Six nouveaux saints

Une fois terminée la messe de canonisation des six nouveaux saints Stanislas Kazimierczyk Soltys, André Bessette, Cándida María de Jesús Cipitria y Barriola, Mary of the Cross MacKillop, Giulia Salzano et Battista Camilla da Varano, le pape Benoît XVI s’est adressé en différentes langues aux visiteurs présents, place Saint-Pierre à Rome, en ce dimanche 17 octobre 2010.

Au terme de cette célébration solennelle, je désire renouveler ma salutation cordiale à tous les pèlerins venus honorer les nouveaux saints.

Entre autres, il a parlé d’Alfred Bessette, en religion frère André (9 août 1845 – 6 janvier 1937), qui a beaucoup contribué à la construction, sur le Mont Royal à Montréal, du plus grand sanctuaire au monde dédié à saint Joseph, à qui ce frère vouait une grande dévotion :

Je salue avec plaisir les pèlerins francophones, notamment la Délégation officielle du Canada et tous les Canadiens ici présents pour la canonisation du Frère André Bessette. Recueillant son message, je vous encourage à marcher à sa suite pour accueillir librement et par amour la volonté de Dieu dans votre existence. Puissiez-vous aussi, comme lui, déborder de charité envers vos frères et sœurs qui connaissent la détresse.

Benoît XVI a conclu ainsi :

Maintenant prions la Sainte Vierge Marie, que Dieu a placée au centre de la grande assemblée des saints. Confions-lui toute l’Eglise afin qu’éclairée par leur exemple et soutenue par leur intercession, elle marche vers la patrie du Ciel.

Angelus Domini…

sainte Angèle et l’amour de Jésus crucifié

Quand nous regardons la médaille sur son envers, au dessus du M qui évoque Marie nous voyons la Croix, signe du Crucifié dont nous parle la catéchèse du pape Benoît XVI, à propos de sainte Angèle de Foligno, ce mercredi 13 octobre 2010 à Rome, au cours de l’audience générale, place Saint-Pierre.

Chers frères et sœurs,

Je voudrais vous parler aujourd’hui de la bienheureuse Angèle de Foligno, une grande mystique médiévale ayant vécu au XIIIe siècle. D’habitude, on est fasciné par les sommets de l’expérience d’union avec Dieu qu’elle a atteints, mais on ne prend sans doute pas assez en compte ses premiers pas, sa conversion, et le long chemin qui l’a conduite du point de départ, « la grande crainte de l’enfer », jusqu’au but ultime, l’union totale avec la Trinité. La première partie de la vie d’Angèle n’est certainement pas celle d’une disciple fervente du Seigneur.

Née aux alentours de 1248 dans une famille aisée, elle devint orpheline de père et fut éduquée par sa mère de façon plutôt superficielle. Elle fut très tôt introduite dans les milieux mondains de la ville de Foligno, où elle connut un homme, qu’elle épousa à l’âge de 20 ans et dont elle eut des enfants. Sa vie était insouciante, au point de mépriser ceux que l’on appelait les « pénitents » – très répandus à l’époque -, c’est-à-dire ceux qui, pour suivre le Christ, vendaient leurs biens et vivaient dans la prière, dans le jeûne, dans le service à l’Eglise et dans la charité.

Plusieurs événements, comme le violent tremblement de terre de 1279, un ouragan, l’antique guerre contre Pérouse et ses dures conséquences, ont une influence sur la vie d’Angèle, qui prend progressivement conscience de ses péchés, jusqu’à accomplir un pas décisif : elle invoque saint François, qui lui apparaît en vision, pour lui demander conseil en vue d’une bonne confession générale à accomplir : nous sommes en 1285, Angèle se confesse à un frère à San Feliciano. Trois ans plus tard, la voie de la conversion prend un nouveau tournant : la dissolution des liens affectifs, étant donné qu’en quelques mois, à la mort de sa mère suit celle de son mari et de tous ses enfants. Elle vend alors ses biens et, en 1291, rejoint le Tiers-Ordre de saint François. Elle meurt sereinement à Foligno le 4 janvier 1309.

Le livre de la bienheureuse Angèle de Foligno témoigne d’une expérience vécue : sa conversion et son cheminement spirituel. Au début de sa conversion elle éprouvait une grande crainte de l’enfer, manifestant une foi encore pauvre de l’amour de Dieu. Peu à peu elle comprend qu’elle n’a rien à donner à Dieu, sinon son peu d’amour, et qu’elle doit plutôt s’ouvrir totalement à l’amour de Dieu et accorder sa vie à celle du Christ. Sa conversion arrivera à pleine maturation seulement quand le pardon de Dieu apparaîtra à son âme comme le don gratuit de l’amour du Père, source d’amour.

