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Le Président Emmanuel Macron reçu en audience par le Pape François

Le Pape François a reçu le président français dans la bibliothèque du palais apostolique en audience près d’une heure en tête à tête en compagnie du Père Jean Landousies, Lazariste, de la Secrétairie d’État, comme interprète..

Le président Français, accompagné de son épouse Brigitte Macron et d’une petite délégation, est arrivé peu après 10h30 au Vatican et a été accueilli par le Pape François sur le seuil de la bibliothèque vaticane. «Bonjour, soyez le bienvenu» ont été les premiers mots du Saint-Père, souriant avant d’échanger une poignée de mains avec son hôte qui lui a répondu «merci beaucoup.» Le président Français et le Pape ont ensuite discuté en privé, durant 57 minutes, de la protection de l’environnement, des migrations, de la question du désarmement, de la prévention et de la résolution des conflits, en particulier ceux en cours au Moyen-Orient et en Afrique. Le projet européen a également été évoqué.

Au terme de cet entretien, le Pape François et le président Emmanuel Macron ont procédé au traditionnel échange de cadeaux. Le Saint-Père a offert une médaille de Saint Martin, évêque de Tours et apôtre de la Gaule à Emmanuel Macron. Sachons que c’est aux portes d’Amiens dont Emmanuel Macron est originaire que ce légionnaire romain avait divisé son manteau en deux pour donner la partie lui appartenant à un pauvre (l’autre moitié étant la propriété de Rome). Un symbole d’altruisme et d’aide aux plus faibles. Il lui a offert aussi plusieurs de ses textes, dont l’encyclique Laudato si’, mais aussi l’exhortation apostolique Gaudete et Exultate sur l’appel à la sainteté. «C’est la classe moyenne de la Sainteté», a soufflé le Souverain Pontife au président français en lui remettant le document (allusion aux livres de Joseph Malègue, Augustin ou le Maître est là et Pierres Noires Les classes moyennes du salut). Autre présent: le message pour la paix de cette année.

Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, a pour sa part offert au Pape François une rare édition en italien du Journal d’un curé de campagne de Georges Bernanos, un auteur très apprécié du Pape. Un moment particulièrement chaleureux, voire affectueux, et c’est très souriants que le Pape et le président français se sont quittés après une embrassade inédite. .

Emmanuel Macron s’est ensuite entretenu avec le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège et Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les relations avec les États, avant de rejoindre l’ambassade de France près le Saint-Siège, la Villa Bonaparte, pour un déjeuner. Le président étaitt accompagné de sa délégation, composée de 12 personnalités, dont les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur mais aussi la présidente du Secours catholique, le fondateur du Samu social, ainsi que des intellectuels Rémi Brague, Dominique Wolton et de personnalités des médias.

L’Eucharistie réconcilie et unit la communauté

Ce samedi 21 avril,  les fidèles des diocèses italiens de Bologne et Cesena-Sarsina  ont retrouvé le Pape qui a effectué près d’eux une visite pastorale le 1er octobre dernier. Ce déplacement le Pape François l’a évoqué comme « le don de la providence »  et il a encouragé les quelque 13 000 pèlerins, rassemblés place Saint-Pierre, à entreprendre un chemin de sainteté.

En octobre, deux célébrations en effet ont eu lieu en Émilie Romagne, d’abord, le troisième centenaire de la naissance de Pie VI, né à Césena comme le fut Pie VII. Deux Papes évangélisateurs, dont les fidèles sont appelés à être les héritiers, annonçant généreusement l’Évangile et en en témoignant. « Les chrétiens sont levain d’amour, de fraternité et d’espérance avec tant de petits gestes quotidiens ».

Le Pape s’est rendu aussi à Bologne pour la conclusion du Congrès eucharistique diocésain, un «moment de ferveur laissant une empreinte indélébile dans le chemin de foi de votre communauté ».

Célébrer ensemble l’Eucharistie

Pour alimenter la communauté chrétienne et encourager ses actes de générosité, de pardon, de confiance et de gratitude vis-à-vis d’autrui, le Pape a rappelé l’importance de l’Eucharistie qui réconcilie et unit. «Partager la Parole et célébrer ensemble l’Eucharistie, nous rend plus frères, et nous transforme peu à peu en une communauté sainte et missionnaire.»

«L’Eucharistie, qui signifie ‘rendre grâce’, nous permet de comprendre l’exigence de l’action de grâce : elle nous fait comprendre qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ; elle nous enseigne à donner la priorité à l’amour, à nous montrer justes dans la forme la plus aboutie de la justice qui est la miséricorde, à savoir toujours remercier, même lorsque nous recevons ce qui nous est dû. Le culte eucharistique nous enseigne aussi la juste échelle des valeurs : à ne pas mettre la réalité terrestre au premier plan, mais les biens célestes, à avoir faim non seulement de nourriture matérielle, mais aussi de ce qui dure éternellement.»

Emprunter un chemin de sainteté

«Les hommes et femmes de notre temps ont besoin de rencontrer Jésus Christ, la route qui conduit au Père, évangile de l’espérance et de l’amour qui nous rend capable de nous pousser jusqu’au don de soi. Voilà notre mission.»

« Il s’agit d’accomplir un chemin de saintetéLa pleine réalisation de toutes les aspirations du cœur humain s’accomplit dans la sainteté. Ne cessez pas de chercher Dieu (…) et de vous mobiliser pour vous mettre au service de vos frères, simplement et fraternellement. »

Message pascal Urbi et Orbi du Pape François

La résurrection du Christ est la véritable espérance du monde, celle qui ne déçoit pas

A midi, après avoir célébré la messe sur la place Saint-Pierre, le pape a donné la bénédiction « Urbi et Orbi », à la ville et au monde : cette bénédiction particulière, qui confère l’indulgence plénière, aux conditions habituelles prévues par l’Église, notamment de confession et de communion sacramentelles, y compris pour ceux qui suivent la bénédiction à la télévision, à la radio ou sur Internet, est donnée à Noël et à Pâques, ainsi qu’à l’élection d’un nouveau pape.

Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques !

Jésus est ressuscité d’entre les morts…

Cette annonce résonne dans l’Église par le monde entier, avec le chant de l’Alleluia : Jésus est le Seigneur, le Père l’a ressuscité et il est vivant pour toujours au milieu de nous. Jésus lui-même avait annoncé à l’avance sa mort et sa résurrection avec l’image du grain de blé. Il disait : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 24).

Voilà, justement cela est arrivé : Jésus, le grain de blé semé par Dieu dans les sillons de la terre, est mort tué par le péché du monde, il est resté deux jours dans le tombeau ; mais dans sa mort était contenue toute la puissance de l’amour de Dieu, qui s’est dégagée et qui s’est manifestée le troisième jour, celui que nous célébrons aujourd’hui : la Pâque du Christ Seigneur.

Nous chrétiens, nous croyons et nous savons que la résurrection du Christ est la véritable espérance du monde, celle qui ne déçoit pas. C’est la force du grain de blé, celle de l’amour qui s’abaisse et qui se donne jusqu’au bout, et qui renouvelle vraiment le monde. Cette force porte du fruit aussi aujourd’hui dans les sillons de notre histoire, marquée de tant d’injustices et de violences.

Elle porte des fruits d’espérance et de dignité là où il y a de la misère et de l’exclusion, là où il y a la faim et où manque le travail, au milieu des personnes déplacées et des réfugiés – tant de fois rejetés par la culture actuelle du rebut –, aux victimes du narcotrafic, de la traite des personnes et des esclavages de notre temps.

Et nous aujourd’hui, demandons des fruits de paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin.

En cette fête de Pâques, que la lumière du Christ Ressuscité éclaire les consciences de tous les responsables politiques et militaires, afin que soit mis un terme immédiatement à l’extermination en cours, que soit respecté le droit humanitaire et qu’il soit pourvu à faciliter l’accès aux aides dont ces frères et sœurs ont un urgent besoin, assurant en même temps des conditions convenables pour le retour de tous ceux qui ont été dispersés.

Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense, pour le Yémen et pour tout le Moyen Orient, afin que le dialogue et le respect réciproque prévalent sur les divisions et sur la violence. Puissent nos frères en Christ, qui souvent subissent brimades et persécutions, être des témoins lumineux du Ressuscité et de la victoire du bien sur le mal.

Demandons instamment des fruits d’espérance en ce jour pour tous ceux qui aspirent à une vie plus digne, surtout dans ces parties du continent africain tourmentées par la faim, par des conflits endémiques et par le terrorisme.

Que la paix du Ressuscité guérisse les blessures au Sud Soudan et dans la République Démocratique du Congo tourmentée : qu’elle ouvre les cœurs au dialogue et à la compréhension réciproque. N’oublions pas les victimes de ces conflits, surtout les enfants ! Que ne manque pas la solidarité pour les nombreuses personnes contraintes à abandonner leurs terres et privées du minimum nécessaire pour vivre.

Implorons des fruits de dialogue pour la péninsule coréenne, pour que les entretiens en cours promeuvent l’harmonie et la pacification de la région. Que ceux qui ont des responsabilités directes agissent avec sagesse et discernement pour promouvoir le bien du peuple coréen et construire des relations de confiance au sein de la communauté internationale.

Demandons des fruits de paix pour l’Ukraine, afin que se renforcent les pas en faveur de la concorde et soient facilitées les initiatives humanitaires dont la population a besoin.

Appelons des fruits de consolation pour le peuple vénézuélien, qui – comme l’ont écrit ses pasteurs – vit dans une espèce de « terre étrangère » dans son propre pays. Puisse-t-il, par la force de la Résurrection du Seigneur Jésus, trouver le chemin juste, pacifique et humain pour sortir au plus vite de la crise politique et humanitaire qui le tenaille, et que accueil et assistance ne manquent pas à tous ceux de ses enfants qui sont contraints d’abandonner leur patrie.

Que le Christ Ressuscité apporte des fruits de vie nouvelle aux enfants qui, à cause des guerres et de la faim, grandissent sans espérance, privés d’éducation et d’assistance sanitaire ; et aussi pour les aînés mis à l’écart par la culture égoïste, qui met de côté celui qui n’est pas «productif».

Invoquons des fruits de sagesse pour ceux qui dans le monde entier ont des responsabilités politiques, afin qu’ils respectent toujours la dignité humaine, se prodiguent avec dévouement au service du bien commun et assurent développement et sécurité à leurs propres citoyens.

Chers frères et sœurs,
A nous aussi, comme aux femmes accourues au tombeau, sont adressées ces paroles : « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité ! » (Lc 24, 5-6). La mort, la solitude et la peur ne sont plus la parole ultime. Il y a une parole qui va au-delà et que Dieu seul peut prononcer : c’est la parole de la Résurrection.

Avec la force de l’amour de Dieu, elle « chasse les crimes et lave les fautes, rend l’innocence aux coupables et l’allégresse aux affligés, dissipe la haine, dispose à l’amitié et soumet toute puissance » (Annonce de la Pâque).

Bonne fête de Pâques à tous !

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