Le diable détruit l’homme car Dieu comme nous s’est fait homme

Le diable détruit l’homme car Dieu comme nous s’est fait homme

Pape François
Pape François

Le Pape François, dans l’homélie de la messe matinale à la Maison Sainte-Marthe, a prêché sur la Première Lecture du Livre de la Sagesse en soulignant que le diable nous tente par détruire l’humanité car il est jaloux du fait que Dieu se soit fait homme, en la personne de Jésus.

Le diable existe, et par jalousie envers Dieu qui s’est fait homme, il sème la haine dans le monde. « Dieu nous a créés à son image, nous sommes des enfants de Dieu », mais « par la jalousie du diable, la mort est entrée dans le monde. »

Quand entrent dans nos cœurs «la jalousie, l’envie, la concurrence », nous contribuons à détruire l’humanité, alors que nous pourrions vivre « comme des frères, tous, en paix ». C’est ainsi que commence «la lutte et la volonté de destruction ».

Depuis le début, « nous avons la guerre à l’intérieur de nous. » « Caïn et Abel étaient frères, mais la jalousie, l’envie de l’un, détruit l’autre ». C’est la réalité : « les guerres, les destructions, les gens qui meurent de maladie aussi à cause des guerres… »

Le diable sème la guerre et la destruction

Le Pape a évoqué l’Allemagne, avec l’anniversaire récent de la chute du mur de Berlin, mais il a aussi parlé des nazis et des « tortures contre ceux qui n’étaient pas de ‘pure race’ », et d’autres horreurs des guerres.

« Derrière ceci, il y a quelqu’un qui nous met en mouvement pour faire ces choses. C’est ce que nous appelons la tentation. (…) Quelqu’un qui te touche le cœur pour te faire aller sur la mauvaise voie. Quelqu’un qui sème la destruction dans notre cœur, qui sème la haine. Et aujourd’hui nous devons le dire clairement : il y a beaucoup de semeurs de haine dans le monde, qui détruisent. »

« Souvent, il me vient à l’esprit que les nouvelles sont un récit de haine pour détruire : des attentats, des guerres. » De nombreux enfants meurent de faim, de maladie, parce qu’ils manquent d’eau, d’instruction, d’éducation sanitaire, « parce que l’argent qui servirait pour cela sert à fabriquer les armes, et les armes servent à détruire ».

C’est ce qui arrive dans le monde, mais aussi « dans mon âme, dans la tienne », avec la « semence de jalousie du diable, de la haine ». « Et de quoi le diable est-il jaloux ? De notre nature humaine », a expliqué le Pape. Le diable est jaloux « parce que le Fils de Dieu s’est fait l’un de nous. Il ne peut pas le tolérer, il ne réussit pas à le tolérer.»

La jalousie est à la base de nos destructions

« C’est la racine de l’envie du diable, c’est la racine de nos maux, de nos tentations, c’est la racine des guerres, de la faim, de toutes les calamités dans le monde ». Détruire et semer la haine, « ce n’est pas une chose habituelle, même dans la vie politique », mais « certains le font ». Les politiques ont souvent «la tentation de salir l’autre, de détruire l’autre », mais ceci ne permet pas de bâtir un débat politique sain et propre, « pour le bien du pays ».

« Je voudrais que chacun de nous pense à cela : pourquoi aujourd’hui dans le monde sème-t-on tant de haine ? Dans les familles, qui parfois ne peuvent pas se réconcilier, dans le quartier, au travail, en politique… Le semeur de la haine, c’est ceci. Par l’envie du diable, la mort est entrée dans le monde. (…) La Parole de Dieu est claire. Et le diable s’en est pris à Jésus. »

Que le Seigneur « fasse grandir dans notre cœur la foi en Jésus-Christ, son Fils pour lutter avec notre chair et vaincre dans notre chair » le mal. Que cette foi « nous donne la force pour ne pas entrer dans le jeu de ce grand jaloux, le semeur de haine. »

Il n’y a pas de vie là où il y a de l’égoïsme

Il n’y a pas de vie là où il y a de l’égoïsme

Commentant le passage de l’Évangile proposé par la liturgie, le pape François à l’Angélus parle de la résurrection. La dimension terrestre n’est pas la seule, il faut attendre l’au-delà. Dieu aime la vie et la vie, c’est là qu’il y a « de vraies relations et des liens de fidélité. »

PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS

Dimanche 10 novembre 2019


Chers frères et sœurs, bonjour!

Le passage de l’évangile d’aujourd’hui ( Lc 20, 27-38) nous offre un merveilleux enseignement de Jésus sur la résurrection des morts. Des sadducéens s’approchant de Jésus, qui ne croient pas en la résurrection et le provoquent donc par une question insidieuse: de qui sera femme, lors de la résurrection, une femme qui a eu sept maris successifs, tous frères, qui après l’un les autres sont morts?

Jésus ne tombe pas dans le piège et répond que les ressuscités dans l’au-delà « ne prennent ni femme ni mari : car ils ne peuvent plus mourir, car ils sont égaux aux anges et, puisqu’ils sont enfants de la résurrection, ils sont enfants de Dieu » (vv. 14). 35-36). C’est comme ça que Jésus répond.

