Accompagner la mort, sans l’éviter ni la provoquer

Accompagner la mort, sans l’éviter ni la provoquer

Après avoir dédié la catéchèse du mercredi 2 février à la communion des saints, le Pape François consacre celle du 9 février à la figure de Joseph, comme saint patron de la bonne mort. Dans sa méditation, il a insisté, entre autres, sur l’importance des soins palliatifs, et a très fermement dénoncé l’euthanasie et le suicide assisté.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 9 février 2022

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Catéchèse sur saint Joseph – 11. Saint Joseph, patron de la bonne mort

Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Aujourd’hui, selon une belle et ancienne dévotion, nous approfondissons la figure de Joseph comme patron de la bonne mort. La culture contemporaine du bien-être semble vouloir évacuer la réalité de la mort et de notre finitude ; notre foi chrétienne ne nous dispense pas de la peur de la mort, mais elle nous aide à l’affronter. Et la vraie lumière qui éclaire le mystère de la mort, c’est la résurrection du Christ.

Grâce à la foi en la résurrection, notre vie tout entière prend un sens nouveau : puisque nous n’emporterons rien avec nous au dernier jour, préoccupons-nous uniquement ici-bas d’accumuler les choses vraiment importantes : la charité fraternelle et le sens des autres. Il est bon de mourir réconciliés, sans rancune et sans regrets.

Rappelons-nous aussi que nous ne pouvons pas éviter la mort, et qu’après avoir fait tout ce qui est humainement possible pour guérir un malade, il est immoral de pratiquer l’acharnement thérapeutique.

Ainsi, les soins palliatifs sont une aide précieuse qu’il faut encourager, mais sans qu’ils dérivent vers l’euthanasie. Nous devons accompagner la mort, mais pas la provoquer ni favoriser le suicide assisté. En effet, la vie est un droit, mais non la mort. Celle-ci doit être accueillie, et non administrée.

Que Saint Joseph nous aide donc à vivre le mystère de la mort de la meilleure manière possible, comme une expérience de la miséricorde de Dieu, qui est tout spécialement proche de nous dans les derniers moments de notre vie.

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Catéchèse

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la dernière catéchèse, stimulée une fois encore par la figure de Saint Joseph, nous avons réfléchi sur le sens de la communion des saints. Et c’est précisément à partir de là que je voudrais aujourd’hui approfondir la dévotion particulière que le peuple chrétien a toujours eu pour Saint Joseph, comme patron de la bonne mort.

Une dévotion née de la pensée que Joseph soit mort avec l’assistance de la Vierge Marie et de Jésus, avant que ceux-ci ne quittent la maison de Nazareth. Il n’y a pas de données historiques, mais [sic] comme on ne voit plus Joseph dans la vie publique, on pense qu’il est mort là, à Nazareth, dans sa famille. Et pour l’accompagner dans la mort, Jésus et Marie étaient là.

Le pape Benoît XV, il y a un siècle, écrivait que « par Joseph, nous allons directement à Marie, et par Marie à l’origine de toute sainteté, qui est Jésus ». Aussi bien Joseph que Marie nous aident à aller à Jésus. Et encourageant les pratiques pieuses en l’honneur de saint Joseph, il en recommande une en particulier, et disait ceci :

« Puisqu’il est considéré à juste titre comme le protecteur le plus efficace des mourants, ayant expiré avec l’assistance de Jésus et de Marie, il sera du ressort des saints pasteurs d’inculquer et de favoriser […] les pieuses associations qui ont été instituées pour implorer Joseph en faveur des mourants, comme celles « de la Bonne Mort », du « Transit de Saint Joseph » et « pour les Agonisants » ». (Motu proprio Bonum sane, 25 juillet 1920) : c’étaient les associations de l’époque.

Chers frères et sœurs, peut-être certains pensent-ils que ce langage et ce thème ne sont qu’un héritage du passé, mais en réalité notre relation avec la mort ne concerne jamais le passé, mais c’est toujours le présent. Le pape Benoît disait il a quelques jours, en parlant de lui-même, qu’il « se tient devant la porte obscure de la mort ».

C’est bien de remercier le Pape qui a cette lucidité, à 95 ans, pour nous dire ceci : « Je suis devant l’obscurité de la mort, la porte obscure de la mort ». Un bon conseil qu’il nous a donné, n’est-ce pas ? La soi-disant culture « du bien-être  » tente d’évacuer la réalité de la mort, mais de manière spectaculaire la pandémie de coronavirus l’a remise en évidence.

Cela a été terrible : la mort était partout, et tant de frères et de sœurs ont perdu des êtres chers sans pouvoir être près d’eux, ce qui a rendu la mort encore plus difficile à accepter et à traiter.

Une infirmière me racontait qu’elle se trouvait devant une grand-mère en train de mourir de Covid, et qu’elle lui a dit : « Je voudrais dire au revoir aux miens avant de m’en aller ». Et l’infirmière, assez courageuse, a sorti son téléphone portable et l’a connectée avec les siens. La tendresse de cet adieu…

Malgré cela, l’on cherche par tous les moyens d’écarter la pensée de notre finitude, s’illusionnant ainsi d’ôter à la mort son pouvoir et chasser la peur. Mais la foi chrétienne n’est pas une façon d’exorciser la peur de la mort, elle nous aide plutôt à l’affronter. Tôt ou tard, tous nous passerons par cette porte…

La vraie lumière qui éclaire le mystère de la mort vient de la résurrection du Christ. Voici la lumière. Et saint Paul écrit : « Nous proclamons que le Christ est ressuscité d’entre les morts ; alors, comment certains d’entre vous peuvent-ils affirmer qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.

Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre proclamation est sans contenu, votre foi aussi est sans contenu » (1 Co 15, 12-14). C’est une certitude : Christ est ressuscité, Christ est ressuscité, le Christ est vivant parmi nous. Et c’est la lumière qui nous attend derrière cette porte obscure de la mort.

Chers frères et sœurs, ce n’est que par la foi en la résurrection que nous pouvons regarder l’abîme de la mort sans être submergés par la peur. Non seulement cela, mais nous pouvons redonner un rôle positif à la mort. En effet, la réflexion sur la mort, éclairée par le mystère du Christ, nous aide à regarder d’un œil nouveau toute la vie.

Je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard ! Derrière un corbillard : jamais vu. Nous irons seuls, sans rien dans les poches du linceul : rien. Parce que le linceul n’a pas de poches. Cette solitude de la mort : c’est vrai, je n’ai jamais vu un camion de déménagement derrière un corbillard.  Il ne sert à rien d’accumuler si un jour nous mourrons.

Ce que nous devons accumuler, c’est la charité, la capacité de partager, la capacité de ne pas rester indifférent aux besoins des autres. Ou encore, à quoi bon se disputer avec un frère, ou avec une sœur, un ami, un membre de la famille ou un frère ou une sœur dans la foi si ensuite un jour nous mourrons ?

Quel est l’intérêt de se mettre en colère, de se mettre en colère contre les autres ? Face à la mort, tant de questions sont redimensionnées. C’est bon de mourir réconcilié, sans rancune et sans regret ! Je voudrais dire une vérité : tous nous cheminons vers cette porte, tous.

L’Évangile nous dit que la mort arrive comme un voleur, comme le dit Jésus : elle arrive comme un voleur, et même si nous essayons de maîtriser son arrivée, peut-être en planifiant notre propre mort, elle reste un événement avec lequel nous devons compter et devant lequel nous devons aussi faire des choix.

Deux considérations s’imposent à nous, chrétiens. La première est que nous ne pouvons pas éviter la mort, et c’est précisément pour cette raison que, après avoir fait tout ce qui est humainement possible pour guérir la personne malade, il est immoral de s’engager dans l’acharnement thérapeutique (cf. Catéchisme de l’Église catholique, n. 2278).

Cette phrase du peuple fidèle de Dieu, des gens simples : « Laisse-le mourir en paix », « aide-le à mourir en paix » : quelle sagesse ! La deuxième considération concerne la qualité de la mort elle-même, la qualité de la douleur, de la souffrance.

En effet, nous devons être reconnaissants pour toute l’aide que la médecine s’efforce d’apporter, afin que, grâce aux « soins palliatifs », toute personne qui s’apprête à vivre la dernière partie de sa vie puisse le faire de la manière la plus humaine possible. Cependant, il faut se garder de confondre cette aide avec des dérives inacceptables qui portent à tuer.

Nous devons accompagner les personnes jusqu’à la mort, mais ne pas la provoquer ni favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles, notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En effet, La vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée.

Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants. Mais je voudrais souligner ici un problème social mais réel. Cette « planification » – je ne sais pas si c’est le mot qui convient – mais l’accélération de la mort des personnes âgées.

Nous constatons souvent, dans une certaine classe sociale, que les personnes âgées, parce qu’elles n’ont pas les moyens, reçoivent moins de médicaments par rapport à ce dont ils auraient besoin, et c’est inhumain : cela ce n’est pas les aider, cela c’est les pousser plus rapidement vers la mort. Et cela n’est ni humain ni chrétien.

