Archives de catégorie : Méditation

sur un aspect de spiritualité : Christ, Vierge Marie, Église dans le monde…

Deuxième Parole de Jésus sur la Croix

Deuxième Parole de Jésus sur la Croix

« En vérité, je te le dis : aujourd’hui avec moi tu seras dans le paradis » (Lc 23,43).

Phrase adressée à un des deux malfaiteurs, en réponse à sa demande souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton royaume. Jésus répond ici au besoin d’un mourant.

Espérer le Ciel dès à présent

Le Crist et le bon larron
Le Crist et le bon larron

« Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Luc 23, 43)

Heureux corollaire à l’atrocité du péché de l’homme est sa capacité à aimer Dieu ici et maintenant, dans le temps présent. Léon Bloy évoque La femme pauvre pour nous dire que celui qui, ici et maintenant, accompagne le Christ dans sa souffrance et se laisse accompagner par Lui dans sa souffrance, entre d’ores et déjà dans le paradis.

Cette idée est souvent incomprise, que nos souffrances sont une avancée vers le Ciel, en ce qu’il existe une souffrance d’une pureté bénéfique, qui est celle qui naît de la conscience de l’Amour de Dieu qui manque au monde. Catherine de Sienne évoque les larmes de feu que sont « celles que pleure en nous l’Esprit saint pour le salut du monde. » Celui qui souffre du manque de Dieu est déjà avec Lui.

Amen, je te le dis : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » (Lc 23,43)

Durant sa vie, Jésus a guéri et sauvé beaucoup de personnes. Mais parmi ces actes de salut le plus surprenant a lieu sur la croix. Jésus est crucifié en compagnie de deux malfaiteurs. Certainement, aux yeux de la foule, tous les trois étaient des criminels.

En croix, Jésus est privé de parole et de pouvoir. Personne n’attend rien de lui. Seul un larron garde l’espoir, il croit et il demande : « Souviens-toi de moi… ». Cet homme reconnaît avoir raté sa vie et il croit que Jésus agonisant peut, par une seule parole, effacer sa vie de pécheur et le faire entrer dans le Royaume. Le bon larron croit que Jésus règne en pardonnant.

Jésus accorde à ce pécheur sauvé bien plus qu’il n’avait demandé. Non pas un simple souvenir dans un avenir plus ou moins lointain ; mais aujourd’hui, lui dit-il, je t’introduirai dans le séjour des bienheureux, où tu seras avec moi. C’est un salut « last minute », le « scandale de la miséricorde ». Est-ce que nous nous rendons compte que cet amour de Dieu va au-delà de toute décence ?

« Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » Le vendredi saint, deux jours avant de ressusciter d’entre les morts, Jésus fait cette déclaration surprenante : aujourd’hui le bon larron va le retrouver au paradis. Nous voyons donc que Dieu mesure le temps autrement que nous.

Dieu nous pardonne avant même que nous ayons péché et Jésus promet d’emmener cet homme au paradis avant même d’avoir ressuscité d’entre les morts. C’est parce que Dieu vit dans l’aujourd’hui de l’éternité. L’éternité de Dieu pénètre nos vies maintenant.

L’éternité n’est pas ce qui va se passer à la fin des temps, quand nous serons morts. Chaque acte d’amour et de pardon nous met un pied dans l’éternité qui est la vie de Dieu. Et c’est pour cela que nous pouvons être joyeux même le vendredi saint, même en face de la souffrance et de la mort.

PRIÈRE

Ô Seigneur, aujourd’hui, c’est vers toi que, en larmes, je crie:
« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne ».
C’est vers ce règne que j’aspire avec confiance.
C’est la demeure d’éternité que tu as préparée
pour tous ceux qui te cherchent avec un cœur sincère.
Aide-moi, Seigneur, pendant que je marche avec peine vers mon destin éternel.
Dissipe l’obscurité sur mon chemin, et tiens mes yeux levés vers le haut !
D’après le Père Wojtek omi

LES TROIS HEURES avant la mort (suite page 2)

