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Neuvaine à Saint Vincent de Paul troisième jour

TROISIÈME JOUR – Défendre la foi, les migrants et les réfugiés

Saint Vincent de Paul logo faire la volonté de Dieu
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Méditation sur la vie de St Vincent de Paul

Durant sa vie, est née une hérésie nommée Jansénisme. Saint Vincent n’a cessé de défendre la vraie foi même au pris de la perte de ses amis et de sa réputation.

Questions pour ma vie

Notre foi est un défi quotidien. Comme Saint Vincent de Paul, comment est-ce que je vis et je défends la vérité ? Ai-je peur de créer des vagues, de perdre des amis ou perdre de l’argent ?

Pour les Migrants et les Réfugiés

Plus de 22,000 personnes ont péri ou disparu dans les eaux de la Méditerranée centrale depuis 2014, ce qui en fait la route maritime la plus meurtrière de la planète. (Source : Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés – HCR)

Face au silence de l’océan et à la tragédie de l’oubli, la foi nous convoque à un acte d’intercession  transcendante : aujourd’hui, nos voix unies crient vers le Ciel pour la vie de ceux qui naviguent à la dérive.
† Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

L’hospitalité authentique ne consiste pas seulement à ouvrir une porte ou une frontière, mais à élargir son cœur pour accueillir sans réserve ni plainte. Pour la tradition vincentienne, les dons et les ressources que nous possédons ne sont pas des privilèges à thésauriser, mais des biens sacrés confiés par Dieu pour soulager la souffrance de ceux qui ont tout perdu.

Accueillir un frère ou une sœur en mobilité avec promptitude, respect et joie n’est pas une faveur que nous accordons ; c’est administrer fidèlement l’amour et la grâce que Dieu répand sur toute l’humanité.

Que nous dit la parole de Dieu ? « Exercez l’hospitalité les uns envers les autres, sans murmures. Comme de bons dispensateurs des diverses grâces de Dieu, que chacun de vous mette au service des autres le don  qu’il a reçu. » — 1 Pierre 4, 9-10

Rappelons-nous ce que Saint Vincent nous a enseigné : « N’y aurait-il pas moyen de les réunir pour les consoler et les instruire ?  Ils ne comprennent pas notre langue et je les vois comme abandonnés ; c’est ce qui m’afflige le plus et produit un sentiment de compassion pour eux. »

Prions pour… les milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui risquent leur vie dans les eaux de la Méditerranée centrale, et pour ceux qui subissent la torture dans les centres de détention avant d’embarquer.

Pour la protection et le sauvetage rapide des bateaux en détresse, et pour la fin immédiate des abus et des détentions arbitraires sur les côtes de transit. Pour les survivants qui parviennent à atteindre l’Europe, afin qu’ils trouvent un accueil sans discrimination ; et pour les nations d’origine, afin que la paix sociale renaisse.

Pour notre communauté : afin que le feu du charisme vincentien nous pousse à défendre l’inviolabilité de toute vie humaine.

Le Pape nous a dit : « Nous ne pouvons pas nous habituer à compter les morts. La dignité humaine n’a pas de passeport et ne perd pas de sa valeur en franchissant une frontière. »

Pour la réflexion : Ai-je laissé l’habitude anesthésier ma capacité à m’affliger de tant de vies perdues, ou est-ce que je reconnais que la dignité sacrée de chaque personne vaut exactement la même chose devant Dieu, indépendamment de son origine, de sa frontière ou de son passeport ?

Litanie de saint Vincent de Paul

Seigneur, prends pitié de nous,
ô Christ, prends pitié de nous,
Seigneur, prends pitié de nous.

Vincent de Paul, homme à la foi inébranlable,
Exemple d’espérance dans les combats de la vie,
Témoin insigne de la Charité du Christ,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, contemplatif dans l’action,
Audacieux et prudent, compatissant et miséricordieux,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, consolateur des malades,
Père des orphelins et des enfants maltraités,
Secours des prisonniers et des victimes de la guerre,
Prie pour nous.

Vincent de Paul, promoteur du laïcat au service des pauvres,
Formateur et modèle des prêtres,
Fondateur de la Congrégation de la Mission,
des Dames de la Charité et de la Compagnie des Filles de la Charité,
Prie pour nous.

PRIÈRE DE LA NEUVAINE

Seigneur, tu as fait preuve de patience envers Saint Vincent de Paul en le faisant passer d’une vie centrée sur lui-même à une vie centrée sur toi, notamment en instituant en 1625 la Congrégation de la Mission (400 ans). Obtiens-moi cette grâce et fais aussi que mon intention soit prise favorablement. Je te remercie, Seigneur, pour tout et imiterai Saint Vincent de Paul en passant davantage de temps en ta présence, en vivant les sacrements et en servant ceux qui sont autour de moi, spécialement les pauvres. Amen.

Seigneur Jésus, qui as connu la fatigue de la route et le manque de foyer, regarde nos frères et sœurs  migrants. Par l’intercession de Saint Vincent de Paul, accorde-leur protection dans le voyage et force dans l’épreuve. Fais de nous des instruments de ta charité, capables de transformer la prière en gestes concrets d’accueil et d’intégration. Amen.