Il faut prendre soin des personnes âgées comme d’un trésor de l’humanité : elles sont notre sagesse. Et si elles ne parlent pas, et si elles sont dénuées de sens, mais elles sont le symbole de la sagesse humaine. Ce sont ceux qui nous ont précédés et qui nous ont laissé tant de belles choses, tant de souvenirs, tant de sagesse.

S’il vous plaît, n’isolez pas les personnes âgées, ne précipitez pas la mort des personnes âgées. Caresser une personne âgée c’est la même espérance que caresser un enfant, car le début de la vie et la fin sont toujours un mystère, un mystère qu’il faut respecter, accompagner, soigner. Aimer.

Que Saint Joseph nous aide à vivre le mystère de la mort de la meilleure manière possible. Pour un chrétien, la bonne mort est une expérience de la miséricorde de Dieu, qui est proche de nous aussi dans ce dernier moment de notre vie. Également dans la prière de l’Ave Maria, nous demandons à la Vierge d’être près de nous « à l’heure de notre mort ».

C’est précisément pour cette raison que je voudrais terminer cette catéchèse en priant tous ensemble la Vierge, un Ave Maria pour les mourants, pour ceux qui passent par cette porte obscure, et pour tant de familles qui sont en train de vivre le deuil. Prions ensemble : Ave Maria…


Salutations

Je salue cordialement les personnes de langue française présentes aujourd’hui, en particulier les jeunes venus de France, le groupe de pèlerins du Sacré Cœur de Marseille, et le groupe de l’Arche de Reims. Ce matin, nous prions en particulier pour les mourants et pour ceux qui sont en deuil. Que la tendresse de Dieu les rejoigne dans leur souffrance, et leur donne l’espérance de la résurrection.

Que Dieu vous bénisse !


APPELS

Je tiens à remercier toutes les personnes et communautés qui se sont jointes à la prière pour la paix en Ukraine le 26 janvier. Continuons à implorer le Dieu de la paix pour que les tensions et les menaces de guerre soient surmontées à travers un dialogue sérieux, et que les pourparlers du « format Normandie » puissent également contribuer à cette fin. N’oublions pas : la guerre est une folie !

Après-demain, 11 février, c’est la Journée mondiale des malades. Je souhaite me souvenir de nos chers malades, afin qu’à tous soient assurés les soins sanitaires et l’accompagnement spirituel. Prions pour nos frères et sœurs, pour leurs familles, pour les agents de santé et les agents pastoraux, et pour tous ceux qui s’occupent d’eux.


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Face à l’insuccès, le Pape invite à la confiance

Face à l’insuccès, le Pape invite à la confiance

Lorsque nous sommes dans la nuit obscure de notre vie et faisons face à l’insuccès, à l’incapacité et à la déception ; c’est alors que Jésus vient dans le vide de notre barque et nous montre une autre direction à prendre. Laissons-nous guider par lui et prenons le large qu’il nous indique, a dit le Pape François avant l’Angélus de ce dimanche 6 février 2022.

 

LE PAPE FRANÇOIS

ANGELUS

Place Saint-Pierre
dimanche 6 février 2022

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Chers frères et sœurs, bonjour !

L’Évangile de la Liturgie d’aujourd’hui nous emmène sur les rives du lac de Galilée. Les foules se pressent autour de Jésus tandis que des pêcheurs déçus, dont Simon Pierre, lavent leurs filets après une mauvaise nuit de pêche. Et faites écho au fait que Jésus monte directement dans la barque de Simon; puis il l’invite à plonger dans l’abîme et à jeter à nouveau les filets (cf. Lc 5, 1-4).

Arrêtons-nous sur ces deux actions de Jésus : d’abord il monte dans la barque et ensuite, la seconde, il nous invite à descendre dans l’abîme. Ce fut une mauvaise nuit, sans poisson, mais Pierre fait confiance et s’envole.

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Tout d’abord, Jésus monte dans la barque de Simon. Pour faire quoi? Enseigner. Il demande précisément ce bateau, qui n’est pas plein de poissons mais est revenu à terre vide, après une nuit de labeur et de déception. C’est une belle image pour nous aussi.

Chaque jour, le bateau de notre vie quitte les rives de la maison pour entrer dans la mer des activités quotidiennes ; chaque jour nous essayons de « pêcher au large », de cultiver des rêves, de réaliser des projets, de vivre l’amour dans nos relations.

Mais souvent, comme Pierre, nous vivons la « nuit des filets vides » – la nuit des filets vides -, la déception de travailler dur et de ne pas voir les résultats escomptés : « Nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre » (v. 5), dit Simone. Combien de fois nous aussi nous retrouvons avec un sentiment de défaite, alors que la déception et l’amertume naissent dans nos cœurs. Deux vers à bois très dangereux.

