Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

La liturgie fait aujourd’hui mémoire de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Cette fête, particulièrement vivante dans la piété populaire, nous conduit à admirer en Marie Enfant l’aurore très pure de la Rédemption. Nous contemplons une petite fille comme toutes les autres, et dans le même temps l’unique, celle qui est « bénie entre les femmes » (Lc 1, 42). Marie est l’immaculée « fille de Sion », destinée à devenir la Mère du Messie. (JEAN-PAUL II Audience Générale mercredi 8 septembre 2004)

En effet, sa naissance constitue une sorte de « prologue » de l’Incarnation : Marie, comme aurore, précède le soleil du « jour nouveau », pré-annonçant la joie du Rédempteur. (JEAN-PAUL II, Angelus – Castelgandolfo – dimanche 7 septembre 2003)

Dieu est tout-puissant mais se révèle dans la petitesse :  extraits de l’homélie du Pape François 2015

Laissons Dieu nous aimer et cheminer avec nous : extraits de l’homélie du Pape François 2014

On peut voir aussi :
http://www.medaille-miraculeuse.fr/editorial/nativite-de-marie.html
http://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/nativite-de-marie-2.html
http://www.medaille-miraculeuse.fr/meditation/ainsi-est-nee-marie.html
http://www.medaille-miraculeuse.fr/billet/la-nativite-de-marie.html
ÉVANGILE DE LA NATIVITÉ DE SAINTE MARIE (apocryphe)

La liturgie de la Parole nous propose des textes prévus pour la fête de la Nativité de Marie, qui depuis des siècles est fixée au 8 septembre, date où, à Jérusalem, fut consacrée la basilique construite sur la maison de sainte Anne, mère de la Vierge. Ce sont des lectures qui contiennent en effet toujours la référence au mystère de la naissance.

Tout d’abord l’oracle merveilleux du prophète Michée sur Bethléem, où l’on annonce la naissance du Messie. Il descendra du roi David, de Bethléem comme lui, mais sa figure dépassera les limites de l’humain: « ses origines », en effet, « remontent aux jours antiques », se perdent dans les époques les plus lointaines, plongent dans l’éternité; sa grandeur parviendra « jusqu’aux extrémités du pays » et telles seront également les frontières de la paix (cf. Mi 5, 1-4a).

L’avènement de ce « Consacré du Seigneur », qui marquera le début de la libération du peuple, est défini par le prophète avec une expression énigmatique : « jusqu’au temps où aura enfanté celle qui doit enfanter » (Mi 5, 2). Ainsi, la liturgie – qui est l’école privilégiée de la foi – nous enseigne à reconnaître dans la naissance de Marie une liaison directe avec celle du Messie, Fils de David.

L’Évangile, dans une page de l’apôtre Matthieu, nous a justement proposé le récit de la naissance de Jésus. L’évangéliste le fait cependant précéder par le compte-rendu de la généalogie, qu’il place au début comme un prologue. Ici aussi le rôle de Marie dans l’histoire du salut ressort dans toute son évidence : la personne de Marie est entièrement relative au Christ, en particulier à son incarnation:  « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle le Christ » (Mt 1, 16).

La discontinuité qui existe dans la succession de la généalogie apparaît immédiatement : on ne lit pas « engendra », mais « Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle le Christ ». C’est précisément en cela que l’on saisit la beauté du dessein de Dieu, qui en respectant l’être humain le féconde de l’intérieur, en faisant naître de l’humble Vierge de Nazareth le plus beau fruit  de  son  œuvre  créatrice  et  rédemptrice.

L’évangéliste place ensuite sur la scène la figure de Joseph, son drame intérieur, sa foi robuste et sa rectitude exemplaire. Derrière ses pensées et ses réflexions se trouve l’amour pour Dieu et la ferme volonté de lui obéir. Mais comment ne pas sentir que le trouble et donc la prière et la décision de Joseph sont dus, dans le même temps, à l’estime et à l’amour pour sa future épouse?

