condoléances du Pape pour les victimes des incendies en Grèce

Le Pape François adresse ses condoléances au peuple grec, affecté par de tragiques incendies de forêt qui ont fait au moins 74 morts et des centaines de blessés.

 

Alors que les feux font encore rage près de la capitale grecque Athènes, le Pape François a adressé un message aux autorités civiles et ecclésiastiques locales. Dans ce télégramme signé, comme c’est l’usage, par le cardinal-Secrétaire d’État Pietro Parolin, le Pape François se dit «profondément attristé» par ces évènements, et exprime sa solidarité avec «ceux qui sont affectés par cette tragédie».

Il recommande l’âme des personnes décédées à l’amour miséricordieux de Dieu Tout-Puissant, et exprime aussi ses «encouragements pour les autorités civiles et le personnel d’urgence, qui poursuivent leurs efforts de secours». Le Pape invoque la consolation du Seigneur sur tous ceux qui sont dans le deuil.

Les condoléances du Patriarche Bartholomée

Dans une déclaration publiée ce matin, le Patriarche Bartholomée de Constantinople, qui compte la Grèce dans son territoire de juridiction, s’est dit lui aussi «effaré» par ces «développements dramatiques dans la région de l’Attique à cause des grands incendies qui détruisent des vies humaines, les propriétés des habitants et brûlent la richesse vitale des forêts».

«Nos prières s’intensifient (…) afin que Dieu aide à arrêter cet énorme désastre humain et écologique, qui a indubitablement des conséquences incalculables», et «donne la force aux proches des victimes et aux blessés».

Il exprime «la profonde solidarité et le soutien de l’Église Mère» aussi pour «les habitants de la Crète et d’autres régions de la Grèce qui souffrent pour les incendies».

compassion de Jésus pour une foule en demande

«Nous avons tous besoin de la parole de vérité, qui nous conduit et éclaire le chemin. Sans la vérité, qui est le Christ lui-même, il n’est pas possible de trouver la juste orientation de la vie», a dit le pape François lors de l’angélus du 22 juillet 2018, place Saint Pierre à Rome.

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 15 juillet 2018

L’Évangile d’aujourd’hui (Mc 6, 30-34) nous dit que les apôtres, après leur première mission, retournent vers Jésus et lui expriment «tout ce qu’ils ont fait et qu’ils ont enseigné» (v.30). Après l’expérience de la mission, certes excitante mais aussi fatigante, ils ont besoin de repos.

Et Jésus, plein de compréhension, prend soin de leur assurer un certain soulagement et dit: «Venez à part, vous seuls, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu» (v.31). Mais cette fois l’intention de Jésus ne peut pas être réalisée, parce que la foule, devinant l’endroit solitaire où lui et ses disciples iraient avec le bateau, est accourue là avant leur arrivée.

La même chose peut arriver aujourd’hui. Parfois, nous ne parvenons pas à réaliser nos projets, car une situation d’urgence imprévue perturbe nos programmes et exige de la souplesse et de la disponibilité pour répondre aux besoins des autres.

Dans ces circonstances, nous sommes appelés à imiter ce que Jésus a fait: «Il est descendu du bateau, il a vu une grande foule, il a eu compassion d’eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger et a commencé à leur enseigner beaucoup de choses» (v. 34). Dans cette courte phrase, l’évangéliste nous offre un éclair d’une intensité singulière, photographiant les yeux du divin Maître et son enseignement.

Regardons les trois verbes de ce cadre: voir, avoir de la compassion, enseigner. Nous pouvons les appeler les verbes du Berger. Le regard de Jésus n’est pas un regard neutre ou, pire, froid et détaché, parce que Jésus regarde toujours avec les yeux du cœur. Et son cœur est si tendre et plein de compassion, qu’il sait saisir les besoins encore plus cachés des gens.

De plus, sa compassion n’indique pas simplement une réaction émotionnelle face à une situation de malaise du peuple, mais c’est beaucoup plus: c’est l’attitude et la prédisposition de Dieu envers l’homme et son histoire. Jésus apparaît comme la réalisation de la préoccupation de Dieu et du souci de son peuple.

Puisque Jésus a été ému de voir toutes ces personnes qui ont besoin de conseils et d’aide, nous nous attendrions à ce qu’Il fasse maintenant un miracle. Au lieu de cela, il a commencé à leur enseigner beaucoup de choses. Voici le premier pain que le Messie offre à la foule affamée et perdue: le pain de la Parole. Nous avons tous besoin de la parole de vérité pour nous guider et éclairer le chemin.

Sans la vérité, qui est le Christ lui-même, il n’est pas possible de trouver la bonne orientation de la vie. Quand on s’éloigne de Jésus et de son amour, on se perd et l’existence se transforme en déception et insatisfaction.

Avec Jésus à nos côtés, nous pouvons procéder avec sécurité, nous pouvons surmonter les épreuves, nous progressons dans l’amour envers Dieu et notre prochain. Jésus s’est fait don pour les autres, devenant ainsi un modèle d’amour et de service pour chacun de nous.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à assumer les problèmes, les souffrances et les difficultés de notre prochain, à travers une attitude de partage et de service.

Après l’Angélus

Chers frères et sœurs,

Au cours des dernières semaines, il y a eu des cas dramatiques de naufrages de bateaux chargés de migrants dans les eaux de la Méditerranée. J’exprime ma douleur face à ces tragédies ; les disparus et  leurs familles, je les assure  de mon souvenir et de ma prière.

J’adresse un appel sincère à la communauté internationale pour qu’elle agisse de manière décisive et rapide, afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent et afin de garantir la sécurité, le respect des droits et de la dignité de tous.


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le rôle central du Christ dans la création et l’œuvre de notre salut

Christ Pantocrator église de Chora, Istanbul, Turquie, mosaïque
Christ Pantocrator église de Chora, Istanbul, Turquie, mosaïque

La lettre aux Éphésiens met en valeur le rôle central du Christ dans la création, aussi bien que dans l’œuvre de notre salut. J’ai tenu à vous citer ce passage très significatif: “C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus-Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre”. En somme, la bonté de notre conduite humaine est le fruit de la Rédemption.

Bonté de la conduite humaine: qu’est-ce à dire? Notre expérience personnelle et quotidienne nous oblige à reconnaître que certaines actions jaillissent, avec l’aide du Seigneur, de notre liberté profonde, sont pleinement nôtres, et que d’autres, hélas, n’en découlent pas. C’est cette conduite librement décidée qui manifeste la personne et qui construit une personnalité authentique.

C’est pourquoi la foi de l’Église nous enseigne que la personne humaine sera jugée selon ses œuvres. Oui, chacun est responsable de ses actes libres et devient ainsi responsable de lui-même. Il faut toutefois préciser que la personne humaine n’est pas maîtresse absolue d’elle-même. Créée par Dieu, elle a été dotée d’une vérité ontologique particulière, d’une nature spécifique.

Précisément, la bonté de la conduite humaine vient de l’harmonie entre cette vérité profonde de l’être et ses actes. Le contraire met la personne dans une situation de déséquilibre, de rupture. C’est la grande misère du mal moral, dont la puissance rédemptrice de la grâce de Dieu dans le Christ nous libère. Au fond, la grâce de la Rédemption apporte avec elle une éthique, une manière de vivre “dans la justice et la sainteté”.

Que votre vie quotidienne, chers frères et sœurs, remplie de bonnes actions, en soit le signe. En vous souhaitant à tous ce profond bonheur, je vous bénis au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Saint Jean-Paul II – Audience du mercredi 20 juillet 1883

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