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Que fait alors le Seigneur ? Il choisit de monter sur notre bateau. De là, il veut annoncer l’Évangile. C’est précisément cette barque vide, symbole de notre incapacité, qui devient la « chaise » de Jésus, la chaire d’où il proclame la Parole.

Et c’est ce que le Seigneur aime faire – le Seigneur est le Seigneur des surprises, des miracles dans les surprises – : monter sur le bateau de notre vie quand nous n’avons rien à lui offrir ; entrez dans nos vides et remplissez-les de sa présence; profitons de notre pauvreté pour annoncer sa richesse, de nos misères pour proclamer sa miséricorde.

Rappelons-nous ceci : Dieu ne veut pas de bateau de croisière, un pauvre bateau « délabré » lui suffit, pourvu qu’on l’accueille. Ce oui, accueillez-le; peu importe sur quel bateau, pour l’accueillir. Mais nous – je me demande – allons-nous le faire monter sur le bateau de notre vie ? Mettons-nous à sa disposition le peu que nous avons ? Parfois, nous nous sentons indignes de lui parce que nous sommes des pécheurs.

Mais c’est une excuse que le Seigneur n’aime pas, parce qu’elle nous l’éloigne ! Il est le Dieu de la proximité, de la compassion, de la tendresse, et ne recherche pas le perfectionnisme : il recherche l’acceptation. Il te dit aussi : « Laisse-moi monter dans la barque de ta vie » – « Mais, Seigneur, regarde… » – « Alors, laisse-moi monter, tel quel ». Réfléchissons-y.

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Ainsi, le Seigneur restaure la confiance de Pierre. Étant monté dans sa barque, après avoir prêché, il lui dit : « Avance dans l’abîme » (v. 4). Ce n’était pas le bon moment pour pêcher, il faisait grand jour, mais Pierre a confiance en Jésus. Il ne s’appuie pas sur les stratégies des pêcheurs, qu’il connaissait bien, mais sur la nouveauté de Jésus.

Cet émerveillement qui l’a poussé à faites ce que Jésus lui a dit. Il en est de même pour nous : si nous accueillons le Seigneur sur notre bateau, nous pouvons prendre la mer. Avec Jésus nous naviguons dans la mer de la vie sans peur, sans céder à la déception quand rien n’est pris et sans céder au « il n’y a plus rien à faire ».

Toujours, dans la vie personnelle comme dans celle de l’Église et de la société, il y a quelque chose de beau et de courageux à faire, toujours. On peut toujours recommencer, le Seigneur nous invite toujours à reprendre le jeu car Il ouvre de nouvelles possibilités.

Acceptons donc l’invitation : chassons le pessimisme et la méfiance et embarquons avec Jésus ! Même notre petit bateau vide sera témoin d’une pêche miraculeuse.

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Prions Marie, qui a accueilli le Seigneur dans la barque de la vie comme personne d’autre : qu’elle nous encourage et intercède pour nous.

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Après l’angélus

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui est la Journée internationale contre les mutilations génitales féminines. Ce sont environ trois millions de filles qui, chaque année, subissent cette chirurgie, souvent dans des conditions très dangereuses pour leur santé. Cette pratique, malheureusement répandue dans diverses régions du monde, humilie la dignité de la femme et porte gravement atteinte à son intégrité physique.

Et mardi prochain, la commémoration liturgique de sainte Giuseppina Bakhita, la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes sera célébrée. C’est une blessure profonde, infligée par la recherche honteuse d’intérêts économiques sans aucun respect pour la personne humaine.

Beaucoup de filles – on les voit dans la rue – qui ne sont pas libres, elles sont esclaves des trafiquants, qui les envoient travailler et, si elles n’apportent pas l’argent, elles les battent. Aujourd’hui, cela se produit dans nos villes. Réfléchissons-y sérieusement.

Face à ces fléaux de l’humanité, j’exprime ma douleur et exhorte ceux qui en sont responsables à agir de manière décisive, pour prévenir à la fois l’exploitation et les pratiques humiliantes qui affligent particulièrement les femmes et les filles.

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Aujourd’hui, en Italie, la Journée pour la vie est également célébrée, sur le thème « Garder toute vie ». Cet appel est valable pour tous, en particulier pour les catégories les plus faibles : les personnes âgées, les malades, et même les enfants empêchés de naître.

Je me joins aux évêques italiens pour promouvoir la culture de la vie comme réponse à la logique du gaspillage et du déclin démographique. Chaque vie doit être gardée, toujours !

