MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS TROISIÈME JOUR

Promesses du Cœur de Jésus

 

apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque
apparition du Sacré-Cœur à Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Dans la belle vision où Notre-Seigneur fit contempler à Marguerite-Marie son Sacré-Cœur, il lui laissa, pour toutes les âmes qui se voueraient au culte de ce Cœur adorable, des promesses aussi nombreuses que consolantes.

Écoutons celle qui reçut de Jésus lui-même le glorieux titre de Disciple bien-aimée de son Cœur : — « Que ne puis-je raconter tout ce que je sais dans cette aimable dévotion au Cœur de Jésus, et découvrir à toute la terre les trésors de grâces que mon Sauveur a dessein de répandre avec profusion sur ceux qui la pratiqueront !»

« 1° LES SIMPLES FIDÈLES obtiendront par le moyen de cette touchante dévotion la paix de leurs familles, le soulagement de leurs travaux, les bénédictions du Ciel dans toutes leurs entre-prises, la consolation dans leurs misères.

2° LES PERSONNES RELIGIEUSES retireront tant de secours de cette dévotion, qu’il ne faudrait pas d’autre moyen pour rétablir la première ferveur et la plus exacte régularité dans les communautés les moins réglées, et pour porter au comble de la perfection celles qui vivent dans la plus grande régularité.

3° LES PRÊTRES, TOUTES LES PERSONNES APOSTOLIQUES auront l’art de toucher les cœurs les plus endurcis et travailleront avec un succès merveilleux, s’ils sont pénétrés d’un tendre amour au divin Cœur de Jésus.

4° LES PROPAGATEURS DE CETTE DÉVOTION recevront de Notre-Seigneur des trésors incompréhensibles. Leur ministère produira, même en ce qui concerne le salut et la perfection de chacun d’eux, des fruits au delà de toute espérance.

5° TOUT CHRÉTIEN trouvera dans ce divin Cœur un lieu de refuge pendant la vie et principalement à l’heure de la mort. Ah ! qu’il est doux de mourir, après avoir eu une constante dévotion au Cœur de Celui qui doit nous juger ! »

Voilà donc  les engagements que Jésus contracte avec les hommes : il n’y a qu’un Dieu qui puisse les prendre, et il n’y a qu’un Dieu qui puisse les tenir. Il promet tout : conversion des pécheurs, progrès des justes dans la perfection, efficacité dans la prédication et la direction des âmes, ferveur dans les communautés, paix dans les familles, bénédictions pour les entreprises temporelles, assistance particulière à la mort.

Oh ! en vérité, serions-nous excusables de rendre inutiles tant et de si magnifiques promesses ? Et voyez comme elles se sont vérifiées depuis plus de deux cents ans. Les malades ont invoqué le Cœur de Jésus, et ils ont recouvré la santé ; les pécheurs ont jeté leurs iniquités dans cet abîme de miséricorde, et ils ont obtenu leur pardon. Que de personnes affligées y ont trouvé un soulagement à leurs maux ! Combien d’âmes faibles et chancelantes y ont puisé la force et la victoire !

Adressons-nous donc en toutes circonstances et pour toutes choses à ce Cœur si puissant, si riche, si libéral ; à ce Cœur si rempli de miséricorde et d’amour, et qui ne désire rien tant que de réaliser ce qu’il a promis. — Disons, avec saint Bonaventure : « Je parlerai au Cœur de mon Dieu et j’en obtiendrai tout ce que je voudrai ».

PRIÈRE

O Sauveur Jésus ! ô bon Maître ! comment te bénirai-je assez des bienfaits sans nombre que tupromets à ceux qui honorent votre Cœur ! Il est donc bien vrai que ce tendre Cœur est une source trop pleine et débordant de toutes parts, qui a besoin de se répandre, et que le Ciel et la terre, le temps et l’éternité, ne pourront jamais épuiser. Apprends-moi à aimer, vénérer, imiter un Cœur si riche, si libéral, afin que je profite de ses magnifiques promesses. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Saints Marcellin et Pierre, martyrs à Rome 02 juin

Saints Marcellin et Pierre, martyrs à Rome 02 juin

Saints Marcellin et Pierre
Saints Marcellin et Pierre (© Pontificia commisione di archeologia sacra)

Deux lauriers, un bois qui change de nom, un noyau de catacombes aujourd’hui parmi les plus célèbres au monde. Ce sont là des traces d’une nature désormais disparue, qui résistent dans la tradition écrite, et des pierres qui résistent aux siècles et donnent solidité à cette tradition.

Les racines de deux martyrs chrétiens du quatrième siècle, le prêtre Marcellin et l’exorciste Pierre, affleurent ici, des anciens martyrologues et des réseaux souterrains creusés dans le tuf.

Le grand massacre

Nous sommes en l’an 304 et à Rome sévit la grande persécution antichrétienne voulue par Dioclétien. C’est le dernier grand massacre ordonné par l’autorité romaine avant la clémence de Constantin. Le second des quatre édits par lesquels Dioclétien planifie l’anéantissement des chrétiens importe en particulier l’arrestation d’évêques, prêtres, diacres.

Nombreux sont justiciés, car les tribunaux ont faculté de prononcer la peine capitale. C’est dans ce contexte que le prêtre Marcellin finit en prison. Comme tant d’autres, le prêtre refuse de renier sa foi, et beaucoup de prisons deviennent de petites communautés de croyants.

