Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Cinquième jour : le Sang arrosant la Voie Douloureuse

Cinquième jour : le Sang arrosant la Voie Douloureuse.

Christ sur le chemin de croix, Raphaël 1517 salle du trésor de Notre Dame de Paris
Christ sur le chemin de croix, Raphaël 1517 salle du trésor de Notre Dame de Paris

Courbé sous le poids d’une longue et pesante croix, Jésus s’achemine vers le Calvaire. C’est, pour lui, le chemin de la mort, la voie de la grande expiation du péché. Cette voie, à chaque pas, à chaque pression de la croix , surtout à chaque chute, l’agneau de Dieu la rougit davantage du Sang de son sacrifice.

Ô Jésus, en union avec les anges, avec ta mère plongée dans la douleur, nous contemplons le Sang précieux tombé de tes épaules sacrées, de ta tête chargée d’épines, de tout ton corps déchiré. Prosternés en esprit sur cette terre, qu’il arrose, recueillons ce Sang avec amour, reconnaissance et compassion, pour l’appliquer à nos âmes, aux âmes de nos frères, surtout à celles que la mort va saisir.

Victime d’amour, si tu as tant de fois succombé dans la voie douloureuse, c’est que dans ce sentier, au terme duquel tu allais rencontrer la mort, tu voulais nous préparer, pour le grand voyage de l’éternité, la grâce d’un sacrement qui soutient, qui console et fortifie, la grâce de l’extrême-onction, le sacrement des malades. Se peut-il concevoir un plus touchant témoignage d’amour ?

O Jésus, au nom même de cet amour, accorde-nous de recevoir dignement, à la fin de notre vie, ce sacrement des mourants ; fais que nous y puisions une telle augmentation de foi, d’espérance et de charité, une si parfaite contrition, un si ardent désir de nous unir éternellement à toi, en un mot une grâce si puissante de fidélité que, quand notre âme brisera ses liens, tu puisses couronner en nous toutes tes grâces par celle de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

Que les effusions sept fois renouvelées de ton Sang précieux, ô Jésus, reçoivent à jamais les bénédictions, les actions de grâces du ciel et de la terre, et nous assurent la vie éternelle ! Ainsi soit-il.

Marie immaculée, ma douce souveraine et ma tendre mère, je vous en supplie, mettez entre mes péchés et la justice divine, au moment suprême de la mort, le mystère de votre immaculée conception et le Sang que votre divin Fils répandit dans la voie douloureuse. Ainsi soit-il.

Litanies du Précieux Sang et Supplique

Hymne ADORO TE DEVOTE de saint Thomas d’Aquin

l’amour de Marie pour nous

l’amour de Marie pour nous

Je vous salue, Marie
Je vous salue, Marie

Marie est toute puissante, parce qu’elle est Mère de Dieu; Marie est pleine de bonté pour nous, parce qu’elle est notre Mère. (Jean 19, 27.)

Parce qu’elle est Mère de Dieu, son fils lui dit : « Parce que j’ai été formé de ton sang, que tu m’as porté neuf mois dans ton sein ; parce que tu m’as allaité, parce que tu as pris soin de mon enfance ; en un mot, parce que tu m’as aimé plus que tous les autres, tu seras la dispensatrice de mes grâces, la protectrice des justes, le refuge des pécheurs, tout ce que tu demanderas te sera accordé. »

Parce qu’elle est notre Mère, Marie interpose sans cesse pour nous son autorité ; elle ne cesse de présenter à son Fils les entrailles qui l’ont porté, les seins qui l’ont allaité, les tendres soins qu’elle a eus pour lui, et surtout les douleurs incroyables qu’elle a endurées au pied de la croix pour nous enfanter avec lui à la grâce et à la vie éternelle. Jésus ne  résiste pas à des sollicitations si pressantes et accorde aux prières de Marie  ce qu’elle sollicite en notre faveur.

Voilà les causes de la confiance que les fidèles ont toujours eue en la protection de Marie ; peut-il y en avoir de mieux établie ? Recourons donc à Marie comme à la fille bien-aimée de notre Créateur, qui lui a donné pouvoir ; recourons à elle comme à la Mère de notre Sauveur, à laquelle il ne refuse rien ; recourons à elle comme à une puissante protectrice auprès du Saint-Esprit, qui lui a confié ses grâces et ses trésors.

Texte proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

l’homme des huit Béatitudes – Pier Giorgio Frassati

l’homme des huit Béatitudes

Pier Giorgio Frassati
Pier Giorgio Frassati

L’Église fait mémoire du Bienheureux Pier Giorgio Frassati aujourd’hui .

Né à Turin dans une famille aisée, dont le père  est le fondateur du journal «La Stampa», Pier Giorgio Frasssati y grandit et poursuit ses études malgré des difficultés scolaires.

Très vite, il se met au service de la foi et de la charité, secourant les pauvres des taudis de Turin, dans le cadre des Conférences de Saint Vincent de Paul, sans même que sa famille ne s’en aperçoive.

Avec ses amis, il se consacre à un apostolat de sa façon, au sein d’une compagnie créée par lui, la « compagnie des types louches », qui mêle amitié spirituelle et joyeuses plaisanteries lors d’excursions dans les Alpes.

La venue du fascisme met fin à ses espoirs pour une démocratie chrétienne qu’il soutient par ses engagements associatifs et politiques. Il cherche alors à promouvoir la primauté de la paix en Europe, notamment à travers l’association « Pax Romana ».

Lors de l’une de ses visites aux pauvres, il contracte la poliomyélite et meurt une semaine après le déclenchement de la maladie, le 4 juillet 1925, à 24 ans.

De nombreuses personnes pauvres ayant bénéficié de son aide sont présentes à son enterrement. Ses proches se rendent alors compte de son activité secrète et, très vite, sa personne est particulièrement admirée.

De nombreux groupes de jeunes catholiques s’inspirent de son exemple dans les années qui suivent. En 1981, son corps est exhumé et on le découvre intact. Il est alors transféré à la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin.

Il est déclaré vénérable en 1987, puis bienheureux. Le jour de la Béatification de Pier Giorgio Frassati, le 20 mai 1990, Jean-Paul II l’a appelé “l’homme des huit Béatitudes”. Il est déclaré saint patron des montagnards du fait de sa passion pour la montagne. Les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François le présentent comme un modèle de sainteté lors des différentes Journées mondiales de la jeunesse, ce qui a pour effet d’accroître encore sa notoriété.

Textes de Pier Giorgio Frassati :

« Mangez ce pain des anges, et vous y trouverez la force pour mener les luttes intérieures, les combats contre les passions et les épreuves, parce que Jésus Christ a promis à ceux qui mangent la sainte eucharistie la vie éternelle et la Grâce nécessaire pour l’obtenir. Quand vous serez entièrement consumé par ce feu eucharistique, alors vous pourrez, en pleine conscience, remercier Dieu qui vous a appelés à faire partie de sa légion et vous goûterez une paix que les gens, heureux ici-bas, n’ont jamais connue. Car le véritable bonheur, mes jeunes amis, ne réside pas dans les plaisirs de ce monde, ni dans les choses terrestres, mais dans la paix de la conscience: elle n’est donnée seulement qu’à ceux qui ont un cœur et un esprit purs. »

« Vivre sans la foi, sans un patrimoine à défendre, sans soutenir dans une lutte ininterrompue la vérité, ce n’est pas vivre, mais vivoter. Or, nous ne devons jamais vivoter, mais vivre » (lettre à I. Bonini, le 27 février 1925). [Pier Giorgio Frassati faisait partie des Conférences de Saint Vincent de Paul].