Neuvaine à Marie Médiatrice 5

Neuvaine à Marie Médiatrice – cinquième jour

Ô Vierge Marie, quand une âme vous a rencontrée….

Marie Porte du Ciel
Marie Porte du Ciel

Vous, Marie, qui avez partagé ses peines, ses souffrances, ses difficultés, ses combats, Vous, Marie,  qui avez participé avec Lui le plus intimement à l’œuvre de la Rédemption, Vous, Marie, l’espérance des désespérés, Lumière des égarés, refuge dans tous les dangers, dans toutes les détresses. Vous êtes le chemin qui mène à Jésus.

Bienheureuse Vierge Marie, vous êtes appelée : « la Porte du ciel. » Nous voulons vous faire connaître et vous faire aimer. L’Homme-Dieu avait dit : «Je suis la porte; celui qui entre par moi trouvera les pâturages.» (Jean X, 9)

Or, comment la bienheureuse Mère du Christ est-elle la porte du ciel si son divin Fils se donne lui-même ce titre mystérieux ? La douce Mère de la grâce divine est la porte qui mène à Jésus-Christ. L’Homme-Dieu ouvre seul aux élus le sanctuaire de la vision béatifique. Marie est le portique sacré qui touche au divin médiateur.

Voulons-nous donc arriver un jour dans les immortelles régions où la divine essence se montre a découvert aux enfants de la gloire éternelle ? Allons à Marie. Prenons le chemin qui conduit à cette douce Mère des élus, et elle nous ouvrira le portique mystérieux qui mène à Jésus.

La Très-Sainte Mère de Dieu est donc notre médiatrice auprès de Jésus-Christ, comme Jésus-Christ notre médiateur auprès de son Père.

Ô Vierge Marie, notre Mère, Médiatrice de toutes les grâces, intercédez pour nous auprès de votre Fils et obtenez-nous la grâce demandée….

Mère de Jésus et notre Mère, Mère de l’Église priez pour nous.

Notre Père….
Je vous salue…. 3
Gloire au Père….

Bienheureux Jean-Paul 1er

Bienheureux Jean-Paul 1er

Jean-Paul I
Jean-Paul I

Il fut le premier pape à parler à la première personne et à ne pas utiliser le pluriel de majesté, portant sur le trône de Pierre son activité pastorale antérieure, menée en se faisant proche des gens, capable d’écoute et d’empathie.

Le pape Jean-Paul Ier était un homme d’une culture solide et profonde, mais jamais élitiste, capable de la filtrer à travers une authentique attitude d’humilité. ‘Humilitas’ fut d’ailleurs sa devise épiscopale, inspirée de celle de Saint Charles Borromée, qu’il voulut également voir figurer sur les armoiries papales, avec les trois étoiles, symbole des trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité.

Albino Luciani est né à Canale d’Agordo, près de Belluno (Italie), le 17 octobre 1912. Sa famille était pauvre, ce qui, comme il le rappelle lui-même, lui a permis d’apprendre à connaître la faim et donc, plus tard, à comprendre les besoins des gens.

À l’âge de 11 ans, il est entré au séminaire interdiocésain et, cinq ans plus tard, au Séminaire Grégorien de Belluno pour ses études secondaires, philosophiques et théologiques. En 1935, il est ordonné diacre, puis prêtre la même année. À l’automne 1937, alors qu’il n’avait que 25 ans, le père Albino fut appelé à Belluno pour occuper le poste de vice-recteur du Séminaire Grégorien et, en même temps, pour enseigner la théologie aux lycéens.

À partir de là, il parcourt la hiérarchie ecclésiastique : évêque de Vittorio Veneto en 1958, patriarche de Venise en 1970 et, en 1973, il est créé cardinal par Paul VI.

Enfin, il est élu pape le 26 août 1978 sous le nom de Jean-Paul 1er, en l’honneur de ses deux derniers prédécesseurs. Il meurt environ un mois plus tard, à l’âge de 65 ans, le 28 septembre 1978.