Neuvaine de Notre-Dame des Sept Douleurs 3

Troisième jour de la neuvaine – Toute plénitude habite en Lui

L’Enfant Jésus retrouvé dans le Temple Philippe de Champaigne 1663
L’Enfant Jésus retrouvé dans le Temple Philippe de Champaigne 1663

Luc 2,48 : « A sa vue, ils furent saisis d’émotion, et sa mère lui dit: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés. »

Douleur de l’absence inexpliquée de Jésus et l’angoisse à son sujet. Ce qui peut aussi être douloureux pour Marie en tant qu’épouse, c’est de voir la douleur de Joseph. Leur douleur peut avoir été augmentée par certaines réactions de l’entourage critiquant par exemple leur manque de surveillance. Et finalement, ce qui est douloureux, c’est de ne pas comprendre la réaction de Jésus au moment des retrouvailles. Malgré son incompréhension, Marie reste dans l’espérance en priant :

Colossiens 1, 18-19 : « Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. Car Dieu a voulu que toute plénitude habite en lui… » 

« Troisième douleur : La perte de Jésus dans le temple. Il en est qui assurent que cette douleur fut la plus grande… Dans les autres douleurs, Marie avait Jésus avec elle, tandis qu’ici, elle souffre loin de Jésus, sans même savoir où il est. Ah ! Qu’ils furent longs pour Marie ces trois jours ! Ils lui parurent trois siècles. Jours de douleur pure, jours sans consolation possible. »SaintAlphonse de Liguori

Ô Mère des douleurs, je compatis à la peine profonde dont votre cœur soucieux fut saisi lors des trois jours de la perte de votre Enfant à Jérusalem : par votre cœur si inquiet, obtenez-moi, Vierge très aimable, la grâce de craindre par-dessus tout d’être séparé de l’amour de mon Dieu.

Reine des Martyrs, Marie, Mère de Douleurs ! Au nom de cette Douleur si sensible que vous avez endurée lorsque votre divin Fils Jésus demeura seul à Jérusalem et que vous le cherchiez avec anxiété durant trois jours, jusqu’à ce qu’enfin vous le retrouviez dans le temple, recevant en même temps l’assurance qu’il ne se séparerait plus de vous ; je vous conjure de m’obtenir la grâce de ne jamais perdre Jésus par le maudit péché, et de lui demeurez toujours uni par l’amour jusqu’au dernier soupir de ma vie. Amen.

Troisième jour : O Mère du Perpétuel Secours, j’aime à contempler votre image bénie. Elle me parle avec éloquence de toutes vos grandeurs. A droite, j’y vois l’archange Gabriel, le divin Ambassadeur qui vous salua du titre absolument unique de « Pleine de grâce ». A gauche, j’y vois l’archange Michel dont la présence nous rappelle que vous commandez à toutes les milices célestes.

En votre main droite, vous tenez les mains du Roi des rois. Tout cela me rappelle que vous êtes la Femme bénie entre toutes les femmes, le plus bel ornement de l’univers, la créature jugée seule digne de devenir la Mère du Verbe incarné. Vous êtes l’Immaculée, la Toute-Sainte, le chef-d’œuvre du Très-Haut. Vous êtes la Reine de la terre et des cieux, le grand honneur de notre humanité.

O Mère admirable, loin de m’effrayer, votre incomparable grandeur ne fait qu’augmenter ma confiance : si Dieu, dans sa bonté, vous a faite si sainte et si puissante, c’est pour notre salut, et si vous vous réjouissez de vos privilèges, c’est qu’ils vous permettent de mieux nous secourir. O Mère incomparable, accordez-moi la grâce que je sollicite de votre maternelle tendresse.

Prières quotidiennes

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Première Parole de Jésus sur la Croix

Première Parole de Jésus sur la Croix

Bientôt nous allons célébrer la fête de la CROIX GLORIEUSE, le 14 septembre. Pour nous y préparer, il est bon de méditer chaque jour une des sept paroles du Christ  élevé sur la croix.

*

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Lc 23,34).

Jésus prononce cette Parole immédiatement après avoir été cloué sur la croix, entre deux malfaiteurs, tandis que les soldats se partagent ses vêtements comme triste récompense de leur service. Il demande pardon pour ses bourreaux. Il intercède auprès de son Père en leur faveur.

Comprendre la profondeur du péché

Le Christ aux liens
Le Christ aux liens

Le premier mot qui nous est donné aujourd’hui est « pardon ». Le pardon arrive avant la crucifixion, avant les outrages et la mort. Le pardon est toujours premier. Peut-être ne pourrions-nous pas supporter d’écouter le récit de la Passion du Christ si on ne commençait pas par le pardon.

Avant d’avoir jamais péché, nous sommes pardonnés. Nous n’avons pas à le mériter. Nous n’avons même pas besoin de regretter. Le pardon est là, il nous attend. « La preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs. » (Rm 5,8)

Le pardon vient en premier. C’est le scandale de l’Évangile. Mais cela ne signifie pas que Dieu ne prend pas au sérieux ce que nous faisons. Dieu n’oublie pas que nous avons crucifié son Fils. Et nous, nous ne pouvons pas nous le sortir de l’esprit.

Au contraire, le vendredi saint, nous nous réunissons pour entendre le récit de la Passion et de la mort du Christ, et pour nous rappeler que l’humanité a rejeté, humilié et assassiné le Fils de Dieu. C’est à cause du pardon que nous osons nous rappeler cet acte terrible entre tous. Le pardon, ce n’est pas que Dieu oublie le vendredi saint.

C’est la première parole du Christ en croix et sans doute la plus difficile à entendre. Car elle signifie notre aveuglement d’humains si peu conscients d’être créés pour l’éternité, face à nos agissements. À quel point nous nous blessons dans le péché qui est littéralement destructeur, parfois mortel, pour nos âmes : acte de révolte contre Dieu, il est un plongeon en enfer !

Parce que l’Amour de Dieu est infini, le rejeter est un mal à sa mesure, un mal irréparable. Mais vient le pardon de Dieu « faisant fleurir, dans les cœurs où le péché a saccagé les roses du premier amour, leur pureté et leur fraîcheur, les roses sombres, parfois aussi belles, tantôt plus belles, d’un second amour, avec ses repentirs, ses larmes, ses ardeurs. »

Le sens du pardon

Le pardon signifie que la croix devient notre nouvel arbre de vie dont le fruit nous est offert en nourriture. Le pardon signifie que nous osons regarder en face ce que nous avons fait. Nous osons nous souvenir de nos vies, avec leurs échecs et leurs défaites, avec nos actes de cruauté et nos manques d’amour.

Jésus demande le pardon, pas seulement pour ce qu’on lui a fait. Il n’est pas crucifié seul ; il y a deux hommes à côté de lui. Ils représentent les millions d’hommes que nous avons crucifiés.

« Pardonnez-vous mutuellement. (…) Le Seigneur vous a pardonnés : faites de même. » (Col 3,13) Cela relève parfois d’une « mission impossible ». Jésus en croix nous rejoint dans cette difficulté de pardonner. Jésus si souvent pardonnait à des personnes rencontrées sur son chemin en leur déclarant : « Tes péchés sont pardonnés. »

C’est étonnant de le voir en croix comme s’il n’était pas capable cette fois-ci de pardonner « directement » : « Je vous pardonne car vous ne savez pas ce que vous faites. » Il s’adresse au Père. Une fois de plus Jésus nous rejoint dans notre fragilité humaine. Quand nous avons du mal à pardonner, tournons-nous vers le Père, comme Jésus, et demandons-lui de pardonner. Il nous exaucera car il est Amour.

PRIÈRE

Père céleste, de ton trône éternel abaisse ton regard !
Père de l’Amour, ton Fils unique t’implore pour les pécheurs,
pour tes enfants, exauce ton Fils !
Hélas, nous sommes tombés très bas, nous avons lourdement péché ;
mais pour le salut de tous, de nous tous, le sang de ton Fils a coulé.
Le sang de l’Agneau ne réclame pas la vengeance ; il efface les péchés.
Père de l’amour, accorde-nous ta grâce, exauce ton Fils !

D’après le P. Wojtek, omi

LES TROIS HEURES  avant la mort (page 2)