Un Notre Père, un Je vous salue Marie en honneur de l’Incarnation, le Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit en l’honneur de la Sainte-Trinité et la prière de notre Médaille : Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

180e anniversaire des apparitions de La Salette, un don de Marie à l’Église

180e anniversaire des apparitions de La Salette, un don de Marie à l’Église

Notre-Dame-de-La-Salette
Notre-Dame de La Salette

Le 19 septembre marque le 180e anniversaire de l’apparition de La Salette. La Vierge en larmes était apparue à de simples enfants de la campagne. Elle les a fascinés par sa beauté et sa majesté, et leur a transmis un appel à la conversion, à la prière et à la confiance en Dieu.

Depuis que cette apparition a été approuvée par l’Église, elle est devenue un don pour tout le Peuple de Dieu. Marie avait demandé précisément cela: «“Annoncez-le à tout mon peuple”».

***

«Depuis combien de temps je souffre pour vous». En apparaissant aux deux petits bergers, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, sur un alpage, la Vierge Marie leur a montré, par des exemples concrets, les conséquences dramatiques d’une vie sans Dieu et les a exhortés à se convertir et à confier leur vie au Christ.

«Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n’en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J’ai prise pour vous!», avait dit Marie.

L’immensité de l’amour maternel

Marie prononce ces paroles non pas pour se plaindre ou susciter la pitié. Ses larmes et sa confession pleine de douleur révèlent l’immensité de son amour maternel pour chaque être humain et le don total d’elle-même pour la mission du Fils. C’est la Mère de tous les croyants et la réconciliatrice des pécheurs, qui invite à lire les signes des temps et à changer de vie. Ce message est extrêmement actuel, même aujourd’hui.

La source de lumière, c’est la Croix du Christ

Le contenu christologique de l’apparition de La Salette se manifeste non seulement dans ce que Marie dit de son Fils, mais aussi dans ce que les enfants voient. La source de lumière qui attire l’attention des petits bergers et qui illumine la silhouette de la Belle Dame, c’est Jésus vivant sur la croix, appuyé contre sa poitrine.

Les fruits de l’apparition conduisaient eux aussi au Christ. «Dès les premiers mois qui ont suivi, on a constaté que les gens avaient commencé à revenir en grand nombre se confesser et assister à la Sainte Messe», a dit le P.. Skałba MS. Et la congrégation à laquelle il appartient est née à la suite d’une révélation, pour porter Jésus à la France sécularisée et «à tout le peuple», comme l’avait demandé Marie.

Marie dans une France sans Dieu

L’apparition de La Salette eut lieu en 1846, alors que la France postrévolutionnaire était en proie à la persécution de l’Église, que de nombreux chrétiens étaient tués et que la foi était rejetée, oubliée et raillée, car la raison était devenue le dieu. C’est sur ce contexte historique que le Père Skałba attire l’attention.

«Je pense que son apparition au XIXe siècle a été la réponse du Ciel.» Une série d’apparitions de la Vierge Marie en France, reconnues par l’Église au cours de ce XIXe siècle tumultueux, porte en elle une invitation constante à la conversion, à la prière et à la confiance en Dieu. «Quand tout semble perdu, c’est alors qu’Elle vient.»

Une mère qui n’abandonne pas

À La Salette, comme à Lourdes, à la rue du Bac ou à Pontmain, la Vierge Marie est envoyée par son Fils pour raviver la foi. «J’y vois la sollicitude de Marie, sa maternité qui n’abandonne pas, car elle sait combien Dieu a payé en donnant son Fils pour notre salut».

Marie sait aussi que la grâce du Saint-Esprit est efficace. Elle en a fait l’expérience personnellement. «Elle sait que la victoire appartient au Christ et que, par conséquent, toutes les infidélités, les trahisons et les persécutions peuvent être surmontées si nous nous en remettons à Dieu et si nous Lui faisons confiance».

«Marie, pour employer une expression familière, “ne lâche pas”, car elle sait que son Fils Jésus-Christ a déjà vaincu. Cependant, nous devons Lui permettre, par la foi, de triompher dans notre vie.»

–Extrait de Vatican News proposé par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Notre-Dame de La Salette

Notre-Dame de La Salette

C’est le nom sous lequel la Vierge Marie est apparue à deux enfants le 19 septembre 1846 en haut du village de La Salette-Fallavaux, près de Corps (Isère). Lors de son apparition, la Vierge Marie a confié à Maximin et Mélanie ensemble un Message à destination de « tout son peuple ». L’Évêque de Grenoble l’a authentifié par mandement le 19 septembre 1851.

Voici le texte du Message de la Vierge Marie

Notre-Dame de La Salette|DR
Notre-Dame de La Salette|DR

« Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus.

(Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français. Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois.)

Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta… Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.

(A ce moment Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de comprendre qu’elle dit quelques mots à Mélanie qu’il n’entend pas non plus. Puis elle poursuit.)

S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?

Pas guère, Madame.

Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un « Notre Père » et un « Je vous salue ». Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage. L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens. N’avez-vous point vu de blé gâté, mes enfants ?

Non Madame !

Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : « Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça ».

Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple ! »

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse