Le Pape en silence pour les défunts et en prière devant les enfants non-nés
Du jardin des anges du cimetière Laurentino de Rome
Le Pape François a célébré la liturgie du 2 novembre pour la commémoration des défunts au cimetière Laurentino, de Rome. Avant la messe, il s’est arrêté en prière quelques instants au «Jardin des anges», un carré dédié aux sépultures d’enfants non nés, un espace entouré de jouets et de peluches.
En lieu et place de l’homélie, le Saint-Père a préféré un temps de silence pour la médiation et la prière.
«Les paroles de réconfort sont parfois triviales ou sentimentales et inutiles. Même si elles sont prononcées avec les meilleures intentions du monde, elles peuvent finir par amplifier la blessure»
«Notre existence terrestre n’est qu’un souffle: apprends-nous à compter nos jours et donne-nous la sagesse du cœur qui reconnaît au moment de la mort non pas la fin, mais le passage à la plénitude de la vie». (prière du jour)
Renouvelons notre «foi dans le Christ qui est mort, a été enseveli et est ressuscité pour notre salut. Même les corps mortels se réveilleront au dernier jour et ceux qui se sont endormis dans le Seigneur seront associés à lui dans le triomphe sur la mort».
«Sois béni, ô Dieu, Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, dans ta grande miséricorde, nous as régénérés par la résurrection de Jésus d’entre les morts, pour une espérance vivante à un héritage qui ne se décompose pas et ne pourrit pas; écoute la prière que nous t’adressons pour tous nos proches qui ont quitté ce monde: ouvre les bras de ta miséricorde et accueille-les dans l’assemblée glorieuse de la sainte Jérusalem. Réconforte ceux qui sont dans la douleur de la séparation avec la certitude que les morts vivent en toi et que même les corps confiés à la terre participeront un jour à la victoire pascale de ton Fils».
Tournons-nous vers la Mère de Dieu, placée par son Fils sur le chemin de l’Église. «Par son intercession soutiens notre foi, afin qu’aucun obstacle ne nous fasse dévier de la route qui mène à toi, qui es la joie sans fin».
Angélus de la Toussaint: le Pape loue le témoignage des «saints cachés» du quotidien
Avant la prière mariale de l’Angélus, vendredi 1er novembre, solennité de tous les saints, le Souverain pontife a invité chacun à faire de sa vie un chemin de sainteté, rappelant combien les saints de la porte d’à côté et tous les saints discrets, humbles et cachés, «comme il y a en tant dans l’Église», offrent un important témoignage de foi.
Paroles du Pape en introduisant la prière mariale
Jésus et les âmes du purgatoire
Chers frères et sœurs, bonjour et bonnes vacances !
Aujourd’hui, solennité de la Toussaint, dans l’Évangile (voir Mt 5,1-12), Jésus proclame la carte d’identité du chrétien. Et qu’est-ce que la carte d’identité chrétienne ? Les Béatitudes. C’est notre carte d’identité, mais aussi le chemin de la sainteté (voir Exhortation apostolique Gaudete et exsultate, 63). Jésus nous montre un chemin, celui de l’amour, qu’il a lui-même parcouru d’abord en se faisant homme, et qui est pour nous à la fois un don de Dieu et notre réponse. Cadeau et réponse.
C’est un don de Dieu, car, comme le dit saint Paul, c’est Lui qui sanctifie (voir 1 Co 6, 11). Et c’est pour cela que c’est avant tout au Seigneur que nous demandons de nous faire saints, de rendre nos cœurs semblables au sien (voir Lettre encyclique Dilexit nos, 168). Avec sa grâce, il nous guérit et nous libère de tout ce qui nous empêche d’aimer comme il nous aime (voir Jean 13, 34), de sorte qu’en nous, comme le dit le bienheureux Carlo Acutis, il y a toujours « moins de moi pour laisser de la place à Dieu. »
Et cela nous amène au deuxième point : notre réponse. Le Père des cieux, en effet, nous offre sa sainteté, mais ne nous l’impose pas. Il sème en nous, nous fait goûter et voir sa beauté, mais attend ensuite notre réponse. Il nous laisse la liberté de suivre ses bonnes inspirations, de nous laisser impliquer dans ses projets, de faire nôtres ses sentiments (voir Dilexit nos, 179), en nous mettant, comme il nous l’a enseigné, au service des autres, avec un toujours plus universel, ouvert et adressé à tous, au monde entier.
Nous voyons tout cela dans la vie des saints, même à notre époque. Pensons par exemple à saint Maximilien Kolbe, qui, à Auschwitz, demanda à prendre la place d’un père de famille condamné à mort ; ou à sainte Thérèse de Calcutta, qui a passé sa vie au service des plus pauvres parmi les pauvres ; ou à l’évêque Saint Oscar Romero, assassiné sur l’autel pour avoir défendu les droits des plus pauvres contre les abus des tyrans.
Nous pouvons ainsi dresser une liste de nombreux saints, nombreux : ceux que nous vénérons sur les autels et d’autres, que j’aime appeler les saints « d’à côté », ceux du quotidien, cachés, qui mènent leur vie chrétienne quotidienne. Frères et sœurs, que de sainteté cachée se cache dans l’Église !
