Face à l’insuccès, le Pape invite à la confiance

Face à l’insuccès, le Pape invite à la confiance

Lorsque nous sommes dans la nuit obscure de notre vie et faisons face à l’insuccès, à l’incapacité et à la déception ; c’est alors que Jésus vient dans le vide de notre barque et nous montre une autre direction à prendre. Laissons-nous guider par lui et prenons le large qu’il nous indique, a dit le Pape François avant l’Angélus de ce dimanche 6 février 2022.

 

LE PAPE FRANÇOIS

ANGELUS

Place Saint-Pierre
dimanche 6 février 2022

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Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Évangile de la Liturgie d’aujourd’hui nous emmène sur les rives du lac de Galilée. Les foules se pressent autour de Jésus tandis que des pêcheurs déçus, dont Simon Pierre, lavent leurs filets après une mauvaise nuit de pêche. Et faites écho au fait que Jésus monte directement dans la barque de Simon; puis il l’invite à plonger dans l’abîme et à jeter à nouveau les filets (cf. Lc 5, 1-4).

Arrêtons-nous sur ces deux actions de Jésus : d’abord il monte dans la barque et ensuite, la seconde, il nous invite à descendre dans l’abîme. Ce fut une mauvaise nuit, sans poisson, mais Pierre fait confiance et s’envole.

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Tout d’abord, Jésus monte dans la barque de Simon. Pour faire quoi? Enseigner. Il demande précisément ce bateau, qui n’est pas plein de poissons mais est revenu à terre vide, après une nuit de labeur et de déception. C’est une belle image pour nous aussi.

Chaque jour, le bateau de notre vie quitte les rives de la maison pour entrer dans la mer des activités quotidiennes ; chaque jour nous essayons de « pêcher au large », de cultiver des rêves, de réaliser des projets, de vivre l’amour dans nos relations.

Mais souvent, comme Pierre, nous vivons la « nuit des filets vides » – la nuit des filets vides -, la déception de travailler dur et de ne pas voir les résultats escomptés : « Nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre » (v. 5), dit Simone. Combien de fois nous aussi nous retrouvons avec un sentiment de défaite, alors que la déception et l’amertume naissent dans nos cœurs. Deux vers à bois très dangereux.

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Que fait alors le Seigneur ? Il choisit de monter sur notre bateau. De là, il veut annoncer l’Évangile. C’est précisément cette barque vide, symbole de notre incapacité, qui devient la « chaise » de Jésus, la chaire d’où il proclame la Parole.

Et c’est ce que le Seigneur aime faire – le Seigneur est le Seigneur des surprises, des miracles dans les surprises – : monter sur le bateau de notre vie quand nous n’avons rien à lui offrir ; entrez dans nos vides et remplissez-les de sa présence; profitons de notre pauvreté pour annoncer sa richesse, de nos misères pour proclamer sa miséricorde.

Rappelons-nous ceci : Dieu ne veut pas de bateau de croisière, un pauvre bateau « délabré » lui suffit, pourvu qu’on l’accueille. Ce oui, accueillez-le; peu importe sur quel bateau, pour l’accueillir. Mais nous – je me demande – allons-nous le faire monter sur le bateau de notre vie ? Mettons-nous à sa disposition le peu que nous avons ? Parfois, nous nous sentons indignes de lui parce que nous sommes des pécheurs.

Mais c’est une excuse que le Seigneur n’aime pas, parce qu’elle nous l’éloigne ! Il est le Dieu de la proximité, de la compassion, de la tendresse, et ne recherche pas le perfectionnisme : il recherche l’acceptation. Il te dit aussi : « Laisse-moi monter dans la barque de ta vie » – « Mais, Seigneur, regarde… » – « Alors, laisse-moi monter, tel quel ». Réfléchissons-y.

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Ainsi, le Seigneur restaure la confiance de Pierre. Étant monté dans sa barque, après avoir prêché, il lui dit : « Avance dans l’abîme » (v. 4). Ce n’était pas le bon moment pour pêcher, il faisait grand jour, mais Pierre a confiance en Jésus. Il ne s’appuie pas sur les stratégies des pêcheurs, qu’il connaissait bien, mais sur la nouveauté de Jésus.

Cet émerveillement qui l’a poussé à faites ce que Jésus lui a dit. Il en est de même pour nous : si nous accueillons le Seigneur sur notre bateau, nous pouvons prendre la mer. Avec Jésus nous naviguons dans la mer de la vie sans peur, sans céder à la déception quand rien n’est pris et sans céder au « il n’y a plus rien à faire ».

Toujours, dans la vie personnelle comme dans celle de l’Église et de la société, il y a quelque chose de beau et de courageux à faire, toujours. On peut toujours recommencer, le Seigneur nous invite toujours à reprendre le jeu car Il ouvre de nouvelles possibilités.

Acceptons donc l’invitation : chassons le pessimisme et la méfiance et embarquons avec Jésus ! Même notre petit bateau vide sera témoin d’une pêche miraculeuse.

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Prions Marie, qui a accueilli le Seigneur dans la barque de la vie comme personne d’autre : qu’elle nous encourage et intercède pour nous.

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Après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui est la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines. Ce sont environ trois millions de filles qui, chaque année, subissent cette chirurgie, souvent dans des conditions très dangereuses pour leur santé. Cette pratique, malheureusement répandue dans diverses régions du monde, humilie la dignité de la femme et porte gravement atteinte à son intégrité physique.

Et mardi prochain, la commémoration liturgique de sainte Giuseppina Bakhita, la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes sera célébrée. C’est une blessure profonde, infligée par la recherche honteuse d’intérêts économiques sans aucun respect pour la personne humaine.

Beaucoup de filles – on les voit dans la rue – qui ne sont pas libres, elles sont esclaves des trafiquants, qui les envoient travailler et, si elles n’apportent pas l’argent, elles les battent. Aujourd’hui, cela se produit dans nos villes. Réfléchissons-y sérieusement.

Face à ces fléaux de l’humanité, j’exprime ma douleur et exhorte ceux qui en sont responsables à agir de manière décisive, pour prévenir à la fois l’exploitation et les pratiques humiliantes qui affligent particulièrement les femmes et les filles.

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Aujourd’hui, en Italie, la Journée pour la vie est également célébrée, sur le thème « Garder toute vie ». Cet appel est valable pour tous, en particulier pour les catégories les plus faibles : les personnes âgées, les malades, et même les enfants empêchés de naître.

Je me joins aux évêques italiens pour promouvoir la culture de la vie comme réponse à la logique du gaspillage et du déclin démographique. Chaque vie doit être gardée, toujours !

Nous avons l’habitude de voir, de lire dans les médias tant de mauvaises choses, de mauvaises nouvelles, d’accidents, de meurtres… tant de choses. Mais aujourd’hui, je voudrais mentionner deux belles choses. Un, au Maroc, comme tout un peuple s’est accroché pour sauver Rayan. C’était tout le monde là-bas, travaillant pour sauver un enfant ! Ils ont tout donné. Malheureusement, il n’y est pas parvenu.

Mais cet exemple – aujourd’hui je lisais dans le Messenger -, ces photographies d’un peuple, là, attendant pour sauver un enfant… Merci à ce peuple pour ce témoignage !

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Et un autre, qui s’est passé ici en Italie, et qui n’apparaîtra pas dans le journal. À Monferrato: John, un migrant du Ghana de 25 ans, qui pour arriver ici a subi tout ce que beaucoup de migrants souffrent, et s’est finalement installé à Monferrato, il a commencé à travailler, pour faire son avenir, dans une cave. Et puis il est tombé malade d’un terrible cancer, il est en train de mourir.

Et quand ils lui ont dit la vérité, ce qu’il voulait faire, [il a répondu :] « Rentrez chez vous pour embrasser mon père avant qu’il ne meure. » Mourant, il pensa à son père. Et dans ce village de Monferrato ils l’ont immédiatement recueilli et, bourré de morphine, l’ont mis dans l’avion, lui et un compagnon, et l’ont envoyé pour qu’il puisse mourir dans les bras de son père.

Cela nous montre qu’aujourd’hui, au milieu de tant de mauvaises nouvelles, il y a de bonnes choses, il y a des « saints à côté ». Merci pour ces deux témoignages qui nous font du bien.

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Je vous salue tous, Romains et pèlerins ! En particulier, ceux d’Allemagne, de Pologne et de Valence (Espagne) ; ainsi que les étudiants universitaires de Madrid – ils sont bruyants, ces Espagnols ! – et les fidèles de la paroisse Saint François d’Assise à Rome.

Un salut particulier aux religieuses du groupe Talitha Kum, engagé contre la traite. Merci! Merci pour ce que vous faites, pour votre courage. Merci. Je vous encourage dans votre travail et je bénis la statue de sainte Giuseppina Bakhita.

Et je souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.


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Texte traduit et présenté par l’ Association de la Médaille Miraculeuse

Se lier d’amitié avec les saints et les défunts

Se lier d’amitié avec les saints et les défunts

En cette fête de la Présentation de Jésus au Temple, mercredi 2 février 2022, lePape François a fait sa catéchèse sur la communion des saints, lors de l’audience générale en salle Paul VI du Vatican. Il a exprimé ainsi combien chaque membre de l’Église est lié de manière profonde, que ce soit sur terre ou au ciel.

 

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 2 février 2022

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Catéchèse sur saint Joseph
– 10. Saint Joseph et la communion des saints

Résumé  :

Frères et sœurs, la dévotion et la prière peuvent enrichir notre vie chrétienne et renforcer notre relation avec les saints et les défunts. Cependant, le recours à l’intercession d’un saint ou de la Vierge Marie n’a de valeur que dans le Christ.

Les saints ne font pas de miracles par eux-mêmes, c’est la grâce de Dieu qui agit par eux. La communion des saints, c’est l’Église qui n’est pas réservée aux parfaits, mais qui est la communauté des pécheurs sauvés. Ce lien entre les membres de l’Église, si profond et si fort, va au-delà de la mort. La communion des saints englobe les vivants et les morts. Elle réunit la communauté des croyants sur la terre et au Ciel.

La dévotion est un moyen d’exprimer l’amour qui nous unit à nos amis les saints. Dans l’histoire de l’Église, les croyants sont toujours accompagnés par la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, et par saint Joseph. La communion des saints nous rapproche des saints et des saintes à qui nous nous adressons avec confiance dans les moments décisifs de notre vie.

Catéchèse

Chers frères et sœurs, bonjour !

Ces dernières semaines, nous avons pu approfondir notre compréhension de la figure de saint Joseph, guidés par les rares mais importantes informations que donnent les Évangiles, et aussi par les aspects de sa personnalité que l’Église, au cours des siècles, a su mettre en valeur à travers la prière et la dévotion.

En partant précisément de ce « sens commun » de l’Église qui, dans l’histoire de l’Église, a accompagné la figure de saint Joseph, je voudrais aujourd’hui méditer sur un article important de la foi qui peut enrichir notre vie chrétienne et qui peut également améliorer notre relation avec les saints et avec nos chers défunts : je parle de la communion des saints.

Nous disons souvent dans le Credo : « Je crois en la communion des saints ». Mais si on demande ce qu’est la communion des saints, je me souviens qu’enfant, je répondais immédiatement : « Ah, les saints communient ». C’est quelque chose que… nous ne comprenons pas ce que nous disons. Qu’est-ce que la communion des saints ? Ce n’est pas que les saints communient, ce n’est pas ça : c’est autre chose.

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Parfois, même le christianisme peut tomber dans des formes de dévotion qui renvoient à une mentalité plus païenne que chrétienne. La différence fondamentale est que notre prière et notre dévotion de fidèles ne se fondent pas, dans ce cas, sur la foi en un être humain, ou en une image ou un objet, même si nous savons qu’ils sont sacrés.

Le prophète Jérémie nous rappelle : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un homme […] Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (17,5-7). Même lorsque nous comptons pleinement sur l’intercession d’un saint, ou plus encore de la Vierge Marie, notre foi n’a de valeur que par rapport au Christ. Comme si le chemin vers ce saint ou cette Vierge ne conduisait pas là : non.

Il va là, mais en relation à Christ. C’est le lien, Christ est le lien qui nous unit à Lui et les uns aux autres qui a un nom spécifique : ce lien qui nous unit tous, entre nous et nous avec le Christ, c’est la « communion des saints ». Ce ne sont pas les saints qui opèrent des miracles, non ! « Ce saint est tellement miraculeux…  » : non, arrête : les saints ne font pas de miracles, mais seulement la grâce de Dieu qui agit à travers eux.

