ciel te dévoreront». Le corrompu «se vend pour faire du mal, mais il ne le sait pas : il croit qu’il se vend pour avoir plus d’argent, plus de pouvoir». Mais en réalité «il se vend pour faire du mal, pour tuer». C’est pour cela qu’il avertit : «Lorsque nous disons : Cet homme est corrompu ; cette femme est corrompue …Mais arrêtons nous un moment : « As-tu les preuves ?» Car «dire à une personne qu’il ou elle est corrompu (e) : c’est dire «qu’elle est condamnée et que le Seigneur l’a chassée.»

Les corrompus ne sont pas seulement des traîtres mais plus que cela. La première chose dans la définition du corrompu, c’est qu’il vole, qu’il tue. La deuxième chose : qu’est-ce qui revient aux corrompus ? C’est la malédiction de Dieu car ils ont exploités les innocents, ceux qui ne peuvent pas se défendre et ils l’ont fait avec des gants blancs, de loin, sans se salir les mains. La troisième chose : il y a-t-il une voie de sortie, une porte de sortie pour les corrompus ? Oui ! Lorsqu’il entendit de telles paroles, Achab déchira ses vêtements, endossa un sac sur son corps et se mit à jeuner. Il se coucha avec son sac et marchait la tête basse. Il commença à faire «pénitence».

Les corrompus doivent demander pardon

Ceci «est la porte de sortie pour les corrompus, les corrompus de la politique, les corrompus du monde des affaires et les corrompus de la vie ecclésiastique : demander pardon! Et «cela plaît au Seigneur». Le Seigneur «pardonne mais il pardonne lorsque les corrompus» font «ce qu’a fait Zachée : «J’ai volé, Seigneur ! Je donnerai quatre fois ce que j’ai volé !».

«Lorsque nous lisons sur les journaux que celui-ci est corrompu, que cet autre-là est corrompu, qu’il a commis tel acte de corruption, que le pot-de-vin va par ici et par là et que tant de choses sont commises par les prélats, comme chrétiens, notre devoir est de demander pardon pour eux afin que le Seigneur leur donne la grâce de se repentir et qu’ils ne meurent pas avec le cœur corrompu…» «Condamner les corrompus, oui», a conclu le Pape, «demander la grâce de ne pas devenir corrompus, oui !» et aussi, «prier pour leur conversion !»

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