prière à Marie du Pape François pour la fin du mois de mai

prière à Marie du Pape François pour la fin du mois de mai

Le Pape François a prié la Sainte Vierge ce samedi 30 mai, lui confiant les souffrances de l’humanité en ce temps marqué par la pandémie de coronavirus.

 

En ce week-end de Pentecôte qui coïncide cette année avec la conclusion du mois marial, et dans un contexte de sortie du confinement après la pandémie de coronavirus, le Pape a participé ce samedi soir à la récitation du chapelet devant la Grotte de Lourdes située dans les Jardins du Vatican. Ce temps de prière était réalisé en liaison avec de nombreux sanctuaires à travers le monde, notamment Lourdes bien sûr, mais aussi Fatima, Guadalupe ou encore Lujàn, dans l’Argentine natale du Pape François.

L’événement, sous le titre : « Unis d’un seul cœur dans la prière avec Marie » (Actes 1, 14), était organisé par le Conseil pontifical pour la Nouvelle Évangélisation. Les dizaines de “Je vous salue Marie” ont été récités par des hommes et des femmes représentant les différentes catégories de personnes qui ont été particulièrement touchées par la Covid-19.

Il s’agissait d’un médecin et d’une infirmière, d’une personne qui s’est remise de la maladie et d’une personne qui a perdu un être cher à cause de celle-ci, d’un prêtre, d’un aumônier d’hôpital, et d’une religieuse qui est infirmière. Parmi les autres participants figuraient un pharmacien, un médecin, un journaliste, un volontaire de la protection civile italienne et aussi une jeune famille qui a mis au monde un bébé pendant la pandémie.

La prière du Pape François

Après la méditation des mystères glorieux, le Pape François a récité cette prière, la deuxième des prières mariales proposées en ce temps de pandémie:

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. 

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

Ô Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.»

Le Pape François a enfin adressé quelques mots en espagnol pour les sanctuaires d’Amérique latine, un continent particulièrement affecté par la pandémie actuellement, en les remerciant de s’être associé à ce temps de prière.

Se mettre en mission grâce à la présence de l’Esprit

Se mettre en mission grâce à la présence de l’Esprit

En la solennité de la Pentecôte qui rappelle l’effusion de l’Esprit Saint sur la première communauté chrétienne, le Pape a commenté l’Évangile du jour selon saint Jean, lorsque Jésus ressuscité apparaît au Cénacle où se sont réfugiés les disciples apeurés. Il les pardonne et les envoie en mission, en soufflant sur eux pour qu’ils reçoivent l’Esprit Saint.

PAPE FRANÇOIS

REGINA CAELI

Place Saint Pierre
Dimanche 31 mai 2020

Chers frères et sœurs, bonjour!

Maintenant que la place est ouverte, nous pouvons revenir en arrière. C’est un plaisir!

Aujourd’hui, nous célébrons la grande fête de la Pentecôte, en mémoire de l’effusion du Saint-Esprit sur la première communauté chrétienne. L’Évangile d’aujourd’hui (cf. Jn 20, 19-23) nous ramène au soir de Pâques et nous montre Jésus ressuscité qui apparaît dans la chambre haute, où les disciples se sont réfugiés.

Ils avaient peur. « Il se tenait au milieu et leur dit: » La paix soit avec vous! «  » (V. 19). Ces premiers mots prononcés par le Seigneur ressuscité: « Que la paix soit avec vous », doivent être considérés plus qu’une salutation: ils expriment le pardon, le pardon accordé aux disciples qui, pour dire la vérité, l’avaient abandonné. Ce sont des paroles de réconciliation et de pardon.

Et nous aussi, lorsque nous souhaitons la paix aux autres, nous pardonnons et demandons également pardon. Jésus offre sa paix précisément à ces disciples qui ont peur, qui ont du mal à croire ce qu’ils ont vu, c’est-à-dire le tombeau vide, et sous-estiment le témoignage de Marie de Magdala et des autres femmes. Jésus pardonne, pardonne toujours et offre sa paix à ses amis. N’oubliez pas: Jésus ne se lasse jamais de pardonner.

C’est nous qui nous lassons de demander pardon. En pardonnant et en rassemblant les disciples autour de lui, Jésus en fait une Église, son Église, qui est une communauté réconciliée et prête pour la mission. Réconcilié et prêt pour la mission. Lorsqu’une communauté n’est pas réconciliée, elle n’est pas prête pour la mission: elle est prête à discuter en elle-même, elle est prête pour les [discussions] internes.

La rencontre avec le Seigneur ressuscité bouleverse l’existence des apôtres et les transforme en témoins courageux. En fait, immédiatement après il dit: « Comme le Père m’a envoyé, je vous envoie aussi » (v. 21). Ces paroles montrent clairement que les apôtres sont envoyés pour prolonger la même mission que le Père a confiée à Jésus.

« Je vous envoie »: il n’est pas temps d’être enfermé, ni de regretter: regretter les « bons moments », ces moments passés avec Maître. La joie de la résurrection est grande, mais c’est une joie expansive, qui ne doit pas être gardée pour elle, c’est pour la donner.

Le dimanche de Pâques, nous avons d’abord entendu ce même épisode, puis la rencontre avec les disciples d’Emmaüs, puis le bon Pasteur, les discours d’adieu et la promesse du Saint-Esprit: tout cela est orienté pour renforcer la foi des disciples – et la nôtre aussi – en vue de la mission.

Et juste pour animer la mission, Jésus donne à ses apôtres son Esprit. L’Évangile dit: « Il souffla sur eux et dit: » Recevez le Saint-Esprit » (v. 22). Le Saint-Esprit est un feu qui brûle les péchés et crée de nouveaux hommes et femmes; c’est un feu d’amour avec lequel les disciples pourront « mettre le feu » au monde, cet amour de tendresse qui favorise les petits, les pauvres, les exclus …

Dans les sacrements du Baptême et de la Confirmation nous avons reçu le Saint-Esprit avec ses dons: la sagesse , intelligence, conseil, courage, connaissance, piété, crainte de Dieu. Ce dernier don – la crainte de Dieu – est exactement l’opposé de la crainte qui paralysait les disciples auparavant: c’est l’amour pour le Seigneur, c’est la certitude de sa miséricorde et de sa bonté, c’est la confiance de pouvoir avancer dans la direction indiquée par lui, sans jamais manquer de sa présence et de son soutien.

La fête de la Pentecôte renouvelle la conscience que la présence vivifiante du Saint-Esprit habite en nous. Il nous donne aussi le courage de sortir des murs protecteurs de nos « cénacles », de nos petits groupes, sans nous reposer dans une vie tranquille ni nous enfermer dans des habitudes stériles.

Levons maintenant nos pensées vers Marie. Elle était là, avec les apôtres, lorsque le Saint-Esprit est venu, protagoniste de la première communauté de l’expérience admirable de la Pentecôte, et nous prions pour qu’elle obtienne l’esprit missionnaire ardent pour l’Église.

Après le Regina Coeli

Chers frères et sœurs,

le Synode Amazon s’est terminé il y a sept mois; aujourd’hui, fête de la Pentecôte, nous invoquons le Saint-Esprit pour donner de la lumière et de la force à l’Église et à la société d’Amazonie, sévèrement éprouvées par la pandémie. Nombreux sont les infectés et les morts, même parmi les peuples autochtones, particulièrement vulnérables.

Par l’intercession de Marie, Mère de l’Amazonie, je prie pour les plus pauvres et les plus sans défense de cette chère Région, mais aussi pour ceux du monde entier, et je lance un appel pour que personne ne manque de soins de santé. Traiter les gens, pas économiser pour l’économie. Traiter les gens, qui sont plus importants que l’économie. Pour nous, les gens sont des temples du Saint-Esprit, l’économie ne l’est pas.

Aujourd’hui, en Italie, la Journée nationale du secours est célébrée pour promouvoir la solidarité envers les malades. Je renouvelle mes remerciements à ceux qui, en particulier pendant cette période, ont offert et offrent leur témoignage de soins aux autres.

Je me souviens avec gratitude et admiration de tous ceux qui ont donné leur vie en aidant les malades dans cette pandémie. Nous prions en silence pour les médecins, les bénévoles, les infirmières, tous les agents de santé et beaucoup de ceux qui ont donné leur vie pendant cette période.

Je souhaite à tous un bon dimanche de Pentecôte. Nous avons tellement besoin de la lumière et de la force du Saint-Esprit! L’Église en a besoin, pour marcher en harmonie et courageusement en témoignant de l’Évangile.

