présence du Mystère de Pâques

présence du Mystère de Pâques

Reproduction en icône de la fresque « Anastasis » située dans l’église Saint-Sauveur-in-Chora Istanbul

Le mystère pascal, parce qu’il a vu passer le Fils de la mort à la vie, voit ainsi passer les enfants de Dieu. C’est pourquoi il est dit pascal, à cause de ce passage qui s’est réalisé grâce au sacrifice du Fils de Dieu. Voilà pourquoi le sacrifice eucharistique est le centre de gravité de tous les sacrements, de même que Pâques est le centre de gravité de l’année liturgique.

Dans la sainte liturgie, le Christ, dans la puissance de l’Esprit-Saint, signifie et réalise le mystère pascal de sa passion, de sa mort sur la croix et de sa résurrection. Ce mystère ne consiste pas simplement en une série d’événements d’un passé lointain, mais il entre dans la dimension de l’éternité, parce que l’ «acteur» – c’est-à-dire celui qui a agi et souffert dans ces événements – est le Verbe incarné.

C’est pourquoi le mystère pascal du Christ «surplombe ainsi tous les temps et y est rendu présent» par les sacrements qu’il a lui-même confiés à son Église, surtout le Sacrifice eucharistique.

Ce don singulier a d’abord été fait aux apôtres, quand le Ressuscité, dans la force de l’Esprit-Saint, leur a conféré son pouvoir de sanctification. Les apôtres à leur tour ont conféré ce pouvoir à leurs successeurs, les évêques, et c’est ainsi que les biens du salut sont transmis et actualisés dans la vie sacramentelle du peuple de Dieu jusqu’à la parousie, quand le Seigneur vient dans la gloire pour accomplir le Royaume de Dieu.

Ainsi, la succession apostolique assure que, dans la célébration des sacrements, les fidèles sont plongés dans la communion avec le Christ, qui les bénit par le don de son amour salvifique, en particulier dans l’Eucharistie où il s’offre lui-même sous les apparences du pain et du vin…

Le rite – ou la famille des rites qui proviennent des Églises d’origine apostolique –  est une forme condensée de la Tradition vivante permettant ainsi en même temps de faire l’expérience de la communion entre les générations, la communion avec ceux qui priaient avant nous et prieront après nous. Ainsi le rite apparaît comme un don fait à l’Église, une forme vivante de tradition.

BUREAU DES CÉLÉBRATIONS LITURGIQUES DU SOUVERAIN PONTIFE
La liturgie, œuvre de la Trinité/2 : Dieu le Fils (février 2012)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Les dix apparitions du Christ ressuscité

Les dix apparitions du Christ ressuscité

Londres - le Christ Jésus ressuscité sur le vitrail dans l’église St. Lawrence Jewry par Christopher Webb
Londres – le Christ Jésus ressuscité sur le vitrail dans l’église St. Lawrence Jewry par Christopher Webb

Après sa Résurrection, le Seigneur est apparu à ses disciples dix fois.

La première fois, à Marie Madeleine. La grâce du Seigneur apparaît à l’âme pénitente avant toutes les autres.

La deuxième fois, il apparut aux femmes revenant du tombeau. Le Seigneur apparaît à ceux qui reviennent du tombeau, c’est-à-dire de la réflexion sur leur naissance et sur leur mort.

La troisième fois, il apparaît à Pierre qui pleurait amèrement ! Le Seigneur, dit Luc, se retournant, fixa son regard sur Pierre. Il le regarda parce qu’il aimait. Le Seigneur ne veut pas se venger des pécheurs, mais accorde son pardon à ceux qui se repentent.

La quatrième fois, il apparut aux deux disciples allant vers Emmaüs. Ces deux disciples désignent l’amour de Dieu et du prochain. Le Seigneur apparaît à celui qui possède l’amour et désire imiter la pauvreté de Jésus Christ.

La cinquième fois, il apparut aux dix disciples réunis, toutes portes closes. Lorsque les disciples, les sentiments de l’homme, sont unis dans le bien, c’est alors qu’apparaît à l’esprit la grâce de l’Esprit Saint.

La sixième fois, il apparut huit jours après, aux disciples réunis avec Thomas. Le jour de la résurrection générale, Dieu emportera de notre cœur tout ombre de doute et toute tache d’infirmité.

La septième fois, il apparut au bord du lac aux disciples en train de pêcher. La pêche représente la prédication, et le Seigneur apparaît à ceux qui y travaillent avec assiduité.

La huitième fois, il apparut aux onze disciples sur une montagne de Galilée, nom qui signifie transmigration. Par la conversion, l’homme transmigre de la rive du péché mortel à la rive de la satisfaction, en passant par le pont de la confession.

De même, il apparut le jour même de l’Ascension. Au cours d’un repas qu’il partageait avec eux, dit Luc, il leur enjoignit de ne pas s’éloigner de Jérusalem (Ac 1,4). Le Seigneur apparaît à ceux qui sont à table, c’est-à-dire se reposent du souci des choses temporelles et se nourrissent du pain des larmes.

Enfin il leur apparut lorsqu’il les amena jusque vers Béthanie, au mont des Oliviers, où levant les mains, il les bénit, sous leurs regards s’éleva au ciel et une nuée le déroba à leurs yeux. Le mont des Oliviers signifie miséricorde. Le Seigneur apparaît à l’homme miséricordieux qui éprouve de la compassion pour le pauvre, le blessé, le tourmenté, l’affamé, le nu, le souffrant. Blessé par leur pauvreté, il s’embrase de compassion et leur use miséricorde.

Que daigne nous accorder cette compassion celui qui est ressuscité des morts et à qui revient l’honneur et la gloire, la domination et le pouvoir, au ciel et sur la terre. Et que toute âme fidèle dise, en cette joie pascale: Amen, Alléluia !

Saint Antoine de Padoue

Dimanche de Pâques « Résurrection du Seigneur » – Bénédiction « Urbi et Orbi »

Dimanche de Pâques « Résurrection du Seigneur »
– Bénédiction « Urbi et Orbi »

logo-Vatican
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MESSAGE « URBI ET ORBI » DU SAINT-PÈRE LÉON XIV

PÂQUES 2026

Loggia centrale de la basilique Saint-Pierre

Dimanche 5 avril 2026

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Frères et sœurs,

Le Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques !

Depuis des siècles, l’Église chante avec joie l’événement qui est à l’origine et au fondement de sa foi : « Le Seigneur de la vie était mort / mais maintenant, vivant, il triomphe. / Oui, nous en sommes certains : / Le Christ est vraiment ressuscité. / Toi, Roi victorieux, / aie pitié de nous » (Séquence pascale).

Pâques est une victoire : celle de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres, de l’amour sur la haine. Une victoire à un prix exorbitant : le Christ, Fils du Dieu vivant (cf. Mt 16, 16), devait mourir, et mourir sur la croix, après avoir subi une condamnation injuste, avoir été moqué et torturé, et avoir versé tout son sang.

Véritable Agneau immolé, il a porté le péché du monde (cf. Jn 1, 29 ; 1 P 1, 18-19) et nous a ainsi tous libérés, avec nous toute la création, de l’emprise du mal.

Mais comment Jésus a-t-il triomphé ? Quelle est la force avec laquelle il a vaincu une fois pour toutes l’Ancien Adversaire, le Prince de ce monde (cf. Jn 12, 31) ? Quelle est la puissance avec laquelle il est ressuscité des morts, non pas pour retourner à sa vie antérieure, mais pour entrer dans la vie éternelle et ouvrir ainsi en sa chair le passage de ce monde vers le Père ?

Cette force, cette puissance, c’est Dieu lui-même, l’Amour qui crée et engendre, un Amour fidèle jusqu’au bout, un Amour qui pardonne et rachète.

Le Christ, notre « Roi victorieux », a combattu et remporté sa bataille en s’abandonnant pleinement à la volonté du Père, à son plan de salut (cf. Mt 26, 42). Ainsi, il a poursuivi le dialogue jusqu’au bout, non par les paroles mais par les actes : pour nous trouver perdus, il s’est fait chair ; pour nous libérer de l’esclavage, il est devenu esclave ; pour donner la vie à nous, mortels, il s’est laissé mourir sur la croix.

La puissance de la résurrection du Christ est totalement non violente. Elle est semblable à celle d’un grain de blé qui, après avoir pourri en terre, germe, perce les mottes, et devient un épi d’or. Elle est plus encore semblable à celle d’un cœur humain qui, blessé par une offense, rejette l’instinct de vengeance et, rempli de compassion, prie pour celui qui l’a offensé.

Frères et sœurs, c’est là la véritable force qui apporte la paix à l’humanité, car elle engendre des relations respectueuses à tous les niveaux : entre les individus, les familles, les groupes sociaux et les nations. Elle ne vise pas des intérêts particuliers, mais le bien commun ; elle ne cherche pas à imposer son propre plan, mais plutôt à contribuer à son élaboration et à sa mise en œuvre avec les autres.

Oui, la résurrection du Christ est le commencement d’une humanité nouvelle ; c’est l’entrée dans la véritable terre promise, où règnent la justice, la liberté et la paix, où tous se reconnaissent comme frères et sœurs, enfants du même Père qui est Amour, Vie et Lumière.

Frères et sœurs, par sa résurrection, le Seigneur nous place avec encore plus de force au cœur du drame de notre liberté. Devant le tombeau vide, nous pouvons être remplis d’espérance et d’émerveillement, comme les disciples, ou de crainte, comme les gardes et les pharisiens, contraints de recourir au mensonge et à la ruse plutôt que de reconnaître que le condamné est véritablement ressuscité (cf. Mt 28, 11-15) !

À la lumière de Pâques, émerveillons-nous du Christ ! Laissons son immense amour transformer nos cœurs ! Que ceux qui portent les armes les déposent ! Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix ! Non pas une paix obtenue par la force, mais par le dialogue ! Non pas par la volonté de dominer autrui, mais par la volonté d’aller à sa rencontre !

Nous nous habituons à la violence ; nous nous y résignons et devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux répercussions de la haine et de la division que sèment les conflits. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que nous ressentons tous.

On observe une « mondialisation de l’indifférence » de plus en plus marquée, pour reprendre une expression chère au pape François qui, il y a un an, depuis ce balcon, adressait ses dernières paroles au monde, nous rappelant : « Combien de désir de mort nous voyons chaque jour dans les nombreux conflits qui touchent différentes parties du monde ! » (Message Urbi et Orbi, 20 avril 2025).

La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui entourent la mort et le tourment qu’elle entraîne. Nous craignons tous la mort et, par peur, nous détournons le regard, préférant ne pas la regarder. Nous ne pouvons plus rester indifférents ! Et nous ne pouvons nous résigner au mal !

Saint Augustin enseigne : « Si vous craignez la mort, aimez la résurrection ! » (Sermon 124, 4). Nous aussi, nous aimons la résurrection, qui nous rappelle que le mal n’a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.

Il est passé par la mort pour nous donner la vie et la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne » (Jn 14, 27). La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se contente de faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun de nous.

Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit de nos cœurs ! C’est pourquoi j’invite chacun à se joindre à moi pour la veillée de prière pour la paix que nous célébrerons ici, en la basilique Saint-Pierre, samedi prochain, le 11 avril.

En ce jour de fête, abandonnons tout désir de querelle, de domination et de pouvoir, et implorons le Seigneur d’accorder sa paix à un monde ravagé par la guerre et marqué par la haine et l’indifférence qui nous rendent impuissants face au mal.

Confions au Seigneur tous les cœurs qui souffrent et qui attendent la vraie paix que Lui seul peut donner. Abandonnons-nous à Lui et ouvrons-Lui nos cœurs ! Lui seul fait toutes choses nouvelles (cf. Ap 21, 5) !

Joyeuses Pâques !

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Vœux de Pâques

(À la fin du message Urbi et Orbi, avant la bénédiction) »

À vous qui m’écoutez, j’adresse mes salutations les plus chaleureuses :

Italien

Buona Pasqua! Portate a tutti la gioia di Gesù risorto e presente in mezzo a noi.

Français

Joyeuses Pâques ! Portez à tout le monde la joie de Jésus ressuscité et présent parmi nous.

Anglais

Happy Easter! May you bring the joy of Jesus, who is risen and present in our midst, to all you meet.

(Joyeuses Pâques ! Que la joie de Jésus, ressuscité et présent parmi nous, rayonne sur tous ceux que vous rencontrez.)

Allemand

Frohe Ostern! Bringt allen die Freude des auferstandenen Jesus, der unter uns gegenwärtig ist.

(Joyeuses Pâques ! Qu’elles apportent à tous la joie du Christ ressuscité, présent parmi nous.)

Espagnol

¡Feliz Pascua! Lleven a todos la alegría de Jesús resucitado y presente entre nosotros.

(Joyeuses Pâques ! Que la joie de Jésus, ressuscité et présent parmi nous, se répande sur tous.)

Portugais

Feliz Páscoa! Levai a todos a alegria do Senhor Ressuscitado e presente entre nós.

(Joyeuses Pâques ! Que la joie du Seigneur ressuscité, présent parmi nous, soit partagée avec tous.)

Polonais

Radosnych Świąt Wielkanocnych! (Joyeuses Pâques !)

Arabe

قِيامَة مَجِيدَة! (Une glorieuse résurrection !)

Chinois

复活节快乐  (Joyeuses Pâques)

Latin

Felix sit vobis Domini resurrectionis festivitas! Iesu resuscitati, inter nos adstantis, laetitiam cum omnibus communicate.

(Que la fête de la résurrection du Seigneur soit pour vous une joyeuse célébration ! Que Jésus ressuscité, présent parmi nous, partage cette joie avec tous.)

BÉNÉDICTION

Sancti Apostoli Petrus et Paulus, de quorum potestate et auctoritate confidimus, ipsi intercedant pro nobis ad Dominum.

℟. Amen.

Precibus et meritis beatæ Mariæ semper Virginis, beati Michælis Archangeli, beati Ioannis Baptistæ et sanctorum Apostolorum Petri et Pauli et omnium Sanctorum misereatur vestri omnipotens Deus et dimissis omnibus peccatis vestris, perducat vos Iesus Christus ad vitam æternam.

℟. Amen.

Indulgentiam, absolutionem et remissionem omnium peccatorum vestrorum, spatium veræ et fructuosæ pænitentiæ, cor semper pænitens et emendationem vitæ, gratiam et consolationem sancti Spiritus et finalem perseverantiam in bonis operibus, tribuat vobis omnipotens et misericors Dominus.

℟. Amen.

Et benedictio Dei omnipotentis : Patris et Filii et Spiritus sancti descendat super vos et maneat semper.

℟. Amen.

(traduction)
Que les saints Apôtres Pierre et Paul, en la puissance et l’autorité desquels nous mettons notre confiance, intercèdent personnellement pour nous auprès du Seigneur !

℟. Amen.

Que par les prières et les mérites de la bienheureuse Marie toujours Vierge, de Saint Michel archange, de Saint Jean Baptiste et des saints apôtres Pierre et Paul, et de tous les saints, le Dieu tout-puissant ait pitié de vous et qu’ayant remis tous vos péchés, Jésus Christ vous conduise à la vie éternelle !

℟. Amen.

L’indulgence, l’absolution et le pardon de tous vos péchés, un espace d’une pénitence authentique et fructueuse, un cœur toujours pénitent et une correction de votre vie, la grâce et le conseil de l’Esprit Saint et la persévérance jusqu’à la fin dans les bonnes œuvres : que vous l’accorde le Seigneur tout-puissant et miséricordieux !

℟. Amen.

Et que la bénédiction du Dieu tout-puissant, le Père, le Fils et le Saint-Esprit descende sur vous et y demeure à jamais.

℟. Amen

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Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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