En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin

En Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin

Depuis Castel Gandolfo le Pape a célébré ce vendredi la messe de la solennité de l’Assomption, puis l’Angelus. Dans son homélie, Léon XIV a montré combien la Mère de Dieu nous est donnée comme un signe de la Résurrection. Son chant du Magnificat renforce notre espérance.

MESSE EN LA SOLENNITÉ
DE L’ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

HOMÉLIE DU PAPE LÉON XIV

Paroisse pontificale Saint-Thomas de Villanova (Castel Gandolfo)
Vendredi 15 août 2025

 

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Chères sœurs et chers frères,

aujourd’hui n’est pas dimanche, mais nous célébrons d’une manière différente la Pâque de Jésus qui change l’histoire. En Marie de Nazareth, il y a notre histoire, l’histoire de l’Église plongée dans notre humanité commune. En s’incarnant en elle, le Dieu de la vie, le Dieu de la liberté a vaincu la mort. Oui, aujourd’hui, nous contemplons comment Dieu vainc la mort : jamais sans nous.

À lui appartient le règne, mais à nous appartient le “oui” à son amour qui peut tout changer. Sur la croix, Jésus a librement prononcé le “oui” qui devait vider de son pouvoir la mort, cette mort qui sévit encore lorsque nos mains crucifient et que nos cœurs sont prisonniers de la peur, de la méfiance. Sur la croix, la confiance a vaincu, l’amour qui voit ce qui n’est pas encore a vaincu, le pardon a vaincu.

Et Marie était là : elle était là, unie à son Fils. Nous pouvons aujourd’hui deviner que Marie, c’est nous quand nous ne fuyons pas, c’est nous quand nous répondons par notre “oui” à son “oui”. Dans les martyrs de notre temps, dans les témoins de la foi et de la justice, de la douceur et de la paix, ce “oui” vit encore et continue de lutter contre la mort. Ainsi, ce jour de joie est un jour qui nous engage à choisir comment et pour qui vivre.

La liturgie de cette Fête de l’Assomption nous propose le passage évangélique de la Visitation. Saint Luc rapporte le souvenir d’un moment crucial dans la vocation de Marie. Il est beau de revenir à ce moment, en ce jour où nous célébrons l’aboutissement de son existence. Toute histoire sur terre est brève et a une fin, même celle de la Mère de Dieu. Mais rien ne se perd.

Ainsi, lorsqu’une vie s’achève, son caractère unique resplendit plus clairement. Le Magnificat, que l’Évangile met sur les lèvres de la jeune Marie, rayonne désormais de la lumière de toutes ses journées. Une seule journée, celle de la rencontre avec sa cousine Élisabeth, renferme le secret de toutes les autres journées, de toutes les autres saisons.

Et les mots ne suffisent pas : il faut un chant qui continue d’être chanté dans l’Église, “de génération en génération” (Lc 1, 50), au soir de chaque journée. La fécondité surprenante d’Élisabeth, qui était stérile, confirme Marie dans sa confiance : elle anticipe la fécondité de son “oui”, qui se prolonge dans la fécondité de l’Église et de toute l’humanité, lorsque la Parole renouvelante de Dieu est accueillie.

Ce jour-là, deux femmes se sont rencontrées dans la foi, puis elles sont restées trois mois ensemble pour se soutenir mutuellement, non seulement dans les choses pratiques, mais aussi dans une nouvelle façon de lire l’histoire.

Ainsi, frères et sœurs, la Résurrection entre encore aujourd’hui dans notre monde. Les paroles et les choix de mort semblent prévaloir, mais la vie de Dieu interrompt le désespoir par des expériences concrètes de fraternité, par de nouveaux gestes de solidarité. Avant d’être notre destin ultime, en effet, la Résurrection modifie – corps et âme – notre façon d’habiter la terre.

Le chant de Marie, son Magnificat, renforce dans l’espérance les humbles, les affamés, les serviteurs zélés de Dieu. Ce sont les femmes et les hommes des Béatitudes qui, même dans la tribulation, voient déjà l’invisible : les puissants renversés de leurs trônes, les riches les mains vides, les promesses de Dieu réalisées.

Ce sont des expériences que, dans chaque communauté chrétienne, nous devons tous pouvoir dire avoir vécues. Elles semblent impossibles, mais la Parole de Dieu continue de se manifester. Lorsque naissent les liens par lesquels nous opposons le bien au mal, la vie à la mort, alors nous voyons que rien n’est impossible avec Dieu (cf.  Lc 1, 37).