Les miracles ont été faits par Dieu, par la grâce de Dieu qui agit à travers une personne sainte, une personne juste. Cela doit être clair. Il y a des gens qui disent : « Je ne crois pas en Dieu, je ne sais pas, mais je crois en ce saint ». Non, c’est erroné. Le saint est un intercesseur, celui qui prie pour nous et nous le prions, et il prie pour nous et le Seigneur nous donne la grâce : le Seigneur, à travers le saint.

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Qu’est-ce donc que la « communion des saints » ? Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme :  » La communion des saints est précisément l’Église  » (n° 946). Quelle belle définition ! « La communion des saints est précisément l’Église ». Qu’est-ce que cela signifie ? Que l’Église est réservée aux parfaits ? Non. Cela signifie qu’il s’agit de la communauté des pécheurs sauvés.

L’Église est la communauté des pécheurs sauvés. Elle est belle, cette définition. Personne ne peut s’exclure de l’Église, nous sommes tous des pécheurs sauvés. Notre sainteté est le fruit de l’amour de Dieu qui s’est manifesté dans le Christ, qui nous sanctifie en nous aimant dans notre misère et en nous en sauvant.

Toujours grâce à Lui, nous formons un seul corps, dit saint Paul, dans lequel Jésus est la tête et nous les membres (cf. 1 Co 12, 12). Cette image du corps du Christ et l’image du corps nous fait comprendre immédiatement ce que signifie être liés les uns aux autres en communion : Écoutons saint Paul, ce qu’il dit :

« Si un seul membre souffre – écrit saint Paul – tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 26-27).

Voilà ce que dit Paul : nous sommes tous un seul corps, tous unis par la foi, par le baptême… Tous en communion : unis en communion avec Jésus-Christ. Et c’est la communion des saints.

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Chers frères et sœurs, la joie et la tristesse qui touchent ma vie affectent tout le monde, tout comme la joie et la tristesse qui touchent la vie du frère et de la sœur à côté de nous m’affectent également. Je ne peux pas être indifférent aux autres, car nous sommes tous dans un seul corps, en communion.

Dans ce sens, même le péché d’une personne individuelle affecte toujours tout le monde, et l’amour de chaque personne individuelle affecte tout le monde. En vertu de la communion des saints, de cette union, chaque membre de l’Église est lié à moi d’une manière profonde : mais je ne dis pas à moi parce que je suis le Pape ; à chacun de nous, il est lié, nous avons été liés et liés d’une manière profonde, et ce lien est si fort qu’il ne peut être rompu pas même par la mort : même pas par la mort.

En effet, la communion des saints ne concerne pas seulement les frères et sœurs qui sont à mes côtés en ce moment de l’histoire, ou qui vivent en ce moment de l’histoire, mais concerne aussi ceux qui ont achevé leur parcours, le pèlerinage terrestre et ont franchi le seuil de la mort. Même eux sont en communion avec nous.

Pensons-y, chers frères et sœurs : dans le Christ, personne ne peut jamais vraiment nous séparer de ceux que nous aimons parce que le lien est un lien existentiel, un lien fort qui est dans notre nature même ; seule la manière d’être ensemble eux avec chacun d’entre nous change, mais rien ni personne ne peut briser ce lien.

« Père, pensons à ceux qui ont renié la foi, qui sont apostats, qui sont les persécuteurs de l’Église, qui ont renié leur baptême : ceux-là aussi sont-ils à la maison ? ». Oui, ceux-là aussi. Tous. Les blasphémateurs, tous autant qu’ils sont. Nous sommes frères. C’est la communion des saints. La communion des saints maintient ensemble la communauté des croyants sur la terre et dans le Ciel. Et sur la terre, les saints, les pécheurs, tout le monde.

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Dans ce sens, la relation d’amitié que je peux établir avec un frère ou une sœur à côté de moi, je peux aussi l’établir avec un frère ou une sœur qui est au Ciel. Les saints sont des amis avec lesquels nous entrons très souvent en relation d’amitié.

Ce que nous appelons dévotion à un saint – je suis très dévoué à ce saint, à cette sainte – ce que nous appelons dévotion est en fait une façon d’exprimer l’amour fondé précisément sur ce lien qui nous unit. De même, dans la vie de tous les jours, on peut dire : « Mais, cette personne a tant de dévotion pour ses vieux parents » : non, c’est une façon d’aimer, une expression de l’amour.