Nous avons l’habitude de voir, de lire dans les médias tant de mauvaises choses, de mauvaises nouvelles, d’accidents, de meurtres… tant de choses. Mais aujourd’hui, je voudrais mentionner deux belles choses. Un, au Maroc, comme tout un peuple s’est accroché pour sauver Rayan. C’était tout le monde là-bas, travaillant pour sauver un enfant ! Ils ont tout donné. Malheureusement, il n’y est pas parvenu.

Mais cet exemple – aujourd’hui je lisais dans le Messenger -, ces photographies d’un peuple, là, attendant pour sauver un enfant… Merci à ce peuple pour ce témoignage !

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Et un autre, qui s’est passé ici en Italie, et qui n’apparaîtra pas dans le journal. À Monferrato: John, un migrant du Ghana de 25 ans, qui pour arriver ici a subi tout ce que beaucoup de migrants souffrent, et s’est finalement installé à Monferrato, il a commencé à travailler, pour faire son avenir, dans une cave. Et puis il est tombé malade d’un terrible cancer, il est en train de mourir.

Et quand ils lui ont dit la vérité, ce qu’il voulait faire, [il a répondu :] « Rentrez chez vous pour embrasser mon père avant qu’il ne meure. » Mourant, il pensa à son père. Et dans ce village de Monferrato ils l’ont immédiatement recueilli et, bourré de morphine, l’ont mis dans l’avion, lui et un compagnon, et l’ont envoyé pour qu’il puisse mourir dans les bras de son père.

Cela nous montre qu’aujourd’hui, au milieu de tant de mauvaises nouvelles, il y a de bonnes choses, il y a des « saints à côté ». Merci pour ces deux témoignages qui nous font du bien.

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Je vous salue tous, Romains et pèlerins ! En particulier, ceux d’Allemagne, de Pologne et de Valence (Espagne) ; ainsi que les étudiants universitaires de Madrid – ils sont bruyants, ces Espagnols ! – et les fidèles de la paroisse Saint François d’Assise à Rome.

Un salut particulier aux religieuses du groupe Talitha Kum, engagé contre la traite. Merci! Merci pour ce que vous faites, pour votre courage. Merci. Je vous encourage dans votre travail et je bénis la statue de sainte Giuseppina Bakhita.

Et je souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir.


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Texte traduit et présenté par l’ Association de la Médaille Miraculeuse

Se lier d’amitié avec les saints et les défunts

Se lier d’amitié avec les saints et les défunts

En cette fête de la Présentation de Jésus au Temple, mercredi 2 février 2022, lePape François a fait sa catéchèse sur la communion des saints, lors de l’audience générale en salle Paul VI du Vatican. Il a exprimé ainsi combien chaque membre de l’Église est lié de manière profonde, que ce soit sur terre ou au ciel.

 

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 2 février 2022

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Catéchèse sur saint Joseph
– 10. Saint Joseph et la communion des saints

Résumé  :

Frères et sœurs, la dévotion et la prière peuvent enrichir notre vie chrétienne et renforcer notre relation avec les saints et les défunts. Cependant, le recours à l’intercession d’un saint ou de la Vierge Marie n’a de valeur que dans le Christ.

Les saints ne font pas de miracles par eux-mêmes, c’est la grâce de Dieu qui agit par eux. La communion des saints, c’est l’Église qui n’est pas réservée aux parfaits, mais qui est la communauté des pécheurs sauvés. Ce lien entre les membres de l’Église, si profond et si fort, va au-delà de la mort. La communion des saints englobe les vivants et les morts. Elle réunit la communauté des croyants sur la terre et au Ciel.

La dévotion est un moyen d’exprimer l’amour qui nous unit à nos amis les saints. Dans l’histoire de l’Église, les croyants sont toujours accompagnés par la Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Mère, et par saint Joseph. La communion des saints nous rapproche des saints et des saintes à qui nous nous adressons avec confiance dans les moments décisifs de notre vie.

Catéchèse

Chers frères et sœurs, bonjour !

Ces dernières semaines, nous avons pu approfondir notre compréhension de la figure de saint Joseph, guidés par les rares mais importantes informations que donnent les Évangiles, et aussi par les aspects de sa personnalité que l’Église, au cours des siècles, a su mettre en valeur à travers la prière et la dévotion.

En partant précisément de ce « sens commun » de l’Église qui, dans l’histoire de l’Église, a accompagné la figure de saint Joseph, je voudrais aujourd’hui méditer sur un article important de la foi qui peut enrichir notre vie chrétienne et qui peut également améliorer notre relation avec les saints et avec nos chers défunts : je parle de la communion des saints.

