Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Le Nom de Dieu ne doit pas être instrumentalisé

Lors de l’audience générale de ce matin, le Pape a poursuivi sa série de catéchèses sur les Dix commandements, en s’arrêtant cette fois sur cette phrase tirée du Livre d’Isaïe : «Tu ne prononceras pas en vain le nom du Seigneur, ton Dieu».

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PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 22 août 2018

Frères et sœurs, nous approfondissons aujourd’hui la signification du commandement : « Tu n’invoqueras pas en vain le nom du Seigneur ton Dieu ». Invoquer traduit une expression hébraïque qui signifie : Prendre sur soi, se charger. En vain fait référence à l’hypocrisie, au formalisme, au mensonge.

Dans l’Ancien Testament, en prononçant le nom de Dieu, le peuple est pardonné de ses péchés. Connaître vraiment le nom de Dieu conduit à la transformation de toute la vie. Se charger de ce nom signifie entrer dans une relation étroite avec lui.

Mais il est possible de le faire en vain, c’est-à-dire de manière fausse et formelle. Cette parole du décalogue est donc une invitation à vivre une relation sans hypocrisie avec le Seigneur, nous confiant à lui avec tout ce que nous sommes.

Sur la croix, le Christ a chargé notre nom sur ses épaules, qui que nous soyons, quelles que soient nos fautes. Il vaut la peine, en retour, de nous charger de son nom en l’invoquant en toute situation. Dieu ne repoussera jamais un cœur qui l’invoque avec sincérité.

Comme l’ont fait les saints, que notre vie manifeste le nom de Dieu en vérité, sans hypocrisie ; l’annonce de l’Église sera de cette manière plus crédible. Que Dieu vous bénisse.


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apprendre la vie éternelle du Corps et du Sang du Christ

Le Pape François a commenté le discours du Christ à la synagogue de Capharnaüm : ‘Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous’ (Jn 6, 51- 58). Jésus invite à entrer en communion avec Lui, à vivre pour le Seigneur et pour son prochain. Ceux qui résistent sont ceux qui ont «du mal à agir selon les critères de Jésus et non selon les critères du monde.»

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint Pierre à Rome
Dimanche, 19 août 2018

Le passage de l’Évangile de ce dimanche (cf. Jn 6,51-58) nous présente la deuxième partie du discours qu’a fait Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, après avoir nourri une grande foule avec cinq pains et deux poissons : la multiplication des pains. Il se présente comme « le pain vivant descendu du ciel », le pain qui donne la vie éternelle, et il ajoute: « Le pain que je donnerai est ma chair pour la vie du monde » (v. 51).

Ce passage est décisif et provoque en fait la réaction des auditeurs, qui commencent à discuter entre eux: « Comment peut-il nous donner sa chair à manger? » (V. 52). Lorsque le signe du pain partagé mène à sa véritable signification, c’est-à-dire le don de soi au point du sacrifice, surgit un malentendu, même le rejet de Celui que, juste avant, on voulait faire triompher. Rappelons-nous que Jésus a dû se cacher parce qu’on voulait le faire roi.

Jésus poursuit: « Si vous ne mangez pas la chair du Fils d’un Homme et ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous » (v. 53). Le sang est également présent avec la chair. La chair et le sang dans la langue biblique expriment une humanité concrète.

Les gens et les disciples eux-mêmes comprennent que Jésus les invite à entrer en communion avec lui, à le « manger », en son humanité, à partager avec lui le don de la vie pour le monde. C’est autre que les triomphes et les mirages réussis ! C’est précisément le sacrifice de Jésus qui se donne pour nous.

Ce pain de vie, sacrement du Corps et du Sang du Christ, nous est donné librement dans la table de l’Eucharistie. Autour de l’autel, nous trouvons ce qui nous nourrit et nous entraîne aujourd’hui et pour l’éternité. Chaque fois que nous participons à la Sainte Messe, dans un certain sens, nous anticipons le paradis sur terre, car à partir de la nourriture eucharistique, du Corps et du Sang de Jésus, nous apprenons ce qu’est la vie éternelle.

C’est vivre pour le Seigneur : « Celui qui me mange vivra par moi » (verset 57), dit le Seigneur. L’Eucharistie nous façonne parce que nous ne vivons pas seulement pour nous-mêmes, mais pour le Seigneur et pour nos frères. Le bonheur et l’éternité de la vie dépendent de notre capacité à rendre fructueux l’amour évangélique que nous recevons dans l’Eucharistie.

Jésus, à cette époque, répète à chacun de nous aujourd’hui : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous » (v. 53). Frères et sœurs, ce n’est pas un aliment matériel, mais un pain vivant et vivifiant, qui communique la vie de Dieu. Quand nous faisons la communion, nous recevons la vie même de Dieu.

Pour avoir cette vie, vous avez besoin pour vous nourrir de l’Évangile et de de l’amour des frères. Face à l’invitation de Jésus à nous nourrir de son corps et de son sang, nous pourrions ressentir le besoin de discuter et de résister, comme l’ont fait les auditeurs de l’évangile d’aujourd’hui. Cela se produit lorsque nous luttons pour façonner notre existence sur celle de Jésus, pour agir selon ses critères et non selon les critères du monde.

En nous nourrissant de cette nourriture, nous pouvons entrer pleinement en harmonie avec le Christ, avec ses sentiments, avec son comportement. C’est si important : aller à la messe et communiquer, car recevoir la communion, c’est recevoir ce Christ vivant qui nous transforme et nous prépare au ciel.

Puisse la Vierge Marie soutenir notre objectif de communion avec Jésus-Christ, en nous nourrissant de son Eucharistie, pour devenir à notre tour un pain rompu pour nos frères.

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Ces derniers jours, les habitants du Kerala (Inde) ont été durement frappés par de très fortes pluies, qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain, de lourdes pertes en vies humaines, Que ne manque pas à ces frères notre solidarité et le soutien concret de la communauté internationale. Je suis proche de l’église du Kerala, qui est en première ligne pour soulager la population. Nous aussi soyons proches de l’Église du Kerala et prions ensemble pour ceux qui ont perdu la vie et pour tous ceux qui ont ressenti cette grande calamité. Prions ensemble en silence: Ave Maria …


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L’assomption de Marie vient confirmer notre destin glorieux

En ce 15 août, le Pape François a prononcé sa traditionnelle bénédiction de l’Angélus depuis la fenêtre du Palais apostolique, revenant sur le sens de cette fête de l’Assomption.

 

«En cette solennité de l’Assomption, le peuple de Dieu exprime avec joie sa vénération pour la Vierge Marie.». «L’Assomption au ciel, âme et corps est un privilège divin accordé à la Sainte Mère de Dieu pour son union particulière avec Jésus.»

Il s’agit d’une union corporelle et spirituelle, commencée par l’Annonciation et murie durant toute la vie de Marie par sa participation singulière au mystère de son Fils. Elle était la «première disciple» de Jésus. La vie de la Vierge s’est déroulée en apparence comme celle d’une femme de son temps : elle priait, s’occupait de la famille et de la maison, fréquentait la synagogue.

«Mais toutes ses tâches quotidiennes, elle les réalisait en union totale avec Jésus. Cette union a atteint son sommet au calvaire, dans l’amour, la compassion et dans la souffrance du cœur. Pour cela, Dieu l’a aussi fait participer pleinement à la résurrection de Jésus. Le corps de Marie a ainsi été préservé de la corruption, comme celui de son Fils.»

Le christianisme introduit une harmonie entre le corps et l’âme

«L’Église nous invite aujourd’hui à contempler ce mystère : celui qui montre que Dieu veut sauver l’homme tout entier, âme et corps. Jésus est ressuscité avec le corps né de Marie, et il est monté au Père avec son humanité transfigurée. L’assomption de Marie, créature humaine, vient confirmer notre destin glorieux.»

Les philosophes grecs avaient déjà compris que l’âme de l’homme était destinée à la félicité après la mort, a-t-il rappelé. «Toutefois, ils méprisaient le corps, qu’ils considéraient comme une prison de l’âme, et ne concevaient pas que Dieu ait pu disposer que le corps de l’homme soit aussi uni à l’âme dans la béatitude céleste. Cela –la résurrection de la chair- est un élément propre de la révélation chrétienne, un point central de notre foi.»

La réalité extraordinaire de l’Assomption de Marie manifeste et confirme l’unité de la personne humaine et nous rappelle que nous sommes appelés à servir et glorifier Dieu de tout notre être, âme et corps, a conclu le Pape. Servir Dieu uniquement avec le corps ne serait qu’un acte d’esclave, le servir uniquement avec l’âme aurait été en contradiction avec notre nature humaine.

En citant saint Irénée, le pape a rappelé que «la gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme consiste dans la vision de Dieu». Il a donc invité à vivre pleinement sa vie «dans le joyeux service de Dieu», afin que notre destin soit similaire à celui de Marie et que nous puissions glorifier Dieu dans notre corps, et dans l’éternité.