Marie au cénacle de la Pentecôte

La prière de Marie au Cénacle. Maitre de l’Échevinage de Rouen, miniature de la Pentecôte, Heures à l'usage du Mans de Jehan de Chahanay, manuscrit sur vélin, feuillet 24, 1460-1465, collection particulière.
La prière de Marie au Cénacle. Maitre de l’Échevinage de Rouen, miniature de la Pentecôte, Heures à l’usage du Mans de Jehan de Chahanay, manuscrit sur vélin, feuillet 24, 1460-1465, collection particulière.

Les actes des Apôtres soulignent que Marie se trouvait au Cénacle « avec les frères de Jésus » (Ac 1, 14), c’est-à-dire avec ses proches parents, comme la tradition ecclésiale l’a toujours interprété.

Il ne s’agit pas tellement d’un rassemblement familial mais plutôt du fait, que sous la conduite de Marie, la famille naturelle de Jésus fait désormais partie de la famille spirituelle du Christ : « Celui qui fait la volonté de mon Père – avait dit Jésus – celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère » (Mc 3, 34).

En cette même circonstance, Luc appelle explicitement Marie « la Mère de Jésus » (Ac 1, 14), comme s’il voulait suggérer que quelque chose de la présence du Fils monté aux Cieux demeure dans la présence de sa Mère.

Elle rappelle aux disciples le visage de Jésus et elle est, pas sa présence au milieu de la communauté, le signe de la fidélité de l’Église au Christ Seigneur.

Le titre de « Mère », dans ce contexte, annonce la proximité, l’attention vigilante, avec lesquelles Marie suivra la vie de l’Église. Marie lui ouvrira son cœur pour manifester les merveilles que le Dieu tout-puissant et miséricordieux a opérées en elle.

Dès le commencement, Marie exerce son rôle de « Mère de l’Église » : son action favorise l’entente entre les apôtres que Luc présente « unanimes » et très loin des disputes qui avaient parfois surgi entre eux.

Enfin, Marie exerce sa maternité envers la communauté des croyants, non seulement en priant pour obtenir à l’Église les dons de l’Esprit Saint, nécessaires à la sa formation et à son avenir, mais aussi en éduquant les disciples du Seigneur à la communion constante avec Dieu.

Elle se fait ainsi l’éducatrice du peuple chrétien, lui apprenant la prière, la rencontre avec Dieu, élément central et indispensable pour que l’œuvre des pasteurs et des fidèles ait toujours dans le Seigneur son commencement et sa motivation profonde.

Jean Paul II, Audience du 6 septembre 1995, § 5

Vigile de Pentecôte : écouter l’Esprit Saint avec le cœur

Vigile de Pentecôte : écouter l’Esprit Saint avec le cœur

Le Pape François a présidé ce samedi soir une messe de la Vigile de Pentecôte, Place Saint-Pierre, à l’initiative du diocèse de Rome.
Raphaël, La Madone de l'amour divin, Pinacothèque, Agnelli, Turin, Capodimonte, Naples, Jésus, Vierge, saint Jean-Baptiste, sainte Elisabeth
Raphaël, La Madone de l’amour divin, Pinacothèque, Agnelli, Turin, Capodimonte, Naples, Jésus, Vierge, saint Jean-Baptiste, sainte Élisabeth

Le Pape François a orienté son homélie vers la «maternité de l’Église», en expliquant qu’il y a 75 ans, le 11 juin 1944, le Pape Pie XII avait accompli un acte spécial de remerciement et de supplication à la Vierge pour la protection de la ville de Rome, dans le contexte de la bataille d’Italie. Il l’avait fait dans l’église de Saint-Ignace, où avait été apportée l’image vénérée de la Madone du Divin Amour.

À travers Marie, «il y a le Christ Ressuscité qui nous parle, nous communique le feu de l’Esprit Saint, nous invite à descendre au milieu du peuple pour écouter le cri.»