Et toute la famille humaine en a besoin pour sortir de cette crise plus unie et plus divisée. Vous savez que d’une crise comme celle-ci, on ne sort pas de la même manière qu’avant: on sort mieux ou pire. Que nous avons le courage de changer, d’être meilleurs, d’être meilleurs qu’avant et de pouvoir construire positivement l’après-crise de la pandémie.

N’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir sur la place!


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Le secret de l’Esprit Saint est le don

Solennité de la Pentecôte: «Le secret de l’Esprit Saint est le don»

Le Pape François a célébré la messe de ce dimanche de Pentecôte dans une basilique Saint-Pierre. Dans son homélie, Il a souligné combien l’Esprit garantit l’unité des Apôtres et «nous rappelle que nous sommes avant tout, enfants aimés de Dieu.» Il a invité à revenir aux origines de l’Église et à regarder les Apôtres.

 «Parmi eux il y a des gens simples, habitués à vivre du travail de leurs mains, comme les pêcheurs, et il y a Matthieu, qui avait été un percepteur d’impôts érudit. Il y a diverses provenances et divers contextes sociaux, des noms juifs et des noms grecs, des caractères doux et d’autres fougueux, des façons de voir et des sensibilités différentes.» Ses Apôtres, Jésus «les unit en les oignant du Saint Esprit.» «À la Pentecôte, les Apôtres comprennent la force unificatrice de l’Esprit.»

Pentecôte 2020
Pentecôte 2020

L’Esprit, principe d’unité

«Venons-en à nous, Église d’aujourd’hui. Nous pouvons nous demander : « Qu’est ce qui nous unit, sur quoi se fonde notre unité ? »» Il convient de «défendre à tout prix nos idées, en les croyant bonnes pour tous et en étant d’accord seulement avec celui qui pense comme nous.»

L’Esprit qui est notre principe d’unité, «nous rappelle que nous sommes avant tout, enfants aimés de Dieu. L’Esprit vient à nous, avec toutes nos diversités et nos misères, pour nous dire que nous avons un seul Seigneur, Jésus, et un seul Père, et que pour cela nous sommes frères et sœurs !» L’Esprit «nous voit à partir du Père et de Jésus, l’Esprit voit des enfants de Dieu.»

Redécouvrir l’annonce

Le Pape François a invité à redécouvrir l’annonce, «la première œuvre de l’Église». Les Apôtres «n’avaient pas de stratégie, de plan pastoral», mais ont été animés du seul désir de «donner ce qu’ils ont reçu». «Dans le monde, sans une organisation solide et une stratégie calculée, on va à la dérive.»

Le danger de la «maladie» guette l’Église: celle de vouloir rester dans «des cénacles fermés», la tentation de « faire son nid ». Dans l’Église, par contre, «l’Esprit garantit l’unité à celui qui annonce. Et les Apôtres y vont : non préparés, ils se mettent en jeu, ils sortent.»

La force du don

Nous pouvons alors redécouvrir que le secret de l’Esprit «c’est le don». «Il est important de croire que Dieu est don, qu’il ne se comporte pas en prenant, mais en donnant.» «Mais si nous avons dans le cœur Dieu qui est don, tout change. Si nous nous rendons compte que ce que nous sommes est son don, don gratuit et immérité, alors nous aussi, nous voudrons faire de la vie un don.»

«Dans cette pandémie, combien fait mal le narcissisme, le fait de se replier sur ses besoins, indifférent à ceux d’autrui, le fait de ne pas admettre ses propres fragilités et ses propres erreurs.» «Celui qui se prend pour une victime se plaint tous les jours de son prochain». «Actuellement, dans le grand effort de recommencer, combien le pessimisme est nocif, le fait de voir tout en noir, le fait de répéter que rien ne sera plus comme avant !»

Être des bâtisseurs d’unité

«Nous nous trouvons en manque d’espérance et nous avons besoin d’apprécier le don de la vie, le don qu’est chacun de nous», mais pour cela, «nous avons besoin de l’Esprit Saint, don de Dieu, qui nous guérit du narcissisme, du fait de se poser en victime et du pessimisme».

Que l’Esprit Saint, «mémoire de Dieu, ravive en nous le souvenir du don reçu», qu’il fasse de nous des bâtisseurs d’unité, qu’il nous donne «le courage de sortir de nous-mêmes, de nous aimer et de nous aider, pour devenir une unique famille.»

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