QUARANTE-UNIÈME LECTURE : Du jurement

QUARANTE-UNIÈME LECTURE : Du jurement

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Non assumes nomen Domini Dei tui in vanum.

Vous ne prendrez point en vain le nom du Seigneur votre Dieu. Exode 28.

Pardon, ô mon Dieu ! pardon de ce que j’ai prononcé tant de fois votre saint nom par légèreté, sans respect et sans aucun sentiment de religion. Jusqu’à présent, je n’ai pas connu la grandeur du mal que je faisais, en violant ce précepte : aujourd’hui que je suis instruit, je déteste ce péché, et je veux m’en corriger.

Je vais, dès ce moment, travailler sérieusement à déraciner cette mauvaise habitude : je veillerai sur ma langue, pour ne jamais prononcer votre nom en vain : si, par inattention, il m’échappe de le proférer sans respect, je vous en témoignerai sur-le-champ mon repentir, et je renouvellerai ma résolution de ne plus tomber dans cette faute.

Augmentez en moi, ô mon Dieu, l’horreur de tout ce qui déshonore votre saint nom : mettez une garde de circonspection à ma bouche, afin qu’il n’arrive jamais de le profaner.

Que ne puis-je réparer, par mes hommages et mon respect, tous les outrages que l’on fait à votre nom adorable. Faites que, vous honorant et dans vous-même et dans vos créatures, je sois si attentif sur toutes mes paroles, qu’il n’y en ait aucune qui ne vous glorifie.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

Pourquoi célébrer la chaire de saint Pierre  ? Triduum 2

Pourquoi célébrer la chaire de saint Pierre  ? Triduum 2

Le Bernin – la chaire de saint Pierre
Le Bernin – la chaire de saint Pierre

L’Église, dans tout son culte, proclame sa foi selon l’adage attesté au v siècle par Prosper d’Aquitaine, « Lex orandi, lex credendi ». « La loi de la prière est la loi de la foi, l’Église croit comme elle prie. La Liturgie est un élément constituant de la sainte et vivante Tradition » (Catéchisme de l’Église Catholique n° 1124). Cependant, les fidèles ont régulièrement à professer leur foi : chaque dimanche ainsi qu’aux grandes fêtes, après l’évangile et l’homélie, on dit le Credo.

D’après la Présentation générale du Missel romain (2002), « le Symbole, ou profession de foi, vise à ce que tout le peuple rassemblé réponde à la parole de Dieu annoncée dans les lectures de la Sainte Écriture et expliquée dans l’homélie, et, en professant la règle de la foi dans une formule approuvée pour l’usage liturgique, se rappelle et professe les grands mystères de la foi avant que ne commence leur célébration dans l’Eucharistie » (n° 67).

L’Église le fait d’abord par le symbole dit de Nicée-Constantinople. Il ne s’agit pas d’une composition liturgique, mais d’un résumé de la foi défini par les conciles de Nicée (325) et Constantinople (381), approuvé par celui de Chalcédoine (451). Réservé d’abord au baptême, le symbole fut prescrit à chaque messe solennelle par le patriarche Timothée de Constantinople (511-517). De là, il se répandit en Orient et dans l’Empire franc.

« Daigne accepter, Seigneur la prière de ton Église : elle tient de l’enseignement de Pierre une foi inébranlable ; permets qu’en demeurant sous sa conduite elle parvienne à l’héritage éternel. Par Jésus Christ, notre Seigneur. » (Prière sur les offrandes)

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

QUARANTIÈME LECTURE : Du respect dans les Églises

QUARANTIÈME LECTURE : Du respect dans les Églises

Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794
Abbe-Charles-Francois-LHOMOND-1727-1794

Dominus in templo sancto suo : sileat a facie ejus omnis terra.

Le Seigneur habite dans son saint temple : que toute la terre demeure en silence devant lui. Habacuq 2.

Je me repens, ô mon Dieu ! des fautes que j’ai commises dans votre sainte maison, par ma légèreté et ma dissipation ; daignez me les pardonner : je veux les réparer désormais par ma modestie et mon recueillement.

Je veillerai sur tous mes sens, afin d’éviter tout ce qui pourrait me distraire de l’attention religieuse que je dois conserver en votre présence. Je veillerai sur toutes mes pensées, afin d’écarter toutes celles qui ne se porteraient pas vers vous.

Non, Seigneur, je n’entrerai plus dans votre saint temple, sans me rappeler que vous le remplissez de votre gloire et de votre majesté : mon unique occupation sera de vous y adorer, d’y chanter vos louanges, d’appliquer mon esprit aux grandes merveilles qui s’y opèrent, de vous remercier de vos bienfaits, de vous y exposer mes besoins, et d’intéresser votre miséricorde à y remédier.

Des objets si grands et si importants ne suffiraient-ils donc pas pour fixer mon attention, et pour remplir les moments que je passe en votre présence ? Donnez-moi, ô mon Dieu ! les sentiments d’une piété tendre ; inspirez-moi une crainte religieuse, un respect mêlé de joie et de confiance : faites que je m’y conserve toujours dans le recueillement et dans une attention tranquille et soutenue.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

NB : à ceux qui le demanderont – par contact -, je donnerai gratuitement la version de ces prières, mise en EPUB.
P. J.-Daniel Planchot, cm

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