Parfois, malheureusement, là où prévalent les sécurités humaines, un certain bien-être matériel et cette insouciance qui endort les consciences, cette foi peut vieillir. Alors survient la mort, sous forme de résignation et de lamentations, de nostalgie et d’insécurité.

Au lieu de voir le monde ancien toucher à sa fin, on en cherche encore le secours : le secours des riches, des puissants, qui s’accompagne généralement du mépris des pauvres et des humbles. Mais l’Église vit dans ses membres fragiles, elle rajeunit grâce à leur Magnificat.

Aujourd’hui encore, dans les communautés chrétiennes pauvres et persécutées, les témoins de la tendresse et du pardon dans les lieux de conflit, les artisans de paix et les bâtisseurs de ponts dans un monde en morceaux sont la joie de l’Église, ils sont sa fécondité permanente, les prémices du Royaume qui vient.

Beaucoup d’entre eux sont des femmes, comme la vieille Élisabeth et la jeune Marie : des femmes pascales, apôtres de la Résurrection. Laissons-nous convertir par leur témoignage !

Frères et sœurs, lorsque dans cette vie “nous choisissons la vie” (cf. Dt 30, 19), alors en Marie, montée au Ciel, nous avons raison de voir notre destin. Elle nous est donnée comme le signe que la résurrection de Jésus n’a pas été un fait isolé, une exception. Tous, dans le Christ, nous pouvons engloutir la mort (cf. 1 Co 15, 54).

Certes, c’est l’œuvre de Dieu, pas la nôtre. Cependant, Marie est cette entrelacement de grâce et de liberté qui pousse chacun de nous à la confiance, au courage, à l’engagement dans la vie d’un peuple. « Le Puissant fit pour moi des merveilles » (Lc 1, 49) : puissions-nous chacun faire l’expérience de cette joie et en témoigner par un chant nouveau.

N’ayons pas peur de choisir la vie ! Cela peut sembler dangereux, imprudent. Combien de voix nous murmurent sans cesse : “Pourquoi fais-tu cela ? Laisse tomber ! Pense à tes intérêts”. Ce sont des voix de mort. Nous, en revanche, nous sommes disciples du Christ.

C’est son amour qui nous pousse, corps et âme, dans notre temps. Comme individus et comme Église, nous ne vivons plus pour nous-mêmes. C’est précisément cela – et cela seul – qui répand la vie, qui fait prévaloir la vie. Notre victoire sur la mort commence dès maintenant.

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana
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SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place de la Liberté (Castel Gandolfo)
Vendredi 15 août 2025

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Chers frères et sœurs, bonne fête !

Les Pères du Concile Vatican II nous ont laissé un texte magnifique sur la Vierge Marie, que j’aime relire avec vous aujourd’hui, alors que nous célébrons la fête de son Assomption dans la gloire du ciel.

À la fin du document sur l’Église, le Concile dit ceci : « Tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille déjà devant le Peuple de Dieu en pèlerinage comme un signe d’espérance assurée et de consolation. (cf. 2 P 3, 10) ». (Lumen gentium, n. 68).

Marie, que le Christ ressuscité a prise avec lui dans la gloire, corps et âme, resplendit comme icône d’espérance pour ses enfants en pèlerinage dans l’histoire.

Comment ne pas penser aux vers de Dante, dans le dernier chant du Paradis ? Dans la prière mise sur les lèvres de saint Bernard, qui commence « Vierge mère, fille de ton fils » (XXXIII, 1), le poète loue Marie parce qu’ici-bas, parmi nous mortels, elle est « source vive d’espérance » (ibid., 12), c’est-à-dire source vive, jaillissante d’espérance.

Frères et sœurs, cette vérité de notre foi s’accorde parfaitement avec le thème du Jubilé que nous vivons : “Pèlerins d’espérance”. Le pèlerin a besoin d’un but qui oriente son voyage : un but beau, attrayant, qui guide ses pas et le revigore quand il est fatigué, qui ravive toujours dans son cœur le désir et l’espérance.

Sur le chemin de l’existence, cette destination est Dieu, Amour infini et éternel, plénitude de vie, de paix, de joie, de tout bien. Le cœur humain est attiré par cette beauté et n’est pas heureux tant qu’il ne la trouve ; et il risque en effet de ne pas la trouver s’il se perd dans la « forêt obscure » du mal et du péché.

Mais voici la grâce : Dieu est venu à notre rencontre, il a pris notre chair, faite de terre, et l’a emportée avec lui, symboliquement “au ciel”, c’est-à-dire en Dieu. C’est le mystère de Jésus-Christ, incarné, mort et ressuscité pour notre salut ; et, inséparable de Lui, c’est aussi le mystère de Marie, la femme dont le Fils de Dieu a pris chair, et de l’Église, corps mystique du Christ.

Il s’agit d’un mystère unique d’amour, et donc de liberté. Comme Jésus a dit “oui”, Marie a dit “oui”, elle a cru à la parole du Seigneur. Et toute sa vie a été un pèlerinage d’espérance, avec le Fils de Dieu qui est son Fils, un pèlerinage qui, à travers la Croix et la résurrection, l’a conduite dans la patrie, dans l’étreinte de Dieu.

C’est pourquoi, alors que nous cheminons, individuellement, en famille, en communauté, surtout lorsque les nuages s’amoncellent et que le chemin devient incertain et difficile, levons les yeux, regardons vers elle, notre Mère, et nous retrouverons l’espérance qui ne déçoit pas (cf. Rm 5, 5).

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À l’issue de l’Angélus

Chers frères et sœurs,

aujourd’hui, nous voulons confier à l’intercession de la Vierge Marie, montée au ciel, notre prière pour la paix. En tant que Mère, elle souffre des maux qui affligent ses enfants, en particulier les petits et les faibles. Elle l’a confirmé à maintes reprises au cours des siècles par des messages et des apparitions.

En proclamant le dogme de son Assomption, alors que la tragique expérience de la Seconde Guerre mondiale était encore brûlante, Pie XII écrivait : « Il faut espérer que tous ceux qui méditeront les glorieux exemples de Marie seront de plus en plus convaincus de la valeur de la vie humaine », et il souhaitait que jamais plus « on ne détruise des vies humaines en provoquant des guerres » (Const. ap. Munificentissimus Deus).

Comme ces paroles sont actuelles ! Aujourd’hui encore, malheureusement, nous nous sentons impuissants face à la propagation dans le monde d’une violence toujours plus sourde et insensible à tout élan d’humanité. Pourtant, nous ne devons pas cesser d’espérer : Dieu est plus grand que le péché des hommes.

Nous ne devons pas nous résigner à la prévalence de la logique du conflit et des armes. Avec Marie, nous croyons que le Seigneur continue de secourir ses enfants, se souvenant de sa miséricorde. C’est seulement en elle qu’il est possible de retrouver le chemin de la paix.

Et maintenant, je salue les pèlerins venus d’Italie et de divers pays.

Je salue la communauté d’évangélisation universitaire venue du Honduras, les familles du Mouvement de l’Amour Familial qui ont terminé leurs Exercices spirituels, et le groupe de mariés et de fiancés “Sainte Rita”.

Tous mes vœux et bonne fête à tous !

Audience générale: «Le mal est réel mais n’a pas le dernier mot»

Audience générale: «Le mal est réel mais n’a pas le dernier mot»

«La foi ne nous épargne pas la possibilité du péché, mais nous offre toujours une issue: celle de la miséricorde», a déclaré le Pape lors de sa catéchèse prononcée au cours de l’audience générale de ce mercredi 13 août.

LÉON XIV

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 13 août 2025

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Cycle de catéchèse – Jubilé 2025. Jésus-Christ notre espérance. III. La Pâque de Jésus. 2. La trahison. « Serait-ce moi ? » (Mc 14,19)

Bonjour,
Alors, aujourd’hui nous célébrons cette audience à des moments différents, pour nous protéger un peu du soleil, de la chaleur extrême. Merci d’être venus! Bienvenue à tous!
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Chers frères et sœurs,

Nous poursuivons notre chemin à l’école de l’Evangile, sur les traces de Jésus dans les derniers jours de sa vie.

Aujourd’hui, nous nous arrêtons sur une scène intime, dramatique et pourtant profondément vraie: le moment, pendant la Cène pascale, où Jésus révèle que l’un des Douze est sur le point de le trahir: «En vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera, un qui mange avec moi» (Mc 14, 18).

Des paroles fortes. Jésus ne les prononce pas pour condamner, mais pour montrer que l’amour, lorsqu’il est vrai, ne peut ignorer la vérité.

