Archives de catégorie : Editorial

Editorial de la lettre aux associés de la Médaille miraculeuse

L’Avent est le temps, par excellence, de l’espérance

L’Avent est le temps, par excellence, de l’espérance

Ce temps d’attente et de désir nous prépare à accueillir Celui qui est, qui était et qui vient, le Verbe de vie, l’Emmanuel, Dieu avec nous. Nous célébrons l’arrivée de la lumière qu’est l’avènement de Notre Seigneur Jésus Christ.

Il est venu humblement dans la chair à Noël, il vient mystérieusement chaque jour en nos âmes, il viendra puissamment dans la gloire, que ce soit à la fin de notre vie ou à la fin des temps. Telle est la foi chrétienne.

Le mot Avent vient du latin : « adventus » qui désigne l’acte d’arriver. Cette joyeuse étape vers Noël rappelle que nous marchons vers un but, notre naissance en Dieu. Le Christ nous invite à la vigilance pour mieux nous éveiller en Dieu : « Restez éveillés et priez en tout temps » (Luc 21, chapitre 36).

L’espérance chrétienne est dite « théologale ». Dieu est la source de l’espérance, le soutien et le terme. Quel grand réconfort dans ce mystère ! Mon Créateur a placé dans mon esprit un reflet de son désir de vie pour tous.

Chaque personne est appelée à espérer en répondant à l’attente que Dieu a pour lui. Le Jubilé de l’espérance se terminera par la fermeture de la Porte Sainte de la Basilique papale de Saint-Pierre-du-Vatican, le 6 janvier 2026, Épiphanie du Seigneur. Puisse la lumière de l’espérance chrétienne demeurer en nos cœurs et rayonner par nos vies.

Laissons-nous guider par Celle qui a porté dans son cœur et dans son sein le Verbe incarné. O Marie, Vierge de l’attente et Mère de l’espérance, ravive dans toute l’Église l’esprit de l’Avent, pour que l’humanité tout entière se remette en marche vers Bethléem, où est venu, et où viendra à nouveau nous rendre visite le Soleil qui naît d’en-haut (cf. Lc 1, 78), le Christ notre Dieu. (Benoît XVI, homélie pour le temps de l’Avent) »■

Renard SCHOEPFER

Confiance et espérance, c’est presque la même chose

Confiance et espérance, c’est presque la même chose

Saint Vincent de Paul Yvaral
Saint Vincent de Paul Yvaral

Si la foi de saint Vincent de Paul a été grande, son espérance en Dieu n’a pas été moins parfaite. On peut dire que saint Vincent a souvent espéré avec persévérance face aux situations de misères.

Il a porté son espérance en Dieu, lorsque selon toutes les apparences humaines il y avait moins de sujet d’espérer ; et comme sa foi, étant simple et pure, ne s’appuyait que sur la seule vérité de Dieu. Ainsi son espérance, était tout élevée au-dessus des sentiments et des raisonnements de la nature, ne regardait que la seule miséricorde et la bonté de Dieu.

« Avoir confiance en la Providence, cela veut dire que nous devons espérer que Dieu prend soin de ceux qui le servent ».

Louis Abelly, premier biographe de saint Vincent, écrit : « Dans les plus grandes et plus difficiles entreprises, qui ne se pouvaient soutenir qu’avec grande peine et grande dépense, dès que ce saint homme avait connu la volonté de Dieu, il allait tête baissée, sans s’étonner de toutes les difficultés qui se pouvaient présenter ; tenant pour certain, et le disant souvent, que la Providence divine ne manque jamais pour les choses qu’on entreprend par ses ordres ».

« Ô Sauveur de nos âmes, lumière du monde, éclairez, s’il vous plaît, notre intelligence, vous qui vous êtes formé une Compagnie de pauvres… qui vous servent en la manière que vous avez enseignée. Faites-en, mon Dieu, vos instruments, donnez-leur et donnez-moi, misérable pécheur que je suis, la grâce de faire toutes mes actions par charité, humilité et simplicité dans l’assistance du prochain. Faites-nous cette grâce, Seigneur. Nous espérons, si nous sommes fidèles en la pratique de ces vertus, avoir la récompense que vous promettez à ceux qui vous servent en la personne des pauvres ». ■

Bernard Schoepfer c.m.

Le règne de Dieu constitue la réponse à l’espérance

Le règne de Dieu constitue la réponse à l’espérance

Médaille - Première visite du Pape Benoit XVI en France DR
Médaille – Première visite du Pape Benoit XVI en France DR

Tout agir sérieux de l’homme est espérance en acte. Il l’est avant tout dans le sens où nous cherchons, de ce fait, à poursuivre nos espérances, les plus petites ou les plus grandes. Régler telle ou telle tâche qui pour la suite du chemin de notre vie est importante ; par notre engagement, apporter notre contribution afin que le monde devienne un peu plus lumineux et un peu plus humain, et qu’ainsi les portes s’ouvrent sur l’avenir.

Nous avons besoin des espérances – des plus petites ou des plus grandes – qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin. Cependant, la grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l’univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre.

Malgré tous les échecs, ma vie personnelle et l’histoire dans son ensemble sont gardées dans le pouvoir
indestructible de l’Amour et qui, grâce à lui, ont pour lui un sens et une importance, seule une telle espérance peut dans ce cas donner encore le courage d’agir et de poursuivre.

Assurément, nous ne pouvons pas « construire » le règne de Dieu de nos propres forces – ce que nous
construisons demeure toujours le règne de l’homme avec toutes les limites qui sont propres à la nature humaine. Le règne de Dieu est un don, et c’est pourquoi justement il est grand et beau, et il constitue la réponse à l’espérance.

Dans son encyclique : « Sauvés dans l’Espérance », Benoît XVI nous disait : « Le « règne » de Jésus était différent de ce que les hommes avaient pu imaginer. Ce « règne » commençait à l’heure de la Pentecôte …
Sainte Marie, Mère de Dieu, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne ! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route ! » ■

Bernard Schoepfer c.m.