Le sacrement de Confirmation

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 29 janvier 2014
condensé

Frères et sœurs, le sacrement de la Confirmation est lié à celui du Baptême. Avec l’Eucharistie, ils forment un unique événement salvifique : l’“initiation chrétienne”, qui fait de nous des créatures nouvelles et des membres de l’Église. Par l’huile de l’onction, dans la puissance de l’Esprit, nous sommes configurés à Jésus Christ. Ce sacrement fait croître la grâce baptismale : il nous unit plus solidement au Christ, il porte à son accomplissement notre lien avec l’Église et il nous donne la force de l’Esprit pour répandre et défendre la foi, confesser le nom du Christ et ne jamais avoir honte de sa croix. La Confirmation est une œuvre de Dieu qui nous modèle à l’image de son Fils, pour nous rendre capables d’aimer comme lui. Puissions-nous accueillir l’Esprit Saint et le laisser agir, pour qu’à travers nous le Christ lui-même prie, pardonne, répande espérance et consolation, crée la communion et sème la paix!

Je salue cordialement les pèlerins francophones, et les jeunes venus de Belgique et de France. Je vous invite à invoquer souvent l’Esprit Saint, pour que son action transforme toute votre vie. Bon pèlerinage et bon séjour à tous !


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PAPE FRANÇOIS AUDIENCE GÉNÉRALE  intégrale 29 janvier 2014

la prière de louange

GEORGES DE LA TOUR - Le Christ dans la boutique du charpentier28-01-2014 source : L’Osservatore Romano

Difficile de justifier qui a honte de chanter la louange du Seigneur, alors qu’il se laisse ensuite aller à exulter bruyamment pour un but marqué par son équipe préférée. Tel est le sens de la réflexion proposée par le Pape François le matin du mardi 28 janvier, pendant l’homélie de la Messe célébrée dans la chapelle Sainte-Marthe. Le Pape François s’est arrêté sur la description de la fête improvisée par David pour le retour de l’arche d’alliance telle que raconté dans la première lecture de la liturgie du jour (2 Samuel 6, 12-15, 17-19).

Louer Dieu est totalement gratuit. Nous ne demandons pas, nous ne remercions pas. Nous louons : tu es grand. “Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit…”. De tout cœur nous disons ces mots. C’est aussi un acte de justice, parce qu’il est grand, il est notre Dieu. Pensons à une belle question que nous pouvons nous poser aujourd’hui: “comment va ma prière de louange aujourd’hui? Sais-je louer le Seigneur ? Ou lorsque je prie le Gloria ou le Sanctus je le fais uniquement avec la bouche et pas avec tout le cœur ?

Que me dit David en dansant ? Et Sarah qui danse de joie ? Quand David entre en ville, une autre chose commence : une fête. La joie de la louange qui porte à la joie de la fête. Une fête qui s’élargit ensuite à la famille, chacun chez lui à manger le pain, à faire la fête. Mais quand David rentre au Palais, il doit affronter les reproches et le mépris de Michal, la fille du roi Saul: “mais n’as-tu pas honte de ce que tu as fait ? Comment faire cette chose, danser devant tout le monde, toi le roi ? N’as-tu pas honte ?”.

Moi je me demande combien de fois nous méprisons dans nos cœurs des personnes bonnes, des gens de bien qui louent le Seigneur ainsi de façon spontanée, comme cela leur vient sans suivre des attitudes formelles. Mais dans la Bible, on lit que Michal est restée stérile toute sa vie pour cela. Que veut dire la Parole de Dieu ici ? Que la joie, que la prière de louange nous rend féconds. Sarah dansait au grand moment de sa fécondité à quatre-vingt-dix ans ! La fécondité offre la louange au Seigneur.

L’homme ou la femme qui louent le Seigneur, qui prient en louant le Seigneur – et quand ils le font ils sont heureux de le dire – et qui se réjouissent quand ils chantent le Sanctus lors de la messe, sont un homme ou une femme féconds. En revanche ceux qui se ferment dans la formalité d’une prière froide, mesurée, ainsi, ils finissent peut-être comme Michal, dans la stérilité de sa formalité. Pensons et imaginons David qui danse de toutes ses forces devant le Seigneur. Pensons qu’il est beau de faire une prière de louange.

prêtres saints qui offrent leur vie en silence

 L’Église n’est pas une simple organisation humaine, la différence vient de l’onction qui donne aux évêques et aux prêtres la force de l’Esprit pour servir le peuple de Dieu : voilà ce qu’a déclaré le Pape François dans l’homélie de la messe célébrée ce lundi matin à la Maison Sainte Marthe. IL a remercié tous les saints prêtres qui donnent leur vie dans l’anonymat de leur service quotidien.

Commentant la première lecture du jour, qui parle des tribus d’Israël qui choisissent David comme roi, le Pape explique la signification spirituelle de l’onction. « Sans cette onction, David n’aurait été que le ‘chef d’une entreprise’, d’une ‘société politique, qui était le Règne d’Israël », il n’aurait été qu’un simple « organisateur politique ». Par contre, « après l’onction, l’Esprit du Seigneur » descend sur David et reste en lui. Et les Écritures disent : « David grandissait en puissance et le Seigneur Dieu des armées était avec lui ». « Voilà toute la différence de l’onction ». La personne ointe est une personne choisie par le Seigneur. Et c’est pareil dans l’Église pour les évêques et les prêtres :

« Les évêques ne sont pas seulement élus pour diriger une organisation, qui s’appelle Église particulière, ils sont oints, ils reçoivent l’onction et l’Esprit du Seigneur est avec eux. Mais tous les évêques, tous nous sommes des pêcheurs, tous ! Mais nous sommes oints. Mais tous nous voulons être de plus en plus saints chaque jour, plus fidèles à cette union. C’est justement ce qui fait l’Église, ce qui donne l’unité à l’Église, c’est la personne de l’évêque, au nom de Jésus-Christ, parce que oint, et non pas parce qu’il a été voté à la majorité. Parce qu’il est oint. C’est dans cette onction qu’une Église particulière tient sa force. Et par participation, les prêtres sont oints. »

L’onction rapproche les évêques et les prêtres du Seigneur et leur donne la joie et la force « de guider un peuple, d’aider un peuple, de vivre au service d’un peuple ». Elle donne la joie de se sentir « élus par le Seigneur, regardés par le Seigneur, avec cet amour avec lequel le Seigneur nous regarde, nous tous ». Ainsi, « quand nous pensons aux évêques et aux prêtres, nous devons penser à eux comme des personnes ointes » :

« Et l’on ne peut comprendre ni même expliquer comment l’Église puisse aller de l’avant seulement avec les forces humaines. Ce diocèse va de l’avant parce qu’il a un peuple saint, tout un tas de choses, mais aussi une personne ointe qui le guide, qui l’aide à grandir. Cette paroisse va de l’avant parce qu’elle a tout un tas d’organisations, un tas de choses, mais aussi une personne ointe qui la guide, qui l’aide à grandir. Et nous dans l’histoire nous n’en connaissons qu’une toute petite partie, mais il y a eu tellement de saints évêques, de saints prêtre qui ont consacré leur vie au service du diocèse, de la paroisse ; combien de personnes ont reçu la force de la foi, la force de l’amour, l’espérance de ces prêtres anonymes que nous ne connaissons pas. Il y en a eu et il y en a tellement !»

« Tellement de prêtres de campagne ou de curés en ville qui avec leur onction ont insufflé de la force au peuple, ont transmis la doctrine, ont donné les sacrements, c’est-à-dire la sainteté » :

« Mais, mon père, j’ai lu sur un journal qu’un évêque a fait ceci ou cela ! » « Oui, moi aussi je l’ai lu, mais dis-moi, sur les journaux, as-tu déjà lu des informations sur tout ce que font de bien de si nombreux prêtres, dans tant de paroisses en ville ou la campagne, tout le travail qu’il mène pour guider leur peuple ?. Et bien non, tout cela n’est pas une information. Et comme dit l’adage : un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui grandit. Et donc aujourd’hui, en pensant à cette onction de David, il faut penser à nos évêques, à nos prêtres courageux, saints, bons, fidèles et il faut prier pour eux. »

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