La pièce à l’étage, où tout avait été soigneusement préparé quelques instants auparavant, s’emplit soudain d’une douleur silencieuse, faite de questions, de soupçons et de vulnérabilité. C’est une douleur que nous connaissons bien nous aussi, lorsque l’ombre de la trahison s’insinue dans les relations les plus chères.

Pourtant, la manière dont Jésus parle de ce qui est sur le point d’arriver est surprenante. Il n’élève pas la voix, ne pointe pas du doigt, ne prononce pas le nom de Judas.

Il parle de telle manière que chacun peut s’interroger. Et c’est précisément ce qui se passe. Saint Marc nous dit: «Ils devinrent tout tristes et se mirent à lui dire l’un après l’autre: “Serait-ce moi?”» (Mc 14, 19).

Chers amis, cette question — «Serait-ce moi?» — est peut-être l’une des plus sincères que nous puissions nous poser. Ce n’est pas la question de l’innocent, mais celle du disciple qui se découvre fragile.

Ce n’est pas le cri du coupable, mais le murmure de celui qui, tout en voulant aimer, sait qu’il peut blesser. C’est dans cette prise de conscience que commence le chemin du salut.

Jésus ne dénonce pas pour humilier. Il dit la vérité parce qu’il veut sauver. Et pour être sauvés, il faut sentir: sentir que l’on est impliqué, comprendre qu’on est aimé malgré tout, sentir que le mal est réel mais n’a pas le dernier mot. Seul celui qui a connu la vérité d’un amour profond peut aussi accepter la blessure de la trahison.

La réaction des disciples n’est pas la colère, mais la tristesse. Ils ne s’indignent pas, ils sont tristes. C’est une douleur qui naît de la possibilité réelle d’être impliqués.

Cette tristesse, précisément, si elle est accueillie sincèrement, devient un lieu de conversion. L’Evangile ne nous enseigne pas à nier le mal, mais à le reconnaître comme une opportunité douloureuse pour renaître.

Jésus ajoute ensuite une phrase qui nous inquiète et nous fait réfléchir: «Malheur à cet homme-là par qui le Fils de l’homme est livré! Mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître!» (Mc 14, 21).

Ce sont des paroles dures, certes, mais il faut bien les comprendre: il ne s’agit pas d’une malédiction, mais d’un cri de douleur. En grec, ce «malheur» sonne comme une lamentation, un «hélas», une exclamation de compassion sincère et profonde

Nous sommes habitués à juger. Dieu, lui, accepte la souffrance. Lorsqu’il voit le mal, il ne se venge pas, mais s’afflige.

Et ce «mieux eût valu pour cet homme-là de ne pas naître» n’est pas une condamnation infligée a priori, mais une vérité que chacun de nous peut reconnaître: si nous renions l’amour qui nous a engendrés, si, en trahissant, nous devenons infidèles à nous-mêmes, alors nous perdons véritablement le sens de notre venue au monde et nous nous excluons nous-mêmes du salut.

Pourtant, précisément là, à l’endroit le plus sombre, la lumière ne s’éteint pas. Au contraire, elle commence à briller.

Car si nous reconnaissons nos limites, si nous nous laissons toucher par la douleur du Christ, alors nous pouvons enfin naître de nouveau. La foi ne nous épargne pas la possibilité du péché, mais nous offre toujours une issue: celle de la miséricorde.

Jésus ne se scandalise pas face à notre fragilité. Il sait bien qu’aucune amitié n’est à l’abri du risque de trahison. Mais Jésus continue à se fier. Il continue à s’asseoir à table avec les siens. I

Il ne renonce pas à rompre le pain, même avec celui qui le trahira. Telle est la force silencieuse de Dieu: il n’abandonne jamais la table de l’amour, pas même lorsqu’il sait qu’il sera laissé seul.

Chers frères et sœurs, nous aussi nous pouvons nous demander aujourd’hui, sincèrement: «Serait-ce moi?». Non pas pour nous sentir accusés, mais pour ouvrir un espace à la vérité dans nos cœurs.

Le salut commence ici: par la conscience que nous pourrions être ceux qui trahissent la confiance en Dieu, mais aussi ceux qui la recueillent, la protègent et la renouvellent.

Au fond, c’est cela l’espérance: savoir que, même si nous pouvons échouer, Dieu ne nous laisse jamais. Même si nous pouvons trahir, il ne cesse jamais de nous aimer.

