MARIE REINE DE TOUTE LA CRÉATION

MARIE REINE DE TOUTE LA CRÉATION

Notre-Dame du Cap de la Madeleine - Canada
Notre-Dame du Cap de la Madeleine – Canada

Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain.

Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme « enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12, 1). Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté.

Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 51.51), mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.

A côté d’elle, dans la Sainte Famille de Nazareth, se détache la figure de saint Joseph. Il a pris soin de Marie et de Jésus ; il les a défendus par son travail et par sa généreuse présence, et il les a libérés de la violence des injustes en les conduisant en Égypte. Dans l’Évangile, il apparaît comme un homme juste, travailleur, fort.

Mais de sa figure, émane aussi une grande tendresse, qui n’est pas le propre des faibles, mais le propre de ceux qui sont vraiment forts, attentifs à la réalité pour aimer et pour servir humblement. Voilà pourquoi il a été déclaré protecteur de l’Église universelle. Il peut aussi nous enseigner à protéger, il peut nous motiver à travailler avec générosité et tendresse pour prendre soin de ce monde que Dieu nous a confié.

Pape François – Encyclique Laudato Si’ : « Loué sois-tu Seigneur » VIII, 241-242.


Copyright © Dicastero per la Comunicazione – Libreria Editrice Vaticana

texte présent par l’Association de la Médaille Miraculeuse

Neuvaine de la Transfiguration 4

Quatrième jour de la neuvaine – Jésus parle de sa Passion prochaine

Transfiguration vitrail cathédrale de Chartres 28 France
Transfiguration vitrail cathédrale de Chartres 28 France

Moise et Élie s’entretiennent avec Jésus de sa Passion prochaine. Cet aspect de la Transfiguration n’est, en général, pas assez remarqué. On ne peut pas, dans la vie de Jésus, séparer les mystères glorieux des mystères douloureux.

C’est au moment où Jésus se prépare à sa Passion qu’il est transfiguré. Nous n’entrerons dans la joie de la Transfiguration que si, dans notre propre vie, nous acceptons la croix.

Il voulait leur montrer qu’il avait pouvoir sur la vie et sur la mort, qu’il commandait au ciel et à la terre.

Quels beaux exemples apportaient aussi ces deux hommes, pour encourager les apôtres à pratiquer la doctrine qu’il leur avait prêchée, la doctrine du sacrifice !

L’un et l’autre avaient su sacrifier leur vie pour la retrouver. L’un et l’autre avaient su résister avec fermeté et constance aux tyrans, l’un à Pharaon, l’autre à Achaz, et cela pour un peuple ingrat et indocile.

Tous deux avaient vécu dans la pauvreté. Tous deux avaient accompli de grands prodiges.

Jésus veut les donner en modèle à ceux qu’il établit les chefs du peuple nouveau ; il veut que dans le gouvernement des âmes, ils aient le zèle d’Élie et la douceur de Moïse. Sans doute, Élie avait fait tomber le feu du ciel sur les prévaricateurs, et un jour ses apôtres s’en souvenant lui diront : Veux-tu que nous fassions descendre le feu du ciel sur tes adversaires ? Mais il leur rappellera, qu’ils sont appelés à une justice plus parfaite.
(Saint Jean Chrysostome : homélie LVI sur l’Évangile selon saint Matthieu, 2).

Voilà le point crucial : la transfiguration est l’anticipation de la résurrection, mais celle-ci présuppose la mort.

Jésus manifeste aux apôtres sa gloire, pour qu’ils aient la force d’affronter le scandale de la croix, et comprennent qu’il faut passer à travers beaucoup de souffrances pour arriver au Royaume de Dieu.

En se montrant transfiguré, Jésus voulait prémunir ses disciples contre le scandale de la Croix, et en leur faisant apparaître un rayon de sa gloire cachée, les empêcher d’être troublés par les humiliations de cette Passion, à laquelle il se portait volontairement.

Avec une sagesse non moins haute, il constituait l’espérance de son Église, de façon que le Corps du Christ connaisse quelle transformation devait se faire en lui, et que les membres se mettent à espérer cette gloire dont il disait, en parlant des splendeurs de son avènement : Alors les justes brilleront comme le soleil dans le royaume de mon Père.
(Saint Léon le Grand : sermon LI 3)

Sans la lumière de l’esprit que tu nous avez rendue, comme tu le fais à chaque fois que nous nous réveillons, nous ne comprendrions pas que nous pouvons faire de nouveaux progrès dans notre connaissance de toi, notre Dieu de Gloire.

Gloire et louange à notre Dieu, éblouissant de sainteté!

Ta transfiguration révèle ta lumière qui veut se donner aux hommes.

Prières quotidiennes

Saint Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola

Saint Ignace de Loyola
Saint Ignace de Loyola

Mémoire de saint Ignace de Loyola, prêtre. né à Guipuzcoa, au pays basque espagnol, il vécut d’abord à la cour de Castille et à l’armée. Après une grave blessure, il se tourna vers Dieu, alla à Paris faire des études de théologie, s’adjoignit ses premiers compagnons, qu’il établit ensuite à Rome pour former la Compagnie de Jésus.

Là, il exerça, jusqu’à sa mort en 1556, un ministère fructueux par ses écrits, en particulier ses Exercices spirituels, et par la formation de ses disciples, pour la plus grande gloire de Dieu. (Martyrologe romain)

Né en Espagne d’une noble famille, benjamin de treize enfants, Ignace est d’abord page à la cour puis chevalier rêvant d’exploits. En 1521, les Français assiègent Pampelune. Ignace s’illustre parmi les défenseurs de la ville quand un boulet de canon lui broie la jambe et brise sa carrière. Il rentre au château familial sur un brancard.

Ayant épuisé les récits de chevalerie, il entame la vie des saints. En parcourant leur vie, Ignace en vient à se demander: « Pourquoi ne ferais je pas ce qu’ont fait saint François, saint Dominique et tant d’autres ? » Une conversion totale s’opère que viendra confirmer, une nuit, une vision de la Vierge Marie et de l’Enfant Jésus. C’est la conversion, totale, brutale.

A peine est-il remis sur pied qu’il décide de quitter Loyola. Il se rend d’abord à Aránzazu pour y visiter un sanctuaire de la Vierge. De là,  il prend la direction de Barcelone. Chemin faisant, Ignace rencontre un Maure qui lui semble insulter la Vierge Marie en refusant de croire à la naissance virginale de Jésus.

Après cet épisode, Ignace poursuit sa route jusqu’au sanctuaire marial de Montserrat. il se rend dans une grotte à Manrèse, non loin de l’abbaye bénédictine de Montserrat. Il y découvrira sa vocation propre: non la contemplation, mais le service de Dieu parmi les hommes. C’est là qu’il rédige ses « Exercices spirituels » où il consigne ses expériences spirituelles.

Après un pèlerinage en Terre Sainte, il commence ses études de théologie à Paris. Il partage sa chambre avec un jeune étudiant: saint François Xavier et le contact n’est pas toujours facile. Quelque temps plus tard, le 15 août 1534, l’étudiant attardé de 43 ans et ses jeunes amis étudiants  font à Montmartre, le vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance et fonde ainsi la « Compagnie de Jésus ».

Douze ans plus tard, ils feront profession solennelle à Rome « pour la plus grande gloire de Dieu. » (Nominis)

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