rencontrer le Seigneur dans le Saint Sacrement

Notre foi catholique nous donne le trésor de prière le plus beau et le plus inépuisable. En plus de la belle prière que Jésus a faite aux apôtres, le Notre Père, il y a littéralement des milliers d’autres prières qui ont été transmises par les pères, les papes et les saints de l’Église.

Lorsque les mots de quelqu’un d’autre ne semblent tout simplement pas adéquats, lorsque vos propres pensées et vos propres mots suffisent, c’est lorsque vous « écrivez une lettre » à notre Seigneur. Je ne peux qu’imaginer à quel point Dieu doit être exalté chaque fois qu’il ouvre l’enveloppe de votre cœur pour voir l’amour qu’il y a écrit pour la première fois.

Et quand vous ne feriez rien de moins qu’une visite personnelle, l’Église catholique est l’endroit où vous pouvez vraiment rencontrer le Seigneur ressuscité, en particulier dans le Saint Sacrifice de la Messe, dans lequel il est vraiment présent, corps et sang, âme et divinité, dans le Très Saint Sacrement.

Lorsque vous recevez le Christ dans la sainte communion, vous vous unissez à Jésus d’une manière dont les meilleurs amis ne peuvent que rêver. La joie de la sainte communion ici sur terre est un avant-goût de l’union éternelle avec Dieu qui vous attend dans le ciel.

Alors que vous entretenez vos relations avec vos amis et votre famille cet été, que le Saint-Esprit et l’intercession de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse vous guident dans le trésor de prière qui renforce votre relation avec Jésus !

Pour commencer, vous pouvez toujours vous tourner
– vers le fondateur de notre mission apostolique :
Saint Vincent de Paul, priez pour nous;
– vers la sainte à qui Notre-Dame est apparue et lui a remis la Médaille Miraculeuse :
Sainte Catherine Labouré, priez pour nous;
– et vers la Sainte Vierge elle-même :
O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Cordialement en Jésus et Marie,

D’après le P. Kevin McCracken, CM

Origine de la Solennité du Corps et du Sang du Christ ou Fête-Dieu

Origine de la Solennité du Corps et du Sang du Christ ou Fête-Dieu

 

Les racines de la fête du Saint-Sacrement ou Fête-Dieu remontent au XIIIe siècle. En 1215, devant ceux qui affirment la présence symbolique et non réelle du Christ dans l’Eucharistie, le concile de Latran IV énonce la vérité de la Transsubstantiation, que le concile de Trente en 1551 réaffirme définitivement: avec la consécration du pain et du vin, la conversion de toute la substance du pain en substance du Corps du Christ et de toute la substance du vin en substance de son Sang. En Belgique, suite aux expériences mystiques de sainte Julienne de Cornillon, une fête locale a été instaurée en 1247 à Liège.

Quelques années plus tard, en 1263, un prêtre bohémien arrivé à Bolzène fut affligé par un doute sur la présence réelle de Jésus pendant la célébration de la messe: pendant la consécration, quelques gouttes de sang sortirent de l’hostie brisée. Après cet événement, le pape Urbain IV a décidé en 1264 d’étendre la solennité du Corpus Christi à l’ensemble de l’Église.

Du jeudi au dimanche 

Au Vatican, depuis le XVe siècle, la solennité de Corpus Domini était célébrée un jeudi, en mémoire du Jeudi Saint et de l’institution de l’Eucharistie. En 2016, le Pape François décide de déplacer la traditionnelle procession au dimanche suivant, -jour officiel de la fête dans la calendrier liturgique-, afin qu’un maximum de fidèles puissent y prendre part.

Tout nous vient du Cœur de Jésus

Tout nous vient du Cœur de Jésus

Voici une belle page d’un chartreux ancien, pour le jour du Sacré Cœur.

L’homme bon tire de bonnes choses du trésor de son cœur. Luc VI, 45

sacre-coeur-jesus-iconeSi vous voulez facilement et parfaitement être purifié de vos péchés, délivré de vos vices et enrichis de toutes sortes de biens, il faut retrancher toute occupation qui n’est pas nécessaire, puis vous livrer vous-même à l’Éternelle Charité dont le maître est le Saint Esprit, afin de devenir son disciple. Sans images sensibles, mais par la seule force de l’intelligence et de la volonté, offrez souvent, abandonnez, plongez votre cœur et votre esprit dans le très doux cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, votre Créateur, votre Rédempteur, votre ami crucifié ;

. dans son Cœur tout rempli d’amour ;
. dans son Cœur, séjour de la Très Sainte Trinité ;
. dans son Cœur où « toute la plénitude de la Divinité habite corporellement » ;
. dans son Cœur par lequel nous avons tous accès près du Père dans un même esprit ;
. dans son Cœur enfin qui, dans son immense charité, contient et embrasse tous les élus au ciel et sur la terre.

