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le Pape François à Rangoon

Le Pape François est arrivé en Birmanie : son avion a atterri peu avant 13h30 heure locale à l’aéroport international de Rangoon ce 27 novembre. Il avait décollé de l’aéroport de Rome Fiumicino la veille au soir soir vers 22h.

Aucun engagement officiel n’était prévu ce jour : le Saint-Père s’est rendu directement à l’archevêché pour se reposer de ce long voyage. Mais ses premiers pas sont historiques, car il s’agit de la première visite d’un Pape dans ce pays à majorité bouddhiste.

Le Pape François poursuit son exploration des périphéries auxquelles il attache beaucoup d’importance. Ce voyage va donner une visibilité inédite aux catholiques de Birmanie, qui sont environ 550 000 sur une population totale de 51 millions d’habitants, soit un petit peu plus d’1% de la population.

Le Pape François a rencontré le chef de l’armée birmane en fin d’après-midi  ce lundi 27 novembre 2017. Une «visite de courtoisie» anticipée de Min Aung Hlaing qui aura duré 15 minutes à l’archevêché de Rangoun. Lors de cet échange surprise, qui était prévu le dernier jour du voyage, le Saint-Père a souligné «la grande responsabilité des autorités dans cette période de transition du pays».

Pour rencontrer le Pape, le général de l’armée birmane était accompagné de plusieurs officiers dont des commandants des opérations spéciales. Ce rendez-vous s’est conclu sur un échange de cadeaux. Le Saint-Père a offert la médaille de son voyage, et le général une harpe en forme de bateau et un bol de riz fleuri.

La journée de demain sera politique, avec un déplacement dans la capitale administrative, Naypiydaw, où il rencontrera notamment le chef de l’État, ainsi que la ministre des Affaires étrangères Aung San Suu Kyi. La journée de mercredi sera elle plutôt pastorale et interreligieuse, avec notamment la messe dans un stade de Rangoon.

Sont également au programme une rencontre avec le Conseil suprême des moines bouddhistes, ainsi qu’une rencontre avec les évêques. Enfin le jeudi 30 novembre, le Pape François rencontrera dans la matinée les jeunes Birmans à la cathédrale de Rangoon, avant de prendre l’avion pour le Bangladesh.

Ce voyage intense et complexe, dans deux nations frontalières mais très différentes, la Birmanie, à majorité bouddhiste, et le Bangladesh, à majorité musulmane, vise à encourager la participation des minorités chrétiennes dans le développement de l’Asie, avec le souci de la liberté religieuse et de la construction de la paix et de l’harmonie entre tous les citoyens.

Comme avant chaque voyage apostolique, le Pape s’est rendu samedi soir en visite privée dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure, pour prier devant l’icône de Marie Salus Populi Romani. Il s’agit du 21e voyage apostolique du Pape François depuis le début de son pontificat, et de sa deuxième visite en Extrême-Orient, après son voyage de janvier 2015 au Sri Lanka et aux Philippines.

Source : Radio Vatican

Retour du voyage en Birmanie et au Bangladesh : le Pape prie devant l’icône de Marie

Comme il le fait avant chaque voyage, le Pape François s’est rendu ce samedi soir à la basilique Sainte-Marie-Majeure pour une temps de prière devant l’icône de Marie, « Salus Populi Romani ».

Le Saint-Père s’y est rendu vers 19h pour prier devant l’icône de Marie, Salus Populi Romani, comme il le fait avant chaque voyage.

Il s’envole demain soir pour la Birmanie, où il séjournera du  27 au 30 novembre, avant le Bangladesh du 30 novembre au 3 décembre.

Ce double voyage, dans un pays à majorité bouddhiste puis dans un pays à majorité musulmane, vise à encourager les communautés chrétiennes locales dans leur participation à la paix et à l’harmonie de leurs sociétés respectives.

Avenir de l’humanité, les nouveaux défis à l’anthropologie

Le Pape François a reçu ce samedi 18 novembre les participants à l’assemblée plénière du Conseil Pontifical pour la culture. Du 15 au 18 novembre ils se sont réunis autour du thème « Avenir de l’humanité, les nouveaux défis à l’anthropologie».

Cette assemblée s’est déroulée pour tenter de décrypter les modèles anthropologiques qui sous-tendent les nouvelles idéologies dans les domaines de la médecine ou de la génétique par exemple ou encore de l’intelligence artificielle.

Trois thèmes principaux qui ont été développés durant cette assemblée :

  • la médecine et la génétique d’abord, qui permettent de regarder dans la structure la plus intime de l’être humain et dans le même temps ouvrent une possibilité de le « programmer » ;
  • les neurosciences qui offrent toujours plus d’informations sur le fonctionnement du cerveau humain mais qui peuvent remettre en question les réalités de l’anthropologie chrétienne comme l’âme ou la liberté.
  • Troisième thème enfin, les robots, qui sont déjà des composantes de notre vie quotidienne a relevé François, et qui nous poussent à réfléchir sur ce qui différencie les hommes des machines.

Tous ces développements scientifiques et de la technique font dire à certains que nous sommes à un tournant de l’humanité, à l’aube d’une ère nouvelle. Nous devons affronter de grandes et graves interrogations.

La Bible, dès la Genèse, offrait une réponse anthropologique à la grande question sur le sens de l’être humain. Cette anthropologie s’articule autour des concepts de relation et de liberté. La liberté s’exprime dans l’autonomie et dans les choix moraux.

La science doit avoir des limites à respecter

L’anthropologie reste un horizon dans lequel se déterminent les choix existentiels et éthiques, mais cet horizon devient de plus en plus fluide et malléable face aux changements économiques et sociaux et surtout aux incroyables découvertes de la science et de la technique.

Comment réagir à ces défis ? Il faut d’abord saluer avec gratitude l’engagement des hommes et femmes de science en faveur de l’humanité, mais il est surtout nécessaire de développer un véritable humanisme, basé sur le développement humain intégral.

Il faut également encourager un meilleur dialogue entre l’Église, les croyants et la communauté scientifique, et l’Église offre sa contribution à ce dialogue. Le primat de la personne humaine est une fin et non un moyen. La destination universelle des biens, dont parle la doctrine sociale de l’Église concerne aussi la connaissance et la technologie.

Le Pape a enfin rappelé que « tout ce qui est techniquement possible ou faisable n’est pas forcément éthiquement acceptable ». Ainsi, la science, comme toute autre activité humaine doit avoir des limites à respecter pour le bien de l’humanité elle-même. La véritable mesure du progrès a-t-il conclu en citant le Bienheureux Paul VI est ce qui regarde le bien de tout homme et de tout l’homme.