Tous les articles par P. Jean-Daniel Planchot

Catéchèse sur le Notre Père 1 Apprends-nous à prier

PAPE FRANÇOIS

AUDIENCE GÉNÉRALE

Salle Paul VI
Mercredi 5 décembre 2018

Frères et sœurs, nous commençons aujourd’hui un cycle de catéchèses sur la prière du « Notre Père ». Dans les évangiles nous trouvons des descriptions très vivantes de Jésus comme homme de prière. Malgré l’urgence de la mission et les attentes de tant de personnes qui le réclament et le cherchent, Jésus éprouve la nécessité de se mettre à l’écart dans la solitude pour prier.

C’est ce que souligne l’évangéliste Saint Marc avec l’épisode de la journée inaugurale de son ministère public à Capharnaüm. Jésus est le Dieu qui se fait proche, le Dieu qui libère mais il ne se laisse pas prendre en otage par ceux qui en ont fait leur leader ! Dans ce récit, la prière de Jésus, son intimité avec le Père semble être ce qui commande tout.

Voilà le point essentiel : Jésus priait avec intensité, en partageant la liturgie de son peuple, mais en recherchant aussi des lieux coupés du tourbillon du monde, pour descendre au secret de son âme. Et, cela n’a pas échappé aux yeux des disciples qui ont exprimé cette demande simple et directe à Jésus : « Seigneur, apprends-nous à prier ! » (Lc 11,1)

De fait, Jésus est venu pour nous introduire dans cette relation d’intimité avec son Père. Ainsi, s’il devient un maître de prière pour ses disciples, c’est assurément ce qu’il veut être pour nous tous. Car, la prière reste l’un des mystères les plus denses de l’univers, et même si nous prions depuis de nombreuses années, nous devons toujours apprendre à prier. Aussi, comme les disciples, adressons humblement cette demande à Jésus.

En ce temps de l’Avent, demandons à l’Esprit Saint de nous aider à répéter l’invocation des disciples : « Maître, apprends-nous à prier ». Et, soyons sûrs qu’il ne laissera pas tomber dans le vide notre demande. Que Dieu vous bénisse !

En ce temps de l’Avent, que la Bienheureuse Vierge Marie soit pour vous un exemple de la façon d’accueillir le Seigneur et de se confier à lui : Que Jésus et Marie soient loués!

Samedi prochain, nous célébrerons la solennité de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Confions-nous à Notre Dame ! En tant que modèle de foi et d’obéissance au Seigneur, elle nous aide à préparer nos cœurs à accueillir l’enfant Jésus à Noël. Merci.


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NEUVAINE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION 2018 – SIXIÈME JOUR

NEUVAINE DE L’IMMACULÉE CONCEPTION 2018

SIXIÈME JOUR

neuvaine 2018
neuvaine 2018

O Marie, étoile brillante de pureté immaculée, je me réjouis avec vous de ce que votre Immaculée Conception a causé une très grande joie à tous les anges du Paradis. Je remercie et je bénis la Très Sainte Trinité qui vous a fait part d’un si beau privilège. O Marie, obtenez-moi la grâce de participer un jour à cette joie, et de pouvoir, dans la compagnie des anges, vous louer et vous bénir pendant toute l’éternité !

Prendre la PRIÈRE DE L’ANNÉE 2018

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puis le Tota Pulchra es

Cette prière est très ancienne. Elle nous vient du XIVe siècle et son auteur reste anonyme. On trouve les paroles du « Tota Pulchra Es » dans le Cantique des cantiques (4, 7) : « Tu es toute belle, mon amie, et en toi il n’y a point de défaut » . La prière souligne la beauté et la pureté de la Vierge Marie. Cette prière fait référence à l’Immaculée-Conception, parce qu’il est dit que la faute originelle n’est pas en Marie. Aussi, puisque Marie a été par grâce divine préservée du péché originel, elle est pour nous la «Nouvelle Ève». La formule «Toi, la gloire de Jérusalem» est tirée du livre de Judith (Judith XV, 10)  :

Tota pulchra es, Maria, et macula originalis non est in te.
Vous êtes toute belle, Marie, et la faute originelle n’est point en vous.

Vestimentum tuum candidum quasi nix, et facies tua sicut sol.
Votre vêtement est blanc comme neige, et votre visage pareil au soleil.

Tota pulchra es, Maria, et macula originalis non est in te.
Vous êtes toute belle, Marie, et la faute originelle n’est point en vous.

Tu gloria Jerusalem, tu laetitia Israel, tu honorificentia populi nostri.
Vous, la gloire de Jérusalem, Vous la joie d’Israël, Vous qui êtes l’honneur de notre peuple.

Tota pulchra es, Maria.
Vous êtes toute belle, Marie.

Et les litanies de la Sainte Vierge, dites de Lorette

l’Avent, un temps pour pacifier son âme, sa famille, son voisinage

Le temps de l’Avent est un temps pour construire la paix dans son âme, dans sa famille et dans le monde, en ne cherchant aucune excuse pour faire la guerre. Le Pape François l’a dit ce mardi 4 décembre, lors de la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe.

 

Faire la paix, c’est un peu imiter Dieu, en se faisant humble, sans médire des autres ni les blesser. C’est ce qui ressort de la première lecture (Is 11-1-10) et de l’Évangile (Lc 10, 21-24), proposés par la liturgie de ce jour.

Isaïe nous parle des temps messianiques, «lorsque le Seigneur fera la paix», avec des images certes bucoliques, mais belles: «le loup habitera avec l’agneau», «le léopard se couchera près du chevreau», et «un petit garçon les conduira». Cela signifie que Jésus apporte une paix capable de transformer la vie et l’Histoire; c’est pour cela qu’Il est appelé «prince de la Paix».

Demander au Prince de la Paix de pacifier son âme

Le temps de l’Avent est donc «un temps pour se préparer à cette venue du prince de la Paix, un temps pour se pacifier soi-même» avant tout. «Tant de fois, nous ne sommes pas en paix, nous sommes anxieux, angoissés, sans espérance et le Seigneur nous pose cette question: « comment est ton âme, aujourd’hui ? Est-elle en paix ?« ». Si tel n’est pas le cas, demandons au Prince de la Paix de venir la pacifier, pour se préparer à sa rencontre.

Pacifier la famille: ponts ou murs ?

Il convient ensuite de pacifier sa maison, sa famille: «il y a tant de tristesse dans les familles, tant de luttes, de petites guerres, de désunion.» Demandons-nous si notre propre famille est en guerre ou en paix, s’il y a des ponts ou des murs qui nous séparent.

Pacifier le monde

C’est aussi le monde, «rempli de guerre, de haine, et d’exploitation» qu’il faut pacifier. «Mais que fais-je, moi pour aider la paix dans mon quartier, dans mon école, dans mon lieu de travail? Est-ce que je trouve toujours une excuse pour faire la guerre aux autres, pour médire des autres? Suis-je doux? Est-ce que je cherche à construire des ponts ?»

«Demandons aussi aux enfants, ‘à l’école, lorsqu’un petit camarade ne te plait pas, qu’il est un peu méchant ou qu’il est faible, est-ce que tu le harcèles, ou est-ce que tu cherches à faire la paix?’ ». Il faut des artisans de paix en ce temps de l’Avent, en préparation à la venue du Seigneur.

Faire la paix, c’est imiter Dieu

La paix avance toujours, elle est féconde, elle «part de l’âme et y retourne», après avoir fait son chemin dans les cœurs, les familles et le monde. Et faire la paix, c’est un peu imiter Dieu, Lui qui le premier a voulu faire la paix avec nous en nous envoyant son Fils, le Prince de la Paix. Travailler à la paix n’est pas l’apanage des personnes cultivées ou instruites.

L’Évangile nous le dit: «je te rends grâce, Père, Seigneur du Ciel et de la terre, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits» (Lc 10, 22). «Fais-toi humble, enjoint le Pape, fais-toi petit, serviteur des autres. Et le Seigneur te donnera la capacité de comprendre comment on fait la paix et la force pour y parvenir».

Éviter les petites guerres

La prière de ce temps de l’Avent doit donc être celle de «vivre en paix avec soi-même, en famille, dans le quartier». Chaque fois que nous voyons possible une «petite guerre», nous devons nous arrêter, et chercher aussitôt à faire la paix.

«Que le Seigneur prépare nos cœurs pour le Noël du Prince de la Paix. Mais que nous fassions tout., de notre côté, pour faire la paix: dans notre cœur, notre âme, notre famille, l’école, le quartier, le lieu de travail, que nous soyons hommes et femmes de paix».