La beauté de Dieu et celle de Marie sont, dans le cœur de Joseph, inséparables; il sait qu’entre celles-ci il ne peut pas y avoir de contradiction; il cherche en Dieu la réponse et il la trouve dans la lumière de la Parole et de l’Esprit Saint:  « Voici que la Vierge concevra et elle mettra au monde un fils, auquel on donnera le nom d’Emmanuel » (Mt 1, 23; cf. Is 7, 14).

Nous pouvons ainsi, encore une fois, contempler la place que Marie occupe dans le dessein salvifique de Dieu, ce « dessein » que nous retrouvons dans la deuxième lecture, tirée de la Lettre aux Romains. L’apôtre Paul y exprime dans deux versets d’une intensité singulière la synthèse de ce qu’est l’existence humaine d’un point de vue méta-historique : une parabole du salut qui part de Dieu et qui arrive à nouveau à Dieu; une parabole entièrement due à son amour et gouvernée par celui-ci.

Il s’agit d’un dessein salvifique entièrement imprégné par la liberté divine, qui attend toutefois de la liberté humaine une contribution fondamentale : la correspondance de la créature à l’amour de son Créateur. Et c’est ici, dans cet espace de la liberté humaine, que nous percevons la présence de la Vierge Marie, sans qu’elle soit jamais nommée : en effet, Elle est dans le Christ l’anticipation et le modèle de « ceux qui aiment Dieu » (Rm 8, 28).

Dans la prédestination de Jésus est inscrite la prédestination de Marie, ainsi que celle de chaque personne humaine. Dans le « me voici » du Fils trouve écho le fidèle « me voici » de la Mère (cf. He 10, 6), ainsi que le « me voici » de tous les enfants adoptifs dans le Fils, précisément de chacun de nous.

Et ensuite, l’amour pour la Vierge… Elle est la Mère, la Fille et l’Épouse par excellence… La mère qui aime, protège, conseille, console, donne la vie, pour que la vie naisse et dure. La fille qui honore sa famille, toujours attentive aux nécessités des frères et des sœurs, attentive à rendre sa maison belle et accueillante. L’épouse, capable d’amour fidèle et patient, de sacrifice et d’espérance… Un peuple de mères se reflète dans l’humble jeune fille de Nazareth, qui avec son « oui » a permis au Verbe de devenir chair.

Je sais bien que Marie est dans votre cœur… Nous voulons aujourd’hui la remercier pour sa protection et lui renouveler notre confiance, en reconnaissant en Elle l' »Étoile de la nouvelle évangélisation », à l’école de laquelle apprendre comment apporter le Christ Sauveur aux hommes et aux femmes de notre époque.

Que Marie vous aide à apporter le Christ aux familles, petites églises domestiques et cellules de la société, ayant aujourd’hui plus que jamais besoin de confiance et de soutien, aussi bien sur le plan spirituel que social. Qu’Elle vous aide à trouver les stratégies pastorales opportunes pour faire en sorte que les jeunes, porteurs par nature d’un nouvel élan, mais souvent victimes du nihilisme diffus, assoiffés de vérité et d’idéaux précisément lorsqu’ils semblent les nier, rencontrent le Christ.

Qu’Elle vous rende capables d’évangéliser le monde du travail, de l’économie, de la politique, qui a besoin d’une nouvelle génération de laïcs chrétiens engagés, capables de chercher avec compétence et rigueur morale des solutions de développement durable. Dans tous ces aspects de l’engagement chrétien vous pouvez toujours compter sur la direction et le soutien de la Sainte Vierge. Confions-nous donc à son intercession maternelle.

Marie est le port, le refuge et la protection… Renouvelons donc avec joie notre consécration à une Mère aussi attentive.. Qui se confie à Notre-Dame, Mère miséricordieuse et puissante, ne sera jamais déçu. Que Marie, Reine de la paix et Étoile de l’espérance, intercède pour nous. Amen! (BENOÎT XVI – dimanche 7 septembre 2008 à Notre-Dame de Bonaria)

© Copyright 2003, 2004 et 2008 – Libreria Editrice Vaticana