Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Marie, notre modèle missionnaire

Marie, notre modèle missionnaire

Vierge Marie
Vierge Marie

En cette semaine missionnaire, nous nous tournons vers Marie la première évangélisatrice parce qu’elle fut aussi la première évangélisée.

C’est elle qui la première reçut de l’ange Gabriel la Bonne Nouvelle de l’Incarnation. C’est elle sans doute aussi, bien que les évangiles ne le mentionnent pas explicitement, qui reçut la première la Bonne Nouvelle de la Résurrection du Sauveur.

Mais sa priorité n’est pas seulement chronologique. Elle est la première évangélisée parce qu’elle est la plus totalement évangélisée. Elle est la toute-évangélisée qui ne met aucun obstacle à l’évangile en elle et qui donc est la mieux-à-même de le transmettre autour d’elle.

N’est-elle pas la Mère des vivants ? N’a-t-elle pas porté dans son sein Celui-là même qui est la Vie (Jean 14, 6).

Marie est le modèle de l’Église dans l’accueil de la vie. Pour accueillir « la Vie » au nom de tous et pour le bien de tous, il y eut Marie, la Vierge Mère : elle a donc avec l’Évangile de la vie des liens personnels très étroits.

Le consentement de Marie à l’Annonciation et sa maternité se trouvent à la source même du mystère de la vie que le Christ est venu donner aux hommes (Jean 10,10). Par son accueil, par sa sollicitude pour la vie du Verbe fait chair, la condamnation à la mort définitive et éternelle a été épargnée à la vie de l’homme.

C’est pourquoi Marie, « comme l’Église dont elle est la figure, est la mère de tous ceux qui renaissent à la vie. Elle est vraiment la mère de la Vie qui fait vivre tous les hommes ; et en l’enfantant, elle a en quelque sorte régénéré tous ceux qui allaient en vivre », écrit Jean-Paul II.

En contemplant la maternité de Marie, l’Église découvre le sens de sa propre maternité et la manière dont elle est appelée à l’exprimer. En même temps, l’expérience maternelle de l’Église ouvre la perspective la plus profonde pour comprendre l’expérience de Marie, comme modèle incomparable d’accueil de la vie et de sollicitude pour la vie.

Mais Marie est aussi notre modèle et notre rempart dans la lutte pour la vie, dans la défense de la vie.

D’après le texte de l’Apocalypse où la femme est au prise avec le dragon qui en veut à l’enfant qu’elle porte en elle, elle protège son Fils de ce dragon qui, assurément, est une figure de la “culture de mort” menaçant l’humanité. A la fin la femme est enlevée dans « un lieu préparée pour elle par Dieu » et le dragon est vaincu. Ainsi Marie est pour nous un signe d’espérance assurée et de consolation.

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Notre ange gardien existe …

… écoutons ses conseils

2014-10-02 Radio Vatican

En ce 2 octobre, fête des Saints Anges Gardiens, le Pape François est revenu sur ce « compagnon que Dieu a mis à nos côtés sur notre chemin de vie ». Au cours de son homélie à la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, il a expliqué que ce n’était pas « une doctrine fantaisiste ».

Les textes d’aujourd’hui font intervenir deux personnes : l’ange et l’enfant. Dans la première lecture, tirée du livre de l’Exode (Ex 23, 20-23a), le Seigneur déclare  « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin ». « Si l’un de nous pensait pouvoir cheminer seul, il se tromperait tellement ». Il tomberait « dans ce piège si laid qu’est l’orgueil. »

Jésus, dans l’Évangile, apprend aux apôtres à être comme des enfants. « Les disciples se disputaient pour savoir lequel d’entre eux était le plus grand : il y avait une dispute dans le groupe,… c’est le carriérisme. » « Eux qui sont les premiers évêques, étaient tentés par le carriérisme : ‘Moi, je veux devenir plus grand que toi…’. Le fait que les premiers évêques aient fait cela n’est pas un bel exemple, mais c’est la réalité. »

« Et Jésus leur montre la véritable attitude » à adopter, celle des enfants : « la docilité, le besoin de conseils, le besoin d’aide, parce que l’enfant est le vrai signe du besoin d’aide et de docilité pour aller de l’avant… C’est cela la route à suivre ». Ainsi l’on est « plus proches de la contemplation du Père ». Les enfants écoutent avec un cœur ouvert et docile leur ange gardien :

« Chacun de nous, selon la tradition de l’Église a un ange avec soi, qui nous garde, qui nous fait sentir les choses. Combien de fois avons-nous entendu : ‘Mais…cela…tu devrais le faire comme ça…Ça, ça ne va pas, fais attention…’ : tellement de fois !

C’est la voix de notre compagnon de voyage. Soyons assurés qu’il nous accompagnera jusqu’à la fin de notre vie avec ses conseils, et par conséquent ouvrons l’oreille à sa voix, ne nous rebellons pas… Car la rébellion, l’envie d’être indépendant, c’est une chose que nous avons tous en nous ; c’est l’orgueil, ce qu’a connu notre père Adam au Paradis terrestre : la même chose. Ne te rebelle pas : suis ses conseils ».

“Personne ne marche tout seul et aucun d’entre nous ne peut penser qu’il est tout seul” parce qu’il y a toujours “ce compagnon”. Et « quand nous ne voulons pas écouter ses conseils, écouter sa voix, c’est comme lui dire : ‘Mais, enfin, va-t’en !’

Chasser ainsi son compagnon de route est dangereux, parce qu’aucun homme, aucune femme, ne peut se conseiller soi-même. Je peux conseiller quelqu’un d’autre, mais pas me conseiller moi-même. Il y a l’Esprit Saint qui me conseille, il y a l’ange qui me conseille. C’est pour cela qu’on en a besoin. Ce n’est pas une doctrine un peu fantaisiste sur les anges : non, c’est la réalité. »

Puis, en conclusion, le Pape a proposé à l’assemblée : « Moi, aujourd’hui, je me poserais cette question : quel rapport j’entretiens avec mon ange gardien ? Est-ce que je l’écoute ? Est-ce que je lui dis bonjour le matin ? Est-ce que je lui dis : ‘Protège-moi pendant mon sommeil ?’ Est-ce que je parle avec lui ? Je lui demande des conseils ? Il est à mes côtés.

Cette question, chacun de nous peut y répondre aujourd’hui : comment est ma relation avec cet ange que le Seigneur a envoyé pour me garder et m’accompagner en chemin, et qui voit toujours le visage du Père qui est aux cieux”.

Que la Vierge de l’Étoile veille sur vous

Notre-Dame « à l’étoile » de Larmor-Plage (notre regard est attiré par celui de Marie qui nous conduit à celui de son Fils qui lui même ne quitte pas des yeux l’Étoile)

Chers amis, ne vous découragez pas ! La Providence aide toujours celui qui travaille pour le bien et s’engage pour la justice; elle aide tous ceux qui ne pensent pas seulement à eux, mais aussi à ceux qui connaissent plus de difficultés qu’eux…

Les valeurs fondamentales de la famille et du respect de la vie humaine, la sensibilité pour la justice sociale, la capacité de faire face à la fatigue et au sacrifice, le lien fort avec la foi chrétienne à travers la vie paroissiale et spécialement la participation à la Messe, ont été votre vraie force à travers les siècles.

Ce seront ces mêmes valeurs qui permettront aux générations actuelles de construire avec espérance leur avenir, donnant naissance à une société vraiment solidaire et fraternelle, où tous les différents milieux, les institutions et l’économie soient imprégnés de l’esprit évangélique.

Je m’adresse de manière particulière aux jeunes, auxquels il faut penser dans une perspective éducative. Ici, comme partout, il faut se demander, chers jeunes, quel type de culture vous est proposée, quels exemples et modèles vous sont recommandés, et évaluer s’ils sont à même de vous encourager à suivre les voies de l’Évangile et de la liberté authentique.

La jeunesse est pleine de ressources, mais il faut l’aider à vaincre la tentation de chemins faciles et illusoires pour trouver la voie de la Vie véritable et pleine.

Chers frères et sœurs ! Sur cette terre riche de traditions chrétiennes et de valeurs humaines, de nombreuses vocations masculines et féminines ont fleuri… Que ce soit un encouragement supplémentaire pour votre communauté diocésaine à s’engager toujours plus dans le domaine de l’éducation et de l’accompagnement des vocations.

Invoquons pour cela la protection de Marie, Notre-Dame de l’Assomption, Secours des chrétiens, Mère aimée et vénérée de manière particulière dans les nombreux sanctuaires qui lui sont consacrés…

Que sa présence maternelle indique à tous la voie de l’espérance et les y conduise comme l’étoile qui guida les saints rois mages. Que la Vierge de l’Étoile veille sur vous tous du col qui domine Ivrée, le Mont Stella qui lui est consacré, ainsi qu’aux rois mages. Remettons-nous à présent avec une confiance filiale entre les mains de la Vierge en l’invoquant par la prière de l’Angélus.

BENOÎT XVI ANGÉLUS Romano Canavese (Piémont) dimanche 19 juillet 2009

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