Nous disons souvent dans le Credo : « Je crois en la communion des saints ». Mais si on demande ce qu’est la communion des saints, je me souviens qu’enfant, je répondais immédiatement : « Ah, les saints communient ». C’est quelque chose que… nous ne comprenons pas ce que nous disons. Qu’est-ce que la communion des saints ? Ce n’est pas que les saints communient, ce n’est pas ça : c’est autre chose.

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Parfois, même le christianisme peut tomber dans des formes de dévotion qui renvoient à une mentalité plus païenne que chrétienne. La différence fondamentale est que notre prière et notre dévotion de fidèles ne se fondent pas, dans ce cas, sur la foi en un être humain, ou en une image ou un objet, même si nous savons qu’ils sont sacrés.

Le prophète Jérémie nous rappelle : « Maudit soit l’homme qui met sa foi dans un homme […] Béni soit l’homme qui met sa foi dans le Seigneur » (17,5-7). Même lorsque nous comptons pleinement sur l’intercession d’un saint, ou plus encore de la Vierge Marie, notre foi n’a de valeur que par rapport au Christ. Comme si le chemin vers ce saint ou cette Vierge ne conduisait pas là : non.

Il va là, mais en relation à Christ. C’est le lien, Christ est le lien qui nous unit à Lui et les uns aux autres qui a un nom spécifique : ce lien qui nous unit tous, entre nous et nous avec le Christ, c’est la « communion des saints ». Ce ne sont pas les saints qui opèrent des miracles, non ! « Ce saint est tellement miraculeux…  » : non, arrête : les saints ne font pas de miracles, mais seulement la grâce de Dieu qui agit à travers eux.

Les miracles ont été faits par Dieu, par la grâce de Dieu qui agit à travers une personne sainte, une personne juste. Cela doit être clair. Il y a des gens qui disent : « Je ne crois pas en Dieu, je ne sais pas, mais je crois en ce saint ». Non, c’est erroné. Le saint est un intercesseur, celui qui prie pour nous et nous le prions, et il prie pour nous et le Seigneur nous donne la grâce : le Seigneur, à travers le saint.

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Qu’est-ce donc que la « communion des saints » ? Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme :  » La communion des saints est précisément l’Église  » (n° 946). Quelle belle définition ! « La communion des saints est précisément l’Église ». Qu’est-ce que cela signifie ? Que l’Église est réservée aux parfaits ? Non. Cela signifie qu’il s’agit de la communauté des pécheurs sauvés.

L’Église est la communauté des pécheurs sauvés. Elle est belle, cette définition. Personne ne peut s’exclure de l’Église, nous sommes tous des pécheurs sauvés. Notre sainteté est le fruit de l’amour de Dieu qui s’est manifesté dans le Christ, qui nous sanctifie en nous aimant dans notre misère et en nous en sauvant.

Toujours grâce à Lui, nous formons un seul corps, dit saint Paul, dans lequel Jésus est la tête et nous les membres (cf. 1 Co 12, 12). Cette image du corps du Christ et l’image du corps nous fait comprendre immédiatement ce que signifie être liés les uns aux autres en communion : Écoutons saint Paul, ce qu’il dit :

« Si un seul membre souffre – écrit saint Paul – tous les membres partagent sa souffrance ; si un membre est à l’honneur, tous partagent sa joie. Or, vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps » (1 Co 12, 26-27).

Voilà ce que dit Paul : nous sommes tous un seul corps, tous unis par la foi, par le baptême… Tous en communion : unis en communion avec Jésus-Christ. Et c’est la communion des saints.

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Chers frères et sœurs, la joie et la tristesse qui touchent ma vie affectent tout le monde, tout comme la joie et la tristesse qui touchent la vie du frère et de la sœur à côté de nous m’affectent également. Je ne peux pas être indifférent aux autres, car nous sommes tous dans un seul corps, en communion.

Dans ce sens, même le péché d’une personne individuelle affecte toujours tout le monde, et l’amour de chaque personne individuelle affecte tout le monde. En vertu de la communion des saints, de cette union, chaque membre de l’Église est lié à moi d’une manière profonde : mais je ne dis pas à moi parce que je suis le Pape ; à chacun de nous, il est lié, nous avons été liés et liés d’une manière profonde, et ce lien est si fort qu’il ne peut être rompu pas même par la mort : même pas par la mort.

En effet, la communion des saints ne concerne pas seulement les frères et sœurs qui sont à mes côtés en ce moment de l’histoire, ou qui vivent en ce moment de l’histoire, mais concerne aussi ceux qui ont achevé leur parcours, le pèlerinage terrestre et ont franchi le seuil de la mort. Même eux sont en communion avec nous.

Pensons-y, chers frères et sœurs : dans le Christ, personne ne peut jamais vraiment nous séparer de ceux que nous aimons parce que le lien est un lien existentiel, un lien fort qui est dans notre nature même ; seule la manière d’être ensemble eux avec chacun d’entre nous change, mais rien ni personne ne peut briser ce lien.

« Père, pensons à ceux qui ont renié la foi, qui sont apostats, qui sont les persécuteurs de l’Église, qui ont renié leur baptême : ceux-là aussi sont-ils à la maison ? ». Oui, ceux-là aussi. Tous. Les blasphémateurs, tous autant qu’ils sont. Nous sommes frères. C’est la communion des saints. La communion des saints maintient ensemble la communauté des croyants sur la terre et dans le Ciel. Et sur la terre, les saints, les pécheurs, tout le monde.

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Dans ce sens, la relation d’amitié que je peux établir avec un frère ou une sœur à côté de moi, je peux aussi l’établir avec un frère ou une sœur qui est au Ciel. Les saints sont des amis avec lesquels nous entrons très souvent en relation d’amitié.

Ce que nous appelons dévotion à un saint – je suis très dévoué à ce saint, à cette sainte – ce que nous appelons dévotion est en fait une façon d’exprimer l’amour fondé précisément sur ce lien qui nous unit. De même, dans la vie de tous les jours, on peut dire : « Mais, cette personne a tant de dévotion pour ses vieux parents » : non, c’est une façon d’aimer, une expression de l’amour.

Et nous savons tous que nous pouvons toujours nous tourner vers un ami, surtout lorsque nous sommes en difficulté et avons besoin d’aide. Et nous avons des amis au Ciel. Tous, nous avons besoin d’amis ; tous nous avons besoin de relations significatives qui nous aident à affronter la vie. Jésus aussi avait ses amis, et il s’est tourné vers eux aux moments les plus décisifs de son expérience humaine.

Dans l’histoire de l’Église, il y a quelques constantes qui accompagnent la communauté des croyants : tout d’abord, la grande affection et le lien très fort que l’Église a toujours ressenti envers Marie, Mère de Dieu et notre Mère. Mais aussi l’honneur et l’affection particuliers qu’elle a accordés à St Joseph. Au fonds, Dieu lui confie ce qu’il a de plus précieux : son Fils Jésus et la Vierge Marie.

C’est toujours grâce à la communion des saints que nous sentons proches de nous, les saints et les saintes qui sont nos patrons, par le nom que nous portons, par exemple, par l’Église à laquelle nous appartenons, par le lieu où nous vivons, et ainsi de suite, même par une dévotion personnelle. Et c’est cette confiance qui doit toujours nous animer en nous tournant vers eux aux moments décisifs de notre vie.

Ce n’est pas de la magie, ce n’est pas de la superstition, la dévotion aux saints ; c’est simplement parler à un frère, une sœur qui est devant Dieu, qui a mené une vie juste, une vie sainte, une vie modèle, et qui est maintenant devant Dieu. Et je parle à ce frère, à cette sœur, et je demande son intercession pour les besoins que j’ai.

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C’est précisément pour cette raison que je veux conclure cette catéchèse par une prière à saint Joseph à laquelle je suis particulièrement attaché et que je récite chaque jour depuis de nombreuses années, plus de 40 ans. C’est une prière que j’ai trouvée dans un livre de prières des Sœurs de Jésus et de Marie, datant de la fin des années 1700.

Elle est très belle, mais plus qu’une prière, c’est un défi à cet ami, à ce père, à notre protecteur qu’est saint Joseph. Ce serait bien que vous appreniez cette prière et puissiez la répéter. Je vais la lire : « Glorieux Patriarche saint Joseph dont la puissance sait rendre possibles les choses impossibles, viens à mon aide en ces moments d’angoisse et de difficulté.

Prends sous ta protection les situations si graves et difficiles que je te recommande, afin qu’elles aient une heureuse issue. Mon bien-aimé Père, toute ma confiance est en toi. Toute ma confiance est en toi. Qu’il ne soit pas dit que je t’ai invoqué en vain, et puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. »

Et il se termine par un défi, il s’agit d’un défi à Saint Joseph :  » Puisque tu peux tout auprès de Jésus et de Marie, montre-moi que ta bonté est aussi grande que ton pouvoir. ». C’est une prière … Je me confie à St Joseph tous les jours avec cette prière depuis plus de 40 ans : c’est une vieille prière. Amen.

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Allez, courage, dans cette communion de tous les saints que nous avons au ciel et sur la terre : le Seigneur ne nous abandonne pas. Merci

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A la fin de la catéchèse, le Pape a prononcé les paroles suivantes :

Il y a quelques minutes, nous avons entendu une personne qui criait, criait, qui avait quelque problème, je ne sais pas si c’était physique, psychique, spirituel : mais c’est un de nos frères en difficulté. Je voudrais terminer en priant pour lui, notre frère qui souffre, pauvre homme : s’il criait, c’est qu’il souffre, qu’il a quelque besoin. Ne soyons pas sourds aux besoins de ce frère. Prions ensemble Notre Dame pour lui : Je vous salue Marie, …

Salutation

Je suis heureux de saluer les fidèles des pays francophones. En ce jour de la fête de la Présentation du Seigneur, prions spécialement pour les hommes et les femmes consacrés répandus dans le monde et confirmés dans leur charisme. Que le Christ, Parole de Dieu, leur donne encore davantage la force d’être au service des valeurs du Royaume et d’une Église fraternelle et proche de tous. A vous tous, ma Bénédiction !

APPELS

Depuis un an maintenant, nous observons avec douleur, les violences qui ensanglantent le Myanmar. Je fais mien l’appel lancé par les évêques birmans à la Communauté Internationale pour qu’elle œuvre à la réconciliation entre les parties concernées. Nous ne pouvons pas détourner le regard de la souffrance de tant de frères et sœurs. Demandons à Dieu, dans la prière, la consolation pour cette population martyrisée ; Confions à Lui les efforts de paix.

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Après-demain, le 4 février, nous célébrerons la deuxième Journée Internationale de la Fraternité Humaine. C’est un motif de satisfaction que les nations du monde entier se joignent à cette célébration, visant à promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel, comme le préconise également le Document sur la Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé le 4 février 2019 à Abu Dhabi par le Grand Imam d’Al-Azhar, Ahmad Al-Tayyib, et moi-même.

Fraternité signifie tendre la main aux autres, les respecter et les écouter avec un cœur ouvert. Je souhaite que des mesures concrètes seront prises, avec les croyants d’autres religions et les personnes de bonne volonté, pour affirmer qu’aujourd’hui est le temps de fraternité, évitant d’alimenter les guerres, les divisions et les fermetures. Prions et engageons-nous chaque jour pour que tous nous puissions vivre en paix comme frères et sœurs.

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Les Jeux Olympiques et Paralympiques d’Hiver sont sur le point de s’ouvrir à Pékin, respectivement le 4 février et le 4 mars. Je salue chaleureusement tous les participants, je souhaite aux organisateurs le meilleur succès et aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes. Le sport, avec son langage universel, peut jeter des ponts d’amitié et de solidarité entre personnes et peuples de toutes cultures et religions.

C’est pourquoi j’ai apprécié le fait que le Comité Olympique International ait ajouté le mot Communiter, c’est-à-dire Ensemble, à la devise olympique historique Citius, Altius, Fortius – Plus vite, Plus haut, Plus fort – afin que les Jeux Olympiques fassent croitre un monde plus fraternel.

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Avec une pensée particulière, j’embrasse tout le monde paralympique. Nous gagnerons ensemble la médaille la plus importante si l’exemple des athlètes handicapés aide tout le monde à surmonter les préjugés et les peurs et à rendre nos communautés plus accueillantes et inclusives. C’est la vraie médaille d’or ! Je suis également avec attention et émotion les histoires personnelles des athlètes réfugiés.

Que leurs témoignages contribuent à encourager les sociétés civiles à s’ouvrir avec toujours plus de confiance à tous, sans laisser personne derrière. Je souhaite à la grande famille olympique et paralympique de vivre une expérience unique de fraternité humaine et de paix. Heureux les artisans de paix ! (Mt 5, 9)

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Enfin, comme d’habitude, mes pensées vont aux personnes âgées, aux malades, aux jeunes et aux jeunes mariés. Aujourd’hui, nous célébrons la fête de la présentation du Seigneur dans le temple de Jérusalem. De ce mystère émerge un message pour tous : le Christ se propose comme exemple dans l’offrande au Père, indiquant avec quelle générosité il faut adhérer à la volonté de Dieu et au service des frères.

Aujourd’hui est aussi la fête de la rencontre, de la rencontre de Jésus avec son peuple, et surtout de la rencontre de l’enfant Jésus avec les personnes âgées. S’il vous plaît, continuons à développer cette attitude de rencontre entre les enfants et les grands-parents, les jeunes avec les vieux : cette attitude est une ressource d’humanité.

Les anciens nous donnent la force d’avancer, leur mémoire, leur histoire ; et les jeunes le portent. Nous œuvrons nous aussi pour cette rencontre des petits-enfants avec les grands-parents, des jeunes avec les vieux. A tous, ma bénédiction !


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