Avec cette réponse, Jésus invite d’abord ses interlocuteurs – et nous aussi – à penser que cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons n’est pas la seule, mais qu’il en existe une autre, non plus sujette à la mort, dans laquelle manifestera pleinement que nous sommes des enfants de Dieu, ce qui est une grande consolation et un grand espoir d’écouter cette parole simple et claire de Jésus sur la vie après la mort; nous en avons tellement besoin, surtout à notre époque, si riche en connaissances de l’univers mais si pauvre en sagesse sur la vie éternelle.

Cette claire certitude de Jésus sur la résurrection repose entièrement sur la fidélité de Dieu, qui est le Dieu de la vie. En fait, derrière la question des sadducéens se cache une question plus profonde : non seulement l’épouse de sept époux, mais celle de sa vie. C’est un doute qui touche l’homme de tous les temps et aussi nous : après ce pèlerinage terrestre, qu’adviendra-t-il de notre vie ? Appartiendra-t-elle au néant, à la mort?

Jésus répond que la vie appartient à Dieu, qui nous aime et se soucie tellement de nous, au point de lier son nom au nôtre: il est « le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Dieu n’est pas des morts, mais des vivants ; parce que tout le monde vit pour lui « (vv. 37-38).

La vie existe où il y a un lien, une communion, une fraternité ; et c’est une vie plus forte que la mort quand elle est construite sur de vraies relations et des liens de fidélité. Au contraire, il n’y a pas de vie où l’on prétend n’appartenir qu’à soi-même et vivre comme des îles : c’est dans ces attitudes que prédomine la mort. C’est de l’égoïsme. Si je vis pour moi-même, je sème la mort dans mon cœur.

Que la Vierge Marie nous aide à vivre chaque jour dans la perspective de ce que nous affirmons dans la dernière partie du Credo: « J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir, » en attendant l’au-delà.

Après l’angélus

Chers frères et sœurs,

J’adresse une pensée spéciale au cher peuple du Sud-Soudan, que je devrai visiter cette année [prochaine]. Alors que le souvenir de la retraite spirituelle des autorités du pays, qui s’est tenue au Vatican en avril dernier, est encore vivant, je souhaite renouveler mon invitation à tous les acteurs du processus politique national pour rechercher ce qui unit et surmonter ce qu’il divise, dans un esprit de vérité: la fraternité.

Le peuple sud-soudanais a trop souffert ces dernières années et attend avec grand espoir un avenir meilleur, notamment la fin définitive des conflits et une paix durable. J’exhorte donc les responsables à poursuivre sans fatigue leur engagement en faveur d’un dialogue inclusif dans la recherche d’un consensus pour le bien de la nation.

J’exprime également l’espoir que la communauté internationale ne négligera pas d’accompagner le Soudan du Sud sur la voie de la réconciliation nationale. Je vous invite tous à prier ensemble pour ce pays pour lequel j’ai une affection particulière. [Je vous salue, Marie]

Je souhaite confier vos prières à la situation de la bien-aimée Bolivie, proche de ma patrie. J’appelle tous les Boliviens, en particulier les acteurs politiques et sociaux, à attendre, avec un esprit constructif et sans aucune condition préalable, dans un climat de paix et de sérénité, les résultats du processus de révision des élections en cours.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci. Bon déjeuner et au revoir!


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Il n’y a pas de cœur que Dieu ne puisse ramener à la vie

Il n’y a pas de cœur que Dieu ne puisse ramener à la vie

À Saint-Jean de Latran, l’évêque de Rome encourage les fidèles de son diocèse

En cette fête de la dédicace de la basilique de Saint-Jean de Latran, qui a rang de solennité dans le diocèse de Rome, le Pape François a célébré une messe dans la « Mère et tête de toutes les églises », sa cathédrale en tant qu’évêque de Rome.

S’appuyant sur les textes du jour, le pape François a exhorté son diocèse à vivre une nouvelle saison d’évangélisation avec une légèreté spirituelle, en saisissant la présence de Dieu aux quatre coins de la ville de Rome. Au cours de la célébration, le pape a donné mandat aux équipes pastorales et leur a adressé des paroles stimulantes pour leur mission d’évangélisation.

La fête de la dédicace du Latran, c’est-à-dire sa consécration officielle, célèbre l’unité de l’Église catholique dont elle est le symbole, en tant que « Mère et tête de toutes les églises », comme le rappelle l’inscription sur le fronton de façade. Une unité dont le ministère du Pape constitue le fondement visible.

Ce lien entre le successeur de Pierre et le peuple des croyants, formant ensemble le Corps du Christ, Temple véritable, était particulièrement perceptible ce samedi. Au cours de son homélie, François a confié à l’assemblée trois versets de la Parole de Dieu, comme autant de boussoles pour la suite de l’année pastorale.

Messagers de la Bonne nouvelle au cœur de la ville

Le premier verset s’adressait à toute la communauté diocésaine : « Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu » (Ps 45, 5). Le Pape y a vu une image, celle des chrétiens de la ville qui « portent une Parole de vie et d’espérance capable de féconder les déserts des cœurs », dirigée vers « des terres d’apparence hostile ». La ville ne peut que «se réjouir quand elle voit des chrétiens devenir de joyeux annonciateurs », déterminés dans l’annonce de l’Évangile et le don de soi « pour le bien commun ».

Les fidèles romains ont été encouragés à vivre avec obéissance, courage et enthousiasme cette « nouvelle saison d’évangélisation », non pas « comme un effort grave, mais avec légèreté spirituelle ». Le plus important est de ne pas «se faire prendre par les angoisses d’une prestation », mais d’élargir son esprit pour « saisir la présence et l’action de Dieu dans la ville ». « Dieu est le secret de cette force de vie nouvelle ».

Des prêtres « à l’odeur des brebis »

Aux prêtres, le Saint-Père a confié un verset de saint Paul – « La pierre de fondation, personne ne peut en poser d’autre que celle qui s’y trouve : Jésus Christ » (1 Co 3, 11) -, avant de leur rappeler « le cœur de [leur] ministère » : aider les croyants à rester proche du Seigneur et à écouter sa Parole, les tenir «loin de toute mondanité, des mauvais compromis», des «loups rapaces» et de ceux qui voudraient les faire «dévier de la voie de l’Évangile».

Il a adressé de chaleureux encouragements au presbyterium romain, confiant son admiration envers «la foi et l’amour du Seigneur », «la proximité envers les personnes et la générosité dans le soin des pauvres » dont ils témoignent. « Vous avez mis de côté les oppositions idéologiques et les protagonismes personnels pour faire de la place à ce que Dieu vous demande… Que la joie de l’intimité avec Lui soit la récompense la plus vraie pour tout le bien que vous faites quotidiennement. »

Croire en l’action de la grâce de Dieu

Enfin, le Pape  François s’est tourné vers les équipes pastorales du diocèse, auxquelles il remettra leur mandat à la fin de la messe, avant l’envoi. Un verset issu de l’évangile du jour : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 18).

Les équipes pastorales dans leur ensemble ont pour mission de « rejoindre tous les habitants de la ville, en déterminant des voies nouvelles pour rencontrer celui qui est loin de la foi et de l’Église ». Une certitude doit les encourager dans ce service : «il n’y a pas de cœur humain dans lequel le Christ ne veuille ni ne puisse renaître. »

La promesse du Christ devient effective dans nos cœurs de pécheurs où il arrive que nous détruisions « le temple de Dieu ». Cette situation d’effondrement, d’éloignement du Seigneur n’est « jamais définitive ». Il lui suffit de « trois jours pour reconstruire en nous son temple. »

« De façon souvent mystérieuse mais réelle, le Seigneur ouvre dans nos cœurs de nouvelles lueurs, des désirs de vérité, de bien et de beauté, qui laissent de l’espace à l’évangélisation ». Les « méfiances et l’hostilité » ne doivent pas ébranler notre foi en la promesse de Dieu. « C’est aussi l’histoire de certains d’entre nous, des conversions profondes, fruit de l’action imprévisible de la grâce ! Que chacun puisse grandir dans la foi au Mystère Pascal et être associé au “zèle” du Seigneur pour notre maison. »

Prière pour les victimes de la misère avec ATD Quart Monde

Avant la messe, le Pape a rencontré une délégation du mouvement ATD Quart Monde. Il a récité avec eux la Prière des fidèles, près d’une dalle dédiée aux victimes de la misère qui se trouve sur le parvis de la basilique. Cette dalle, inaugurée le 15 octobre 2000, reproduit celle qui se trouve sur la place des Libertés et des Droits de l’homme au Trocadéro à Paris. Elle avait été inaugurée par le père Joseph Wresinski, le 17 octobre 1987, en présence de 100 000 défenseurs des droits de l’homme venant de différents pays.

Le texte de la prière des fidèles

Pour les millions d’enfants souffrant de la faim qui ont perdu leur sourire mais qui veulent toujours aimer. Pour les millions de jeunes qui, sans raison de croire ou d’exister, cherchent en vain un avenir dans ce monde insensé.
Nous te prions, Père, envoie des ouvriers pour ta moisson.

Pour les millions d’hommes, de femmes et d’enfants au cœur encore fort, forts en combat, dont l’esprit se retourne contre le sort injuste qui leur est imposé, dont le courage exige le droit à une dignité inestimable.
Nous te prions, Père, envoie des ouvriers pour ta moisson.

Pour des millions d’enfants, de femmes, d’hommes qui ne veulent pas maudire, mais aiment et prient, travaillent et s’unissent pour faire naître une terre de solidarité. Une terre, notre terre, où chaque homme donne le meilleur de lui-même avant de mourir.
Nous te prions, Père, envoie des ouvriers pour ta moisson.

Parce que tous ceux qui prient entendent Dieu et reçoivent de lui la force nécessaire pour éliminer la misère d’une humanité créée à son image.
Nous te prions, Père, envoie des ouvriers pour ta moisson.

 

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