Sainte Clotilde Reine des Francs

Sainte Clotilde Reine des Francs (+ 545)

statue de sainte Clotilde l'église du quartier de Saint-Henri à Montréal au Québec
statue de sainte Clotilde l’église du quartier de Saint-Henri à Montréal au Québec

Célébrée ce 4  juin en Ile de France. Elle était originaire de Bourgogne et chrétienne. Donnée en mariage à Clovis, elle ne rendit pas son mari moins sanguinaire, lui qui tuait les membres de sa famille et les chefs francs qui le gênaient.

Reine de France, elle fut patiente et ainsi obtint la conversion de son époux Clovis. Mais ce dont on parle moins, et c’est dommage, ce sont les épreuves de cette reine patiente, de cette épouse d’un mari irascible et de cette mère de famille qui perdit son fils premier-né et qui, plus tard, vit l’un de ses fils massacrer sa famille.

Elle se retira à Tours pour être près du tombeau de saint Martin.
Photo de la statue de l’église du quartier de Saint-Henri, à Montréal au Québec

Elle  est justement célébrée en France, comme celle qui, par sa foi, touche les cœurs et les conduit à la conversion. Elle est aussi celle qui, par sa prière, a obtenu la victoire aux troupes franques (à Tolbiac contre les Alamans). Elle est celle qui, dans un monde rude et violent, a su éduquer Clovis à plus d’aménité et de douceur.

Saint François Caracciolo, fondateur de la congrégation des Clercs réguliers

Saint François Caracciolo, fondateur de la congrégation des Clercs réguliers

«Très précieux sang de Jésus, tu es mien, et pour toi et avec toi seulement j’espère me sauver. O prêtres, efforcez-vous de célébrer la Messe chaque jour et de vous enivrer avec ce sang»

Ce n’est pas par hasard si François Caracciolo est appelé «le Saint de l’Eucharistie»: un amour, le sien pour Jésus pain de vie, qui naît très tôt chez lui, comme la vocation, quand il vit encore avec sa famille à Villa Santa Maria, près de Chieti. Il nourrit un grand amour pour la Vierge Marie, qu’il honore en portant, depuis l’enfance, le scapulaire du Carmel et en récitant le chapelet, et en jeûnant chaque samedi.

Une maladie «de lumière»

A vingt-deux ans il est frappé par une vilaine forme d’éléphantiasis qui le défigure. Il fait alors le vœu de renoncer définitivement aux richesses d’ici-bas en échange de sa guérison. Il est exaucé. Deux ans plus tard, il est ordonné prêtre et se fait remarquer pour certaines guérisons supposées de malades des hôpitaux où il exerce son ministère, tout comme dans les prisons.

Toujours parmi les derniers. Il demande pour cela, de faire partie de la Compagnie des Blancs qui à Naples travaillent parmi les condamnés à mort et les bagnards auprès de l’hospice des Incurables. Nous sommes en 1588.

Fondateur… par erreur

Un jour il reçoit une lettre d’un noble génois, don Augustin Adorno, et de l’Abbé de Sainte Marie Majeure de Naples, Fabrice Caracciolo. En réalité elle est adressé à un religieux homonyme qui fait partie de la même congrégation, mais elle est remise à lui; et il l’accueille comme un signe de la Providence. C’est à cause de cette méprise qu’ensemble avec les deux personnages en question Ascagne se retire chez les Camaldules et écrit la constitution d’un nouvel Institut dont il est cofondateur.

C’est justement lui qui propose d’ajouter aux trois vœux traditionnels de pauvreté, chasteté et obéissance, un quatrième vœu qui oblige à refuser toute charge ecclésiastique. Quand le nouvel institut est reconnu, Ascagne change son nom en celui de François.

Difficile rapport avec l’Espagne

En 1589 François se rend en Espagne avec Adorno, qui veut y diffuser le nouvel institut. Le voyage, cependant, est une faillite: au bout d’un an ils reviennent à la maison, François tombe malade, Adorno meurt.

En 1591 François est élu préposé général perpétuel, charge qu’il doit accepter pour respecter le vœu d’obéissance, mais il ne change pas sa manière de vivre la pénitence, le jeûne, pas même l’habitude de préférer les travaux les plus humbles.

Au bout de trois ans il retourne en Espagne, mais à Madrid le roi Philippe II menace de faire fermer l’hôpital des Italiens où il prodigue des soins et s’occupe de l’assistance aux malades. C’est seulement en 1601, qu’en tant que maître des novices il réussira à fonder une maison à Valladolid; ensuite il fait preuve de sa grande capacité de discernement chez les jeunes, en leur prêchant la vocation à la vie religieuse. Finalement, en 1607, il est dispensé de toute charge pour se consacrer entièrement à la prière.

«Chasseur d’âmes», «père des pauvres», mais aussi «l’homme de bonze»

Ces trois surnoms sont ceux par lesquels François était connu, et qui reflétaient parfaitement les trois visages de son ministère. Il ne s’arrêtait jamais de visiter les malades et d’assister les mourants; à l’hôpital il se consacrait avec bonne humeur aux travaux les plus humbles comme arranger les lits, balayer les chambres, raccommoder les vêtements des malades.