Et si nous nous laissons toucher par cet amour — humbles, blessés, mais toujours fidèles — alors nous pouvons véritablement renaître. Et commencer à vivre non plus comme des traîtres, mais comme des enfants toujours aimés.

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Le Saint-Père a ensuite salué les fidèles rassemblés dans la Cour du Petriano.

[en italien] Merci pour votre patience! Un applaudissement à vous tous!

Dieu vous bénisse tous! Qu’il vous garde toujours dans vos mains.

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Puis il s’est rendu dans la basilique Saint-Pierre où se trouvaient d’autres fidèles:

Bonjour à tous!

Si vous avez tous écouté la catéchèse, vous avez entendu que Jésus ne nous abandonne jamais, que Jésus nous invite toujours à la conversion et à rechercher le chemin qui nous conduit vers Lui, vers Dieu le Père. Alors, nous voulons vivre ce moment de salut avec la joie de pouvoir nous rencontrer et renouveler notre foi, ici, aux pieds de Saint-Pierre; renouveler l’esprit d’espérance si important en cette année jubilaire.

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Frères et sœurs, que le Seigneur soit avec vous. Que Dieu tout-puissant vous bénisse, vous accompagne toujours.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Je vous salue tous! Que Dieu vous bénisse.

Parmi les pèlerins qui assistaient à l’audience générale se trouvaient les groupes francophones suivants:

De France: lycéens de la paroisse de Garges-lès-Gonesse; groupe de jeunes professionnels, de Paris.

De la Côte d’Ivoire: groupe de pèlerins.

Du Burkina Faso: groupe de pèlerins.

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Je salue particulièrement les pèlerins de langue française, particulièrement les groupes venus de France, de Cote d’Ivoire et du Burkina Faso. Avec Dieu rien n’est impossible, la Vie triomphe de la mort et la grâce du péché : vivons intensément du sacrement de la réconciliation pour que notre relation avec Lui soit vivante au-delà de nos trahisons. Puisse le pardon divin nous rendre à notre tour miséricordieux pour nos frères. Que le Seigneur vous bénisse.

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Résumé de la catéchèse du Saint-Père :

Chers frères et sœurs,

arrêtons-nous sur le moment intime et dramatique où, pendant le repas pascal, Jésus révèle : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer » ( Mc 14, 18). Il ne parle pas pour humilier ou condamner, mais parce que l’amour, quand il est vrai, ne peut se passer de la vérité ; il parle pour sauver.

La pièce se remplit alors d’une tristesse silencieuse, et chacun se demande : « Serait-ce moi ? » (Mc 14, 19). Cette question n’est pas celle de l’innocent, mais du disciple qui se découvre fragile : capable de blesser tout en voulant aimer.

Ainsi, nous pouvons nous aussi nous poser cette question pour ouvrir dans notre cœur un espace à la vérité.  C’est là que commence le chemin du salut, dans la prise de conscience que le mal est réel mais qu’il n’a pas le dernier mot.

Le « malheur » qu’il prononce est un cri de douleur, une plainte de compassion.  Dieu, face au mal, ne se venge pas : il souffre. Et même dans l’obscurité la plus totale, la lumière commence à briller.

Jésus n’est pas scandalisé par notre fragilité : il continue à s’asseoir à table, à rompre le pain, même pour ceux qui le trahiront. Voilà notre espérance : même si nous pouvons faillir, Dieu ne faillit jamais ; même si nous pouvons trahir, il ne cesse pas de nous aimer.

Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria Editrice Vaticana

Angélus: «Où que nous soyons, essayons de ne perdre aucune occasion d’aimer»

Angélus: «Où que nous soyons, essayons de ne perdre aucune occasion d’aimer»

En commentant l’évangile de Luc (12, 32-48) de ce dimanche, le Pape a exhorté à ne pas garder pour nous les dons que Dieu nous a faits, mais à les utiliser généreusement pour le bien des autres.

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 10 août 2025

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Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Aujourd’hui, dans l’Évangile, Jésus nous invite à réfléchir à la manière d’investir le trésor de notre vie (cf. Lc 12, 32-48). Il dit : « Vendez ce que vous possédez et donnez-le en aumône » (v. 33).

Il nous exhorte, en d’autres termes, à ne pas garder pour nous les dons que Dieu nous a faits, mais à les utiliser généreusement pour le bien des autres, en particulier ceux qui ont le plus besoin de notre aide. Il ne s’agit pas seulement de partager les biens matériels dont nous disposons, mais de mettre en jeu nos capacités, notre temps, notre affection, notre présence, notre empathie.

