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sur la Médaille Miraculeuse, l’Église dans le monde

Le caractère surnaturel de notre vie chrétienne

4e DIMANCHE APRÈS PÂQUES

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

La liturgie du 4e Dimanche après Pâques insiste sur le caractère surnaturel de notre vie chrétienne pour mieux nous inciter à comprendre la nécessité de la venue de l’Esprit surnaturel et divin.

Que dit -elle? Elle demande que ce soient la charité et l’espérance qui nous fassent pratiquer les commandements de Dieu et tendre vers ses promesses. Beau programme, dont le résultat est doublement pacifiant.

D’abord, en notre existence terrestre, si facilement ballottée entre les revers de fortune, au sens ancien de ce mot, et la vie moderne, trépidante et agitée, l’espérance nous ancre à un point fixe (cf. Hé. 6, 18-19). Suivant le proverbe évangélique : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur », l’espérance tiendra notre être fixé « là où se trouve la vraie joie », avec le Christ ressuscité, vivant.

Plus encore : au lieu de se heurter à propos d’intérêts terrestres, donc limités et facilement exclusifs les uns des autres, les chrétiens polarisés par l’espérance et la charité verraient toutes leurs volontés converger vers un but capable de satisfaire le monde entier sans s’épuiser, puisque la joie de Dieu est sans bornes.

Dom C. J.-N.

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Agissez en hommes libres

3e SEMAINE APRÈS PÂQUES : SAMEDI

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

En somme, voilà ce que sont des chrétiens, régénérés par le mystère pascal et par les sacrements qui en portent les fruits jusqu’à nous : « des hommes libres ». Certes! l’expression reste équivoque. Liberté, que de crimes commis en ton nom, et quel prétexte, hypocritement jeté pour légitimer tous nos désirs. Il en fut probablement toujours ainsi.

A peine saint Pierre a-t-il écrit : « Agissez en hommes libres », qu’il précise « non pas en hommes qui usent de leur liberté pour voiler leur malice, mais en serviteurs de Dieu ». D’ailleurs, en ces quelques versets, deux fois encore il insistera : « Soyez soumis à vos maîtres… soyez soumis à toute institution humaine, à cause du Seigneur ».

Il serait évidemment abusif d’invoquer ces phrases comme une interdiction faite aux chrétiens de toute revendication syndicale ou de toute révolution. Saint Pierre poursuit d’ailleurs de la même plume : « Respectez tout le monde, aimez vos frères, craignez Dieu, honorez l’emprereur ».

Il est clair que ce beau programme, si on l’appliquait, résoudrait bien des questions sociales. Mais les horizons ouverts par l’Évangile sont tellement plus vastes, et offerts même aux esclaves! Ce que le Christ apporte au monde, c’est une libération de la souffrance inutile, des convoitises pour les biens terrestres, et d’une mort sans lendemain, qui angoissent le cœur des hommes.

Dom Claude Jean-Nesmy

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Telle est la condition chrétienne et sa joie

3e SEMAINE APRÈS PÂQUES : VENDREDI

la flamme de l'espérance
la flamme de l’espérance

Telle est donc la condition chrétienne et sa joie. Les disciples du Christ restent solidaires de tous les hommes, dont ils partagent intégralement la dure condition : travail, souffrances, mort. Saint Pierre nous demande également de ne pas nous soustraire à nos tâches politiques ou sociales.

Seulement, nous avons sur les autres hommes l’avantage de savoir que si, de toute manière, nous passons, c’est pour aller à une plénitude plus totale et définitive. Homo viator. Être homme, c’est passer, « comme étranger et voyageur » sur la terre. Mais si l’on a un but, le vagabondage se change en pèlerinage.

Ainsi aiderons-nous le mieux nos frères. A construire la cité terrestre tous les hommes peuvent contribuer. Nous y devons travailler comme les autres, plus que les autres, car il n’y aura jamais trop de bonnes volontés.

Mais nous devons surtout leur apporter ce bienfait incomparable et qui ne leur viendra normalement que de nous : que « notre belle conduite les éclaire », de façon qu’ils soient eux-mêmes gagnés à cette douce lumière pascale, et puissent « glorifier Dieu au jour de sa visite » (1 P. 2, 12).

Dom Claude Jean-Nesmy

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse