Archives de catégorie : Informations

sur l’Association, la Chapelle, la vie de l’Église

Le Pape François rentre à Rome avec le « cœur rajeuni »

La JMJ 2019 s’est achevée avec 15 000 volontaires réunis au stade Romel Fernández. Après les avoir remerciés pour le travail accompli, le Pape s’est rendu à l’aéroport international de Tocumen.

Le Saint-Père a achevé les Journées mondiales de la jeunesse au Panama, après un programme intense d’activités qui l’ont conduit à vivre des moments de vraie rencontre avec le peuple panaméen et des  milliers de jeunes du monde entier.

La compagnie aérienne Avianca était chargée de le ramener au Vatican dans un avion qui partait à 18h25 heure locale. Sont allés l’accompagner le président du Panama, Juan Carlos Varela, son épouse et son entourage.

Pour sa part, la fanfare nationale a interprété l’hymne des JMJ « Qu’il me soit fait selon ta parole », ainsi que l’hymne national du Vatican et du Panama.

Avant de partir, le Pape a salué un groupe de fidèles émus qui l’ont remercié de sa visite. Un geste de proximité, parmi tant d’autres qu’il a eus pendant ces jours-ci et qui lui ont permis de communier spirituellement avec les pèlerins des JMJ.

Le Successeur de Pierre a fait ses adieux à ce peuple qui l’a accueilli à bras ouverts et est rentré à Rome « avec un cœur rajeuni », rempli de la foi et de l’espérance que « les jeunes du monde entier ont communiquées ».

Le pape François au Panama pour des JMJ

Pour son 26e voyage international et son 40e pays visité, le Pape François va retrouver l’Amérique latine à cette occasion et devrait, une nouvelle fois, exhorter les jeunes à l’engagement.

Dans ce Panama de 4 millions d’habitants, où il n’est jamais allé, ce ne seront pas les grandes foules qui l’accueilleront. Les communications ne sont pas aisées et les jeunes des pays voisins ont dû prendre le bus durant de longues heures pour arriver sur place.

Avec 150 000 inscrits, ces Journées Mondiales de la Jeunesse seront parmi les plus petites jamais organisées. Mais ce sera à dimension humaine, ce qui ne devrait pas déplaire au Pape.

Réconciliation

Il a tenu à ce que la cérémonie pénitentielle de vendredi se déroule dans une prison, où il confessera de jeunes détenus. Au-delà de cette liturgie pénitentielle, le thème de la réconciliation traversera largement ce voyage qui, s’il se déroule seulement au Panama, aura été largement préparé par l’ensemble des pays d’une Amérique centrale avec conflits et instabilité politique. Ainsi sera centrale la question de la violence des jeunes, et ses causes : inégalités, trafics, corruption et manque d’avenir.

Violence et migrations

Le Pape évoquera sans doute la question du Nicaragua, mais aussi, plus largement la question de la violence qui n’épargne aucun pays de la région. Ainsi la Colombie, visitée il y a un plus d’un an et encore récemment frappée par un grave attentat et le Venezuela tout proche.

D’autres thèmes pourront être aussi à l’ordre du jour, tel les migrations, car beaucoup des jeunes Centraméricains qu’il rencontrera sont eux-mêmes des migrants. Il devrait aussi probablement rencontrer des victimes d’abus sexuels.

Messager de consolation et d’espérance

Au fil de ces questions, le Pape, qui célébrera l’angélus après la messe de clôture des JMJ dans un foyer d’accueil de jeunes malades du sida, passera ainsi en revue toutes les situations de la jeunesse.

Il place ainsi ces JMJ dans la continuité du chemin entamé depuis le rassemblement de Cracovie, en passant par le Synode d’octobre dernier sur les jeunes, mais en ouvrant aussi sur la prochaine assemblée, en octobre prochain, sur l’Amazonie.

De fait, les journées en diocèses auront été largement marquées par cette dimension du service et de l’engagement, notamment en matière d’écologie. Le Pape n’avait pas hésité, dans un message vidéo en novembre, à appeler les jeunes à une «révolution du service.»

Le Pape François a 82 ans aujourd’hui

Voilà 82 ans depuis le 17 décembre 1936, jour de la naissance à Buenos Aires, en Argentine, de Jorge Mario Bergoglio. Fils d’émigrés piémontais, il souhaitait devenir boucher et cultivait une passion pour le chant, avant d’obtenir son diplôme de technicien en chimie. En 1958, il entra au séminaire et choisit d’effectuer le noviciat chez les pères jésuites. C’est à ce moment-là qu’une infirmière, Sœur Cornelia Caraglio, lui sauve la vie en persuadant un médecin d’administrer la bonne dose d’antibiotique pour traiter la pneumonie.

Premier jésuite Pape

Ordonné prêtre en 1969, puis élu provincial des jésuites d’Argentine quatre ans plus tard, le père Bergoglio, est nommé évêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992 puis archevêque de la capitale argentine le 28 février 1998.

Lors du consistoire du 21 février 2001, saint Jean-Paul II le crée cardinal : «Ce matin, la « Rome catholique » embrasse chaleureusement les nouveaux cardinaux, sachant qu’une autre page significative de son histoire de deux mille ans est en train d’être écrite». C’est le prélude d’une autre page historique: celle qu’a écrite en 2013 le premier Pape des Amériques, le premier jésuite Pape.

Après la démission du Pape Benoît XVI, il se rend à Rome pour le conclave. Le 13 mars 2013, il est élu souverain pontife. Lors d’une visite dans une paroisse romaine, en 2017, un enfant lui a demandé pourquoi il était devenu pape: «Celui qui est élu, répond-il, n’est pas forcément le plus malin», «Mais c’est ce que Dieu veut pour ce moment dans l’Église.»

Comme Pape, il choisit le nom de François. Quelques jours après l’élection, devant les médias, il explique avoir pensé à Saint François d’Assise pour choisir son nom, «l’homme de la pauvreté, l’homme de la paix, l’homme qui aime et garde la création». Et c’est précisément dans ces directions, par des gestes et des écrits tels que l’encyclique Laudato si’, que le pontificat du Pape François se construit.