Le martyre caché

C’est en prison que Marcellin fait la connaissance de Pierre, un exorciste. Ensemble ils annoncent le Christ et de nombreuses personnes se convertissent, et demandent le baptême. Les récits hagiographiques, avec des détails plus ou moins légendaires, font état de miracles comme la guérison de la fille de leur geôlier. Pour le juge c’en est évidemment trop, les deux doivent être éliminés.

Ici l’histoire devient plus certaine grâce au pape Damase 1er qui la raconte quelque décennie après les faits. Marcellin et Pierre sont torturés, emmenés dans un bois connu comme Forêt Noire, et soumis à l’ultime humiliation cruelle, creuser eux-mêmes leur propre fosse, et enfin ils sont décapités. Selon la loi, justice est faite et le choix du bosquet est une ultime astuce : cacher pour toujours le lieu de leur exécution. Erreur de calcul !

« Piétas » d’une matrone

Une matrone romaine, Lucille, parvient à savoir plus tard le lieu du martyre ; La dame retrouve et fait déplacer les corps de Marcellin et Pierre de la Forêt Noire, qui sera ensuite rebaptisée en l’actuelle Forêt Blanche, dans le cimetière appelé « aux deux lauriers », aujourd’hui sur la via Casilina, peut-être, parce que marqué par la présence de deux lauriers.

Le pape Damase compose un poème qu’il fait apposer sur la nouvelle tombe et quand les Goths la détruisent le pape Vigile la restaure, et insère les noms des deux martyrs aussi dans le Canon de la Messe.

Il y aura ensuite des translations plus ou moins licites de reliques, mais les églises romaines et les catacombes toutes ouvertes et actives encore aujourd’hui perpétuent la mémoire de deux hommes trop grands pour être effacés par deux tumulus anonymes cachés dans l’épaisseur d’un bosquet.

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS DEUXIÈME JOUR

Origine de la Dévotion au Sacré-Cœur

 

Le Sacré-Cœur et sainte Marguerite-Marie Alacoque
Le Sacré-Cœur et sainte Marguerite-Marie Alacoque

Considérée dans son essence, la dévotion au Sacré-Cœur est aussi ancienne que l’Église. Elle a commencé au Calvaire, où ce Cœur divin, percé par le fer de la lance, ouvrit à tous les fidèles un asile inviolable et une source intarissable de grâces.

Toutefois, cette dévotion ne fut, durant de longs âges, que le partage de quelques âmes d’élite. Mais il était réservé au dix-septième siècle de voir le Cœur de Jésus honoré d’un culte public et solennel, et à notre chère France de devenir le berceau et le foyer de ce culte.

Dans un monastère de la Visitation, à Paray-le-Monial, diocèse d’Autun, vivait une de ces grandes âmes, comme le cloître est digne d’en posséder. On l’avait nommée dans le monde Marguerile Alacoque mais, depuis qu’elle avait pris Jésus pour époux, elle s’appelait sœur Marguerite-Marie. Elle vivait avec son Dieu dans une ineffable union, qui devint pour elle la source de grâces abondantes.

Un jour de l’Octave du Saint Sacrement — c’était en 1675 — Jésus-Christ lui apparut, et, lui découvrant son Cœur, qui portait toujours la vive et large plaie du Calvaire : « Voilà, lui dit-il, le Cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! »

Il lui demanda ensuite qu’une fête particulière fût établie pour honorer son Cœur et lui rendre un culte d’amour et de réparation, et il promit les bénédictions les plus signalées à tous ceux qui embrasseraient et répandraient cette précieuse dévotion.

La sainte religieuse déploya tout son zèle et sa brûlante charité pour conquérir des cœurs au Cœur de Jésus. Ses généreux efforts furent couronnés de succès : bientôt l’Église approuva l’office et la fête du Sacré-Cœur, et engagea tous les fidèles à puiser à pleines mains dans les inestimables trésors que la miséricorde infinie de Dieu venait de leur ouvrir.

Cet appel fut entendu ; l’incendie de l’amour divin se communiqua de proche en proche, gagna les paroisses, les diocèses, et la dévotion au Sacré-Cœur produisit partout une magnifique floraison de foi, de piété et d’amour.

En nous rappelant l’origine et la propagation de cette touchante dévotion, admirons les industries de la tendresse du Cœur de Jésus ; bénissons-le de ce qu’il nous comble ainsi de ses faveurs, et demandons-lui la grâce d’en bien profiter. Oh ! si nous connaissions le don de Dieu ! si nous savions apprécier la valeur de l’offrande qu’il nous fait !

Honorons aussi d’un culte particulier l’humble religieuse que Jésus a rendue confidente de ses desseins et qu’il a appelée la disciple bien-aimée de son Cœur. Elle a été proclamée Bienheureuse par Pie IX, le 17 janvier 1864 et Sainte par Benoît XV le . Glorifions cette digne fille de saint François de Sales, devenue la gloire et la protectrice de la France, et supplions-la de nous obtenir la grâce d’aimer le Cœur de Jésus comme elle l’a aimé.

Ô Cœur de Jésus, brûlant d’amour pour nous, embrase notre cœur d’amour pour toi !

PRIÈRE

O Jésus ! que tu es aimable dans les effusions de ta bonté ! Sois béni pour la communication que tu nous fais des trésors de ton Cœur, et accorde-nous la grâce d’en bien profiter. — O sainte Marguerite- Marie ! Amie et apôtre du Cœur de Jésus, nous vous remercions d’avoir pu fixer le choix du divin Maître pour l’accomplissement de ses desseins de miséricorde ! Demandez que ce Cœur adorable soit toujours l’objet de notre affection et le gage de notre salut. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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