Élevez en esprit votre cœur vers le Cœur bienfaisant de votre Dieu, en ayant soin, avant tout, de tenir votre cœur bien recueilli en vous-même, en tout temps, en tout lieu, surtout quand vous chantez les louanges divines et dans vos oraisons et autres occupations, ainsi que Dieu vous le commande par ces paroles ou autres semblables : « Venez à moi, dit-il, portez mon joug, donnez-moi votre cœur et que vos yeux gardent mes voies, mettez-moi comme un cachet sur votre bras et sur votre cœur… » Vous répondrez humblement : « Mon cœur est prêt, mon cœur est prêt, je vous louerai de tout mon cœur et glorifierai éternellement de votre saint Nom, je lèverai mes mains et mon cœur vers Vous. »

Et c’est à juste titre, car dans le très doux Cœur de Jésus on trouve toutes les vertus : la miséricorde, la justice, la douceur, la force ; on y trouve le salut, la source de vie, la parfaite consolation, la vraie lumière qui illumine tout homme venant dans ce monde, celui surtout qui recourt à ce divin Cœur dans ses misères et ses afflictions. A dire vrai, tout le bien que l’on peut souhaiter, on le tire surabondamment de Jésus, et tout ce que nous recevons de grâces jaillit de son Cœur plus doux que le miel (et non point d’ailleurs), pour venir couler en nous. Son Cœur est le foyer de l’amour divin, toujours brûlant du feu de l’Esprit-Saint, purifiant, embrasant, transformant en Lui tous ceux qui Lui sont soumis ou qui désirent s’attacher à Lui.

Puisque tout bien découle du très doux Cœur de Jésus, vous devez donc rapporter à ce même Cœur tous les dons, les grâces, les bienfaits qui vous ont été accordés, à vous et à tous les hommes ; vous devez le faire pour la plus grande gloire de Dieu et l’avantage de la Sainte Église, ne vous attribuant absolument rien de ce que vous auriez pu faire de bon, ne vous complaisant pas dans les dons de Dieu, d’une manière égoïste, mais lui rendant aussitôt tout ce qu’il vous donne et faisant tout remonter à son origine, qui est le Cœur de Jésus : c’est surtout en chantant le Gloria Patri et en récitant les psaumes et les hymnes qui ont trait à la gloire de Dieu que vous devez le faire.

C’est encore dans le Cœur de Jésus que vous déposerez vos fautes ; c’est par Lui que vous demanderez grâce et pardon, que vous louerez et bénirez Dieu, non seulement en votre nom ; mais pour tous ceux qui vous sont confiés, pour toute l’Église catholique dont vous désirez le triomphe, invoquant du fond de l’abîme de votre misère, l’abîme des miséricordes de Dieu. Voilà pourquoi vous baiserez souvent, avec reconnaissance, une Image du Cœur de Jésus, de ce Cœur si bon, de ce Cœur dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu. Si vous n’avez point une image du Sacré Cœur, vous en prendrez une de Jésus en croix.

Vous aspirerez sans cesse à contempler face à face votre Sauveur, vous lui confierez vos tristesses, vous attirerez son Cœur dans votre cœur, son esprit et son amour, ses grâces et ses vertus ; vous vous abandonnerez pieusement à Lui, dans la douleur comme dans la joie; vous vous confierez, vous vous attacherez à Lui ; vous habiterez dans son Cœur, mettant toute votre sollicitude à conserver l’unité d’esprit dans le lien de la paix, afin que Lui à son tour, daigne fixer sa demeure dans votre cœur et, finalement, vous vous reposerez et dormirez dans le Cœur de Jésus, car les cœurs de tous les mortels vous tromperont ou vous abandonneront, mais le Cœur très fidèle de Jésus ne vous trompera, ne vous délaissera jamais.

Ne négligez point, en outre, d’honorer dévotement et d’invoquer la glorieuse Mère de Dieu, Mère de miséricorde, la Très douce Vierge Marie, afin qu’elle daigne vous obtenir du très doux Cœur de son Fils, tout ce qui vous sera nécessaire : et ce que vous en aurez reçu, vous l’offrirez au Cœur de Jésus par les bénites mains de sa Mère ; vous prierez sa bonté maternelle de vous aider, avec tous les saints et les élus de Dieu, à louer et bénir le Seigneur pour tous les bienfaits qu’il vous a accordés jusqu’à ce jour et vous accordera éternellement. Ainsi soit-il.

Dom Dominique de Trêves,
né en Prusse en 1384, chartreux à Sierk et à Trêves, mort en 1461

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