«Dieu nous laisse faire pour un peu de temps, de façon à nous faire expérimenter jusqu’à quel point de mal et de tristesse nous sommes capables d’arriver sans Lui». Mais l’Esprit Saint nous fait découvrir la Jérusalem aux «portes toujours ouvertes pour tous, où les différentes langues de l’homme se composent dans l’harmonie de l’Esprit, parce que l’Esprit est l’harmonie».

Un nouveau chemin de disponibilité à l’Esprit Saint

Cette «nouveauté de l’Esprit» doit nous conduire sur «un nouveau chemin» de disponibilité. Moïse, choisi par Dieu pour «susciter et alimenter le rêve de liberté des Hébreux» et en faire un peuple libre, «lié à Lui par une alliance d’amour», a pu accomplir sa mission en descendant au milieu du peuple. «Le cœur de Moïse est devenu comme celui de Dieu, attentif et sensible aux souffrances et aux rêves des hommes.»

De même, Dieu nous demande «d’apprendre à écouter avec le cœur. «Cela me fait pleurer quand je vois une Église qui croit être fidèle au Seigneur et se mettre à jour quand elle cherche des voies purement fonctionnalistes, des voies qui ne viennent pas de l’Esprit de Dieu.»

«Il s’agit d’ouvrir les yeux et les oreilles, mais surtout le cœur, écouter avec le cœur. Alors nous nous mettrons vraiment en chemin. Alors nous sentirons en nous le feu de la Pentecôte, qui nous pousse à crier aux hommes et aux femmes de cette ville que leur esclavage est fini, et que le Christ est la voie qui mène à la Cité du Ciel.» «Demandons le don de la foi pour aller sur cette route».

bilan de la visite du Pape en Roumanie

Le Pape François a consacré l’essentiel de l’audience générale de ce mercredi 5 juin 2019 à son récent voyage en Roumanie, accompli de vendredi à dimanche dernier.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 5 juin 2019


Chers frères et sœurs, en fin de semaine dernière j’ai accompli un voyage apostolique en Roumanie. A travers les diverses rencontres, j’ai développé le thème de ce voyage, « marcher ensemble ».

En Roumanie, la plus grande partie des fidèles appartient à l’Église orthodoxe ; la communauté catholique quant à elle est vivante et active. L’union entre tous les chrétiens, encore incomplète, est fondée sur l’unique Baptême : elle est aussi scellée dans le sang et la souffrance subie ensemble dans les temps obscurs de la persécution.

Avec le Patriarche Daniel et le Saint Synode de l’Église Orthodoxe, nous avons eu une rencontre très cordiale, où j’ai répété la volonté de l’Église catholique de marcher ensemble vers la pleine unité.

L’importante dimension œcuménique du voyage a culminé dans la prière du Notre Père, patrimoine commun de tous les baptisés. Comme Communauté catholique, nous avons célébré trois Liturgies eucharistiques, à Bucarest, au sanctuaire de Sumuleu Ciuc, et à Blaj.

Dans ce centre de l’Eglise Gréco-Catholique en Roumanie, j’ai eu la joie de béatifier sept évêques martyrs, témoins de la liberté et de la miséricorde qui viennent de l’Évangile. La rencontre avec les jeunes et les familles, à Iasi, a été particulièrement intense et festive.

La dernière étape du voyage a été la visite à la Communauté Rom de Blaj, où j’ai renouvelé l’appel contre toute discrimination et pour le respect des personnes de toute ethnie, langue et religion.

Chers Frères et Sœurs, remercions Dieu pour ce voyage et demandons-lui, par l’intercession de la Vierge Marie, qu’il porte des fruits abondants pour la Roumanie et pour l’Église dans ce pays.

A quelques jours de la fête de la Pentecôte, je vous invite, vous aussi, à marcher ensemble sur les routes de la foi, et à accueillir la venue de l’Esprit Saint afin qu’il vous aide à être des témoins authentiques de l’amour du Seigneur pour tous. Que Dieu vous bénisse !


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