Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Audience générale sur le voyage apostolique en Irlande

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Place Saint-Pierre
Mercredi 29 août 2018


Voyage apostolique en Irlande

Frères et sœurs,
en prenant part à la Rencontre Mondiale des Familles en Irlande, j’ai voulu confirmer les familles chrétiennes dans leur vocation à témoigner de la joie et de la fécondité de l’amour de Dieu.

Ainsi toutes ces familles réunies à Dublin ont été un signe éloquent de la beauté du rêve de Dieu qui veut pour toute la famille humaine l’unité, l’harmonie et la paix, fruit de la fidélité, du pardon et de la réconciliation qu’il nous donne en Jésus-Christ.

Car, selon le thème de la Rencontre, les familles sont appelées à faire resplendir la joie évangélique, en illuminant le monde de l’amour rédempteur du Christ. Et j’ai eu l’occasion de souligner que l’Église perçoit la nécessité de soutenir les familles dans leur rôle indispensable pour le développement d’une société juste et solidaire.

A différentes occasions, des témoignages nous ont montré comment la foi est actualisée dans la vie quotidienne, « autour de la table familiale », et l’importance de la communication entre les générations. Car le monde a besoin d’une révolution d’amour et de tendresse qui commence dans le cœur de la famille.

C’est pourquoi j’ai demandé pardon au Seigneur pour les péchés et le scandale des abus commis sur des mineurs par des membres de l’Église dans ce pays, encourageant les évêques à poursuivre leurs efforts pour remédier aux erreurs du passé.

Ainsi, je rapporte de cette Rencontre l’expérience prophétique et réconfortante de tant de familles engagées sur la voie chrétienne du mariage et de la vie familiale, des familles disciples et missionnaires, ferment de bonté, de justice et de paix pour le monde !

En préparation de la prochaine Rencontre Mondiale qui se tiendra à Rome en 2021, confions toutes les familles à la protection affectueuse de la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Qu’elles puissent être vraiment, dans leurs maisons, leurs paroisses, leurs communautés, « joie pour le monde ». Que Dieu vous bénisse !


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le Pape François à Knock en Irlande prie pour les familles et pour les victimes d’abus

Le Pape en visite, ce dimanche 26 août, dans le Sanctuaire marial de Knock «si cher au peuple irlandais», a prié devant la statue de la Vierge lui présentant les familles et «en particulier les victimes d’abus de la part de membres de l’Église en Irlande».

VOYAGE APOSTOLIQUE DU SAINT-PÈRE EN IRLANDE
À L’OCCASION DE LA IXe RENCONTRE MONDIALE DES FAMILLES
(25-26 AOÛT 2018)

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Esplanade du sanctuaire de Knock
Dimanche 26 août 2018


Chers frères et sœurs,

Je suis heureux d’être ici avec vous. Je suis heureux d’être avec vous dans la maison de la Vierge. Et je rends grâce à Dieu pour l’opportunité de visiter, dans le contexte de la Rencontre mondiale des Familles, ce Sanctuaire si cher au peuple irlandais. Je remercie l’Archevêque Neary et le Recteur, Père Gibbons, pour leur cordial accueil.

Dans la Chapelle de l’Apparition j’ai confié à l’intercession très aimante de la Vierge toutes les familles du monde et, spécialement, vos familles, les familles irlandaises. Marie notre Mère connaît les joies et les difficultés que l’on éprouve dans chaque maison. Les tenant dans son Cœur immaculé, elle les présente avec amour au trône de son Fils.

En souvenir de ma visite, j’ai apporté en cadeau un Rosaire. Je sais combien est importante dans ce pays la tradition du Rosaire familial. N’oubliez pas : continuez avec cette tradition. Que de cœurs de pères, de mères et d’enfants ont puisé consolation et force au cours des années en méditant sur la participation de la Vierge aux mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux de la vie du Christ !

Marie est Mère. Marie est notre Mère est aussi la Mère de l’Église, et c’est à elle que nous confions aujourd’hui le cheminement du peuple fidèle de Dieu en cette « Île d’émeraude ». Nous demandons que les familles soient soutenues dans leur engagement à répandre le Règne du Christ et à prendre soin des derniers de nos frères et de nos sœurs.

Au milieu des vents et des tempêtes qui sévissent sur notre temps, que les familles soient des remparts de foi et de bonté qui, selon les meilleures traditions de la nation, résistent à tout ce qui voudrait amoindrir la dignité de l’homme et de la femme créés à l’image de Dieu et appelés au sublime destin de la vie éternelle.

Que la Vierge regarde avec miséricorde tous les membres souffrants de la famille de son Fils. Priant devant sa statue, je les ai présentés, en particulier, toutes les victimes survivantes d’abus de la part de membres de l’Église en Irlande.

Aucun de nous ne peut se dispenser de se sentir ému par les histoires de mineurs qui ont souffert d’abus, à qui on a volé l’innocence ou qui ont été éloignée de leurs mamans, et qui ont été abandonnés à la blessure de douloureux souvenirs.

Cette plaie ouverte nous défie d’être fermes et décidés dans la recherche de la vérité et de la justice. J’implore le pardon du Seigneur pour ces péchés, pour le scandale et la trahison ressentis par tant de personnes dans la famille de Dieu.

Je demande à notre Bienheureuse Mère d’intercéder pour toutes les personnes survivantes d’abus de n’importe quel type, et de confirmer chaque membre de la famille chrétienne dans la ferme intention de ne plus jamais permettre que ces situations arrivent ; et aussi d’intercéder pour nous tous, pour que nous puissions agir toujours avec justice et réparer, autant qu’il dépend de nous, tant de violence.

Mon pèlerinage à Knock me permet aussi d’adresser un cordial salut aux habitants bien-aimés d’Irlande du Nord. Bien que mon voyage pour la Rencontre mondiale des Familles n’inclut pas une visite du Nord, je vous assure de mon affection et de ma proximité dans la prière.

Je demande à la Vierge de soutenir tous les membres de la famille irlandaise pour qu’ils persévèrent, comme des frères et des sœurs, dans l’œuvre de réconciliation.

Avec gratitude pour les progrès œcuméniques et pour la croissance significative d’amitié et de collaboration entre les communautés chrétiennes, je prie pour que tous les disciples du Christ poursuivent avec constance les efforts pour faire progresser le processus de paix et construire une société harmonieuse et juste pour les enfants d’aujourd’hui ; qu’ils soient chrétiens, qu’ils soient musulmans, qu’ils soient juifs, qu’ils soient de n’importe quelle foi : fils de l’Irlande.

Et maintenant, avec ces intentions et avec toutes celles que nous portons dans le cœur, adressons-nous à la Bienheureuse Vierge Marie par   la prière de l’Angélus.


Après l’Angélus :

Je désire adresser un salut particulier aux hommes et aux femmes qui sont en prison dans ce pays, et remercier en particulier tous ceux qui parmi eux m’ont écrit, ayant su que j’allais venir en Irlande. Je voudrais vous dire : je vous suis proche, très proche. Je vous assure, ainsi que vos familles, de ma proximité et de ma prière. Que Marie, Mère de Miséricorde veille sur vous et vous renforce dans la foi et dans l’espérance.

Merci !


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Le Nom de Dieu ne doit pas être instrumentalisé

Lors de l’audience générale de ce matin, le Pape a poursuivi sa série de catéchèses sur les Dix commandements, en s’arrêtant cette fois sur cette phrase tirée du Livre d’Isaïe : «Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur, ton Dieu».

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PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 22 août 2018

Frères et sœurs, nous approfondissons aujourd’hui la signification du commandement : « Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu ». Invoquer traduit une expression hébraïque qui signifie : Prendre sur soi, se charger. En vain fait référence à l’hypocrisie, au formalisme, au mensonge.

Dans l’Ancien Testament, en prononçant le nom de Dieu, le peuple est pardonné de ses péchés. Connaître vraiment le nom de Dieu conduit à la transformation de toute la vie. Se charger de ce nom signifie entrer dans une relation étroite avec lui.

Mais il est possible de le faire en vain, c’est-à-dire de manière fausse et formelle. Cette parole du décalogue est donc une invitation à vivre une relation sans hypocrisie avec le Seigneur, nous confiant à lui avec tout ce que nous sommes.

Sur la croix, le Christ a chargé notre nom sur ses épaules, qui que nous soyons, quelles que soient nos fautes. Il vaut la peine, en retour, de nous charger de son nom en l’invoquant en toute situation. Dieu ne repoussera jamais un cœur qui l’invoque avec sincérité.

Comme l’ont fait les saints, que notre vie manifeste le nom de Dieu en vérité, sans hypocrisie ; l’annonce de l’Église sera de cette manière plus crédible. Que Dieu vous bénisse.


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