Il était également toujours prêt à récolter les aumônes afin de fournir l’éducation aux fillettes, à donner tout ce qu’il a aux pauvres, en s’arrachant littéralement le pain de la bouche; il pratique souvent le jeûne, et distribue les habits que tous les confrères mettent de côté. Par ailleurs il était infatigable dans l’écoute des confessions, l’enseignement du catéchisme aux enfants, l’ organisation des œuvres de charité et la prédication des vérités éternelles aux fidèles.

L’amour pour Jésus Eucharistie

S’il désire le meilleur pour les autres, pour lui-même il ne veut rien. François choisit toujours les chambres les plus petites, dort et mange très peu, il porte même le cilice les jours de fêtes et durant les longs voyages à pied. Mais il promeut surtout le culte de l’Eucharistie, en établissant que les élèves de l’Ordre s’alternent dans l’Adoration du Très Saint Sacrement.

Il ne se fatigue jamais d’exhorter aussi les autres prêtres à cette pratique, expose le Très Saint Sacrement chaque premier dimanche du mois. Parti en pèlerinage à la Sainte Maison de Lorette, c’est la qu’il naît au ciel le 4 juin 1608, en invoquant les Saints Michel, Joseph et François d’Assise. Il est canonisé par Pie VII en 1807.

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Texte propos » par l’Association de la Médaille Miraculeuse

MOIS DU SACRÉ-CŒUR DE JÉSUS QUATRIÈME JOUR

Objet sensible de la Dévotion au Sacré-Cœur

 

Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes !
Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes !

L’objet sensible et immédiat de cette touchante dévotion est le Cœur même de Jésus. Ouvrant un jour sa poitrine sacrée, il dit à la Bienheureuse : « Voilà le Cœur qui a tant aimé les hommes ! » Le voilà ! Ainsi l’objet matériel de notre culte est indiqué par le geste du Sauveur, les paroles qui l’accompagnent et la vision de Marguerite-Marie.

C’est le Cœur du plus saint, du plus aimable, du plus parfait des enfants des hommes, formé par l’Esprit-Saint lui-même du plus pur sang d’une Vierge ! chef-d’œuvre du Ciel et de la terre, de la nature et de la grâce. C’est le Cœur d’un Dieu ! puisqu’il a été uni à la divinité ; par conséquent, sanctuaire de toutes les perfections et de tous les mérites, abîme sans fond de grâces et de bénédictions.

— C’est quelque chose de plus : c’est le cœur d’un homme-Dieu ! c’est-à-dire un admirable mélange de tout ce qu’on peut supposer de plus pur, de plus délicat dans les affections humaines, et de tout ce qu’il y a de bonté, de dévouement dans les affections divines. C’est la compassion unie à la miséricorde ; c’est l’amitié d’un frère unie à l’amour d’un père.

O merveille ! Peut-on concevoir un objet plus digne de notre respect, de notre amour ! Si l’Église rend un culte spécial aux instruments de la Passion du Sauveur, aux épines dont il fut couronné, à la Croix où il expira, à la lance dont il fut percé, combien plus devons-nous honorer le Cœur adorable de Jésus !

N’est-il pas le principe de sa vie, de ses souffrances et de son amour ? N’est-il pas la source du sang précieux qui nous a rachetés au Calvaire, qui nous purifie dans les Sacrements et nous désaltère à l’autel ? Saint Bernardin l’appelle une fournaise d’amour ; saint Pierre Damien, le trésor universel de la sagesse et de la science ; saint François de Sales, la source de toutes les grâces.

Eh quoi ! ici- bas, on s’estime heureux, après une séparation douloureuse, de recueillir et de garder le cœur d’un père et d’une mère, et nous ne rendrions aucun hommage au Cœur de Jésus, le plus saint, le plus tendre, le plus généreux de tous les cœurs ! Jésus nous donne son Cœur. Et que demande-t-il en retour ? Il demande l’offrande du nôtre. « Mon fils, dit-il, donne-moi ton cœur. »

Il est impossible que notre cœur ne se donne pas à quelqu’un, puisqu’il ne peut vivre sans aimer. D’un côté, le monde nous le demande, mais pour le changer en un enfer ; de l’autre, Jésus désire ardemment le posséder, pour en faire un paradis de délices dès cette vie. A qui donnerons-nous la préférence ?

A toi seul, ô Jésus ! Dieu d’amour ! Oui, à toi seul mon cœur tout entier, sans retour, sans partage, à
la vie et à la mort, dans le temps et dans l’éternité.

Sacré-Cœur de Jésus, donne-moi pour partage de t’aimer toujours et toujours davantage.

PRIÈRE

O Jésus ! voilà mon cœur, garde- le-moi bien comme un précieux dépôt que je te confie ; garde-le moi comme tu as gardé celui de ta bien-aimée servante Marguerite-Marie. Si jamais je voulais le reprendre, ne me le rend pas, mais force-moi, par quelque acte de ta miséricorde, à t’en laisser le possesseur et le maître à jamais. Ainsi soit-il.

+P. Martin BERLIOUX

Texte présenté par l’Association de la Médaille Miraculeuse

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