Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

on ne peut pas aimer Dieu sans aimer les gens

on ne peut pas aimer Dieu sans aimer les gens

Dieu est amour 1 Jn 4, 8
Dieu est amour 1 Jn 4, 8

L’amour est concret et s’exprime en faisant le bien, a dit le Pape François dans son homélie lors de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, ce 10 janvier 2020. L’indifférence est une façon cachée de ne pas aimer Dieu et de ne pas aimer son prochain. Nous devons plutôt «nous salir les mains» en nous rappelant que c’est Dieu qui nous a aimés en premier.

 

La première lecture d’aujourd’hui, tirée de la première lettre de l’apôtre Jean, tourne entièrement autour du thème de l’amour et c’est donc ce sur quoi le Pape François a axé son homélie. Il a montré que l’apôtre a compris ce qu’est l’amour, il l’a vécu, et en entrant dans le cœur de Jésus, il a compris comment il se manifestait. Dans sa lettre, il nous dit donc comment nous aimons et comment nous avons été aimés.

C’est Dieu qui nous a aimés en premier

Deux déclarations «claires». La première est le fondement de l’amour: «nous aimons Dieu parce qu’il nous a aimés le premier». Le commencement de l’amour vient de Lui. «Je commence à aimer, ou je peux commencer à aimer parce que je sais qu’il m’a aimé le premier». «S’Il ne nous avait pas aimés, nous ne pourrions certainement pas aimer.»

Si un nouveau-né, âgé de quelques jours seulement, pouvait parler, cela expliquerait certainement cette réalité: «Je me sens aimé par les parents». Et ce que les parents font avec l’enfant, c’est ce que Dieu a fait avec nous : il nous a aimés le premier. Et cela donne naissance et augmente notre capacité à aimer. C’est une définition claire de l’amour: nous pouvons aimer Dieu parce qu’il nous a aimés le premier.

Celui qui dit qu’il aime Dieu, mais qui déteste son frère, est un menteur

La deuxième chose que l’apôtre dit, «sans demi-mot», est celle-ci: «Si quelqu’un dit: “J’aime Dieu” et déteste son frère, c’est un menteur». Jean ne dit pas qu’il est «grossier», ou «celui qui a tort», il dit «menteur» et nous devons nous aussi apprendre cette chose:

«J’aime Dieu, je prie, je suis en extase… et puis je rejette les autres, je déteste les autres ou je ne les aime pas, simplement, ou je suis indifférent aux autres… Il ne dit pas «tu as tort», il dit «tu es un menteur». Et cette parole de la Bible est claire, car être menteur est la façon d’être du diable: il est le Grand Menteur, nous dit le Nouveau Testament, il est le père du mensonge. C’est la définition de Satan que la Bible nous donne. Et si tu dis que tu aimes Dieu et que tu hais ton frère, tu es de l’autre côté: tu es un menteur. Il n’y a pas de concessions à faire dans ce domaine.»

Beaucoup peuvent trouver des justifications pour ne pas aimer, certains peuvent dire «Je ne hais pas, Père, mais il y a beaucoup de gens qui me font du mal ou que je ne peux pas accepter parce qu’ils sont grossiers». Le caractère concret de l’amour est indiqué par Jean quand il écrit: «Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu, qu’il ne voit pas». Il en a donc tiré une conclusion très logique: «Si tu n’es pas capable d’aimer les gens, du plus proche au plus lointain, tu ne peux pas nous dire que tu aimes Dieu: tu es un menteur.»

L’amour est concret et quotidien

Et même s’il n’y a pas de sentiment de haine, il peut y avoir la volonté de ne pas «se mêler des affaires des autres». Mais ce n’est pas bon, car l’amour «s’exprime en faisant le bien.»

«Le véritable amour n’est pas de l’eau distillée: c’est de l’eau de tous les jours, avec des problèmes, avec des affections, avec de l’amour et avec des haines, mais c’est cela. Aimer le concret, l’amour concret: ce n’est pas un amour de laboratoire. C’est ce que nous apprend l’apôtre, avec ces définitions claires. Mais il y a une manière de ne pas aimer Dieu et de ne pas aimer son prochain un peu cachée, qui est l’indifférence. « Non, je ne veux pas ça: je veux de l’eau distillée. Je ne me mêle pas des problèmes des autres. » Vous devez prier, pour aider.»

Le Pape François a cité ensuite une expression de saint Alberto Hurtado, le jésuite chilien connu qui disait: «Ne pas faire de mal est bon; mais ne pas faire de bien, cela va mal. Le véritable amour doit vous conduire à faire le bien, à vous salir les mains dans les œuvres d’amour.»

Par le chemin de la foi il y a la possibilité de dépasser la mentalité du monde «qui nous empêche d’aimer». C’est le chemin dans lequel «n’entrent pas les indifférents, ceux qui se lavent les mains des problèmes, ceux qui ne veulent pas se mêler des problèmes pour aider, pour faire le bien; n’y entrent pas non plus les faux mystiques, ceux qui ont un cœur distillé comme l’eau, qui disent aimer Dieu mais oublient d’aimer leur prochain.»

«Que le Seigneur nous enseigne ces vérités: la certitude d’avoir été aimés les premiers et le courage d’aimer nos frères.»

veiller à la paix de son cœur pour ne pas allumer de nouvelles guerres

veiller à la paix de son cœur pour ne pas allumer de nouvelles guerres

Lors de l’homélie de ce jeudi 9 janvier en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, le Pape François a commenté la lecture, issue de la première lettre de saint Jean. L’apôtre indique le chemin de la paix, consistant à demeurer en Dieu et en Son amour, qui se manifeste dans les «petites choses» du quotidien.
Ainsi, la paix dans le monde se construit à partir de la paix dans les cœurs.

 

Nous ne pouvons pas «être chrétiens» si nous sommes des «semeurs de guerre» dans notre famille, dans notre quartier, au travail. «Que le Seigneur nous donne l’Esprit Saint pour que nous restions en lui et qu’Il nous enseigne à aimer, simplement, sans faire la guerre aux autres»

«Quand nous parlons de paix, nous pensons immédiatement aux guerres, qu’il n’y ait pas de guerres dans le monde, qu’il y ait une paix sûre, c’est l’image qui nous vient toujours, la paix et non les guerres, mais toujours à l’extérieur: dans ce pays, dans cette situation… Même en ces jours où tant de feux de guerre ont été allumés, l’esprit se rend immédiatement au loin quand nous parlons de paix, [quand nous prions pour que] le Seigneur nous donne la paix. Et c’est bien ainsi ; et nous devons prier pour la paix du monde, nous devons toujours avoir devant nous ce don de Dieu qui est la paix et le demander pour tous.»

Demeurez en Dieu

Dans le même temps, il faut se demander comment va la paix «à la maison», si notre cœur est «en paix» ou «anxieux», toujours «en guerre, en tension pour avoir quelque chose de plus, pour dominer, pour se faire entendre». La paix d’un peuple ou d’un pays «est semée dans le cœur» : «si nous n’avons pas la paix dans notre cœur, comment pouvons-nous penser qu’il y aura la paix dans le monde ?» La lecture de ce jour – 1Jn 4, 11-18 – «nous montre le chemin», le chemin de la «paix intérieure» : «demeurer dans le Seigneur».

«Là où il y a le Seigneur, il y a la paix. C’est Lui qui fait la paix, c’est l’Esprit Saint qu’Il envoie pour faire la paix en nous. Si nous restons dans le Seigneur, notre cœur sera en paix; et si nous restons dans le Seigneur quand nous glissons sur un péché ou un défaut, ce sera l’Esprit qui nous fera connaître cette erreur, ce glissement. […] Et comment restons-nous dans le Seigneur? L’Apôtre dit: « Si nous nous aimons les uns les autres ». Telle est la question, tel est le secret de la paix»

Ne pas condamner l’autre

L’amour «vrai» est radicalement différent de l’amour «spectacle». C’est l’amour qui nous pousse à dire du bien des autres; autrement, «si je ne peux pas bien parler, je ferme la bouche», et ne raconte pas de «mauvaises choses» qui peuvent déclencher la «guerre». L’amour «se manifeste dans les petites choses», car «s’il y a la guerre dans mon cœur, il y aura la guerre dans ma famille, il y aura la guerre dans mon quartier et il y aura la guerre sur le lieu de travail.»

Les jalousies et les bavardages nous amènent à nous faire la guerre, à «détruire», ils sont comme de la «saleté». Combien de fois nous parlons «avec un esprit de paix» ou au contraire avec «avec un esprit de guerre».

«Habituellement, notre façon d’agir dans la famille, dans le quartier, sur le lieu de travail est une façon de faire la guerre: détruire l’autre, salir l’autre. Et cela n’est pas de l’amour, ce n’est pas la paix sûre que nous avons demandée dans la prière. Quand nous faisons cela, il n’y a pas de Saint-Esprit. Et cela arrive à chacun d’entre nous, à chacun. Immédiatement vient la réaction de condamner l’autre. Que l’on soit un laïc, une laïque, un prêtre, un religieux, un évêque, un pape, tout le monde, tout le monde. C’est la tentation du diable pour faire la guerre.»

Demander l’aide de l’Esprit Saint

Lorsque le diable réussit à nous faire faire la guerre et allume ce «feu», «il est heureux, il n’a plus besoin de travailler»: «c’est nous qui travaillons pour nous détruire les uns les autres», «c’est nous qui faisons la guerre, la destruction», en nous détruisant d’abord nous-mêmes, «parce que nous rejetons l’amour à l’extérieur», et ensuite les autres.

Nous sommes «dépendants de cette habitude de salir les autres», c’est une «semence que le diable a mise en nous». «Le don de l’Esprit Saint» permet de lutter contre cette tendance mauvaise et de demeurer dans le Seigneur.

Saint Paul rend témoignage au Christ

Catéchèse sur les Actes des Apôtres – 19. « Il n’y aura aucune perte de vie humaine parmi vous » (Ac 27,22). La preuve du naufrage : entre le salut de Dieu et l’hospitalité des Maltais.

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 8 janvier 2020


Frères et sœurs, la dernière partie des Actes des Apôtres raconte le voyage de saint Paul à Rome, où il devra rendre témoignage au Christ. Au cours de la traversée, une tempête se lève et le bateau part à la dérive. Alors que la mort semble imminente, Paul rassure l’équipage : il est l’homme de la foi.

Il a reçu d’un ange la certitude qu’il comparaîtra devant César, et que tous seront sauvés avec lui. Ainsi, même dans l’épreuve il ne cesse d’être attentif aux autres et de ranimer leur espérance. Arrivé à Malte et accueilli par la population, saint Paul exerce aussitôt un ministère de compassion en guérissant des malades : en effet, le bien tend à se communiquer.

Quand un croyant fait l’expérience du salut, il ne la garde pas pour lui-même, mais il acquiert une plus grande sensibilité aux nécessités des autres et se rend proche de celui qui souffre. Saint Paul nous invite à vivre les épreuves en étant unis au Christ, avec la conviction que Dieu peut agir en toute circonstance, et que celui qui s’offre à Dieu par amour sera certainement fécond.

Demandons à Dieu de nous aider à vivre nos épreuves dans la foi. Et soyons sensibles aux souffrances de ceux qui viennent à notre rencontre sachant les accueillir de cet amour qui procède de notre rencontre avec Jésus. Que Dieu vous bénisse.

Parmi vous, il y a un groupe d’Australie: je voudrais demander à tout le monde de prier le Seigneur pour aider le peuple dans ce moment difficile, avec un tel enjeu. Je suis proche du peuple australien.

Enfin, je salue les jeunes, les personnes âgées, les malades et les jeunes mariés. Dimanche prochain, nous célébrerons la fête du baptême du Seigneur. Redécouvrez la grâce qui vient du sacrement et sachez la traduire en engagements de la vie quotidienne.

Et j’aimerais que chacun de nous connaisse la date du baptême: nous connaissons sûrement la date de l’anniversaire, la date de naissance; mais combien d’entre vous connaissent la date du baptême? Peu… puisque nous ne célébrons pas, nous oublions.

Je vous confie un devoir: demandez à vos parents, grands-parents, oncles, amis: «Quand ai-je été baptisé? Quand ai-je été baptisé? « . Et portez toujours cette date de baptême dans votre cœur pour remercier le Seigneur de la grâce du baptême.


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