Dès lors, le Crucifié sera son « maître de perfection ». Toute son expérience mystique consistera à tendre à une ressemblance avec lui, pour se laisser transformer par lui. Demandons au Seigneur de nous faire comprendre combien il nous a aimés et comment le vrai bonheur naît d’un véritable amour pour lui ! Que la bienheureuse Angèle de Foligno soit pour vous un exemple et un guide spirituel qui vous conduira vers le Christ. Que Dieu vous bénisse !

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

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Livre des Visions et des Instructions

39e chapitre : MARIE

Un jour j’entendais la messe ; et au moment de l’élévation, à l’instant où les assistants se mettaient à genoux, je fus ravie en esprit : la Vierge m’apparut et me dit:

«Ma fille, la bien-aimée de Dieu, et ma bien-aimée, mon Fils est déjà venu à toi, et tu as reçu sa bénédiction. »

Elle me fit comprendre que son Fils était sur l’autel après la consécration de l’hostie. J’entendis ce que je n’avais jamais entendu ; j’entendis qu’il s’agissait d’une joie nouvelle absolument. En effet, la joie qui résulta des paroles entendues fut telle, que si l’on me disait « Existe-t-il une créature qui puisse l’exprimer par une parole quelconque? » je répondrais :

« Je ne sais pas et je ne crois pas. » La Vierge parlait avec une grande humilité, et déposait dans mon âme un sentiment nouveau d’une douceur inconnue. Une chose m’étonnait, c’était d’avoir pu rester debout. Je ne tombai pas à terre, et je n’y comprends rien.

Elle ajouta :

«Après la visite et la bénédiction du Fils, il est convenable que tu reçoives celle de la Mère. Sois bénie par mon Fils et par moi. Que ton travail soit d’aimer dans toute la mesure de tes puissances; car tu es beaucoup aimée, et tu arriveras vers l’objet sans fin. »

J’éprouvai une joie nouvelle, qui n’était surpassée pari aucune joie connue, mais elle fut bientôt surpassée par elle-même ; car elle augmenta au moment de l’élévation. Je ne vis pas le corps de Jésus-Christ sur l’autel ; je le vois souvent ; je ne le vis pas ce jour-là. Mais je sentis la présence de Jésus-Christ dans mon âme ; je la sentis en vérité.

J’appris alors que, pour embraser une âme, il n’y a pas d’embrasement semblable à la présence du Christ ; ce n’était pas le feu qui me brûle ordinairement ; celui-là était extraordinairement doux.

Quand cette flamme est dans l’âme, je réponds de la présence de Dieu ; lui seul peut l’allumer.

synode et rosaire

– Voici un extrait des paroles prononcées ce dimanche 10 octobre 2010 par le pape Benoît XVI lors de la prière de l’Angélus à Rome.

Chers frères et soeurs,

Le mois d’octobre est appelé le mois du rosaire. Il s’agit en quelque sorte d’une « tonalité spirituelle » étant donné la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie du Rosaire, que l’on célèbre le 7. Nous sommes donc invités à nous laisser conduire par Marie dans cette prière antique et toujours nouvelle qui lui est particulièrement chère parce qu’elle nous conduit directement à Jésus, contemplé dans ses mystères de salut : joyeux, lumineux, douloureux, et glorieux.

Sur les pas du vénérable Jean-Paul II, (cf. Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae), je voudrais rappeler que le rosaire est une prière biblique, tissée d’Écriture Sainte. C’est une prière du coeur, où la répétition des « Ave Maria » oriente la pensée et l’affection vers le Christ, et donc, se fait supplication confiante vers sa Mère et notre Mère. C’est une prière qui aide à méditer la Parole de Dieu et à assimiler la communion eucharistique, à l’exemple de Marie, qui gardait dans son cœur tout ce que Jésus disait et faisait, et sa présence même.

Chers amis, nous savons combien la Vierge Marie est aimée et vénérée par nos frères et sœurs du Moyen Orient. Tous, nous regardons vers elle comme vers une Mère pleine de sollicitude, proche de toute souffrance, et en tant qu’Étoile de l’Espérance. Confions à son intercession l’assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui, afin que les chrétiens de cette région se fortifient dans la communion et donnent à tous le témoignage de l’Évangile de l’Amour et de la Paix.

APRES L’ANGELUS

Je salue avec joie les pèlerins francophones présents pour la prière de l’Angélus. Aujourd’hui s’ouvre l’Assemblée Spéciale pour le Moyen-Orient du Synode des Évêques. Je recommande à votre prière les travaux des Pères synodaux. Je vous invite aussi à prier pour les Chrétiens du Moyen-Orient, afin que Dieu leur donne d’avoir toujours « un seul cœur et une seule âme » pour témoigner courageusement de la Bonne Nouvelle du Salut là où ils se trouvent. Puisse la Vierge Marie, Notre-Dame du Rosaire, les y accompagner !

© Copyright du texte original plurilingue : Libreria Editrice Vaticana

Intention : Prier le chapelet pour les chrétiens du Moyen Orient

la Vierge Marie et sa sainte médaille miraculeuse