Immédiatement après la mort du pape Albino Luciani, des demandes d’introduction de la cause de canonisation ont été formulées par des fidèles de nombreuses régions du monde. Le processus a commencé en 1990 et s’est achevé le 13 octobre 2021, lorsque le pape François a autorisé la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret relatif à un miracle attribué à son intercession.

Le 4 septembre 2022, le pape François a proclamé sur la place Saint-Pierre que « le vénérable serviteur de Dieu Jean-Paul 1er, pape, soit désormais appelé bienheureux et qu’il soit célébré chaque année dans les lieux et selon les règles établies par le droit le 26 août ».

 

Le principe marial

Le principe marial

Le Pérugin - Remise des clefs à Saint Pierre
Le Pérugin – Remise des clefs à Saint Pierre qui vient de déclarer : tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant – détail – Chapelle Sixtine, vers 1482.

Pierre  et avec lui toute l’Église s’écrie : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! ». Depuis ce jour, Pierre et l’Église annoncent la foi qui l’emporte sur chaque centimètre carré du monde, toujours prêts à prendre de la peine comme Jésus à la recherche de chaque brebis égarée, comme le Pape François nous l’a rappelé souvent.

Nous tous, nous sommes appelés à reconnaître l’amour de Dieu dans les situations plus difficiles, là où le péché « lie » les hommes à la douleur et à la mort pour pouvoir les « dissoudre » dans la liberté des Fils de Dieu. Mais il faut garder à l’esprit qu’outre le principe pétrinien (de Pierre), il y a aussi le principe marial dans l’Église.

Dans la lettre encyclique Mulieris dignitatem, Saint Jean-Paul II rappelle que Marie est « Reine des apôtres » même si elle ne revendique pas des pouvoirs apostoliques pour elle.

Elle détient quelque chose d’autre et quelque chose de plus. Mais qu’est-ce que c’est « le quelque chose de plus » du principe marial dans l’Église ? Balthasar affirme que Marie disparaît dans le cœur de l’Église pour y rester comme une présence réelle qui toutefois cède toujours la place à son Fils.

Ce principe marial est bien gardé et « »promu » par les vierges consacrés dans le monde. C’est l’amour qui est maternellement répondant à leur vocation, ces femmes consacrées vivent le principe marial comme accueil.

Elles vivent la dimension de l’accueil, de l’actualisation du don du salut dans l’aujourd’hui de l’humanité, dimension essentielle de la vie chrétienne et ecclésiale, qui a son modèle en Marie, Vierge et Mère. Au moment de l’annonciation, avec son « oui », la jeune femme de Nazareth accueillit en elle le Verbe de Dieu et lui donna chair humaine.

Au pied de la croix, Marie fut investie d’une nouvelle maternité qui embrassa toute l’humanité et continue de le faire. Avec un nouveau « oui », elle accepta la volonté de Dieu que le Christ mourant lui avait indiquée, et elle rendit à Dieu le Père le fils qu’elle avait conçu en elle, en accueillant à sa place Jean, et en lui l’humanité entière.

Les vierges consacrées sont invitées à pratiquer cette fécondité par la prière de l’Évêque: « Que Jésus, notre Seigneur, époux fidèle de celles qui Lui sont consacrées, vous donne, par sa Parole, une vie heureuse et féconde … Que l’Esprit Saint, qui fut donné à la Vierge Marie et qui a consacré aujourd’hui vos cœurs, vous anime de sa force pour le service de Dieu et de l’Église ». (Rituel de consécration des vierges N° 36)

A l’exemple de Marie, ces femmes pratiquent la « charité de l’unité » (Saint Augustin) en vivant la consécration à l’époux Jésus avec une existence centrée sur l’amour : amour reçu, partagé et donné.

Mgr Francesco Follo

site officiel en France