En somme, tout ce qui fait de chacun de nous, selon les desseins de Dieu, un bien unique, sans prix, un capital vivant, palpitant, qui, pour grandir, demande à être cultivé et investi sous peine de se dessécher et de se dévaloriser. Ou bien il finira par être perdu, à la merci de ceux qui s’en approprient comme des voleurs pour en faire un simple objet de consommation.

Le don de Dieu que nous sommes n’est pas fait pour se perdre ainsi. Il a besoin d’espace, de liberté, de relations pour se réaliser et s’exprimer : il a besoin d’amour qui seul transforme et ennoblit tous les aspects de notre existence, nous rendant toujours plus semblables à Dieu. Ce n’est pas un hasard si Jésus prononce ces paroles alors qu’il est en route vers Jérusalem, où il s’offrira lui-même sur la croix pour notre salut.

Les œuvres de miséricorde sont la banque la plus sûre et la plus rentable où nous pouvons confier le trésor de notre existence, car là, comme nous l’enseigne l’Évangile, avec “deux petites pièces”, même une pauvre veuve devient la personne la plus riche du monde (cf. Mc 12, 41-44).

Saint Augustin dit à ce propos : « On serait déjà content de tirer d’une livre de bronze une livre d’argent, ou d’une livre d’argent une livre d’or ; mais, de ce que l’on donne, on reçoit quelque chose de vraiment différent, non pas de l’or ou de l’argent, mais la vie éternelle » (Sermo 390, 2). Et il explique pourquoi : « La chose donnée sera changée parce que celui qui donne sera changé » (ibid.).

Et pour comprendre ce que cela signifie, nous pouvons penser à une mère qui serre ses enfants dans ses bras : n’est-elle pas la personne la plus belle et la plus riche du monde ? Ou à deux fiancés, lorsqu’ils sont ensemble : ne se sentent-ils pas comme un roi et une reine ? Et nous pourrions donner bien d’autres exemples.

C’est pourquoi, dans la famille, dans la paroisse, à l’école et sur le lieu de travail, où que nous soyons, essayons de ne perdre aucune occasion d’aimer. C’est la vigilance que Jésus nous demande : nous habituer à être attentifs, prêts, sensibles les uns aux autres comme Il l’est pour nous à chaque instant.

Chers frères et sœurs, confions à Marie ce désir et cet engagement : elle, l’Étoile du matin, qu’elle nous aide à être, dans un monde marqué par tant de divisions, des “sentinelles” de miséricorde et de paix, comme nous l’a enseigné saint Jean-Paul II (cf. Veillée de prière pour la 15ème Journée mondiale de la Jeunesse, 19 août 2000) et comme nous l’ont montré si bien les jeunes venus à Rome pour le Jubilé.

Angelus

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À l’issue de l’Angélus:

Chers frères et sœurs,

Continuons à prier afin que cessent les guerres. Le 80ème anniversaire des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki a réveillé dans le monde entier le refus impératif de la guerre comme moyen de résolution des conflits.

Que ceux qui prennent des décisions gardent toujours à l’esprit leur responsabilité concernant les conséquences de leurs choix sur les populations. Qu’ils n’ignorent pas les besoins des plus faibles et le désir universel de paix.

En ce sens, je salue l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui sont parvenus à signer la Déclaration conjointe de paix. Je souhaite que cet événement contribue à une paix stable et durable dans le Caucase du Sud.

En revanche, la situation de la population en Haïti est de plus en plus désespérée. Les nouvelles font état de meurtres, de violences de toutes sortes, de traite d’êtres humains, d’exils forcés et d’enlèvements.

Je lance un appel pressant à tous les responsables pour que les otages soient libérés immédiatement, et je demande le soutien concret de la communauté internationale pour créer les conditions sociales et institutionnelles qui permettront aux Haïtiens de vivre en paix.

Je vous salue tous, fidèles de Rome et pèlerins de divers pays, en particulier ceux de Woodstock, en Géorgie aux États-Unis, et ceux du diocèse de Down and Connor, en Irlande.

Je salue les membres de l’Opération Mato Grosso, venus de différentes villes italiennes, et les groupes paroissiaux de Stezzano, Medole et Villastellone.

Merci de votre présence et de vos prières. Bon dimanche à tous !

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