Et nous savons tous que nous pouvons toujours nous tourner vers un ami, surtout lorsque nous sommes en difficulté et avons besoin d’aide. Et nous avons des amis au Ciel. Tous, nous avons besoin d’amis ; tous nous avons besoin de relations significatives qui nous aident à affronter la vie. Jésus aussi avait ses amis, et il s’est tourné vers eux aux moments les plus décisifs de son expérience humaine.

Dans l’histoire de l’Église, il y a quelques constantes qui accompagnent la communauté des croyants : tout d’abord, la grande affection et le lien très fort que l’Église a toujours ressenti envers Marie, Mère de Dieu et notre Mère. Mais aussi l’honneur et l’affection particuliers qu’elle a accordés à St Joseph. Au fonds, Dieu lui confie ce qu’il a de plus précieux : son Fils Jésus et la Vierge Marie.

C’est toujours grâce à la communion des saints que nous sentons proches de nous, les saints et les saintes qui sont nos patrons, par le nom que nous portons, par exemple, par l’Église à laquelle nous appartenons, par le lieu où nous vivons, et ainsi de suite, même par une dévotion personnelle. Et c’est cette confiance qui doit toujours nous animer en nous tournant vers eux aux moments décisifs de notre vie.

Ce n’est pas de la magie, ce n’est pas de la superstition, la dévotion aux saints ; c’est simplement parler à un frère, une sœur qui est devant Dieu, qui a mené une vie juste, une vie sainte, une vie modèle, et qui est maintenant devant Dieu. Et je parle à ce frère, à cette sœur, et je demande son intercession pour les besoins que j’ai.

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C’est précisément pour cette raison que je veux conclure cette catéchèse par une prière à saint Joseph à laquelle je suis particulièrement attaché et que je récite chaque jour depuis de nombreuses années, plus de 40 ans. C’est une prière que j’ai trouvée dans un livre de prières des Sœurs de Jésus et de Marie, datant de la fin des années 1700.

Elle est très belle, mais plus qu’une prière, c’est un défi à cet ami, à ce père, à notre protecteur qu’est saint Joseph. Ce serait bien que vous appreniez cette prière et puissiez la répéter. Je vais la lire : « Glorieux Patriarche saint Joseph dont la puissance sait rendre possibles les choses impossibles, viens à mon aide en ces moments d’angoisse et de difficulté.

Prends sous ta protection les situations si graves et difficiles que je te recommande, afin qu’elles aient une heureuse issue. Mon bien-aimé Père, toute ma confiance est en toi. Toute ma confiance est en toi. Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. »

Et il se termine par un défi, il s’agit d’un défi à Saint Joseph :  » Puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. ». C’est une prière … Je me confie à St Joseph tous les jours avec cette prière depuis plus de 40 ans : c’est une vieille prière. Amen.

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Allez, courage, dans cette communion de tous les saints que nous avons au ciel et sur la terre : le Seigneur ne nous abandonne pas. Merci

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A la fin de la catéchèse, le Pape a prononcé les paroles suivantes :

Il y a quelques minutes, nous avons entendu une personne qui criait, criait, qui avait quelque problème, je ne sais pas si c’était physique, psychique, spirituel : mais c’est un de nos frères en difficulté. Je voudrais terminer en priant pour lui, notre frère qui souffre, pauvre homme : s’il criait, c’est qu’il souffre, qu’il a quelque besoin. Ne soyons pas sourds aux besoins de ce frère. Prions ensemble Notre Dame pour lui : Je vous salue Marie, …

Salutation

Je suis heureux de saluer les fidèles des pays francophones. En ce jour de la fête de la Présentation du Seigneur, prions spécialement pour les hommes et les femmes consacrés répandus dans le monde et confirmés dans leur charisme. Que le Christ, Parole de Dieu, leur donne encore davantage la force d’être au service des valeurs du Royaume et d’une Église fraternelle et proche de tous. A vous tous, ma Bénédiction !

APPELS

Depuis un an maintenant, nous observons avec douleur, les violences qui ensanglantent le Myanmar. Je fais mien l’appel lancé par les évêques birmans à la Communauté Internationale pour qu’elle œuvre à la réconciliation entre les parties concernées. Nous ne pouvons pas détourner le regard de la souffrance de tant de frères et sœurs. Demandons à Dieu, dans la prière, la consolation pour cette population martyrisée ; Confions à Lui les efforts de paix.

* * *

Après-demain, le 4 février, nous célébrerons la deuxième Journée Internationale de la Fraternité Humaine. C’est un motif de satisfaction que les nations du monde entier se joignent à cette célébration, visant à promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, comme le préconise également le Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé le 4 février 2019 à Abu Dhabi par le Grand Imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyib, et moi-même.

Fraternité signifie tendre la main aux autres, les respecter et les écouter avec un cœur ouvert. Je souhaite que des mesures concrètes seront prises, avec les croyants d’autres religions et les personnes de bonne volonté, pour affirmer qu’aujourd’hui est le temps de fraternité, évitant d’alimenter les guerres, les divisions et les fermetures. Prions et engageons-nous chaque jour pour que tous nous puissions vivre en paix comme frères et sœurs.

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Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver sont sur le point de s’ouvrir à Pékin, respectivement le 4 février et le 4 mars. Je salue chaleureusement tous les participants, je souhaite aux organisateurs le meilleur succès et aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le sport, avec son langage universel, peut jeter des ponts d’amitié et de solidarité entre personnes et peuples de toutes cultures et religions.

C’est pourquoi j’ai apprécié le fait que le Comité Olympique International ait ajouté le mot Communiter, c’est-à-dire Ensemble, à la devise olympique historique Citius, Altius, Fortius – Plus vite, Plus haut, Plus fort – afin que les Jeux Olympiques fassent croitre un monde plus fraternel.

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Avec une pensée particulière, j’embrasse tout le monde paralympique. Nous gagnerons ensemble la médaille la plus importante si l’exemple des athlètes handicapés aide tout le monde à surmonter les préjugés et les peurs et à rendre nos communautés plus accueillantes et inclusives. C’est la vraie médaille d’or ! Je suis également avec attention et émotion les histoires personnelles des athlètes réfugiés.

Que leurs témoignages contribuent à encourager les sociétés civiles à s’ouvrir avec toujours plus de confiance à tous, sans laisser personne derrière. Je souhaite à la grande famille olympique et paralympique de vivre une expérience unique de fraternité humaine et de paix. Heureux les artisans de paix ! (Mt 5, 9)

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Enfin, comme d’habitude, mes pensées vont aux personnes âgées, aux malades, aux jeunes et aux jeunes mariés. Aujourd’hui, nous célébrons la fête de la présentation du Seigneur dans le temple de Jérusalem. De ce mystère émerge un message pour tous : le Christ se propose comme exemple dans l’offrande au Père, indiquant avec quelle générosité il faut adhérer à la volonté de Dieu et au service des frères.

Aujourd’hui est aussi la fête de la rencontre, de la rencontre de Jésus avec son peuple, et surtout de la rencontre de l’enfant Jésus avec les personnes âgées. S’il vous plaît, continuons à développer cette attitude de rencontre entre les enfants et les grands-parents, les jeunes avec les vieux : cette attitude est une ressource d’humanité.

Les anciens nous donnent la force d’avancer, leur mémoire, leur histoire ; et les jeunes le portent. Nous œuvrons nous aussi pour cette rencontre des petits-enfants avec les grands-parents, des jeunes avec les vieux. A tous, ma bénédiction !


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L’importance de payer des impôts

L’importance de payer des impôts

DISCOURS DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS
A LA DÉLÉGATION DE L’AGENCE DES REVENUS

Chambre Clémentine
lundi 31 janvier 2022

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Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !

Je remercie le directeur pour ses paroles de salutation. Je suis heureux de vous accueillir pour un moment de réflexion sur un sujet de grande actualité, important pour le bien commun. A travers vous, je salue tous les travailleurs de l’Agence du Revenu au niveau central, régional et provincial.

Je voudrais partager avec vous quelques enseignements de l’Évangile qui peuvent vous aider dans votre travail ; et je m’inspirerai des principes directeurs de votre agence : légalité, impartialité et transparence.

Cependant, nous devons d’abord nous rappeler que la Bible ne manque pas de références au thème des impôts. Il fait partie de la vie quotidienne depuis l’Antiquité. Tous les empires qui ont gouverné la Terre Sainte, et même les rois d’Israël, ont établi des systèmes de paiement des impôts.

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La situation la plus connue est celle des impôts que les Romains réclamaient à l’époque de Jésus, par l’intermédiaire des « collecteurs d’impôts », qui percevaient les impôts en échange d’une forte redevance. Et parmi ceux-ci il y avait Zachée (cf. Lc 19, 1-10), de Jéricho, que Jésus est allé visiter et convertir, scandalisant tout le monde.

Matthieu était aussi un publicain, que Jésus a appelé juste au moment où il était au bureau des impôts; Matthieu le suivit aussitôt et devint disciple, apôtre et évangéliste (cf. Mt 9, 9-13). Caravage a immortalisé le moment où Jésus lui tend la main et l’appelle : accroché à l’argent, il était, comme ça [il fait le geste].

Et voici ce que vous [le directeur] avez dit au début à propos de miserando et eligendo, en ayant pitié et en choisissant. Il le regarde avec miséricorde – misérable – et le choisit – eligendo. Il le regarde miserando et eligendo. A partir de ce moment, la vie de Matthieu n’est plus la même : elle est illuminée et réchauffée par la présence du Christ.

Et parfois nous, quand nous prions le Seigneur de prendre une décision, nous demandons la grâce de nous éclairer – et cela doit toujours être fait – mais nous ne demandons pas toujours l’autre grâce : celle de nous réchauffer le cœur.

Parce qu’une bonne décision a besoin des deux choses : un esprit clair et un cœur chaleureux, réchauffé par l’amour. Peut-être Matthieu aura-t-il continué à utiliser et à gérer ses propres biens, et peut-être aussi ceux des autres, mais certainement avec une autre logique : celle de servir les nécessiteux et de partager avec ses frères et sœurs, comme le Maître le lui a enseigné.

La Bible ne diabolise pas l’argent, mais nous invite à en faire le bon usage, à ne pas en être esclave, à ne pas l’idolâtrer. Et ce n’est pas facile de bien utiliser l’argent, ce n’est pas facile. A cet égard, la pratique du paiement de la dîme est peu connue mais très intéressante.

C’est une coutume commune à plusieurs sociétés antiques, qui prévoit le versement au souverain d’un dixième des fruits de la terre ou du bétail par les agriculteurs et les éleveurs. L’Ancien Testament, tout en maintenant cette pratique, lui donne un autre sens.

La dîme servait en effet à entretenir les membres de la tribu de Lévi (cf. Lv 27,30-33), qui, contrairement à toutes les autres tribus d’Israël, n’avaient pas reçu en héritage une partie de la terre promise. La tâche des Lévites était de servir dans le temple du Seigneur et de rappeler à tous qu’Israël est le peuple de ceux qui ont été sauvés par Dieu.

De ce point de vue, la dîme pour les Lévites servait à faire mûrir deux vérités dans la conscience du peuple : celle de ne pas se suffire à soi-même, car le salut vient de Dieu ; celui d’être responsables les uns des autres, en commençant par ceux qui en ont le plus besoin.

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Dans ce contexte, les principes de légalité, d’impartialité et de transparence deviennent une boussole précieuse.

Légalité. Aujourd’hui, comme aux temps bibliques, les collecteurs d’impôts risquent d’être perçus dans la société comme un ennemi dont il faut se méfier. Et malheureusement une certaine culture de suspicion peut s’étendre à ceux qui sont chargés de faire respecter les lois. C’est pourtant une tâche fondamentale, car la loi protège tout le monde. C’est une garantie d’égalité.

Les lois permettent de maintenir un principe d’équité là où la logique des intérêts génère des inégalités. La légalité dans le domaine fiscal est un moyen d’équilibrer les relations sociales, en soustrayant les forces de la corruption, de l’injustice et de l’inégalité.

Mais cela nécessite une certaine formation et un changement culturel. Comme on le dit souvent, en effet, le fisc est perçu comme un « mettre la main à la poche » par les gens. En réalité, la fiscalité est un signe de légalité et de justice. Elle doit favoriser la redistribution des richesses, en protégeant la dignité des pauvres et des plus petits, qui risquent toujours d’être écrasés par les puissants.

L’impôt, quand il est juste, est fonction du bien commun. Nous travaillons à accroître la culture du bien commun – c’est important ! -, pour que soit prise au sérieux la destination universelle des biens, qui est la destination première des biens : la destination universelle, que la doctrine sociale de l’Église continue d’enseigner encore aujourd’hui, en l’héritant de l’Écriture et des Pères de l’Église .

Vous avez énuméré parmi ces choses que le fisc soutient, les médecins. S’il vous plaît, continuez avec le système de santé gratuit, s’il vous plaît ! Et cela vient du fisc. Défendez-le. Car nous n’aurons pas à tomber dans un système de santé payant, où les pauvres n’ont droit à rien. L’une des belles choses que l’Italie a est celle-ci : s’il vous plaît, gardez-la.

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Deuxièmement : l’impartialité. Votre travail apparaît ingrat aux yeux d’une société qui considère la propriété privée comme un absolu et ne la subordonne pas au style de communion et de partage pour le bien de tous.

Cependant, à côté des cas d’évasion fiscale, de paiements illégaux, d’illégalité généralisée, vous pouvez constater l’honnêteté de nombreuses personnes qui ne se dérobent pas à leur devoir, qui paient leur dû, contribuant ainsi au bien commun. La simple droiture de tant de contribuables répond au fléau de l’évasion fiscale, et c’est un modèle de justice sociale.

L’impartialité de votre travail affirme qu’il n’y a pas de meilleurs citoyens que d’autres sur la base de leur appartenance sociale, mais que chacun a la bonne foi d’être de loyaux bâtisseurs de société. Il y a un « artisanat du bien commun » qu’il faut raconter, car les consciences honnêtes sont la vraie richesse de la société.

Parlant d’impartialité, l’indication de saint Paul aux chrétiens de Rome est toujours d’actualité : « Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui l’impôt est dû, l’impôt donné ; à qui l’impôt, l’impôt; à qui la peur, la peur; à qui respect, respect » (13,7). Il ne s’agit pas de légitimer un pouvoir quelconque, mais d’aider chacun à « faire le bien devant tous les hommes » (Rm 12,17).

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Troisièmement : la transparence. L’épisode évangélique de Zachée rappelle la conversion d’un homme qui non seulement reconnaît son péché d’avoir escroqué les pauvres, mais comprend surtout que la logique d’accumuler pour soi l’a isolé des autres. Pour cela il revient et partage. Il a été touché dans son cœur par l’amour gratuit de Jésus qui voulait aller jusque chez lui.

Et alors il déclare ouvertement ce qu’il fera : il donnera la moitié de ce qu’il possède aux pauvres et rendra quatre fois plus à ceux qui ont volé. Il retourne avec un intérêt généreux ! De cette façon, il donne de la transparence à l’argent qui passe entre ses mains. De l’argent transparent : c’est le but.

Le fisc est souvent perçu de manière négative si vous ne comprenez pas où et comment l’argent public est dépensé. Il y a un risque d’alimenter la méfiance et le mécontentement. Celui qui gère la richesse de chacun a la lourde responsabilité de ne pas s’enrichir.

En 1948, Don Primo Mazzolari écrivait aux politiciens catholiques élus au Parlement : « On pardonnera beaucoup à ceux qui, n’ayant pu pourvoir à tous les inconvénients des autres, se garderont de pourvoir aux leurs. Réduire la maladie des autres n’est pas toujours possible : ne nous retirons pas sur la misère, c’est toujours possible.

C’est le premier devoir, le premier témoignage chrétien. Face à une tribulation commune, les mains propres semblent une maigre présentation : mais les pauvres ne le pensent pas. Les pauvres en mesurent, non pas notre honnêteté, mais notre solidarité, qui est alors la mesure de notre amour ».

La transparence dans la gestion de l’argent, qui vient des sacrifices de nombreux travailleurs, révèle la liberté d’esprit et forme les gens à être plus motivés à payer des impôts, surtout si la collecte des impôts aide à surmonter les inégalités, à investir pour qu’il y ait plus travail, assurer une bonne santé et une éducation pour tous, créer des infrastructures qui facilitent la vie sociale et l’économie.

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Chers frères et sœurs, que saint Matthieu vous garde et soutienne votre engagement sur le chemin de la légalité, de l’impartialité et de la transparence. Ce n’est pas facile, mais apprenez-nous ceci : travaillez parce que nous le comprenons tous. Ces choses sont importantes. Moi aussi je vous accompagne de ma prière et de ma bénédiction et aussi de ma proximité. Et je vous demande de bien vouloir prier pour moi. Merci.


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Texte traduit et présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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