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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Le Saint-Esprit, comment recevrons-nous ce Don vraiment céleste

6e SEMAINE APRÈS PÂQUES : SAMEDI

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

S’il est vrai que le réalisateur de notre vie chrétienne soit le Saint-Esprit, comment recevrons-nous ce Don vraiment « céleste » ?

Le Christ a bien expliqué, d’abord, que lui-même nous l’enverrait. Plus précisément, l’Évangile annonce que c’est sa mort et sa glorification qui ouvrent tout grand ce « fleuve d’eau vive ».

Comme le précise en effet saint Jean, à la suite de cette déclaration du Christ, « il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui; car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn. 7, 39). C’est bien pourquoi la Pentecôte vient parachever le mystère pascal, dix jours après l’Ascension.

Mais où donc nous est-il donné de nous associer nous-mêmes à ce mystère pascal? On sait bien que la messe est faite pour ça. Eh bien! la messe nous donne donc le fruit du mystère pascal tout entier, jusqu’au Saint-Esprit inclusivement. Le pain et le vin consacrés en mémoire de la passion, de la résurrection et de l’ascension, une fois que nous les avons mangé ou bu, sont assimilés.

La présence eucharistique passe donc puisqu’il n’y a plus en nous pain ou vin. Ce qui reste en nous, c’est la vie divine du Christ . « Celui qui communie au Seigneur, ne fait plus avec lui qu’un seul Esprit » (1 Co. 6, 17).

Dom C. J.-N.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

si vous croyez, agissez suivant votre foi

5e DIMANCHE APRÈS PÂQUES

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

Nous avons reçu la Parole. Saint Jacques au ch. 1 de sa Lettre nous dit que cette Parole est insérée dans nos âmes . Elle doit donc produire son fruit : pas de foi sans les œuvres, comme saint Jacques le souligne plus fortement encore au ch. 2, 14-26. La leçon vaut d’être entendue. Il est trop facile de se forger un bel idéal, d’autant plus idéalisé que l’on se borne à en imaginer la beauté sans la confronter à la dure épreuve de la pratique.

Ce n’est pas moins dangereux dans la vie spirituelle que dans la vie morale. De là vient souvent l’attrait facile de certains mysticismes, qu’ils se parent ou non des prestiges de l’Orient. Toutes ces belles affirmations risquent de n’être qu’une recherche pour s’admirer soi-même dans l’excellence de ses propres cogitations, réflexions et méditations. Mais cette danse devant le miroir est mensongère : qu’en reste-t-il après coup?

« Quand j’aurais la plénitude de la foi, dit saint Paul, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » (1 Co. 13, 2). « Tu crois en un seul Dieu? Les démons aussi, répond brutalement saint Jacques, et ils tremblent ». La foi sans les œuvres ne sauve pas, car elle est morte. Mais celui qui met l’Évangile de la charité en pratique, « celui-là y trouvera son bonheur ».

Dom C. J.-N.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

comment le Saint-Esprit agit en nous

4e SEMAINE APRÈS PÂQUES : VENDREDI

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

Pour nous permettre d’imaginer comment le Saint-Esprit agit en nous, saint Paul use de deux comparaisons complémentaires : « Celui qui nous affermit avec vous dans le Christ, écrit-il aux Corinthiens, et qui nous a donné l’onction, c’est Dieu, Lui qui nous a aussi marqués de son sceau et qui a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit » (2 Co. 1, 21-22).

Et encore, aux Éphésiens cette fois : « Vous avez été marqués d’un sceau par l’Esprit de la Promesse, cet Esprit Saint qui constitue les arrhes de notre héritage… Ne contristez pas l’Esprit-Saint de Dieu qui vous a marqués de son sceau pour le jour de la rédemption » (Eph. 1, 13 et 4, 30).

Ainsi, le Saint-Esprit nous marque d’une empreinte, nous imprègne d’une huile odoriférante. De qui est cette empreinte? Du Christ, évidemment, qu’il imprime en nous. Quel est ce parfum? C’est « la bonne odeur du Christ » que, dit encore l’Apôtre, les chrétiens répandent autour d’eux (2 Co. 2, 14-16).

L’image du sceau indique mieux à quelle profondeur le Saint-Esprit nous rend « conformes » au Fils de Dieu (cf. Rm. 8, 29). L’onction signifie davantage combien est douce, mais envahissante, cette action de l’Esprit-Saint.

Toutefois, dans les trois textes que nous avons cités, saint Paul ne manque jamais de le rappeler : nous ne recevons pour l’instant que des arrhes, en « l’Esprit de la Promesse ».

Notre configuration au Christ ne saurait être que progressive tout au long de notre vie, pour être totalement et définitivement achevée seulement « au jour de la rédemption » où nous jouirons enfin pleinement de notre admission au bonheur éternel des enfants de Dieu.

 Dom C. J.-N.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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