Nous reconnaissons de nombreux frères et sœurs façonnés par les Béatitudes : pauvres, doux, miséricordieux, affamés et assoiffés de justice, artisans de paix. Ce sont des personnes « pleines de Dieu », incapables de rester indifférentes aux besoins des autres ; ils sont témoins de chemins lumineux, possibles pour nous aussi.
Demandons-nous maintenant : est-ce que je demande à Dieu, dans la prière, le don d’une vie sainte ? Est-ce que je me laisse guider par les bons élans que son Esprit m’inspire ? Et est-ce que je m’engage personnellement à pratiquer les Béatitudes de l’Évangile, dans les environnements dans lesquels je vis ?
Que Marie, Reine de Tous les Saints, nous aide à faire de notre vie un chemin de sainteté.
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Après l’Angélus
Chers frères et sœurs !
J’exprime ma proximité au peuple tchadien, en particulier aux familles des victimes du grave attentat terroriste d’il y a quelques jours, ainsi qu’aux personnes touchées par les inondations.
Et face à ces catastrophes environnementales, nous prions pour les populations de la péninsule ibérique, en particulier la communauté valencienne, accablée par la tempête « DANA » : pour les défunts et leurs proches, et pour toutes les familles sinistrées. Que le Seigneur soutienne ceux qui souffrent et ceux qui apportent de l’aide. Notre proximité avec les valenciens.
Je vous salue tous avec affection, pèlerins de divers pays, familles, groupes paroissiaux, associations et groupes scolaires. Notamment les fidèles venus de Rignac (France).
Et je salue les participants à la « Course des Saints », organisée par la Fondation Don Bosco Missions. Chers amis, cette année aussi vous nous rappelez que la vie chrétienne est une course, mais pas comme le monde court, non ! C’est la course d’un cœur aimant ! Et merci pour votre soutien dans la construction d’un centre sportif en Ukraine.
Nous prions pour l’Ukraine tourmentée, nous prions pour la Palestine, Israël, le Liban, le Myanmar, le Soudan et pour tous les peuples qui souffrent des guerres. Frères et sœurs, la guerre est toujours une défaite, toujours !
Et c’est ignoble, parce que c’est le triomphe du mensonge, du mensonge : on cherche le maximum d’intérêt pour soi et le maximum de dégâts pour l’adversaire, en piétinant les vies humaines, l’environnement, les infrastructures, tout ; et tout masqué de mensonges. Et les innocents souffrent ! Je pense aux 153 femmes et enfants massacrés ces derniers jours à Gaza.
Demain aura lieu la commémoration annuelle de tous les fidèles disparus. Ceux qui le peuvent ces jours-ci vont prier sur les tombes de ses proches. Demain matin, j’irai moi aussi célébrer la messe au cimetière Laurentino à Rome. Ne l’oublions pas : l’Eucharistie est la prière la plus grande et la plus efficace pour les âmes des défunts.
Je souhaite à tous une bonne fête en compagnie des saints. Je vous salue tous, je salue les garçons de l’Immaculée qui sont bons ! Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bonnes vacances ! Bon déjeuner et à bientôt.
Portant l’image de la Vierge Marie, notre médaille a été révélée à sainte Catherine Labouré lors de l’apparition du samedi 27 novembre1830 en la chapelle des Filles de la Charité, rue u Bac à Paris. Considérée comme un signe de la grâce et de la protection de Marie pour ceux qui la portent avec confiance, elle symbolise les mystères essentiels de notre foi.
Sœur Catherine, jeune novice, voit la Vierge pendant sa prière dans la chapelle. Deux tableaux apparaissent au-dessus de l’autel avec les deux côtés d’une médaille à faire graver et la Vierge lui dit :
«Faites frapper une médaille sur ce modèle. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance.» Catherine insistera de nombreuses fois auprès de son confesseur pour faire frapper, comme le demandait la Vierge Marie, cette médaille qu’on appellera médaille miraculeuse.
Sur le devant de la médaille, la Vierge Marie est sur le globe terrestre. Ses pieds écrasent la tête d’un serpent représentant Satan et le mal. Sur le pourtour, est écrit «Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous» avec l’année de l’apparition de la Vierge : 1830. La Vierge Marie s’engage dans ce combat spirituel.
La médaille porte sur son revers une initiale et des dessins qui nous introduisent dans le secret de Marie. La lettre «M» est surmontée d’une croix. Le M de Marie et la Croix du Christ enlacés montrent le rapport indissoluble qui lie le Christ à sa Mère.
En bas de la médaille, deux cœurs, l’un entouré d’une couronne d’épines, l’autre transpercé d’un glaive, Cœur de Jésus, de sa Passion d’amour avant sa mise à mort, et Cœur de Marie, sa Mère, si proche de son propre Fils.
Les douze étoiles autour représentent les douze apôtres et l’Église. Être d’Église, c’est aimer le Christ, participer à sa passion pour le Salut du monde et nous associer à sa mission en unissant nos cœurs aux Cœurs de Jésus et de Marie. ■