Archives de catégorie : Billet

sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Les vigilantes attentions de la Vierge

Les vigilantes attentions de la Vierge

Notre-Dame du Pilier - cathédrale de Chartres
Notre-Dame du Pilier – cathédrale de Chartres

Songeons à la Vierge dont les vigilantes attentions nous ont tant de fois préservé des risques imprévus, des faciles faux-pas, des amples chutes. N’est-elle pas le Puits de la Bonté sans fond, la Collatrice des dons de la bonne Patience, la Tourière des cœurs secs et clos ; n’est-elle pas surtout l’active et la benoîte Mère ?

Toujours penchée sur le grabat des âmes, Elle lave les plaies, panse les blessures, réconforte les défaillantes langueurs des conversions. Par-delà les âges, Elle demeure l’éternelle orante et l’éternelle suppliée; miséricordieuse et reconnaissante, à la fois; miséricordieuse pour ces infortunes qu’Elle allège et reconnaissante envers elles.

Elle est en effet l’obligée de nos fautes, car sans le péché de l’homme, Jésus ne serait point né sous l’aspect peccamineux de notre ressemblance et Elle n’aurait pu dès lors être la génitrice immaculée d’un Dieu.

Notre malheur a donc été la cause initiale de ses joies et c’est, à coup sûr, le plus déconcertant des mystères que ce Bien suprême issu de l’intempérance même du Mal, que ce lien touchant et surérogatoire néanmoins qui nous noue à Elle, car sa gratitude peut paraître superflue puisque son inépuisable miséricorde suffit pour l’attacher à jamais à nous.

D’après Joris Karl Huysmans – La Cathédrale

L’Apôtre Thomas qui doute, mais devient croyant devant les signes évidents

L’Apôtre Saint Thomas

L’Apôtre Saint Thomas Le Caravage
L’Apôtre Saint Thomas Le Caravage

est le Patron des chrétiens dont la foi connaît le doute, mais qui vont jusqu’au bout dans la profession de cette foi lorsqu’ils ont reçu un surcroît de lumière. On perçoit déjà l’esprit critique de Thomas dans son dialogue avec Jésus après la Cène.

Alors que Jésus vient de déclarer à ses Apôtres qu’ils connaissent le chemin du lieu où il va, Thomas l’interrompt avec vivacité : «Seigneur, nous ne savons pas où tu vas; comment pourrions-nous savoir le chemin?», ce qui lui vaut la réponse de Jésus : «Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi» (Jn 14, 5-6).

On sait l’incrédulité avec laquelle Thomas accueillit le témoignage unanime des dix apôtres qui avaient vu Jésus ressuscité le soir de Pâques. Mais quand, huit jours après, il dut se rendre à l’évidence, il exprima sa foi avec une telle plénitude que la profession de foi de Thomas est devenue celle de l’Église : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Les chrétiens du Malabar, sur la côte ouest de l’Inde, revendiquent « Mar Toma » pour leur premier évangélisateur et le fondateur de leur Église. Avec les Églises syriennes, de qui ils ont reçu leur liturgie, ils célèbrent saint Thomas comme nous le 3 juin, qui doit être celui d’une translation de ses reliques à Édesse en Mésopotamie (aujourd’hui Urfa, en Turquie), où leur présence était déjà attestée en 232.

D’après P. Jounel

Le Saint-Esprit, comment recevrons-nous ce Don vraiment céleste

6e SEMAINE APRÈS PÂQUES : SAMEDI

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

S’il est vrai que le réalisateur de notre vie chrétienne soit le Saint-Esprit, comment recevrons-nous ce Don vraiment « céleste » ?

Le Christ a bien expliqué, d’abord, que lui-même nous l’enverrait. Plus précisément, l’Évangile annonce que c’est sa mort et sa glorification qui ouvrent tout grand ce « fleuve d’eau vive ».

Comme le précise en effet saint Jean, à la suite de cette déclaration du Christ, « il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en lui; car l’Esprit n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » (Jn. 7, 39). C’est bien pourquoi la Pentecôte vient parachever le mystère pascal, dix jours après l’Ascension.

Mais où donc nous est-il donné de nous associer nous-mêmes à ce mystère pascal? On sait bien que la messe est faite pour ça. Eh bien! la messe nous donne donc le fruit du mystère pascal tout entier, jusqu’au Saint-Esprit inclusivement. Le pain et le vin consacrés en mémoire de la passion, de la résurrection et de l’ascension, une fois que nous les avons mangé ou bu, sont assimilés.

La présence eucharistique passe donc puisqu’il n’y a plus en nous pain ou vin. Ce qui reste en nous, c’est la vie divine du Christ . « Celui qui communie au Seigneur, ne fait plus avec lui qu’un seul Esprit » (1 Co. 6, 17).

Dom C. J.-N.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse